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La Grèce ferme sa porte aux migrants

Dernière réponse : dans Actualité

Ses capacités d'accueil saturées dans un contexte de crise, le pays, point d'entrée en Europe pour nombre de migrants, engage un plan d'expulsions des illégaux et serre la vis sur l'asile.

La Grèce va procéder à des vérifications concernant les immigrants présents sur son territoire pour déterminer qui a droit à l'asile et expulser les illégaux, a indiqué la vice-ministre du Travail Anna Delara samedi.

"Les gens qui remplissent les conditions pour rentrer chez eux rentreront chez eux et quel que soit le cas, s'il y a une infraction, ils recevront leurs billets de retour et partiront", a-t-elle déclaré à Flash Radio.

La Grèce connaît une recrudescence du nombre d'arrivées d'immigrants et de demandeurs d'asile, qui met ses capacités d'accueil au bord de l'explosion, dans un contexte de crise économique et sociale.

L'administration traitant les demandes d'asile est engorgée, et environ 47.000 demandeurs d'asile sont toujours en attente d'une décision, parfois depuis des années.

La plupart des demandeurs d'asile débarquant en Grèce arrivent d'Afghanistan, d'Irak et de Somalie, selon le Haut-Commissariat pour les réfugiés de l'ONU (HCR).

"Il y a des gens dont le permis de séjour a expiré, avec des enfants qui sont ici depuis sept ans. Nous ne pouvons pas en faire des réfugiés une seconde fois", a déclaré Mme Dalara.

D'un autre côté, "des milliers (d'entre eux) mentent" sur leur nationalité pour obtenir l'asile, a déclaré vendredi le ministre de la Protection des citoyens Christos Papoutsis lors d'une session parlementaire qui a approuvé une révision du service traitant les demandes d'asile.

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La France soutient le projet de la Grèce d'ériger une clôture sur sa frontière avec la Turquie, qui est "une bonne idée", a déclaré vendredi le ministre français des Affaires européennes, Laurent Wauquiez.

"Nos frontières européennes si on ne les protège pas, ça devient des passoires. On a 70% de l'immigration illégale qui passe chaque année par cet endroit" entre la Grèce et la Turquie, a-t-il relevé sur la radio RMC.

"Le but n'est pas de reconstruire le mur de Berlin. Je privilégie sur ces sujets majeurs pour la sécurité de l'Europe l'efficacité. Ca permettra de protéger cette dizaine de kilomètres très sensibles et ça me semble une bonne idée", a-t-il ajouté.

Athènes a annoncé début janvier son intention de clôturer sa frontière terrestre avec la Turquie sur un tronçon de 12,5 km où le fleuve Evros fait une saillie en territoire turc.

"Ce mur n'est pas tourné contre la Turquie" et "on ne peut pas à la fois dire aux Grecs +faites quelque chose+ et le leur reprocher dès qu'ils ont une initiative", a-t-il dit.

La frontière terrestre gréco-turque, qui court sur quelque 150 km, est devenue le principal point de passage des sans-papiers dans l'Union européenne avec près de la moitié des entrées illégales détectées.

La Turquie ne s'est pas opposée au projet, mais la Commission européenne a émis des réserves, craignant que la question de l'immigration clandestine ne soit pas traitée au fond.

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La Grèce comme dit rom32@idn, aurait dû depuis bien longtemps fermer plus hermétiquement ses frontières en mettant par exemple une présence policière plus importante.
Ces plans d'expulsions vont coûter cher à la Grèce mais quand on fait nimporte quoi il faut s'attendre à devoir réparer les pots cassés d'une manière un peu brusque.

Je ne sais pas si vraiment cette barrière sera efficace,l'Espagne a fait une avec le Maroc cela n’empêche pas les migrants de la franchir.
Je comprend que la Grèce soit excédé vu ce,que le peuple est entrain de subir avec le plan de rigueur.
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