Ils représentent 90% de l’économie mondiale. Les dirigeants des pays les plus puissants du monde se réunissent ce jeudi à Séoul. Sur fond de "guerre des monnaies", le 5e sommet s'augure mal.
L'ouverture officielle du sommet du G20 doit avoir lieu jeudi soir. Une manifestation géante à Séoul est prévue. 50.000 policiers au bas mot, quadrillent depuis plusieurs jours les rues de la capitale sud-coréenne. Mais derrière les apparats ou encore les impressionnantes mesures de sécurité, c'est à l'intérieur même du sommet que la menace gronde.
Guerre des monnaies
Les dirigeants des pays les plus riches de la planète doivent entamer les discussions afin de tenter de corriger les grands déséquilibres économiques mondiaux. Une gouvernance mondiale qui est aujourd'hui remise en question sur fond de nationalismes exacerbés. Les pays ne cachent plus leur désaccord et critiquent vertement les deux super-puissances - Etats-Unis/Chine - qu'ils accusent de mettre en péril l'équilibre économique international en dévaluant leur monnaie respective.
"Chaque pays est resté sur sa position de départ (...) Le ton est monté." Même le porte-parole du comité présidentiel sud-coréen du G20, Kim Yoon-Kyung, le reconnaît. Les représentants des ministères des Finances, réunis à la veille du sommet pour le projet de communiqué final, ont été incapables de se mettre d'accord sur les sujets clés des devises et des déséquilibres des comptes courants.
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