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Trois cadres de Renault soupçonnés d'espionnage

Dernière réponse : dans Actualité

Une enquête serait en cours au sein du groupe Renault, sur des soupçons d'espionnage industriel, d'après une source proche du dossier. Trois cadres de l'entreprise, dont un membre du comité de direction, ont été mis à pied, après le lancement d'une alerte éthique au mois d'août. Cette dernière a été transmise au comité de déontologie.

Une porte-parole du constructeur a en partie validé ces informations auprès de Reuters : (...) il y a eu une enquête et cette enquête a effectivement conduit à la mise à pied lundi de ces trois cadres", a-t-elle déclaré. Elle n'a en revanche pas confirmé l'accusation d'espionnage industriel ni la présence d'un membre du comité de direction parmi les trois personnes concernées.

L'article
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Renault ou pas, il s'agit d'espionnage industriel.

Citation :
Les entreprises ont-elles des moyens juridiques de se défendre?

La loi de 1992 sur l'espionnage, inscrite dans le code pénal, protège les intérêts fondamentaux de la nation. L'espionnage industriel est concerné. Mais dans le monde des magistrats, il n'y a pas beaucoup de sensibilisation à cette loi. L'article qui concerne l'intelligence économique n'a été cité que dans une seule affaire: celle de Michelin, en juin dernier. Mais dans ces affaires, pour plaider leur cause, les entreprises sont obligées de révéler les secrets qu'elles cherchent justement à protéger.

Il y a un vide juridique sur l'intelligence économique, le droit français n'arrive même pas à définir ce qu'est une information, ce qui laisse beaucoup de marges de manoeuvres aux espions. Les entreprises se rabattent sur le droit social pour renvoyer les salariés espions. [Un groupe de travail mis sur pied par le gouvernement devrait prochainement proposer la création d'une incrimination pénale d'atteinte au secret des affaires, ndlr].

http://www.liberation.fr/economie/01012311815-soupcons-...

Je suis d'accord, cependant une voiture reste une voiture. Elles ont toute un moteur, deux sièges, une banquette, des équipements similaires, idem pour les options.

En dehors de quelques concepts cars, les différences entre les marques ne sont pas flagrantes au point de parler d'espionnage industriel.

Renault comme PSA ne sont pas des révolutionnaires dans le domaine de l'automobile.

Chaque industriel a des brevets déposés (j'imagine), et c'est ce que protège la législation.

A partir du moment où un salarié, cadre ayant connaissance de « secrets de fabrication » les divulgue à un industriel concurrent, c'est une infraction.


En juin dernier, un ancien salarié de Michelin a été condamné par la justice pour espionnage industriel.
http://www.ielovepme.com/securite/433-le-jugement-de-la...

Il a cela dit été relaxé pour la partie espionnage à proprement parler..

Je suis d'accord avec toi pour le domaine du pneumatique. Des innovations notables peuvent attirer les convoitises, en revanche je ne te suis plus pour ce qui est de l'automobile.

Pour ce qui est de protéger les secrets de fabrications que tout le monde connait, car ce sont quasiment les mêmes sur l'ensemble des véhicules, je pense qu'il sagit plus de protéger le retour sur investissement qu'autre chose.

Les différentes réformes dans ce domaine, obligent de plus en plus les professionnels aux partage des informations. (Loi Perben 2)

ben justement tribatak, sur une bagnolle il y a une myriade de petits systemes qui sont similaire d'un constructeur a l'autre, mais pas de la meme qualite. Un exemple tout bete, si renault est en train de developpe un nouveau systeme d'injection ou de controlle de l'injection, ca Renault ne veux pas le voir partir a la concurrence.

Et detrompe toi les constructeur francais innove pour le monde de l'automobile. Pas toujours la ou toi tu le vois, mais ils innovent.

Ils innovent ? Ils innovent de quelle sorte ?

Chez PSA, la C6 et la 608 sont des gouffres financiers dont très peut de personnes ne veulent.

Chez Renault ce sera idem avec la Latitude (remplaçante de la Vel Satis), qui n'est qu'une vulgaire copie des modèles Allemands.

Les trois hauts dirigeants mis à pied sont soupçonnés d'avoir transmis des secrets industriels concernant la voiture électrique de deuxième génération. Le groupe enquête sur un possible bénéficiaire chinois.

La stupéfaction ne cesse de grandir chez Renault, touché par une incroyable affaire d'espionnage industriel. Les trois hauts dirigeants mis à pied lundi, «en position particulièrement stratégique dans l'entreprise», menaçaient «consciemment et délibérément» des «actifs stratégiques, intellectuels et technologiques», a déclaré jeudi la direction, évoquant «un faisceau d'éléments convergents». Le groupe, pour qui les faits sont «très graves», étudie les options qui conduiront «inévitablement à un dépôt de plainte».

«L'affaire paraît sérieuse», a réagi Éric Besson, le ministre de l'Industrie, estimant, après avoir discuté avec la direction de Renault, que l'expression de «guerre économique» était «adaptée». Il a indiqué avoir réclamé le renforcement des mesures en matière de secret industriel pour les entreprises bénéficiant d'argent public.

Les informations secrètes diffusées à l'extérieur concernent, selon plusieurs sources, la batterie et le moteur des futurs véhicules électriques, ceux qui sortiront après 2012. Les trois cadres incriminés pourraient avoir vendu des brevets non encore déposés à un ou plusieurs intermédiaires spécialisés dans l'intelligence économique, estimaient jeudi des sources internes. Concernant le destinataire final de ces informations, Renault soupçonne un acteur chinois, selon plusieurs sources internes. Les services secrets français, qui prennent cette affaire au sérieux, ont démarré une enquête qui privilégie également la piste chinoise, selon nos informations.

L'article

Le numéro deux de Renault, Patrick Pélata, affirme que le constructeur automobile français est "victime d'une filière organisée internationale" mais n'a pas perdu de secret technologique majeur dans l'affaire d'espionnage qui l'ébranle, dans Le Monde daté de dimanche.

"Nous sommes arrivés à la conclusion que nous étions face à un système organisé de collecte d'informations économiques, technologiques et stratégiques pour servir des intérêts situés à l'étranger", a déclaré Patrick Pélata, sans évoquer la piste chinoise avancée dans la presse.

"Il s'agit en l'espèce d'un travail de professionnels. Renault est victime d'une filière organisée internationale", a-t-il assuré.

«Aucune pépite technologique n'a pu filtrer»
"Nous avons fait le point avec nos équipes techniques (...). Les choses sont claires: aucune pépite technologique, stratégique sur le point de l'innovation, n'a pu filtrer en dehors de l'entreprise, y compris les presque 200 brevets déposés ou en cours de dépôt", a-t-il expliqué.

"En revanche nous estimons que des informations sur l'architecture de nos véhicules, sur les coûts et le modèle économique du programme (de voiture électrique) peuvent avoir fuité", a ajouté Pélata.

"C'est grave mais moins que si le préjudice avait porté sur la technologie", a-t-il conclu, en soulignant que l'affaire "ne change en rien le programme de développement du véhicule électrique", priorité du constructeur.

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