Baby Doc de retour, les Haïtiens sceptiques
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Le retour inattendu de Jean-Claude Duvalier dimanche soir a provoqué une vraie stupéfaction dans la capitale. Si quelques Haïtiens affichent sympathie ou nostalgie, la plupart restent circonspects.
On l'appelle «Baby Doc», parce qu'il est le fils de «Papa Doc», alias François Duvalier, «Président à vie» de Haïti durant quatorze ans grâce notamment à la sinistre milice des «Tontons Macoutes». Jean-Claude Duvalier, qui lui succéda, également comme «Président à vie», de 1971 à 1986, est revenu au pays vingt cinq ans après avoir été chassé du pouvoir par une révolte populaire.
Dimanche en fin d'après-midi, l'ex-dictateur, âgé de 59 ans, a atterri à l'aéroport de Port-au-Prince, alors que le pays traverse une grave crise politique.
Tandis qu'il remplissait les formalités administratives, à l'intérieur de l'aéroport, il a déclaré aux journalistes : «Je suis venu pour aider (le peuple haïtien)». Le Premier ministre Jean-Max Bellerive a expliqué que «(Jean-Claude) Duvalier est un citoyen haïtien qui rentre au pays comme il en a le droit». S'empressant d'ajouter : «J'espère simplement que cela ne va pas compliquer une situation politique déjà tendue».
Ses partisans l'attendaient à l'aéroport
A sa descente d'avion, selon sa compagne Véronique Roy, l'ex-dictateur a embrassé le sol, déclarant : «Haïti mon pays, le pays de Dessalines», en référence au héros de l'indépendance d'Haïti Jean-Jacques Dessalines. Véronique Roy a expliqué que c'est le séisme dévastateur du 12 janvier 2010 qui a poussé le couple à revenir en Haïti. «Ca a été le déclic, nous avons vu les images à la télévision», a-t-elle confié, alors que le pays vient de commémorer le premier anniversaire de la catastrophe, qui fit 250.000 morts. Elle a indiqué que Jean-Claude Duvalier parlerait lundi à la presse.
Des centaines de partisans de «Baby Doc» l'attendaient devant l'aéroport. «Duvalier de retour, nous allons avoir un vrai pays maintenant, nous sommes contents qu'il soit là pour redonner au pays son image d'antan», dit Ronald Brévil, 25 ans, accouru pour voir l'ex-président qu'il n'a pourtant jamais connu. «Il doit être jugé, il a commis des crimes et a volé l'argent du peuple. Vive Aristide», criait un jeune nostalgique de la présidence de Jean-Bertrand Aristide, contraint à l'exil forcé en 2004.
L'ex-dictateur «Baby Doc» revient le jour même où devait être organisé le deuxième tour de l'élection présidentielle, repoussé sine die en raison des incertitudes pesant sur les résultats du premier tour. Celui qui fut, en 1971, à 19 ans, le plus jeune chef d'Etat du monde, était intervenu en 2007 sur les ondes haïtiennes pour demander «pardon au peuple haïtien pour les erreurs commises pendant son règne». Doutant de sa sincérité, le président René Préval avait relevé que, s'il y avait «le pardon», il y avait aussi «la justice».
L'article
On l'appelle «Baby Doc», parce qu'il est le fils de «Papa Doc», alias François Duvalier, «Président à vie» de Haïti durant quatorze ans grâce notamment à la sinistre milice des «Tontons Macoutes». Jean-Claude Duvalier, qui lui succéda, également comme «Président à vie», de 1971 à 1986, est revenu au pays vingt cinq ans après avoir été chassé du pouvoir par une révolte populaire.
Dimanche en fin d'après-midi, l'ex-dictateur, âgé de 59 ans, a atterri à l'aéroport de Port-au-Prince, alors que le pays traverse une grave crise politique.
Tandis qu'il remplissait les formalités administratives, à l'intérieur de l'aéroport, il a déclaré aux journalistes : «Je suis venu pour aider (le peuple haïtien)». Le Premier ministre Jean-Max Bellerive a expliqué que «(Jean-Claude) Duvalier est un citoyen haïtien qui rentre au pays comme il en a le droit». S'empressant d'ajouter : «J'espère simplement que cela ne va pas compliquer une situation politique déjà tendue».
Ses partisans l'attendaient à l'aéroport
A sa descente d'avion, selon sa compagne Véronique Roy, l'ex-dictateur a embrassé le sol, déclarant : «Haïti mon pays, le pays de Dessalines», en référence au héros de l'indépendance d'Haïti Jean-Jacques Dessalines. Véronique Roy a expliqué que c'est le séisme dévastateur du 12 janvier 2010 qui a poussé le couple à revenir en Haïti. «Ca a été le déclic, nous avons vu les images à la télévision», a-t-elle confié, alors que le pays vient de commémorer le premier anniversaire de la catastrophe, qui fit 250.000 morts. Elle a indiqué que Jean-Claude Duvalier parlerait lundi à la presse.
Des centaines de partisans de «Baby Doc» l'attendaient devant l'aéroport. «Duvalier de retour, nous allons avoir un vrai pays maintenant, nous sommes contents qu'il soit là pour redonner au pays son image d'antan», dit Ronald Brévil, 25 ans, accouru pour voir l'ex-président qu'il n'a pourtant jamais connu. «Il doit être jugé, il a commis des crimes et a volé l'argent du peuple. Vive Aristide», criait un jeune nostalgique de la présidence de Jean-Bertrand Aristide, contraint à l'exil forcé en 2004.
L'ex-dictateur «Baby Doc» revient le jour même où devait être organisé le deuxième tour de l'élection présidentielle, repoussé sine die en raison des incertitudes pesant sur les résultats du premier tour. Celui qui fut, en 1971, à 19 ans, le plus jeune chef d'Etat du monde, était intervenu en 2007 sur les ondes haïtiennes pour demander «pardon au peuple haïtien pour les erreurs commises pendant son règne». Doutant de sa sincérité, le président René Préval avait relevé que, s'il y avait «le pardon», il y avait aussi «la justice».
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Ah purée, drôle de coïncidence !!
Il y a deux jours, alors que Royal reprochait au gouvernement d'avoir soutenu Ben Ali et d'avoir laissé des membres de sa famille venir en France (ils sont repartis depuis), j'évoquais justement son indignation sélective et le cas de Baby Doc, accueilli en France par Fabius en 1986, sous Mitterrand.
Sinon, quelle tragique ironie pour les Haïtiens si jamais, enfoncés qu'ils sont dans une crise politique en plus de la crise sanitaire, économique, sociale, sécuritaire, ils remettaient leur sort de nouveau dans les bras de ce dictateur déchu..........
Il y a deux jours, alors que Royal reprochait au gouvernement d'avoir soutenu Ben Ali et d'avoir laissé des membres de sa famille venir en France (ils sont repartis depuis), j'évoquais justement son indignation sélective et le cas de Baby Doc, accueilli en France par Fabius en 1986, sous Mitterrand.
Sinon, quelle tragique ironie pour les Haïtiens si jamais, enfoncés qu'ils sont dans une crise politique en plus de la crise sanitaire, économique, sociale, sécuritaire, ils remettaient leur sort de nouveau dans les bras de ce dictateur déchu..........
DUVALLIER se jette sur la misère comme un charognard sur une carcasse! le pauvre peuple haitien, terrassé par ses malheurs croit certainement au retour d'un "sauveur" inespéré..dire que la france a accueilli cette "crapule" qui a réprimé dans le sang l'insurrection à son encontre en 86..moi je n'ai pas oublié que c'est la fance qui a accueilli ce "démocrate".....et je n'oublie pas non plus que depuis, notre pays reste très accueillant envers de nombreux dictateurs "
L'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier "va être arrêté", a déclaré mardi 18 janvier une source judiciaire, au moment où un juge et une dizaine de policiers pénétraient dans l'hôtel de Port-au-Prince où "Baby Doc" est descendu depuis son retour d'exil dimanche.
Un quart de siècle après avoir été contraint à l'exil par une révolte populaire, Jean-Claude Duvalier est revenu à Port-au-Prince dimanche 16 janvier. Le retour surprise de l'ancien dictateur, qui a longtemps vécu en exil sur la Côte d'Azur, menaçait de compliquer davantage la situation en Haïti, plongé dans une crise politique à la suite d'élections entachées de fraudes à la fin novembre.
A sa descente d'avion, l'ancien "président à vie" âgé de 59 ans avait déclaré être revenu "pour aider le peuple haïtien et lui témoigner sa solidarité
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Un quart de siècle après avoir été contraint à l'exil par une révolte populaire, Jean-Claude Duvalier est revenu à Port-au-Prince dimanche 16 janvier. Le retour surprise de l'ancien dictateur, qui a longtemps vécu en exil sur la Côte d'Azur, menaçait de compliquer davantage la situation en Haïti, plongé dans une crise politique à la suite d'élections entachées de fraudes à la fin novembre.
A sa descente d'avion, l'ancien "président à vie" âgé de 59 ans avait déclaré être revenu "pour aider le peuple haïtien et lui témoigner sa solidarité
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