L'Hadopi a envoyé 100.000 avertissements en trois mois
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L'Hadopi n’a pas encore passé la seconde. La haute autorité chargée de sanctionner les infractions aux droits d'auteur sur Internet a reconnu mardi avoir adressé 100.000 courriers d'avertissement depuis octobre dernier. Soit une moyenne de 1.100 mails par jour, bien loin des 10.000 annoncés.
Face aux critiques, la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet soutient que son but n’est pas de «faire du chiffre». Trois membres de la Commission de protection des droits (chargée d'appliquer le mécanisme d'avertissement et de sanction des fraudeurs) ont ainsi signé une tribune dans Le Monde, mardi, dans laquelle ils dénoncent «un nouveau procès inattendu».
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Face aux critiques, la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet soutient que son but n’est pas de «faire du chiffre». Trois membres de la Commission de protection des droits (chargée d'appliquer le mécanisme d'avertissement et de sanction des fraudeurs) ont ainsi signé une tribune dans Le Monde, mardi, dans laquelle ils dénoncent «un nouveau procès inattendu».
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Ce serait bien de mettre aussi l'article du Figaro, qui bien qu'étant largement partisan, nous apprend autre chose: la magistrate présidente de la commission de protection des droits s'est foutue ouvertement de la gueule des internautes avertis.
Ce qui est contraire au devoir de réserve et à la déontologie des magistrats...
Ce qui est contraire au devoir de réserve et à la déontologie des magistrats...
Je pense que l'article c'est celui-ci:
Dans les coulisses de l'Hadopi, quelqu'un rit. C'est une magistrate, qui parcourt, une par une, les missives envoyées par les internautes pincés pour avoir «emprunté» un titre de musique ou un film d'un clic de souris. «C'est vrai, j'ai téléchargé l'épisode de cette série», commence un monsieur, dans une longue lettre. On l'imagine mortifié. «J'ai dû le faire. J'avais suivi toute la saison. J'étais mordu. Mais je n'ai pas pu voir cet épisode. Impossible de le récupérer sur le site de la chaîne» , poursuit la magistrate, lisant la lettre du repenti. «Je sais que je n'aurais pas dû. Je m'engage à ne plus recommencer. Mais, s'il vous plaît, laissez-moi télécharger encore le dernier épisode de la série» . «Beau, non ?» , tente la magistrate Mireille Imbert-Quaretta, avant de reprendre : «Le pire, c'est qu'il ne le savait pas mais on l'avait repéré pour le téléchargement illégal… d'un morceau de musique !»
L'article
Dans les coulisses de l'Hadopi, quelqu'un rit. C'est une magistrate, qui parcourt, une par une, les missives envoyées par les internautes pincés pour avoir «emprunté» un titre de musique ou un film d'un clic de souris. «C'est vrai, j'ai téléchargé l'épisode de cette série», commence un monsieur, dans une longue lettre. On l'imagine mortifié. «J'ai dû le faire. J'avais suivi toute la saison. J'étais mordu. Mais je n'ai pas pu voir cet épisode. Impossible de le récupérer sur le site de la chaîne» , poursuit la magistrate, lisant la lettre du repenti. «Je sais que je n'aurais pas dû. Je m'engage à ne plus recommencer. Mais, s'il vous plaît, laissez-moi télécharger encore le dernier épisode de la série» . «Beau, non ?» , tente la magistrate Mireille Imbert-Quaretta, avant de reprendre : «Le pire, c'est qu'il ne le savait pas mais on l'avait repéré pour le téléchargement illégal… d'un morceau de musique !»
L'article
Mais ils veulent nous donner des migraines ! Alors qu’on croyait avoir compris la logique des envois d’e-mails d’avertissements Hadopi, voilà que de nouveaux chiffres encore viennent bouleverser nos calculs et nos magnifiques graphiques (ici et là). Par conscience professionnelle, nous nous devons de rectifier le tir.
Retour sur les informations précédemment obtenues, officielles et officieuses, pour faire le point sur les données que l’on a en main. Entre le 1e et le 4 octobre, l’Hadopi annonce avoir envoyé ses premiers avertissements. La présidente de la Commission de protection des droits (CPD) parle de 800 envois dès le premier jour. Lundi 25 octobre, on apprend par PC INpact que la Haute autorité a transmis « une centaine de mails par jour sur les trois premières semaines d’octobre ».
Mercredi 15 décembre, la Tribune affirme que le volume actuel des e-mails envoyés serait de 2000 par jour. Samedi 18 décembre, machine arrière ! Eric Walter, secrétaire général de l’Hadopi, réfute les chiffres de la Tribune et explique qu’il est impossible de faire une moyenne : « Un jour, on envoie 4 000 mails, un autre jour 500, explique-t-il au Monde. C’est la preuve qu’on n’est pas un radar automatique. Mais cela fait quand même un total de 100 000 mails en deux mois. »
Commence alors la bataille du nombre total d’e-mails envoyés depuis début octobre. Lundi 20 décembre, le directeur des affaires juridiques de Free, Alexandre Archambault, réagit à ce chiffre des 100 000 mails envoyés en deux mois et ricane sur Twitter : « Erreur de décimale. Ou alors c’est que les abonnés Free sont plus vertueux qu’ailleurs ;-) »
Mardi 28 décembre, Mireille Imbert Quaretta, Jean-Yves Monfort et Jacques Bille, membres de la CPD d’Hadopi, écrivent dans une tribune publiée par le Monde : « pour couper court à des rumeurs fantaisistes, nous pouvons affirmer que depuis la mise en œuvre effective du dispositif, début octobre, nous avons adressé aux fournisseurs d’accès 100 000 demandes d’identification. »
La différence est de taille. Après que l’Hadopi reçoit de TMG (l’entreprise identifiant pour les pour les ayants droit les téléchargements illégaux) des adresses IP flashées sur les réseaux peer-to-peer, elle choisit de demander l’identification de certains d’entre elles aux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) concernés. Ce processus d’identification ne donne pas 100% de retours positifs, car 10% environ des IP posent problème. L’Hadopi envoie ensuite les e-mails d’avertissement à certains abonnés parmi les résultats positifs.
Jeudi 30 décembre, PC INpact a rassemblé les informations d’intermédiaires et de FAI et conclut que « la volumétrie tourne davantage autour des 20 ou 25 000 emails envoyés jusqu’à présent. » Un opérateur leur a confié : « si nous étions à quelques dizaines d’e-mails par jour, début décembre, il y a maintenant une montée en charge
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Retour sur les informations précédemment obtenues, officielles et officieuses, pour faire le point sur les données que l’on a en main. Entre le 1e et le 4 octobre, l’Hadopi annonce avoir envoyé ses premiers avertissements. La présidente de la Commission de protection des droits (CPD) parle de 800 envois dès le premier jour. Lundi 25 octobre, on apprend par PC INpact que la Haute autorité a transmis « une centaine de mails par jour sur les trois premières semaines d’octobre ».
Mercredi 15 décembre, la Tribune affirme que le volume actuel des e-mails envoyés serait de 2000 par jour. Samedi 18 décembre, machine arrière ! Eric Walter, secrétaire général de l’Hadopi, réfute les chiffres de la Tribune et explique qu’il est impossible de faire une moyenne : « Un jour, on envoie 4 000 mails, un autre jour 500, explique-t-il au Monde. C’est la preuve qu’on n’est pas un radar automatique. Mais cela fait quand même un total de 100 000 mails en deux mois. »
Commence alors la bataille du nombre total d’e-mails envoyés depuis début octobre. Lundi 20 décembre, le directeur des affaires juridiques de Free, Alexandre Archambault, réagit à ce chiffre des 100 000 mails envoyés en deux mois et ricane sur Twitter : « Erreur de décimale. Ou alors c’est que les abonnés Free sont plus vertueux qu’ailleurs ;-) »
Mardi 28 décembre, Mireille Imbert Quaretta, Jean-Yves Monfort et Jacques Bille, membres de la CPD d’Hadopi, écrivent dans une tribune publiée par le Monde : « pour couper court à des rumeurs fantaisistes, nous pouvons affirmer que depuis la mise en œuvre effective du dispositif, début octobre, nous avons adressé aux fournisseurs d’accès 100 000 demandes d’identification. »
La différence est de taille. Après que l’Hadopi reçoit de TMG (l’entreprise identifiant pour les pour les ayants droit les téléchargements illégaux) des adresses IP flashées sur les réseaux peer-to-peer, elle choisit de demander l’identification de certains d’entre elles aux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) concernés. Ce processus d’identification ne donne pas 100% de retours positifs, car 10% environ des IP posent problème. L’Hadopi envoie ensuite les e-mails d’avertissement à certains abonnés parmi les résultats positifs.
Jeudi 30 décembre, PC INpact a rassemblé les informations d’intermédiaires et de FAI et conclut que « la volumétrie tourne davantage autour des 20 ou 25 000 emails envoyés jusqu’à présent. » Un opérateur leur a confié : « si nous étions à quelques dizaines d’e-mails par jour, début décembre, il y a maintenant une montée en charge
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thepatriot62 a dit :
Bon c'est bien la prévention mais maintenant il faut faire de la répression sinon les artistes ne vont plus exister dans ce pays.Je ne pense pas que les artistes soient menacés de disparition. En revanche les maisons de disques oui. L'artiste sera toujours ce qu'il est. Regarde hernandez avec son "born to be alive". Ce titre est copié légalement et illégalement, et pourtant sa chanson lui génère d'après ses sources, 1.500 euros par jour...
Tribatak a dit :
Je ne pense pas que les artistes soient menacés de disparition. En revanche les maisons de disques oui. L'artiste sera toujours ce qu'il est. Regarde hernandez avec son "born to be alive". Ce titre est copié légalement et illégalement, et pourtant sa chanson lui génère d'après ses sources, 1.500 euros par jour...c'est pas pareil.
ce fric, c'est surtout les droits sacem pour les passages en boites et a la radio, pas sur la vente du disque qui s'est vendu essentiellement en maxi 45t a sa sortie.
tonton2 a dit :
c'est pas pareil.ce fric, c'est surtout les droits sacem pour les passages en boites et a la radio, pas sur la vente du disque qui s'est vendu essentiellement en maxi 45t a sa sortie.
Tu as raison. Cependant et si je reprend ton raisonnement, cela prouve que le fait de télécharger illégalement ne fait pas perdre la valeur artistique d'une chanson, ni valeur pécuniaire pour son auteur.
Lorsque les cassettes audio ont débarquées sur le marché en 1963, les maisons de disques ont hurler car elles voyaient la mort de leurs comptes en banque et la mort des artistes. Idem pour le CD en 1983.
Les supports changent certes, mais l'artiste reste. Seules les maisons de disques peuvent éventuellement être lésées.
Tribatak a dit :
Tu as raison. Cependant et si je reprend ton raisonnement, cela prouve que le fait de télécharger illégalement ne fait pas perdre la valeur artistique d'une chanson, ni valeur pécuniaire pour son auteur.disons que je fais une différence entre télécharger par exemple un album datant des 70's qui a donc eu largement le temps d'ètre amorti et télécharger une nouveauté de la semaine d'un artiste débutant...
C'est clair.
Une grande différence est également à faire entre le téléchargement, tel qu'on le pratique aujourd'hui, et l'échange de cassette audio de l'époque.
Avec Internet on touche quand même bien plus de monde, on a accès à la totalité du catalogue musical en quelques clics.
Un disque acheté peut être "distribué" facilement à des centaines de milliers de personnes, c'était loin d'être le cas quand on faisait des copies cassette.
Bon après, il est évident que l'industrie du disque gonflent les chiffres du téléchargement, et surtout des pertes liés.
Vendre des disques n'est sans doute plus un modèle vraiment viable, mais comme l'industrie ne veut pas faire autrement, et que le consommateur ne veut pas autre chose que du gratuit, on n'est pas sorti de l'aubergine.
Une grande différence est également à faire entre le téléchargement, tel qu'on le pratique aujourd'hui, et l'échange de cassette audio de l'époque.
Avec Internet on touche quand même bien plus de monde, on a accès à la totalité du catalogue musical en quelques clics.
Un disque acheté peut être "distribué" facilement à des centaines de milliers de personnes, c'était loin d'être le cas quand on faisait des copies cassette.
Bon après, il est évident que l'industrie du disque gonflent les chiffres du téléchargement, et surtout des pertes liés.
Vendre des disques n'est sans doute plus un modèle vraiment viable, mais comme l'industrie ne veut pas faire autrement, et que le consommateur ne veut pas autre chose que du gratuit, on n'est pas sorti de l'aubergine.
lucoz a dit :
C'est clair.Une grande différence est également à faire entre le téléchargement, tel qu'on le pratique aujourd'hui, et l'échange de cassette audio de l'époque.
Avec Internet on touche quand même bien plus de monde, on a accès à la totalité du catalogue musical en quelques clics.
Un disque acheté peut être "distribué" facilement à des centaines de milliers de personnes, c'était loin d'être le cas quand on faisait des copies cassette.
Bon après, il est évident que l'industrie du disque gonflent les chiffres du téléchargement, et surtout des pertes liés.
Vendre des disques n'est sans doute plus un modèle vraiment viable, mais comme l'industrie ne veut pas faire autrement, et que le consommateur ne veut pas autre chose que du gratuit, on n'est pas sorti de l'aubergine.
Vos interventions sont justes (Toi et Tonton2).
En fait je me faisais la réflexion sur le fait qu'à l'époque des K7 audio, je me souviens enregistrer mes chansons directement sur la stations FM. Je pense que cela peut s'assimiler à l'actuel téléchargement illégale. Bien qu'a l'époque cela était légal.
Ceci dit, c'était une autre époque. Une époque ou les artistes n'était pas fait pour être rentable, mais pour distribuer du rêve.
En même temps, aujourd'hui il y a Deezer.
Suffit de prendre une carte son à 50€ et des bonnes enceintes et le tour est jouer sauf pour les grands mélomanes.
Et sur Deezer il y a tout ou presque (dans les "grands" absents on peut noter Led Zeppelin et Frank Zappa (il y en a sans doutes d'autres) ).
Et tout ça pour 0€ si on accepte de se prendre une pub toutes les 3 à 5 chansons.
Pour 5€ par mois c'est du son de facture très correcte et zéro pib qui vont sont offerts.
ce qui limite pas mal l'envie d'acheter de la musique.
Sauf pour la voiture où les radios ne proposent plus grand chose...
Suffit de prendre une carte son à 50€ et des bonnes enceintes et le tour est jouer sauf pour les grands mélomanes.
Et sur Deezer il y a tout ou presque (dans les "grands" absents on peut noter Led Zeppelin et Frank Zappa (il y en a sans doutes d'autres) ).
Et tout ça pour 0€ si on accepte de se prendre une pub toutes les 3 à 5 chansons.
Pour 5€ par mois c'est du son de facture très correcte et zéro pib qui vont sont offerts.
ce qui limite pas mal l'envie d'acheter de la musique.
Sauf pour la voiture où les radios ne proposent plus grand chose...
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