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Quelles solutions envisageables pour la cote d'ivoire?

Dernière réponse : dans Actualité
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Le pays est dans de sales draps :/ 


Le représentant de l'ONU a validé le vote, comment a-t-il fait ??? Mais il l'a fait !!!
N'empêche que maintenant il y a deux gouvernements avec deux 1er Ministres. Tout est en DOUBLE.


Une seule solution, LA DÉTENTE ! Il faut instaurer la détente en attendant une conciliation qui se dirigera inéluctablement vers une réconciliation.


Spoiler
POur une détente ! Michel Leeb est le seul à démêler tout cela !!! http://www.youtube.com/watch?v=8DT8SK34fRA

Aucune idée quant aux issues juridiques, n'étant pas spécialiste du droit international (je ne sais même pas si c'est cette branche qui traite ce genre d'affaires).

Au boulot, j'ai l'occasion de discuter avec des employés de divers horizons.

Cette nuit par exemple, j'échangeais avec une dame à l'âge vénérable d'origine ivoirienne justement (elle est femme de ménage, de nuit, depuis près de 40 ans et sera à la retraite dans un an ou deux).
Elle est musulmane et sa famille habite surtout dans le nord de la Côte d'Ivoire, même si certains des siens, pour trouver du boulot, sont allés sur Abidjan.

Elle me confiait que les Ivoiriens de son entourage (Ivoiriens de France; il me semble avoir lu que quelque 30.000 ont été appelés à voter) et ceux restés au pays ont désormais peur que ça dégénère en énième guerre civile.


D'après ce qu'elle m'expliquait, les urnes en France étaient trafiquées par l'ambassade ivoirienne, mais j'ignore si c'est avéré ou s'il s'agit de rumeurs.
Toujours est-il qu'en région parisienne, de nombreux bureaux de vote ont dû être fermés dès le 1er tour par les forces de l'ordre (françaises donc) à cause des batailles rangés entre Ivoiriens pro-Gbagbo, et Ivoiriens pro-Ouattara..

Elle-même n'a pu ni voter au 1er tour, ni au 2nd, mais elle est pro-Ouattara, plus pour l'alternance démocratique que parce que Ouattara est musulman et de telle origine ethnique.


Je discute également avec d'autres employés venant d'autres états d'Afrique, et les propos sont similaires - sauf pour les Congolais que je croise, pour qui tout va bien... : un ras-le-bol à propos de ces éternelles guerres inter-ethniques, inter-confessions religieuses...

Ce n'est pas une question juridiques mais simplement une question d’éducation politique.
Va t-on un jour reconnaître aux peuple africain le droit a être libre?
Il y a eu une élection approuvé par les 2 camps respectons les résultats et si il y a eu fraude saisir les autorités compétentes après.Mais rien ne se fait dans les règles en Afrique,j'ai même entendu un ivoirien ce soir au grand journal de canal dire"oui pourquoi a chaque élection en Afrique on envoie des observateurs et pas quand il y a des élections en France".Comparer la démocratie française a celle de la cote d'ivoire,sans avoir le courage de dire qu'en France on respecte les résultats et on fait les recours après.

En France aussi il y a eu des entourloupettes aux votes, certains ont même cachés des bulletins de vote dans leurs chaussettes.
http://www.lepost.fr/article/2008/10/07/1282269_perpign...

Et pour bientôt !
Si cela n'a pas été annulé, la machine à voter électronique verra le jour. (Certains savent déjà comment la faire voter du bon coté) :D 


Pour la Côte d'Ivoire c'est une tragédie, il faudra faire une action avant que la tension ne monte et empire à un stade de non retour au calme.

Proposer à Gbagbo le poste de 1er Ministre du Président Ouattara sortant et dessouder tout le reste de cette mise en place. Une solution simpliste je l'avoue, sans doute impossible et après tout pourquoi pas ?

Que va t-il se passer ? Quel sera le dénouement de cette affaire Cornélienne ?

Encore une fois, comme l'a signalé Momo, il est absurde de comparer les élections locales en France, et les élections présidentielles en Côte d'Ivoire (ou ailleurs).

Il y a en France de la corruption, des magouilles, les affaires sont nombreuses et touchent les principaux grands partis.
Je peux te citer Corbeil-Essonnes, Aix-en-Provence, Grenoble (UMP, élections municipales); Aulnay-sous-Bois (UMP/PS, municipales); Quartiers Nord de Marseille (PS, Législatives), Ile-de-France (PS, Régionales) ou encore les Primaires PS de novembre 2008 avec les urnes présumées trafiquées de la Fédération du Nord.


Mais des plaintes sont déposées, des mises en examen sont en cours, des sanctions tombent, parfois, avec inéligibilité à la clé.
Ces comportements sont indignes de notre démocratie.

Toujours est-il que nul besoin de couvre-feu, nul massacre entre partisans de tel candidat et de tel autre..


J'ai appris que Gbagbo avait refusé les observateurs onusiens; le Conseil Constitutionnel de son côté ayant invalidé les résultats donnant Ouattara vainqueur est pro-Gbagbo* : je ne vois pas très bien comment cette crise peut-elle se résoudre...


* Le président du Conseil Constitutionnel ivoirien, nommé par Gbagbo au cours de l'été 2009, est Paul Yao N'dré, de l'ethnie dida, alliée à l'ethnie bété à laquelle appartient Gbagbo.

Autres membres du Conseil Constitutionnel :
- l'ancien chef d'Etat Henri Konan Bédié, ancien opposant à Ouattara, candidat à ces Présidentielles, mais il s'est rallié à Ouattara pour le 2nd tour
- Timothée Ahoua N'Guetta, ancien conseiller de Bédié, mais s'est rapproché de Gbagbo. A créé le Congrès National de la résistance pour la démocratie, présidé par une certaine Simone Gbagbo (en fait, l'épouse de Laurent Gbagbo)
- Bruno Wale Epko et Félix Tano Kouakou, proches de Mamadou Koulibaly, président de l'Assemblée nationale et membre du parti au pouvoir (le Front populaire ivoirien de Gbagbo)
- Jacques André Daligou Monoko, avocat ayant défendu Gbagbo alors prisonnier politique en 1992

Bref un Conseil Constitutionnel très impartial, si si....

Ouattatra est soutenu par la communauté internationale(Onu,Paris,Washington,U.E)
Gbagbo,lui n'a peut être pas Obama qui l'épaule mais dispose d'un grand atout; la presse et la cour constitutionelle.

Par conséquent,aà mon avis aucun des deux ne voudra lâcher prise,et même si ça arrivait,de violentes manifestations auront lieu tout simplement à cause du fort électorat des 2hommes.D'ailleurs,on observe déja 2 pouvoirs exécutifs : deux presidents, deux 1er ministre,deux gouvernenments et deux présidences(puisque Ouattara "exerce ses fonctions" à son hotel)
Alors,je crois vraiment qu'ils sont dans la merde...

quand on juge qu'une institution est partiale il faudrait que ceux qui le disent soient impartiales. notamment en cote d'ivoire quand les deux organes chargés de proclamer les résultats sont acquis l'un et l'autre aux protagonistes la commission électorale indépendante à monsieur Ouattara et le conseil constitutionnel monsieur gbagbo . Vous avez fait une analyse du conseil constitutionnel j'attends celle de la commission électorale indépendante

Encore un vote mal contrôlé avec des voies mal comptabilisées.

Tout ceci a été fait à la légère avec un représentant de l'ONU (1 seul) qui arrive à lui tout seul à prouver que c'est celui-là qui remporte la victoire.

Je suis sceptique sur les infos TV, on raconte que ce que l'on veut, la planète est une immense fourmilière d'intérêts et souvent la vérité a du mal à sortir.

Que l'on dissout les deux assemblées de chaque coté des deux Présidents et que l'on recommence le vote depuis le début avec une multitude de contrôleurs un peu partout. Je ne vois que cette solution, sinon ! Le sang risquera encore de couler, il faut prendre des décisions et vite.

On dit pas que la commission électorale et aux dessus de tout soupçons,simplement il y a eu une élections,des résultat on été proclamé il faut les respecter ,et faire les recours.Mais si tout se faisait dans la transparence le problème n'existerait pas,mais en Afrique c'est plus fort qu'eux,il faut magouiller.

Citation :
"Gbagbo est un démocrate. Il n'a jamais pris d'armes pour accéder au pouvoir"...


Qui a fait cette déclaration dans une interview accordée à France Soir ?...

Le M. Afrique du PS (1993-2006), Guy Labertit.. :) 

Citation :
France-Soir. Pourquoi soutenez-vous Laurent Gbagbo ?
Guy Labertit. Parce qu'il a gagné les élections ! Les résultats annoncés par la commission électorale, favorables à Alassane Ouattara, sont faux. Ils sont fondés sur un comptage manuel. Or, le décompte électronique a révélé des irrégularités : 2.200 procès-verbaux (sur un total de 20.073) ont été rejetés car il y avait plus de votants que d'inscrits. C'est donc bien Laurent Gbagbo qui a remporté le scrutin avec 51,33 % des voix. Voilà pourquoi le Conseil constitutionnel l'a déclaré vainqueur.

F-S. Mais l'ensemble de la communauté internationale, dont la France, condamne cette décision...
G.L. C'est une tentative d'usurpation du pouvoir orchestrée par l'ONU ! En reconnaissant la victoire de Ouattara, les chefs d'Etat occidentaux ont formellement violé les institutions de la Côte d'Ivoire. Seul le Conseil constitutionnel est fondé à promulguer les résultats.

F-S. Mais il est à la botte de Gbagbo !
G.L. Pas du tout. Est-ce qu'en France, le Conseil constitutionnel est à la botte de Sarkozy ? Le système de nomination est le même en Côte d'Ivoire : c'est le président de la République qui nomme le président du Conseil constitutionnel, mais y siègent aussi les anciens chefs de l'Etat et des conseillers. Gbagbo est un démocrate. Il n'a jamais pris les armes pour accéder au pouvoir.

« Lang est perdu dans ses propres errances... »

F-S. François Hollande l'avait toutefois déclaré « infréquentable » en 2004...
G.L. Le PS a toujours été divisé sur l'attitude à adopter vis-à-vis de Gbagbo. En 2003, déjà, je me souviens avoir participé à un bureau national très orageux. Pourtant, je suis resté en charge des questions africaines jusqu'en 2006 : c'est la preuve que beaucoup de socialistes me soutenaient. Aujourd'hui encore, plusieurs parlementaires -Loncle, Emmanuelli...- sont sur la même ligne que moi. Derrière la position d'Aubry qui soutient Ouattara, je vois la patte d'Harlem Désir : il a toujours été hostile à Gbagbo.

F-S. Mais Jack Lang a aussi lâché son « ami »...
G.L. Il me fait de la peine : il s'est perdu dans ses propres errances. En 2008, fidèle à sa politique-spectacle, Lang a dansé avec Gbagbo dans une boîte de nuit ivoirienne, évoquant alors son « génie politique ». En octobre dernier, il est même venu le soutenir à Bouaflé, lors d'un meeting électoral. Comme il ne peut pas être quelque part sans prendre la parole, Lang a clairement fait savoir qu'il le préférait à Ouattara. Et aujourd'hui, il conseille à son « cher Laurent » de renoncer au pouvoir... Mais il aurait été le premier à écrire sa biographie si son élection n'avait pas été contestée !

F-S. La Côte d'Ivoire a aujourd'hui deux présidents. Vont-ils en venir aux armes pour se départager ?
G.L. Je ne le pense pas. Il y a, de part et d'autre, la volonté d'éviter les affrontements de rue. Ouattara va certes continuer à contester, mais Gbagbo et son gouvernement ne céderont pas. Or, ils contrôlent l'armée et la police, mais aussi l'économie. Ils peuvent tenir longtemps.

F-S. Une partition du pays a été évoquée...
G.L. Ce projet a circulé dans les officines, mais il serait une catastrophe. Le nord n'est pas viable économiquement : il y a un peu de coton, d'or et de diamant, mais pas de port. Non, je crois que les choses vont rentrer dans l'ordre. D'ailleurs, la vie a repris son cours à Abidjan. Le prix de l'oeuf, qui était monté à 150 F CFA, est retombé à 60 F CFA hier.

http://www.francesoir.fr/etranger/cote-divoire-laurent-...

Il y a déjà des morts, il y en aura encore..
L'énervement général commence à se faire sentir et le chef d'État en place, non reconnu par les autres nations, ne veut lâcher prise.


Il veut conserver son trône de Chef d'État, pensant être dans son droit le plus légitime. J'ai vu à la TV que Laurent Gbagbo est bien équipé en arme militaire, il a réussi a trouver les centaines de millions d'euros pour se payer tout l'arsenal militaire possible. Un autre aurait certainement fait pareil.


Il semblerait donc que la Côte d'Ivoire soit un pays très riche. A voir les peuplades avec leurs maisons en abris de fortune, cela semble beaucoup moins sûr. Et pourtant cet État démontre une certaine aisance financière pour se procurer des armes.


Ceux qui parlent dans cette vidéo, veulent Laurent Gbagbo au pouvoir et pas une autre "marionnette".
(J'utilise le même terme que dans cette vidéo).


Tout ce cinéma opposant un Chef d'État à un autre Chef d'État !
Ne serait-ce pas un coup de force des nouveaux "Maitres du Monde" pour déstabiliser ce pays ? (Bonne question).
Qu'est-ce que l'on connait du lobbyisme financier sur ce pays d'Afrique, il serait sans doute prêt à déstabiliser ce pays.


Et si ! Laurent Gbagbo était dans son droit et avait raison.
http://www.wat.tv/video/on-veut-gbagbo-part-12-decembre...

Il est quand même temps d'arrêter de considérer les Africains comme d'éternelles et fatales victimes des vilains néo-colonialistes occidentaux.

Ces peuples ont aussi leur part de responsabilité dans les conflits qui frappent l'Afrique.


Lors des élections présidentielles ivoiriennes, quelque 30.000 Ivoiriens de France étaient appelés à voter, dans des bureaux de vote en France, notamment en Ile-de-France.
Les forces de l'ordre (françaises donc) ont été contraintes de fermer des bureaux de vote lors des deux tours, car les Ivoiriens se battaient entre eux.

C'est la faute aux vilains Occidentaux, ça ?

Ces peuples raisonnent encore en terme d'ethnies; alors soit, la colonisation européenne n'a rien arrangé puisqu'a soutenu des ethnies au pouvoir contre d'autres.
Mais l'Afrique est tout de même indépendante depuis les années '60....


Je viens d'un pays qui a aussi été colonisé, frappé par des guerres meurtrières; c'est un régime communiste, mais le peuple n'est pas là à se lamenter et prétexter que tous ses malheurs viennent des vilains néo-colonisateurs...

Malheureusement c'est une réalité ce que dit rom,L'Afrique viens de fêter les 50 ans d’indépendance et on vois le résultat que ce soit sur le plan Economique et encore moins politique.
On discuter de la politique française en Afrique,d'ailleurs il y a eu 2 documentaires sur F2 "LA FRANCE AFRIQUE" très instructif sur la politique africaine de De Gaulle a Mitterrand et qui montre les dérives de la France et le procès ELF en est la preuve.
Mais de la a faire endosser a la France la corruption,les dictateurs qui ne veulent pas quitter le pouvoir,les républiques ou les présidents s’élisent a vie(99%) et un mauvais procès qui ne rend pas service aux africains mais leurs fait croire que c'est les autres les méchants et non eux qui refusent de voir la réalité en face.

Depuis la proclamation des résultats défintifs,les occidenatux ont été formtement critiqués pour s'être prononcé en faveur de Ouattara car les autorités ivoiriennes considérant qu'ils n'ont pas le droit d'intervenir dans les affaires internes du pays.
Bien vrai que le dernier mot revenait au conseil constitutionnel comme l'ont si bien dit Guy Labertit,Moscou ou Pékin , l'Onu avait des observateurs un peu partout dans les bureaux de vote le jour du scrutin,et il a été signalé au représentant Young-Jin Choa qu'il n'ya eu aucune irrégularité et avec tout ce quiproquo,je crois bien que l'Onu représentai l'autorité la plus fible,chose sur laquelle communauté internationale s'est certainement fondée pur soutenir Ouattara...

Justement, ledit Young-Jin Choi a confirmé que Ouattara a bien gagné ces Présidentielles.

Sources ? ce site.. africano-antillais-caraibéen (bref afro-centré, qu'on ne peut donc accusé d'être pro-Occident). :) 


Citation :
Côte d'Ivoire : Young-Jin Choi explique pourquoi c’est Alassane Ouattara qui a gagné
08/12/2010

Le chef de l'ONUCI a détaillé les trois méthodes utilisées pour déterminer que le vainqueur de la présidentielle était Alassane Ouattara et a récusé les attaques du camp Gbagbo


Young-Jin Choi, le chef de l’ONUCI (Opération des Nations-Unies en Côte d’Ivoire) a expliqué lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’ONUCI ce mercredi (8/12/10) quelles étaient les trois méthodes utilisées pour déterminer quel candidat avait gagné les présidentielles ivoiriennes.

Selon le certificateur des élections en Côte d’Ivoire, ce sont ces trois méthodes, (qui ont toutes abouti au même résultat), qui ont donné la "conviction absolue" qu’Alassane Ouattara était le véritable vainqueur de la présidentielle.

- La première méthode consistait à obtenir les tendances du vote le plus tôt possible. Pour cela, l’ONUCI a déployé 721 fonctionnaires dans des bureaux de vote qui avaient été préalablement choisis. Ces fonctionnaires ont annoncé au certificateur par téléphone les résultats affichés dans ces bureaux de vote au soir du dimanche 28 novembre, jour du second tour de l’élection.

- La seconde méthode consistait à envoyer 19 membres de l’ONUCI recueillir dans les 19 commissions électorales régionales les résultats que ces commissions étaient chargées de transmettre. Ces membres de l’ONUCI devaient transmettre les résultats dès le 30 novembre.

- La troisième méthode consistait à examiner intégralement l’ensemble des 20 000 procès-verbaux transmis par les autorités ivoiriennes.


Selon Young-Jin Choi, l’agrégation des résultats issus de la seconde méthode a confirmé les tendances obtenues le jour du vote avec la première méthode : "nous savions déjà presque avec certitude, qui avait gagné et qui avait perdu".


Pour décompter l’intégralité des 20 000 procès-verbaux, 120 membres de l’ONUCI ont travaillé jour et nuit, procès-verbal par procès-verbal pour voir s’il y avait des traces de fraude ou de manipulations. Puis les procès-verbaux litigieux ont été éliminés.

Concernant les éventuelles "violences dans le Nord qui auraient empêché les gens de voter", le chef de l’ONUCI a déclaré qu’au vu du taux de participation enregistré lors de ce second tour(81%), les violences n’avaient pas été assez significatives pour que les populations n’aillent pas voter.

Evoquant l’absence de signature des représentants du camp de Laurent Gbagbo sur certains procès-verbaux, Young-Jin Choi a fait savoir que l’ONUCI avait "passé en revue tous les procès verbaux dans les départements concernés et éliminé tous ceux ne portant pas la signature des représentants du camp du Président Gbagbo". Mais même après cette démarche, le résultat de l’élection n’était pas modifié de manière significative (en d’autres termes, Alassane Ouattara restait quand même vainqueur).

Le chef de l’ONUCI a également rappelé que ce n’est pas l’ONU qui avait demandé à jouer le rôle de Certificateur, mais que ce sont les dirigeants ivoiriens, suite aux accords de Pretoria en 2005, qui avait demandé à l’organisation de jouer le rôle de certificateur. "C'est une responsabilité solennelle de l'ONU envers le peuple ivoirien, qui a droit à la paix, la stabilité, la prospérité et au respect de sa volonté" a t-il ajouté.

http://www.grioo.com/ar,cote_d_ivoire_young-jin_choi_ex...


Edit : je répondais à Ooosas.

Et avec tout ça,je crois bien que Gbagbo à la presse au botte,car je voyais ce soir au Jt de F2,une image qui montrait un journal écrit avec comme titre de première page
Ouattara endeuille la côte d'ivoire a dit :
Ouattara endeuille la côte d'ivoire
faisant certainement référence aux militants pro-Ouattatra abbatus hiers par les forces de l'ordre.Et ce titre rreprésente bien une voie de secours pour le président sortant qui veut se disculper du fait d'avoir tiré sur des manifestants non armés.

Citation :


Le président sortant de Côte d'Ivoire reproche à l'Onuci et à la Licorne de prendre parti dans le conflit qui l'oppose au vainqueur de l'élection présidentielle, Alassane Ouattara.

"Cela implique que le gouvernement ivoirien s'oppose d'ores et déjà au renouvellement de cette opération qui expire le (lundi) 20 décembre 2010", a-t-elle ajouté.
Selon ce communiqué, "le gouvernement ivoirien considère que l'Onuci a largement failli à sa mission en posant des actes qui ne sont pas conformes à son mandat" d'impartialité, l'accusant d'avoir soutenu les forces ex-rebelles alliées au rival de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara.

L'opération onusienne compte quelque 10.000 Casques bleus et la force Licorne de l'ex-puissance coloniale française environ 900 hommes.



"On va libérer totalement notre pays"
Laurent Gbagbo a demandé samedi 18 décembre le départ "immédiat" de la mission de l'Onu dans le pays, l'Onuci, et de la force militaire française Licorne, selon un communiqué de son gouvernement lu à la télévision d'Etat. "Le président de la République de Côte d'Ivoire vient de demander le départ immédiat du territoire ivoirien de l'Onuci et des forces françaises qui la soutiennent", selon ce texte lu par la porte-parole du gouvernement Gbagbo, Jacqueline Lohouès Oble.


Plus tôt samedi, Charles Blé Goudé, leader des jeunes partisans de Laurent Gbagbo, l'un des deux présidents proclamés de Côte d'Ivoire, a appelé le peuple "à s'apprêter à livrer" le "combat" contre le camp de son rival Alassane Ouattara.

"Nous allons défendre la dignité et la souveraineté de notre pays jusqu'à la dernière goutte de notre sueur", a déclaré Charles Blé Goudé, leader des "jeunes patriotes" et ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo.

"Je demande à tous les Ivoiriens de s'apprêter à livrer ce combat, on va libérer totalement notre pays", a-t-il dit. "La récréation est terminée !", a-t-il ajouté.



"Gbagbo n'est pas le sous-préfet de (Nicolas) Sarkozy"

Un rassemblement des "jeunes patriotes" est prévu samedi après-midi dans le quartier pro-Gbagbo de Yopougon à Abidjan, afin de nous "mettre en ordre de bataille à travers tout le pays", a-t-il annoncé.

"Gbagbo n'est pas le sous-préfet de (Nicolas) Sarkozy", le président français, et celui-ci "devra passer sur nos corps pour s'attaquer à Gbagbo", a ajouté Charles Blé Goudé.

Charles Blé Goudé, surnommé "général de la rue", avait été le fer de lance de violentes manifestations anti-françaises en 2003 et 2004 à Abidjan.

Il est soumis depuis 2006 à des sanctions de l'ONU, gel de ses avoirs et interdiction de voyager.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101218...

Doit-on rester, au risque d'être accusés d'ingérence et de ne pas respecter la souveraineté du Gabon - quel Gabon ? celui-ci est coupé en 2...
Doit-on se retirer, au risque d'être accusés d'avoir laisser se perpétrer des massacres ? difficile de croire que Gbagbo et Ouattara pourront s'entendre sans joyeux massacres...

Ça commence à sentir mauvais en Côte d'Ivoire, Gbagbo commence à sortir de son armoire ses gants de boxe ainsi que tout le reste de la panoplie.

Son annonce aux forces de l'ONU, de bien vouloir quitter le territoire a été radicale et sans demi-mesure. Plus les jours passent et plus on se dirige vers la seule issue qui mènera à un affrontement militaire et bien entendu il y aura des morts.

Est-ce que l'ONU devait s'occuper de contrôler la comptabilisation des votes, l'ONU devrait se retrouver aussi en France, pour contrôler les votes et voir si l'on ne met pas des bulletins de vote dans les chaussettes.

Aurait-on des leçons à donner à la Côte d'Ivoire sur la façon de voter, sur la façon d'avoir des emplois fictifs, sur la façon d'être impartial, sur la façon de parler et de ne jamais tenir les engagements : << Je serais le Président de ceci et de cela, Bla-bla-bla >>.

Serions nous irréprochables, ainsi que les pays de l'ONU, je n'en mettrais pas ma main au feu !

Pour moi les solutions sont somme toute bien évidentes : Mr Paquebeau doit laisser sa place devant une telle pression de la communauté internationale. Au cas contraire il s'expose à de très gros problèmes.
Mais d'un autre côté cet homme a l'armée et les médias avec lui, et je n'ai pas la mémoire courte : il y a de cela 8 ans Zorro et ses rebelles ont participé aux massacres de nombreux proches de membres de l'armée régulière.
Et puis tout n'est pas blanc et noir, et on ne va pas forcer Mr Ouatte à ratisser les rangs adverses !

Il y aurait une cinquantaine de morts et 200 blessés selon l'ONU..
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/plus-de-...


Par ailleurs, plus haut j'évoquais les Ivoiriens de France qui se battent (ça a conduit à la fermeture de bureaux de vote en Ile-de-France).

Aujourd'hui, la Mairie de Paris a laissé défilé 200 à 300 Ivoiriens pro-Gbagbo, et ça a dérapé. :sarcastic: 


Citation :
Des heurts ont opposé dimanche après-midi à Paris des partisans des deux présidents proclamés de Côte d'Ivoire Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, faisant deux blessés, dont un à l'arme blanche, a annoncé la préfecture de police de Paris. Selon la préfecture, «entre 200 et 300» militants pro-Gbagbo s'étaient rassemblés place de la République d'où ils comptaient défiler jusqu'à la place de la Bastille quand «une centaine» de pro-Ouattara sont arrivés.

Des forces de l'ordre nombreuses

Des échauffourées ont alors éclaté entre les deux camps faisant deux blessés, l'un à l'arme blanche, sans que la gravité de son état ne soit connue, l'autre à l'oeil par un coup de ceinturon, selon la PP. Les forces de l'ordre, nombreuses, sont intervenues dès le déclenchement des heurts et ont procédé à quelques dizaines de vérifications d'identité.

Le calme revenu, les deux camps ont continué à se faire face à distance, a constaté une journaliste de l'AFP. Les pro-Gbagbo, installés au centre de la place, entendaient «dénoncer l'ingérence de Nicolas Sarkozy et de la communauté internationale», a expliqué Brigitte Kuyo, responsable du Front populaire ivoirien (FPI, parti de Laurent Gbagbo) en France.

«Gbagbo n'est pas un sous-préfet de Sarkozy», «Les Ivoiriens disent non à l'armée française», «Non à l'Onuci, non à l'occupation», pouvait-on lire sur des pancartes. Laurent Gbagbo a réclamé le départ des Casques bleus de l'ONU et des soldats de la force française Licorne.

A l'entrée de l'avenue de la République, les pro-Ouattara étaient maintenus à distance par la police. «ADO, ADO, ADO», criaient-ils, scandant les initiales de leur favori (Alassane Dramane Ouattara).

http://www.20minutes.fr/article/641539/france-deux-bles...


Curieuse, la banderole des Ivoiriens de France pro-Gbagbo......



Un peuple, une nation, un guide ?... Ein Volk, ein Reich, ein Führer.

J'imagine que les assoc ne porteront pas plainte pour apologie du nazisme : un noir ne peut être raciste, m'enfin ! :) 

Si j'étais le conseiller de Ouattara,je lui dirais de se retirer bravement de cette bataille en évoquant comme raison de ce retrait le simple fait qu'il ne veuille pas que plus de sang ivoirien coule à cause d'un apprenti dictateur trop égoïste pour lâcher son trône.Et que pour le bien de la côte d'ivoire,il préfère lâcher prise afin que tous ces affrontements prennent fin.
Alors,de cette façon,il ressort de ce combat comme une sorte de "matyr" et il se présente de nouveau aux élections de 2015 et on verra bien comment LG se débrouillera cette fois-ci...

Paris ! La ville où il ne fait plus bon vivre. Mais ça, c'était avant ! ---> :)  http://www.youtube.com/watch?v=NOW0kWhUKDo& (petite coupure de5 secondes sur cette vidéo).


Une simple répétition, de ce qui va se passer de plus en plus fréquemment dans notre belle ville lumière. Ils vont s'entretuer à Paris pour la Présidence de la Côte d'Ivoire. :( 


Paris deviendra la Ville de France ou les manifestations du monde entier se tiendront entre gens de couleurs et de religions différentes. Paris deviendra le lieu des rouspétances et des manifestations en tous genres pour les rouspéteurs de la planète. :D 


Paris Martyrisé, Paris Humilié, Mais ! Paris Rassasié de tout ce capharnaüm.

Ooosas a dit :
Si j'étais le conseiller de Ouattara,je lui dirais de se retirer bravement de cette bataille en évoquant comme raison de ce retrait le simple fait qu'il ne veuille pas que plus de sang ivoirien coule à cause d'un apprenti dictateur trop égoïste pour lâcher son trône.Et que pour le bien de la côte d'ivoire,il préfère lâcher prise afin que tous ces affrontements prennent fin.
Alors,de cette façon,il ressort de ce combat comme une sorte de "matyr" et il se présente de nouveau aux élections de 2015 et on verra bien comment LG se débrouillera cette fois-ci...


Le probleme avec les elections en Afrique c'est que le suivant est generalement du meme type que le precedent.
Les ivoiriens ne sont ivoiriens qu'en dehors de cote d'ivoire. (ce shema est applicable pour pratiquement tout les etat d'afrique noire)

Ooosas a dit :
Si j'étais le conseiller de Ouattara,je lui dirais de se retirer bravement de cette bataille en évoquant comme raison de ce retrait le simple fait qu'il ne veuille pas que plus de sang ivoirien coule à cause d'un apprenti dictateur trop égoïste pour lâcher son trône.Et que pour le bien de la côte d'ivoire,il préfère lâcher prise afin que tous ces affrontements prennent fin.
Alors,de cette façon,il ressort de ce combat comme une sorte de "matyr" et il se présente de nouveau aux élections de 2015 et on verra bien comment LG se débrouillera cette fois-ci...


Apprenti...déjà bien confirmé!!!

Ha! Un confirmé n'aurait jamais eu la communauté internationale cul....Un confirmé,ça sait donner des ordres sans qu'ils ne soient discutés.Un confirmé,c'est quelqun qui a les moyens (financiers,militaires,des relations...) pour s'imposer sur le plan national comme international,Bref,c'est tout le contraire de notre ami LG.

Prenons le cas du leader lybien,ça fait maintenant plus de 40ans qu'il gouverne en maître absolu sans partage,pensez-vous qu'une situation similaire là-bas aurait provoqué tout ce brouhaha... :aha:

Certes, (peut-être...), mais ce n'est pas (et de loin) un enfant de cœur. Ce personnage, comme beaucoup d'autres Dirigeants Africain, sont plus ou moins des "Dictateurs" sans que personne (et surtout la France) ne trouve à y redire.
Pour la Côte d'Ivoire, il en va de même.

La meilleure des preuves, c'est quant même tout ce temps que ce Monsieur à attendu avant de convier ses compatriotes à s'exprimer par les urnes.

On mesure aujourd'hui ce qu'il est véritablement, et cela était prévisible.

Par ailleurs, je ne parle pas son concurrent, car ne le connaissant pas suffisamment, mais peut-être que c'est le même...l'Afrique est comme cela et je pense que cela ne va pas s'arrêter de sitôt.

Hello,j'suis tombé par hasard sur ça et ça laisse vraiment à réfléchir :) 

Depuis plus de deux semaines, je suis fatigué. Fatigué, souvent consterné, et parfois scandalisé par les contre-vérités, manipulations et autres bobards qui circulent sur les forums d'Internet concernant la situation actuelle en Côte d'Ivoire. En général, par mauvaise foi, par ignorance ou tout simplement par stupidité. Ce sont souvent des messages émanant soit de partisans à outrance de M.Gbagbo, soit de personnes n'ayant rien à voir avec tout ça, mais se permettant de donner un avis tranché (sans avoir, je le soupçonne, jamais mis les pieds en Côte d'Ivoire, voire en Afrique).

C'est pourquoi je pense nécessaire de prendre à mon tour la "plume" pour exposer ou rétablir certaines vérités ivoiriennes, et contrer par là les arguments de ceux qui tentent de distiller la haine ou le trouble dans l'esprit des gens :

1. "Le président Gbagbo a été légitiment élu en respect de la constitution ivoirienne".

Malgré les affirmations de la cohorte de "juristes" qui ont défilé les uns après les autres sur la RTI, c'est tout simplement faux. Le code électoral ivoirien est très clair. L'article 64 précise la chose suivante : "Dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, il prononce l'annulation de l'élection. La date du nouveau scrutin est fixée par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections. Le scrutin a lieu au plus tard 45 jours à compter de la date de la décision du Conseil constitutionnel ».

En annulant le scrutin dans seulement 7 départements et non l'élection complète, le Conseil constitutionnel n'a pas respecté la Constitution. En conséquence, sa proclamation de Laurent Gbagbo comme vainqueur et président est nulle sur le plan juridique, et son investiture une mascarade. Il n'a actuellement aucune légitimité sur le plan légal, y compris en Côte d'Ivoire.


2. "Le président Gbabgo est le garant de la cohésion et de la paix sociale, et le rempart de la démocratie en Côte d'Ivoire".

Pendant sa campagne électorale, Gbabgo, dans ses meetings et ses discours, a multiplié les attaques et accusations (souvent mensongères). Il n'a eu de cesse de stigmatiser des groupes ethniques, des opposants, réveillant et utilisant les démons de l'ivoirité. Il a utilisé et continue à utiliser les bas instincts ethniques des gens, les montant les uns contre les autres.

Les gens du Nord ne demandent qu'une chose : retrouver une Côte d'Ivoire unifiée et fraternelle, dans laquelle ils ne soient pas ignorés. Ils ne sont pas des "rebelles" assoiffés de sang, mais juste des frères qui ont besoin de reconnaissance. Je ne suis pas du Nord, mais j'ai pu le constater.

Laurent Gbagbo.
Laurent Gbagbo (à droite).


Quant à Gbagbo rempart de la démocratie, faisons un rapide bilan des 2 dernières semaines :
- manipulation de la Constitution à des fins personnelles, entraînant un coup d'Etat déguisé ;
- suppression ou suspension de l'accès par la population aux médias indépendants ou opposants ;
- répression violente de manifestations comprenant des tirs contre des civils.

"Régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par une personne ou par un groupe de personnes (junte) qui l'exercent sans contrôle, de façon autoritaire". C'est la définition du dictionnaire Larousse d'une dictature. Ce terme me semble correspondre beaucoup plus au régime actuel de M. Gbagbo, que celui de démocratie. Rien que le fait d'avoir nommé ministre un activiste haineux comme Charles Blé Goudé est suffisamment révélateur.


3. "Ouattara est un pantin des Occidentaux, qui ne pense qu'à leur livrer les ressources de la Côte d'Ivoire pour s'enrichir".

Depuis pas mal d'années, les grandes entreprises internationales n'ont pas eu besoin de Ouattara pour exploiter les ressources de la Côte d'Ivoire (Total, Boloré, etc.). C'est déjà en cours depuis longtemps, et ce dans de nombreux domaines : filière du cacao, pétrole, exploitation minière... Je ne parle même pas du trafic portuaire.
Et qui a signé tous ces contrats d'exploitation ? Devinez...
Laurent, Simone et leurs mogos.

Alassane Ouattara, Côte d'Ivoire
Alassane Ouattara.


A en croire les experts internationaux, la gestion de ces revenus est complètement opaque, malgré les sommes colossales que cela représente. Une chose est sûre pour les gens qui connaissent vraiment le pays, c'est que ce n'est pas passé dans les fonds publics : Abidjan est devenu une poubelle géante, les infrastructures du pays (routes et rues en particulier) sont complètement gâtées, les fonctionnaires sont peu (voire pas) payés...

Je préfère de très loin un président qui traite avec les mêmes sociétés internationales (elles sont de toutes façons incontournables), mais pour enrichir l'Etat et que cela rejaillisse sur la population ivoirienne plutôt qu'enrichir les intéressés comme c'est le cas actuellement. Les miens s'enfoncent dans la pauvreté depuis des années et c'est ce que Gbagbo appelle un bilan. Oh, c'est vrai que, selon lui, la guerre ne lui a pas permis de mener à bien ses projets. Guerre finie en 2006, il y a 4 ans...


4. "La RTI est un média qui..."

Je mets tout de suite un coup d'arrêt. La RTI n'est pas un média, c'est une arme de propagande. La dernière information objective fournie par la RTI date du 29 novembre 2010. Il s'agissait des résultat de votes de la diaspora. Dès le lendemain, elle a basculé dans l'adulation du "guide suprême" Gbagbo.

Logo RTI


Pour ceux qui ne vivent pas en Côte d'Ivoire (avec exemple français) : imaginez une télévision sur laquelle il n'y a aucune information objective et sur laquelle on ne parle que de Sarkozy et on l'encense toute la journée. Sur laquelle l'opposition n'a pas voix au chapitre (de toute façon, on n'en parle même pas) et rien n'existe en dehors des réussites du pouvoir en place, au mépris des réalités. Et imaginez ça dans une société où il n'existe aucune radio libre, sauf une radio indépendante "pirate" qui change de fréquence régulièrement pour continuer à émettre (radio Onuci, celle des Nations Unies), aucune autre chaîne de télévision et aucun journal d'opposition (l'armée est intervenue vendredi dans les imprimeries, pour empêcher la parution des journaux d'opposition. Ceux-ci sont suspendus). Le tout dans un pays où il n'y a plus de SMS (les services ont été arrêtés pour éviter que les informations circulent).
Ca vous évoque un régime totalitaire, non ?
Et bien, c'est ce que vivent les citoyens de Côte d'Ivoire actuellement.

La seule source d'information pluraliste reste Internet. Pour l'instant.


5. "Le 16 décembre, les forces de sécurité n'ont fait qu'œuvrer pour se défendre et restaurer l'ordre public".

Des témoins nombreux et variés (manifestants, journalistes, chefs d'entreprises, employés...) affirment avoir constaté de visu que les FDS avaient en plusieurs endroits (Koumassi, Adjamé, Abobo) ouvert le feu sciemment à balles réelles sur des manifestants désarmés, hommes comme femmes. Aucun de ces témoins n'a mentionné de tirs venant des manifestants civils vers les FDS (bien sûr, cela ne concerne pas les affrontements entre FDS et FAFN). Si ces affirmations sont confirmés, cela constitue selon le droit des conflits armés un "crime contre l'humanité" (avec accusation de meurtre). En conséquence, la Cour pénale internationale (et non le Tribunal pénal international, qui est une institution uniquement dédiée aux crimes commis en ex-Yougoslavie) pourrait tout-à-fait déclencher une enquête et engager des poursuites contre les responsables... jusqu'au plus haut niveau. Ca n'arrive pas qu'aux autres, Gbagbo peut appeler Charles Taylor pour le lui demander.


5. "De toute façon, Ouattara ne sera jamais accepté comme président puisqu'au Sud, tout le monde le déteste".

Cette affirmation est fausse. Au fil des années, le brassage de la population ivoirienne (du aux mariages inter-ethniques et aux mouvements de populations), ainsi que la dégringolade économique du pays ont fait que la popularité de Ouattara n'a cessé de monter. Je l'ai constaté année après année dans les cours des quartiers populaires d'Abidjan (Koumassi, Treichville, Abobo ou Yop) comme dans les autres grandes villes du Sud, même en brousse : les affiches du RHDP fleurissaient et les gens parlaient ouvertement.

A la veille des élections, pour 54,1 % des Ivoiriens, Ouattara représentait l'espoir de changement et d'amélioration de leur situation. Aujourd'hui, ce sont les mêmes électeurs (pères et mères de famille, gamins) qui sont la cible des balles de Gbagbo. Et ce sont eux, le peuple.
Il suffit de regarder la carte des votes pour comprendre la réalité des choses : Gbagbo n'a recueilli que 45,9 % des voix pour environ 1/3 du territoire. Ceux qui disent le contraire sont soit mal informés (ou déformés par la propagande officielle), soit d'une mauvaise foi irrécupérable. Si certains me lisent et ne le savent pas, Ouattara a été majoritaire sur toute la région de San Pedro, ainsi que chez les Agni à Agnibilekrou.


Enfin, 2 petits points qui me hérissent :

- Pour ceux qui reprochent à Ouattara et à Soro de ne pas avoir été au premier rang du cortège vendredi, arguant du fait que Gbagbo, lui, était dans les manifestations. A l'époque où Gbagbo était opposant, on ne tirait pas à la Kalashnikov sur des gens désarmés. Ceux qui ont vécu les manifestations depuis 20 ans le savent. Si Ouattara avait été au premier rang, aujourd'hui, il serait mort, et Gbagbo et sa clique auraient sorti le champagne.

- pour ceux qui invoquent Jésus, la Vierge et les Saints pour justifier ou soutenir l'action du régime en place, je pense que le Christ n'aurait pas approuvé qu'on tire à l'arme automatique sur des civils. Et à mon avis, il aurait plus été dans les rangs des manifestants que dans ceux de la garde républicaine.


Il y aurait encore beaucoup à dire, mais je m'arrête là. Ces arguments, je les expose sans haine, sans injures et sans menaces. Simplement et posément. Avec l'espoir que le soleil se lèvera, que l'amour triomphera de la haine, et que mes enfants pourront grandir dans un pays où l'on peut se lever pour dire la vérité ou exprimer ses opinions sans avoir peur comme c'est le cas actuellement. Je rêve d'une Côte d'Ivoire où, enfin, on puisse prendre une bière au maquis entre amis de toutes ethnies, même Français, Belges, etc... Pas celle que propose Gbagbo, en tous cas.

On pourra me reprocher d'être partisan. Bien sûr que je suis partisan et je le revendique. Comment ne peut-on pas l'être quand on est en train d'étouffer la volonté d'un peuple exprimée par les urnes, qu'on l'assassine dans la rue pour avoir voulu la rappeler, qu'on lui supprime la possibilité de savoir ce qui se passe vraiment dans le pays et dans le monde. Que le seul dialogue qu'on lui propose soit celui des armes et du sang versé (et à verser)...


Enfin, je vous conseille un texte qui m'a marqué ces derniers jours. Il s'agit de la lettre ouverte de l'écrivaine Fatou Keïta adressée à Gbagbo. Elle m'a ému jusqu'aux larmes.

C'était avant que le sang ne coule.
a dit :
Depuis plus de deux semaines, je suis fatigué. Fatigué, souvent consterné, et parfois scandalisé par les contre-vérités, manipulations et autres bobards qui circulent sur les forums d'Internet concernant la situation actuelle en Côte d'Ivoire. En général, par mauvaise foi, par ignorance ou tout simplement par stupidité. Ce sont souvent des messages émanant soit de partisans à outrance de M.Gbagbo, soit de personnes n'ayant rien à voir avec tout ça, mais se permettant de donner un avis tranché (sans avoir, je le soupçonne, jamais mis les pieds en Côte d'Ivoire, voire en Afrique).

C'est pourquoi je pense nécessaire de prendre à mon tour la "plume" pour exposer ou rétablir certaines vérités ivoiriennes, et contrer par là les arguments de ceux qui tentent de distiller la haine ou le trouble dans l'esprit des gens :

1. "Le président Gbagbo a été légitiment élu en respect de la constitution ivoirienne".

Malgré les affirmations de la cohorte de "juristes" qui ont défilé les uns après les autres sur la RTI, c'est tout simplement faux. Le code électoral ivoirien est très clair. L'article 64 précise la chose suivante : "Dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, il prononce l'annulation de l'élection. La date du nouveau scrutin est fixée par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections. Le scrutin a lieu au plus tard 45 jours à compter de la date de la décision du Conseil constitutionnel ».

En annulant le scrutin dans seulement 7 départements et non l'élection complète, le Conseil constitutionnel n'a pas respecté la Constitution. En conséquence, sa proclamation de Laurent Gbagbo comme vainqueur et président est nulle sur le plan juridique, et son investiture une mascarade. Il n'a actuellement aucune légitimité sur le plan légal, y compris en Côte d'Ivoire.


2. "Le président Gbabgo est le garant de la cohésion et de la paix sociale, et le rempart de la démocratie en Côte d'Ivoire".

Pendant sa campagne électorale, Gbabgo, dans ses meetings et ses discours, a multiplié les attaques et accusations (souvent mensongères). Il n'a eu de cesse de stigmatiser des groupes ethniques, des opposants, réveillant et utilisant les démons de l'ivoirité. Il a utilisé et continue à utiliser les bas instincts ethniques des gens, les montant les uns contre les autres.

Les gens du Nord ne demandent qu'une chose : retrouver une Côte d'Ivoire unifiée et fraternelle, dans laquelle ils ne soient pas ignorés. Ils ne sont pas des "rebelles" assoiffés de sang, mais juste des frères qui ont besoin de reconnaissance. Je ne suis pas du Nord, mais j'ai pu le constater.

Laurent Gbagbo.
Laurent Gbagbo (à droite).


Quant à Gbagbo rempart de la démocratie, faisons un rapide bilan des 2 dernières semaines :
- manipulation de la Constitution à des fins personnelles, entraînant un coup d'Etat déguisé ;
- suppression ou suspension de l'accès par la population aux médias indépendants ou opposants ;
- répression violente de manifestations comprenant des tirs contre des civils.

"Régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par une personne ou par un groupe de personnes (junte) qui l'exercent sans contrôle, de façon autoritaire". C'est la définition du dictionnaire Larousse d'une dictature. Ce terme me semble correspondre beaucoup plus au régime actuel de M. Gbagbo, que celui de démocratie. Rien que le fait d'avoir nommé ministre un activiste haineux comme Charles Blé Goudé est suffisamment révélateur.


3. "Ouattara est un pantin des Occidentaux, qui ne pense qu'à leur livrer les ressources de la Côte d'Ivoire pour s'enrichir".

Depuis pas mal d'années, les grandes entreprises internationales n'ont pas eu besoin de Ouattara pour exploiter les ressources de la Côte d'Ivoire (Total, Boloré, etc.). C'est déjà en cours depuis longtemps, et ce dans de nombreux domaines : filière du cacao, pétrole, exploitation minière... Je ne parle même pas du trafic portuaire.
Et qui a signé tous ces contrats d'exploitation ? Devinez...
Laurent, Simone et leurs mogos.

Alassane Ouattara, Côte d'Ivoire
Alassane Ouattara.


A en croire les experts internationaux, la gestion de ces revenus est complètement opaque, malgré les sommes colossales que cela représente. Une chose est sûre pour les gens qui connaissent vraiment le pays, c'est que ce n'est pas passé dans les fonds publics : Abidjan est devenu une poubelle géante, les infrastructures du pays (routes et rues en particulier) sont complètement gâtées, les fonctionnaires sont peu (voire pas) payés...

Je préfère de très loin un président qui traite avec les mêmes sociétés internationales (elles sont de toutes façons incontournables), mais pour enrichir l'Etat et que cela rejaillisse sur la population ivoirienne plutôt qu'enrichir les intéressés comme c'est le cas actuellement. Les miens s'enfoncent dans la pauvreté depuis des années et c'est ce que Gbagbo appelle un bilan. Oh, c'est vrai que, selon lui, la guerre ne lui a pas permis de mener à bien ses projets. Guerre finie en 2006, il y a 4 ans...


4. "La RTI est un média qui..."

Je mets tout de suite un coup d'arrêt. La RTI n'est pas un média, c'est une arme de propagande. La dernière information objective fournie par la RTI date du 29 novembre 2010. Il s'agissait des résultat de votes de la diaspora. Dès le lendemain, elle a basculé dans l'adulation du "guide suprême" Gbagbo.

Logo RTI


Pour ceux qui ne vivent pas en Côte d'Ivoire (avec exemple français) : imaginez une télévision sur laquelle il n'y a aucune information objective et sur laquelle on ne parle que de Sarkozy et on l'encense toute la journée. Sur laquelle l'opposition n'a pas voix au chapitre (de toute façon, on n'en parle même pas) et rien n'existe en dehors des réussites du pouvoir en place, au mépris des réalités. Et imaginez ça dans une société où il n'existe aucune radio libre, sauf une radio indépendante "pirate" qui change de fréquence régulièrement pour continuer à émettre (radio Onuci, celle des Nations Unies), aucune autre chaîne de télévision et aucun journal d'opposition (l'armée est intervenue vendredi dans les imprimeries, pour empêcher la parution des journaux d'opposition. Ceux-ci sont suspendus). Le tout dans un pays où il n'y a plus de SMS (les services ont été arrêtés pour éviter que les informations circulent).
Ca vous évoque un régime totalitaire, non ?
Et bien, c'est ce que vivent les citoyens de Côte d'Ivoire actuellement.

La seule source d'information pluraliste reste Internet. Pour l'instant.


5. "Le 16 décembre, les forces de sécurité n'ont fait qu'œuvrer pour se défendre et restaurer l'ordre public".

Des témoins nombreux et variés (manifestants, journalistes, chefs d'entreprises, employés...) affirment avoir constaté de visu que les FDS avaient en plusieurs endroits (Koumassi, Adjamé, Abobo) ouvert le feu sciemment à balles réelles sur des manifestants désarmés, hommes comme femmes. Aucun de ces témoins n'a mentionné de tirs venant des manifestants civils vers les FDS (bien sûr, cela ne concerne pas les affrontements entre FDS et FAFN). Si ces affirmations sont confirmés, cela constitue selon le droit des conflits armés un "crime contre l'humanité" (avec accusation de meurtre). En conséquence, la Cour pénale internationale (et non le Tribunal pénal international, qui est une institution uniquement dédiée aux crimes commis en ex-Yougoslavie) pourrait tout-à-fait déclencher une enquête et engager des poursuites contre les responsables... jusqu'au plus haut niveau. Ca n'arrive pas qu'aux autres, Gbagbo peut appeler Charles Taylor pour le lui demander.


5. "De toute façon, Ouattara ne sera jamais accepté comme président puisqu'au Sud, tout le monde le déteste".

Cette affirmation est fausse. Au fil des années, le brassage de la population ivoirienne (du aux mariages inter-ethniques et aux mouvements de populations), ainsi que la dégringolade économique du pays ont fait que la popularité de Ouattara n'a cessé de monter. Je l'ai constaté année après année dans les cours des quartiers populaires d'Abidjan (Koumassi, Treichville, Abobo ou Yop) comme dans les autres grandes villes du Sud, même en brousse : les affiches du RHDP fleurissaient et les gens parlaient ouvertement.

A la veille des élections, pour 54,1 % des Ivoiriens, Ouattara représentait l'espoir de changement et d'amélioration de leur situation. Aujourd'hui, ce sont les mêmes électeurs (pères et mères de famille, gamins) qui sont la cible des balles de Gbagbo. Et ce sont eux, le peuple.
Il suffit de regarder la carte des votes pour comprendre la réalité des choses : Gbagbo n'a recueilli que 45,9 % des voix pour environ 1/3 du territoire. Ceux qui disent le contraire sont soit mal informés (ou déformés par la propagande officielle), soit d'une mauvaise foi irrécupérable. Si certains me lisent et ne le savent pas, Ouattara a été majoritaire sur toute la région de San Pedro, ainsi que chez les Agni à Agnibilekrou.


Enfin, 2 petits points qui me hérissent :

- Pour ceux qui reprochent à Ouattara et à Soro de ne pas avoir été au premier rang du cortège vendredi, arguant du fait que Gbagbo, lui, était dans les manifestations. A l'époque où Gbagbo était opposant, on ne tirait pas à la Kalashnikov sur des gens désarmés. Ceux qui ont vécu les manifestations depuis 20 ans le savent. Si Ouattara avait été au premier rang, aujourd'hui, il serait mort, et Gbagbo et sa clique auraient sorti le champagne.

- pour ceux qui invoquent Jésus, la Vierge et les Saints pour justifier ou soutenir l'action du régime en place, je pense que le Christ n'aurait pas approuvé qu'on tire à l'arme automatique sur des civils. Et à mon avis, il aurait plus été dans les rangs des manifestants que dans ceux de la garde républicaine.


Il y aurait encore beaucoup à dire, mais je m'arrête là. Ces arguments, je les expose sans haine, sans injures et sans menaces. Simplement et posément. Avec l'espoir que le soleil se lèvera, que l'amour triomphera de la haine, et que mes enfants pourront grandir dans un pays où l'on peut se lever pour dire la vérité ou exprimer ses opinions sans avoir peur comme c'est le cas actuellement. Je rêve d'une Côte d'Ivoire où, enfin, on puisse prendre une bière au maquis entre amis de toutes ethnies, même Français, Belges, etc... Pas celle que propose Gbagbo, en tous cas.

On pourra me reprocher d'être partisan. Bien sûr que je suis partisan et je le revendique. Comment ne peut-on pas l'être quand on est en train d'étouffer la volonté d'un peuple exprimée par les urnes, qu'on l'assassine dans la rue pour avoir voulu la rappeler, qu'on lui supprime la possibilité de savoir ce qui se passe vraiment dans le pays et dans le monde. Que le seul dialogue qu'on lui propose soit celui des armes et du sang versé (et à verser)...


Enfin, je vous conseille un texte qui m'a marqué ces derniers jours. Il s'agit de la lettre ouverte de l'écrivaine Fatou Keïta adressée à Gbagbo. Elle m'a ému jusqu'aux larmes.

C'était avant que le sang ne coule.


http://www.lepost.fr/article/2010/12/18/2344586_cote-d-ivoire-dire-la-verite-tout-simplement.html

Dans la même page,un commentaire laisse des questions en suspens :
Chère Mamaléa,

L'armée, en tant que pilier de l'état, devrait en effet être neutre et veiller à la sauvegarde du peuple. Mais les grands chefs FANCI ont fait le choix de suivre pour l'instant le boulanger (je pense par intérêt personnel).[b a dit :
Mais je ne suis pas sûr que la troupe des FDS soit en grande majorité fanatique de Gbagbo. Surtout qu'à terme, Ouattara devrait obtenir la gestion des comptes par la BCEAO, qui correspond aussi au paiement des fonctionnaires... et militaires. "Les lionceaux écoutent le lion quand la chasse a été bonne".

Pour moi, l'obsession de Gbagbo est de continuer à régner sur la Côte d'Ivoire, même si celle-ci est devenue un champs de ruines. Mais ce que nous faisons sur Internet, en exprimant nos idées et en les argumentant, est la forme de combat que le régime de Gbagbo nous laisse. C'est la dernière. Et c'est déjà une victoire que le plus de gens possible sache ce qui se passe vraiment et quelles sont les impostures et crimes qui se déroulent.

N'oublie pas que, quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever.
Fais attention à toi, on se tient.
Très cordialement.
Kapikpata.
]Chère Mamaléa,

L'armée, en tant que pilier de l'état, devrait en effet être neutre et veiller à la sauvegarde du peuple. Mais les grands chefs FANCI ont fait le choix de suivre pour l'instant le boulanger (je pense par intérêt personnel). Mais je ne suis pas sûr que la troupe des FDS soit en grande majorité fanatique de Gbagbo. Surtout qu'à terme, Ouattara devrait obtenir la gestion des comptes par la BCEAO, qui correspond aussi au paiement des fonctionnaires... et militaires. "Les lionceaux écoutent le lion quand la chasse a été bonne".

Pour moi, l'obsession de Gbagbo est de continuer à régner sur la Côte d'Ivoire, même si celle-ci est devenue un champs de ruines. Mais ce que nous faisons sur Internet, en exprimant nos idées et en les argumentant, est la forme de combat que le régime de Gbagbo nous laisse. C'est la dernière. Et c'est déjà une victoire que le plus de gens possible sache ce qui se passe vraiment et quelles sont les impostures et crimes qui se déroulent.

N'oublie pas que, quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever.
Fais attention à toi, on se tient.
Très cordialement.
Kapikpata.
[/b]

Citation :
La situation dégénère en Côte d'Ivoire. Les affrontements se multiplient à Abidjan et dans l'Ouest. « Le pays est entré dans une phase militarisée. On assiste à des scènes de guerre », affirme Rinaldo Depagne, chercheur à l'International Crisis Group. Laurent Gbagbo refuse toujours de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de la présidentielle du 28 novembre par la communauté internationale, mais presque dénué de pouvoir et retranché à l'hôtel du Golfe d'Abidjan. Leur rivalité menace de replonger le pays dans la guerre civile. Les combats ont déjà fait 315 morts depuis la mi-décembre, selon l'ONU. Mais le bilan risque de s'alourdir avec les violents affrontements des derniers jours.

L'ONU prise pour cible
La mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), accusée par le clan Gbagbo d'être acquise à Ouattara, est aussi prise pour cible. Lundi, deux de ses employés ont été brièvement enlevés à Abidjan par des partisans de Gbagbo, a-t-elle déclaré. Le même jour, des forces fidèles au président sortant ont tiré sur des enquêteurs de l'ONU qui tentaient de vérifier si l'embargo sur les armes, mis en place en 2004, avait été violé avec la livraison présumée d'hélicoptères venant de la Biélorussie à destination du clan Gbagbo – ce que ces derniers démentent. Etranglé par les sanctions économiques, Gbagbo tente de sauver sa tête. Il compte notamment sur les divisions des organisations africaines, la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest et l'Union africaine, laquelle tarde à rendre ses conclusions pour une issue pacifique à la crise. Sauf que, selon Rinaldo Depagne, « plus le temps passe, plus Ouattara perd sa légitimité démocratique ».


Fuite
Sur le plan humanitaire, la crise a fait 108 000 réfugiés,dont 68 000 se trouventau Liberia voisin, selon les Nations unies.Les organisations humanitaires estiment qu'ils pourraient être 100 000 au Liberia d'ici à avril.

http://www.20minutes.fr/article/679317/monde-la-crise-i...

SOS Racisme, Cohn-Bendit vont-ils réclamer une intervention militaire comme ils le font pour la Libye ?
Le PS va-t-il fustiger le soutien de Roland Dumas à Gbagbo; Royal va-t-elle demandé l'éviction de Gbagbo de l'Internationale Socialiste dont elle est vice-présidente ?

Les habituels anticolonialistes qui hier hurlaient au néocolonialisme face au soutien du gouvernement français à Ouattara s'en repentiront-ils ?

Rom tu ne peut pas t’empêcher de caricaturer,tu le sais très bien que l'ONU est a Abidjan et que si intervention il y a, c'est l'ONU qui décidera.
Ce n'est pas le cas de la Libye qui est plus complexe qu'on le croit car la situation n'est pas aussi clair qu'on le croit.Aujourd'hui une intervention en Libye signifiera un grand bain de sang sans compter les dégâts dans les opinions arabes.
Concernant l'internationale socialiste Ségolène ne décide pas seule,comme pour ben Ali,hollande avait demandé l'exclusion mais ça n'a pas été suivi(c'est pierre moscovici qui le disait dans mot croisé).
Concernant Dumas il était la bas en tant qu'avocat.Mais moi aussi j'ai été choqué vu son ancien poste de ministre des AE.

Où est-ce que je caricature au juste ?

SOS Racisme et l'Allemand Cohn-Bendit ne réclament-ils pas une intervention militaire immédiate en Libye ?
Sont-ils à ce point ignorants de la totale incompétence de l'ONU en matière de résolution de massacres en cours ?

A l'inverse, tout le monde ferme les yeux au sujet de la Côte d'Ivoire - comme ce fut le cas au Darfour, en RDC, au Sri-Lanka etc - alors que l'extrême-gauche est systématiquement en 1ère ligne pour manifester en faveur des Gazaouites.


Concernant ce que déclaraient Hollande ou Moscovici, grosse tranche de rigolade : comme par hasard, le parti de Ben Ali n'a été évincé de l'IS que le 18 janvier dernier, après sa chute.
Or pour le parti de Moubarak, Aubry et Moscovici avaient parlé de faire le ménage au sein de l'IS, et le parti de Moubarak en a été viré... le 31 janvier.

Faut croire que la vice-présidente de l'IS (Royal) n'est finalement pas très influente puisqu'elle ne s'est pas exprimée en qualité de vice-présidente de l'IS, lors de ces vagues de manif.


Quant à Dumas, il s'y est rendu en qualité d'avocat, mais d'avocat de Gbagbo. Dont le parti est toujours membre de l'IS.

Les socialos peuvent donc difficilement s'ériger en donneurs de leçons, eux qui n'ont pas su de leur côté voir que leurs poulains (Ben Ali, Moubarak, Gbagbo) étaient de vilains dictateurs depuis toutes ces décennies.


Edit : il n'en reste pas moins que ça se massacre en Côte d'Ivoire, mais tout le monde a le regard tourné vers la seule Libye.
Les 300 morts et quelques en CI, c'est un « détail de l'Histoire ».

Les femmes ivoiriennes, mais aussi les fillettes de 5-6 ans, subissent des viols, une arme régulièrement utilisée au cours des guerres (depuis ces vingt dernières années : Balkans, Rwanda, RDC et donc Côte d'Ivoire).

Citation :
Alors que les hommes se disputent violemment le pouvoir, les femmes pâtissent discrètement du conflit. En Côte d'Ivoire, pays déchiré entre pro-Ouattara et pro-Gbagbo, le viol est utilisé comme arme de guerre. Gaëtan Mootoo et Salvatore Saguès, deux chercheurs d'Amnesty International en charge de l'Afrique de l'Ouest, ont enquêté sur le sujet.

Dans un camp comme dans l'autre, on profite de l'escalade de violence pour détruire les populations, moralement comme physiquement. Le but ? Affaiblir le camp adversaire. Salvatore Saguès parle d'humiliation :

« On viole des femmes, des fillettes de 5-6 ans aux vieilles dames de 60 ou 70 ans. Et le fait que des femmes de tout âge soient victimes de ce genre d'actes montre bien qu'il y a une volonté de rabaisser la femme et la communauté dans son ensemble. »


Gaëtan Mootoo insiste sur le fait que les femmes sont victimes de violences sexuelles par les deux parties :

« A la fois du groupe d'opposition armé – les membres des Forces nouvelles – et des membres des Forces de défense et de sécurité loyales au Président sortant Laurent Gbagbo. »


Les premiers soutiennent Alassane Ouattara, qui a été internationalement reconnu comme le vainqueur de l'élection présidentielle ; les seconds sont partisans de Laurent Gbagbo, le Président sortant qui refuse de reconnaître les résultats entérinés par l'ONU. (...)





La suite , horrible, ici
http://www.rue89.com/2011/03/03/en-cote-divoire-le-viol...


Mais toujours le même silence des politiciens et assoc pseudo-humanistes qui, à propos des révoltes au Maghreb/Mashrak, manifestent dans les rues en se proclamant tous Tunisiens, tous Egyptiens, tous Palestiniens... :sarcastic: 

Citation :
Ils ne peuvent pas être partout.

Mauvaise réponse.

Quand on s'érige en humaniste, on l'est pour toutes les causes exigeant de défendre les droits de l'Homme; pas exclusivement celles qui peuvent se révéler intéressantes par pur clientélisme.


Observe-t-on actuellement de la part des pseudo-humanistes qui un jour se déclarent Palestiniens, un autre jour Tunisiens, le lendemain encore Egyptiens, Libyens ou même Tibétains, une quelconque demande d'intervention en Côte d'Ivoire où ça se massacre par centaines, ou ça viole ?
Non, silence absolu.

Où sont les SOS Racisme, les BHL, les NPA, les Cohn-Bendit ?
Pourquoi ce lourd silence de ces fervents défenseurs des droits de l'Homme que sont les socialistes, qui, contrairement aux vilains néocolonisateurs de droite, ont dénoncé ces horrrribles dictatures du monde arabe - ayant découvert le caractère dictatorial une fois que les régimes sont tombés ou ont été en voie de l'être.


Est-il si absurde de se poser ces questions ?

Citation :
Est-il si absurde de se poser ces questions ?


Non au contraire,ma réponse n’était pas dans le sens ou il ne faut pas parler de ça mais simplement d'agir en notre âme et conscience comme on dit.
Moi je m'en fout que ces gens que tu cite font du clientélisme,et tu a raison de le dénoncer mais que gagne les causes que tu veut défendre.

Citation :
ayant découvert le caractère dictatorial une fois que les régimes sont tombés ou ont été en voie de l'être.


Je ne suis pas d'accord avec toi,les pays occidentaux savaient qu'en face ils y avaient des dictateurs,mais des relations d’états a états qui auraient été largement suffisant on est passé a des amitiés personnelle.
C'est la que les dirigeants occidentaux portent une lourde responsabilités et je me répète peut-être,car ceux qui se la joue aujourd'hui main propre feraient bien de faire profil bas et qu'ils nous disent comment vont-ils faire quand ils seront au pouvoir(par ex vont-ils se fâcher avec l'Arabie saoudite,les pays africains,le Maghreb et rompre les relations diplomatiques?).

écoutez moi je suis au coeur de l'action en plein quartier d'abobo ,zone déclarée zone de guerre ,on ne sait effectivement pas qui controle qui,les deux camps commettent des atrocités d'une part les forces de défenses et de sécurités fidèles au président laurent gbagbo comme en témoigne le mitraillage de ces femmes qui ont osé faire une marche de protestation le jeudi passé et qui ont reçu des balles d 'un char et d'autre part les jeunes fidèles à ouattara commettent aussi des scènes de pillage et de barbarie ,la presse fait des commentaires la dessus mais il faut la vivre pour s'apercevoir que la crise ivoirienne à pris une autre allure plus que dramatique,pour tous ceux qi connaissent à abidjan abobo ,la zone de tension quasi permanente ils sauront que je dis vrai et je suis bel et bien au quartier abobo_baoulé

Je viens de lire sur le site d'Al Jazeera que Choi Young-jin, le représentant spécial de l'ONU pour la Côte d'Ivoire, a décidé de déployer 2.000 soldats onusiens supplémentaires; afin de renforcer les quelque 8.000 Casques bleus qui y sont déjà présents (les quelques centaines de soldats français déjà sur place le sont eux dans le cadre de l'opération Licorne, indépendante de MINUCI mais dont l'action a été validée par l'ONU).

http://english.aljazeera.net/news/africa/2011/03/201135...

Or les violences continuent (massacres, viols de fillettes et de femmes), les soldats de l'ONU sont même pris à partie..

L'incapacité de l'ONU à imposer la paix est, encore une fois, prouvée.
Cf les Balkans, la Somalie, le Rwanda, le Darfour, la RDC, le Nigéria ou même la Géorgie, le Sri-Lanka etc.

non ooosas internet n'est pas coupé mais la connection est instable ,bon c'est surtout dû en majeure partie au manque d'infrastructures adéquates ,tu sais cette crise ivoirienne il faut la vivre pour pouvoir mieux l'expliquer ,tantôt la presse dit vraie tantôt les infos sont estampillées de contrevérités ,tout compte fait la classe politique n'a pas joué franc jeu ,que l'on soit pro gbagbo ou pro alassane tout le monde est fatigué de ce jeu pervers et nul n'aspire en réalité à vivre des atrocités

Citation :
Des combats nourris entre les forces fidèles à Laurent Gbagbo et des partisans d'Alassane Ouattara ont eu lieu dimanche à la frontière du Liberia. Les tirs entre les deux camps étaient nettement perceptibles dans les villages situés du côté libérien de la frontière, où des combattants ivoiriens blessés affluaient pour recevoir des soins, selon des habitants du secteur. «Nous, ici, à Tapeta, n'avons pas dormi de la nuit en raison des vacarme des armes. Il semble que la guerre progresse vers cette zone», a déclaré un responsable local de la Croix-Rouge souhaitant conserver l'anonymat.

Les combats ont éclaté samedi dans une ville de l'Ouest ivoirien réputée pour être un bastion de Gbagbo, lequel résiste depuis le second tour de l'élection présidentielle ivoirienne, le 28 novembre, aux pressions internationales visant à lui faire céder le pouvoir à Ouattara. Des centaines d'Ivoiriens ont trouvé la mort depuis la certification de la victoire d'Ouattara par l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci). Des dizaines de milliers d'autres ont fui vers le Liberia, où l'on craint désormais un débordement du conflit ivoirien.

http://www.20minutes.fr/ledirect/681770/monde-les-comba...

La communauté internationale a les yeux rivés sur la Libye, mais en Côte d'Ivoire, c'est également la guerre...

BHL, qui en bon opportuniste, s'est rendu en Libye, fera-t-il le déplacement jusqu'en Côte d'Ivoire ? :sarcastic: 

C'est vrai que les révolutions dans les pays arabes,occulte le massacre que vit le peuple ivoiriens.
J'ai entendu que le CPI aller enquêter sur la tueries des femmes qui manifester pacifiquement.
C'est le moment pour l'ONU pour s'affirmer comme vraiment un organisme indispensable,les ivoiriens ont autant droit a la dignité que les libyens ou autres.C'est vrai aussi qu'il n'ont pas de pétrole.

Citation :

A Abidjan, le 24 février 2011, des habitants fuyaient par centaines un quartier après de violents affrontements (archives). © AFP PHOTO/ISSOUF SANOGO


L'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN), alliée à Alassane Ouattara, a pris dimanche la ville de Toulépleu, dans l'ouest du pays, aux forces du président sortant Laurent Gbagbo après de violents combats, ont indiqué des élus locaux et les FN.

Grande ville proche de la frontière avec le Liberia, Toulépleu est située en zone sud restée sous le contrôle du président Laurent Gbagbo après le putsch manqué de 2002, à l'issue duquel la rébellion, baptisée plus tard Forces nouvelles, avait pris le nord du pays. Depuis environ deux semaines, les combats ont repris dans l'ouest entre Forces de défense et de sécurité (FDS) de M. Gbagbo, appuyées par des miliciens, et éléments FN, faisant craindre une reprise des affrontements sur la ligne de front de 2002-2003. Ces combats ont amplifié l'exode d'habitants de la région vers le Liberia, alors que plusieurs dizaines de milliers d'Ivoiriens s'y sont déjà réfugiés depuis le début de la crise opposant Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu président élu par la communauté internationale après le scrutin de novembre.

Réunion demandée par l'Union africaine

Devant la récente flambée de violences, dans l'ouest et à Abidjan, le Conseil de sécurité de l'ONU a dit redouter une "résurgence de la guerre civile". De son côté, le panel de l'Union africaine sur la crise ivoirienne a exigé "l'arrêt immédiat des tueries" et des manifestations pouvant "dégénérer en troubles et en violences". Plus de 370 personnes ont été tuées dans des violences depuis fin 2010, selon l'ONU. Par l'intermédiaire du président de la Commission de l'UA, Jean Ping, les cinq présidents africains du panel ont invité samedi les rivaux ivoiriens à une réunion avec les chefs d'Etat du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA, le 10 mars à Addis Abeba. M. Ouattara a accepté, mais M. Gbagbo et le président du Conseil constitutionnel Paul Yao N'Dré, allié de M. Gbagbo et également invité, n'ont pas encore fait connaître leur réponse.

http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2011-03/cote-d-ivoire-l...


Photo trouvée sur le site 20' :

Un opposant à Laurent Gbagbo brandit un couteau dans le quartier d'Abobo, à Abidjan, le 3 mars 2011.
Crédit : L.GNAGO / REUTERS


« Résurgence de la guerre civile ».
Euh... des pro-Ouattara qui ont repris une ville aux pro-Gbagbo, des massacres et des viols de représailles sont perpétrés, près de 400 morts, des gens qui fuient sur les routes.. Mais ce ne serait toujours pas une guerre civile ?

Je ne vois pas vraiment de différence avec ce qu'il se passe en Libye.


Lu aussi cet article publié dans l'Expess (témoignages de pro-Ouattara).
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/tensions...

personnellement l'onu pouvait mener cet arbitrage mais dès lors qu'il est considéré partisan par un camp, principalement par celui de monsieur gbagbo pensez vous que toutes ces décisions seront suivies par les deux camps ,absolument pas ,parcequ'on verra toujours la manifestation rebelle ou la main occidentale au détriment d'un gouvernement nationaliste

Citation :


Les forces armées fidèles au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo ont lancé samedi à Abidjan une attaque contre le quartier d'Abobo, où se tiennent les fidèles dAlassane Ouattara. «Nous venons de lancer une grande offensive pour débarrasser Abobo des terroristes. Ca passe ou ça casse», explique une source à l'état-major des Forces de défense et de sécurité (FDS).


Des habitants rapportent des tirs d'arme lourde dans Abobo et depuis le nord du quartier voisin de Cocody, qui abrite notamment la résidence de Laurent Gbagbo et le siège de la télévision publique. L'un d'eux affirme avoir vu en fin de matinée rouler vers Abobo quatre blindés, quatre transports de troupe «remplis de militaires», et «deux pick-up avec des mortiers».

Les FDS affrontent depuis mi-février des insurgés pro-Ouattara dans ce quartier devenu l'épicentre de la crise née de la présidentielle de novembre, qui a fait près de 400 morts dans le pays selon l'ONU.

http://www.leparisien.fr/international/abidjan-tirs-d-a...

Et toujours le silence des instances internationales et des politiciens français...

L'avenir de l'Afrique se joue en Côte d'Ivoire

Citation :
Laurent Gbagbo n'est pas Francisco Franco, et la Côte d'Ivoire de 2011 n'est pas l'Espagne de 1936. Mais ce qui se joue ces jours-ci à Abidjan, où la guerre civile a déjà commencé, n'est rien de moins que l'avenir de l'idée démocratique en Afrique. Tout comme celle-ci était en cause en Europe lorsque la guerre civile embrasa la jeune République espagnole.

La crise née en décembre 2010 du refus du président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, de reconnaître la victoire de son adversaire Alassane Ouattara oppose certes deux hommes, mais surtout deux légitimités : celle de la souveraineté populaire s'exerçant par le suffrage universel et celle de la force armée, qui s'est une nouvelle fois exprimée, mardi 8 mars, lorsque M. Gbagbo a fait tirer sur la foule.

Une victoire de la force en Côte d'Ivoire consacrerait le triomphe de la brutalité sur le droit. Elle discréditerait par avance toutes les futures élections en Afrique. A quoi bon aller voter si c'est pour que le vaincu conserve le pouvoir ou s'en empare ?

Or pas moins de dix-huit scrutins présidentiels sont prévus en 2011 sur le continent. C'est dire l'immense risque de déstabilisation et de contagion autoritaire que comporterait le maintien du président ivoirien sortant.

A l'inverse, l'installation de M. Ouattara, président élu, reconnu par l'Union africaine (UA) et les Nations unies, constituerait un avertissement retentissant pour les candidats à la présidence éternelle qui voudraient suivre les brisées de M. Gbagbo.

Affirmer cela ne signifie pas voter à la place des Ivoiriens. Ils se sont exprimés clairement à l'automne 2010. Cela ne suffit pas non plus pour décerner a priori à M. Ouattara un brevet de démocrate. Cela veut dire simplement que la démocratie progressera sur le continent africain lorsque les hommes sauront s'effacer devant les institutions.

Pour autant, il revient aux Africains de conquérir leur démocratie. Un président qui serait imposé par les Occidentaux, ou semblerait l'être, verrait sa légitimité largement compromise. Ce n'est pas le cas de M. Ouattara, qui a été élu à l'issue d'un processus organisé sous l'égide des Nations unies, processus qu'avait accepté M. Gbagbo lui-même au terme de plusieurs années de négociations.

Un demi-siècle après les indépendances africaines, la moindre ingérence des anciens colonisateurs ou des Etats-Unis ne ferait qu'alimenter la rhétorique "anti-impérialiste" dont se pare abusivement M. Gbagbo. L'heure n'est donc pas, comme en 1936 pour l'Espagne, au débat sur une intervention occidentale.

Le processus mis en place par l'UA consistant à charger un "panel" de cinq présidents africains de trouver une sortie de crise pour la Côte d'Ivoire va dans le bon sens. Leurs conclusions, qui doivent être remises, jeudi 10 mars, constituent l'une des - minces - sources d'espoir.

Aider les Africains à résoudre la crise ivoirienne par les Africains est une nécessité et aussi une urgence. Avant que la guerre civile ne provoque l'éclatement de la Côte d'Ivoire, au risque d'embraser ensuite l'Afrique de l'Ouest.


http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/10/l-avenir...

Tout est dit, avec beaucoup de clarté.

Laissons-les donc se massacrer, se violer; idem en Libye, en RDC.

Oui, parce que si on intervient, ce sera du néocolonialisme.
Mais vu qu'il est néocolonialiste de les aider, autant les dissuader de venir trouver refuge en France, chez leur ancien colonisateur.

Question de cohérence.
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