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Début du procès du meurtrier-violeur d'Anne-Lorraine Schmitt

Dernière réponse : dans Actualité

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Le procès de la récidive

A partir de ce lundi et durant trois jours, la cour d’assises du Val-d’Oise jugera le meurtrier d'Anne-Lorraine Schmitt, jeune fille originaire de Nancy. Ses grands-parents, qui y ont longtemps tenu un commerce, résident encore dans la cité ducale.

« Tous les dimanches, je pense à ce moment », explique Philippe Schmitt, le père d’Anne-Lorraine. « Il l’aborde à 10 h 20. A 10 h 30, tout est fini… ». Dans ce train qui se vide progressivement, le drame se noue en effet en quelques minutes. Dève-Oglou s’approche d’Anne-Lorraine et, sous la menace de son Laguiole, réclame une fellation. La jeune femme l’implore : « Ne me fais pas de mal… ».

Dève-Oglou, qui expliquera avoir eu « un flash », la poignarde alors à de multiples reprises. Anne-Lorraine se défend, saisit la lame à pleines mains avant de ne plus crier. Juste avant de descendre du wagon, Dève-Oglou revient porter d’ultimes coups. Pour tuer. Pourquoi ? « Je ne voulais pas être dénoncé, je m’étais fait avoir comme ça en 1995… ».

Ce procès sera en effet celui d’un récidiviste. L’agresseur a en effet déjà été condamné pour le viol d’une jeune femme. C’était en janvier 1995. Déjà dans ce même RER D… Dève-Oglou avait exigé et obtenu une fellation sous la menace d’un couteau....

Suivre dès demain le compte rendu du procès de envoyé spécial Eric Nicolas




Rappel des faits:

Le dimanche 25 novembre 2007, Anne-Lorraine Schmitt, 23 ans, était retrouvée en fin de matinée ensanglantée et inconsciente en gare de Creil (Oise) dans une rame du RER D en provenance de Paris. Elle meurt sur place quelques minutes plus tard et le drame connaît alors un très fort retentissement médiatique et politique en France.
L'enquête conduit à un manutentionnaire, Thierry Devé-Oglou, retrouvé blessé et qui assure avoir été agressé dans le RER entre Louvres et Fosses (Val d'Oise). Mais les enquêteurs retrouvent sur lui des traces d'ADN de l'étudiante. Son casier judiciaire révèle aux gendarmes que M. Devé-Oglou, âgé aujourd'hui de 43 ans, a été condamné en février 1996 par la cour d'assises de l'Oise à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour un viol commis en janvier 1995 dans un RER sous la menace d'un couteau. Il avait été remis en liberté en février 1997. En garde à vue dix ans plus tard, l'homme avoue «avoir pété un câble».
Voyant Mlle Schmitt seule, il a tenté de la violer, la menaçant de son couteau. Comme elle se débattait, il l'a poignardée de 32 coups de couteau. Cette fille d'un général était l'aînée d'une fratrie de cinq enfants. Décrite comme brillante et joviale, elle était étudiante en journalisme. Ce dimanche de novembre 2007, elle rejoignait sa famille pour se rendre à la messe.

Sarkozy: "Je ne veux pas qu'il soit remis en liberté"

Son meurtre est survenu lors de l'examen par l'Assemblée nationale d'un projet de loi contre la récidive. «L'auteur de cet acte sera jugé et condamné. Plus encore que cela, je ne veux pas qu'il soit remis en liberté une fois sa peine de prison effectuée», avait déclaré le président Nicolas Sarkozy, cinq jours après les faits. Le père d'Anne-Lorraine, le général Philippe Schmitt, s'est lancé dans un combat pour «changer la justice».
Il expliquait hier dans le dans Le Figaro Magazine qu'«il faut dire aux Français que, quand une cour d'assises prononce un verdict, un juge d'application des peines peut ensuite, dans le secret de son cabinet et en catimini, détricoter ce verdict à moins qu'il ne soit assorti d'une peine de sûreté». Mais l'avocat de l'accusé, Me Mahieddine Bendaoud, «ne veu(t) pas que (son) client soit le bouc émissaire d'un système social». «La cour d'assises est un lieu qui sert à juger un dossier pénal, ce n'est pas un lieu pour un débat idéologique», a-t-il dit .


Le profil du meurtrier présumé:

Thierry Devé-Oglou, fils de retraités de la RATP, est l'aîné de trois enfants. Il a grandi dans un climat harmonieux. Il dit avoir mené auprès des siens une vie routinière et sécurisante. Employé chez un négociant en bois, il avait un cercle restreint d'amis qui le trouvait «effacé». Après sa sortie de prison suite à sa première condamnation, M. Devé-Oglou n'a pas respecté son suivi psychologique. «Je m'étonne que sa liberté conditionnelle n'ait pas été révoquée dès lors qu'il ne suivait pas ces soins et ne se présentait jamais à son contrôle judiciaire», dit M. Schmitt. «Lui-même n'arrive pas à expliquer son geste, pourquoi il en est arrivé là», a répondu l'avocat, qui décrit son client «sous tension, stressé, sous pression». Je sais que les parties civiles ne veulent pas l'entendre mais il est rongé par le remord, c'est tout ce qu'il a à offrir», plaide Me Bendaoud.


Interview du père d'Anne-Lorraine Schmitt. "J'y pense chaque minute "
En 2007, Anne-LorraineSchmitt, 23 ans, de Nancy, était tuée dans le RER D par un délinquant sexuel récidiviste. A un mois du procès, le père de la victime livre ses attentes.

C’était il y a trois ans. Le 25 novembre 2007. Un dimanche. A 10 h, Anne-Lorraine Schmitt, 23 ans, étudiante en journalisme au CELSA, à Paris, grimpe dans le RER D pour rejoindre le pavillon familial, à Orry-la-Ville, près de Senlis (Oise). Issue d’une famille très croyante, elle a promis à ses parents d’être là pour la messe. De sa chambre à la Maison d’éducation de la Légion d’honneur à Saint-Denis, elle n’a que 25 minutes de trajet pour rallier le domicile de ses parents, qu’elle visite une fois par mois.
Cette ligne D est surnommée le ‘’ RER Poubelle ‘’ par ses utilisateurs. La SNCF, elle l’a classée au premier rang rayon délinquance. Mal famé, ce train… La jeune femme s’installe dans le deuxième wagon. La station où elle doit descendre est l’avant-dernière de la ligne et, au fil des kilomètres, le train s’est vidé. Anne-Lorraine est désormais seule dans le wagon en compagnie d’un jeune qui vient de monter à Goussainville. Tout à coup, il s’approche de la jeune femme, lui dit qu’il va lui faire l’amour, réclame une fellation.
Anne-Lorraine crie puis se débat. Thierry Dève-Oglou sort un couteau Laguiole et le plante à 32 reprises. Il est 10 h 30 quand la jeune femme décède. Gravement blessé à la cuisse lors de l’agression, son meurtrier sera retrouvé évanoui, dans la rue, à quelques centaines de mètres de la gare.

Thierry Dève-Oglou, manutentionnaire de 44 ans, est un délinquant sexuel récidiviste. En 1995, il avait violé une jeune femme, déjà dans ce fameux RER D. Condamné en 1996 à 5 ans de prison dont 2 avec sursis, il était sorti en 1998 après avoir bénéficié du jeu classique des remises de peines et avoir donc purgé deux années derrière les barreaux. Son second procès aux assises se tiendra les 13, 14 et 15 décembre à la cour d’assises de Pontoise.« A 10 h 30, tout est fini… »« Perdre un enfant, c’est comme être amputé », souligne Philippe Schmitt, le père d’Anne-Lorraine. Ce général de réserve dont les parents, qui vivent encore à Nancy, ont longtemps tenu une bijouterie dans la cité ducale, espère que les jurés prendront leurs responsabilités. « Ils auront en face d’eux un type particulièrement dangereux et ils doivent avoir en tête le sort éventuel de toutes ces femmes qui empruntent le RER D et qui pourraient croiser sa route. La société doit avoir le courage de neutraliser, de mettre à l’écart les gens qui ont un comportement bestial ».

Le père de famille estime que la mesure de rétention de sûreté, votée en février 2008 et qui permet de maintenir enfermés les prisonniers en fin de peine qui présentent un risque très élevé de récidive est « une bonne chose. Mais elle ne pourra être prononcée dans ce cas, le Conseil constitutionnel s’est opposé à la rétroactivité. C'est profondément triste de perdre un enfant à cause d’une maladie ou d’un accident de voiture mais, dans les conditions d’un assassinat, c’est un chagrin perpétuel. Il n’y a pas une minute où je n’y pense pas. Je prends très régulièrement un train qui passe à l’endroit du meurtre. Et j'y pense inévitablement. Et tous les dimanches matins, je revis l’horloge. Ma fille monte dans le RER à 10 h, il l’aborde à 10 h 20. A 10 h 30, tout est fini… ».

http://www.estrepublicain.fr/fr/a-la-une-aujourdhui/inf...

Courage à cette famille dont la terrible douleur sera ravivée par ce procès....

A quand un procès pour les magistrats et « psychiatres » ayant estimé que ce violeur pouvait être libéré en conditionnelle sans risques ?..........
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« Je ne voulais pas être dénoncé, je m’étais fait avoir comme ça en 1995… ».

Ce type a fait preuve d'une intelligence redoutable que bon nombre de personne n'a pas. (la majorité en fait).

Tout comme Fourniret qui après avoir violé une adolescente de 16 ans l'avait dénoncé et conduit en prison, d'un raisonnement simple, il conclua qu'il devait tuer ses victimes pour éviter d'aller en prison.

Bref, l'intelligence c'est:

L'aptitude à apprendre.
L'aptitude à faire face à des situations nouvelles.
L'aptitude à résoudre un problème.
Et surtout tirer des leçons de sa propre histoire ou de celle des autres pour éviter de les vivre ou de les revivre.

La justice:
Un insigne et du blabla inapte comme tous ceux qui soutiennent en connaissance de cause un système qui ne marche pas.

Et à ceux qui avanceraient l'hypothèse que l'on vit dans un monde civilisé donc sous entendu ne pouvant pratiquer la peine de mort par humanité, je réponds qu'il y a 2000 ans, les viols, vols avec violence ...etc existaient déjà et existent encore donc vos théories ne marchent pas 2000 ans plus tard.

Et ceux qui avancent l'erreur judiciaire possible en cas de peine de mort, reconnaissent implicitement l'inaptitude de la justice à faire face.

NB: la justice en France refuse de reconnaitre la paternité aux pères par test ADN aujourd'hui. Un exemple absurde parmis tant d'autre.

C'est sûr!!! je pense que là où aucun doute n'apparait la peine capital doit être appliquée, quand on pense qu'il n'en est pas à son premier coup!!! Je me demande où la justice a été cherché des "experts" pour affirmer qu'il n'était pas dangereux alors qu'il avait déjà menacé avec une arme sa première victime.
Je pense qu'en France la justice est endormie, quand les preuves sont accablantes et qu'il n'y a aucun doute dans des cas extrêmement violant et aussi acharné, la peine capital ou l'enfermement à vie doit être requis, je vais peut être choqué certaines personne mais je pense que la prison à vie ne sert à rien pour ces personnes qui n'ont plus rien d'humain à quoi bon les gardés en vie, vu le coût que cela implique à la société, le perte sauvera surement d'autre vie.
Anna serait toujours là si la justice avait fait un travail convenable.
J'adresse toute mes condoléances à sa famille et admire leur courage face à cette perte tragique, ayant moi même un enfant je pense que je n'aurais pas autant foi en la justice, mais plutôt que j'appliquerais la mienne celle du talion.

Je ne pense pas que ce type face preuve d'intelligence bien au contraire la preuve il s'est fait prendre.Lui dire qu'il est intelligent serait lui faire trop d'honneur. Quand vous parlez "la peine de mort par humanité" je pense que cela n'existe pas, donner la mort n'a rien d'humain. Mais moi je préfère voir un type comme celui là refroidi plutôt qu'il se ballade ou reste en prison tranquille.
En effet la peine de mort existait il y a plus de 2000 ans et les violeurs aussi. Mais quand on voit qu'aujourd'hui sous prétexte d'avoir des bonnes manières avec des êtres que je caractériserais d'abjectes (violeur, tueurs, pédophiles et autres....) et quand on sait que dans la majorité des cas même avec des méthodes thérapeutiques et un suivi ils récidivent à un moment ou à un autre ,et qu'ils n'éprouvent pas de remords alors "oui" je préfère les savoir 6 pieds sous terre.


Spartiate th a dit :
« Je ne voulais pas être dénoncé, je m’étais fait avoir comme ça en 1995… ».

Ce type a fait preuve d'une intelligence redoutable que bon nombre de personne n'a pas. (la majorité en fait).

Tout comme Fourniret qui après avoir violé une adolescente de 16 ans l'avait dénoncé et conduit en prison, d'un raisonnement simple, il conclua qu'il devait tuer ses victimes pour éviter d'aller en prison.

Bref, l'intelligence c'est:

L'aptitude à apprendre.
L'aptitude à faire face à des situations nouvelles.
L'aptitude à résoudre un problème.
Et surtout tirer des leçons de sa propre histoire ou de celle des autres pour éviter de les vivre ou de les revivre.

La justice:
Un insigne et du blabla inapte comme tous ceux qui soutiennent en connaissance de cause un système qui ne marche pas.

Et à ceux qui avanceraient l'hypothèse que l'on vit dans un monde civilisé donc sous entendu ne pouvant pratiquer la peine de mort par humanité, je réponds qu'il y a 2000 ans, les viols, vols avec violence ...etc existaient déjà et existent encore donc vos théories ne marchent pas 2000 ans plus tard.

Et ceux qui avancent l'erreur judiciaire possible en cas de peine de mort, reconnaissent implicitement l'inaptitude de la justice à faire face.

NB: la justice en France refuse de reconnaitre la paternité aux pères par test ADN aujourd'hui. Un exemple absurde parmis tant d'autre.

Le ministère public a requis la prison à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans à l'encontre de Thierry Devé-Oglou, jugé, mercredi 15 décembre à Pontoise, pour le meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt dans le RER D en 2007. Le verdict, attendu dans la soirée, devrait mettre un terme à un procès qui s'est tenu pendant trois jours dans une atmosphère particulièrement lourde.

L'article

Le tribunal de Pontoise a suivi, dans la soirée du mercredi 15 décembre, les requisitions du ministère public et a condamné Thierry Devé-Oglou à la prison à perpétuité assortie d'une période de sûreté de vingt-deux ans. L'homme était jugé pour le meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt, qui a eu lieu dans le RER D en 2007, au cours d'un procès de trois jours qui s'est tenu dans une atmosphère particulièrement lourde.

L'accusé, âgé de 46 ans, n'a cessé de modifier son récit, n'avouant qu'au dernier moment que la jeune étudiante en journalisme, qui a reçu trente-quatre coups de couteau, s'était bien débattue alors qu'il tentait de la violer, allant jusqu'à saisir la lame de son arme à pleines mains et réussissant à le blesser. La question de la récidive était au cœur du procès, l'accusé ayant déjà été condamné en 1996 pour un viol commis sur une jeune femme sous la menace d'un couteau dans le même RER D, au même endroit. Il avait été libéré l'année suivante.

L'article

Il est tragique que cette décision de justice et ces expertises psychiatriques n'aient pas été prises lors de son premier procès pour viol, dans les mêmes circonstances, avec le même mode opératoire....... :/ 

Repose en paix, Anne-Lorraine Schmitt.

J'imagine même pas l'état des parents quand ils ont appris que leur fille venait d'être massacrée à coups de couteau, en voulant se défendre d'un violeur; et leur colère lorsqu'ils ont appris que le violeur était récidiviste et avait été considéré comme non dangereux..........

Pourquoi les psy ayant évalué la faible dangerosité de ce multi-violeur ne sont-ils pas poursuivis pour « bavure » ??

Le père a déclaré (JT DU 15/12/2010 20H00):

"Que le type en question ayant fait déjà 3 ans il resté 19 ans en taule et que les femmes serait tranquille pendant ce lapse de temps."
Bref, même inconsciemment, il vient de reconnaitre que la condamnation ne servira à rien puisqu'un jour il ressortira.
Fallait le tuer dés le 1er coup.

cqfd

Je viens d'entendre au JT de France 3 l'avocat du violeur barbare; il considère carrément que cette « lourde » condamnation ne laisse aucune chance au violeur (et lui, en a-t-il laissé une à ses victimes ??!!!) et que le jugement fait écho à la vindicte populaire...

Bon, en même temps, il joue son rôle d'avocat...
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