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L'Élysée veut renforcer le contrôle des vols

Dernière réponse : dans Actualité

L'objectif est d'obliger les compagnies aériennes à fournir des renseignements sur leurs passagers. Mais plusieurs pays européens sont encore réticents.

De l'avis de l'un des participants, l'heure était à la «cohésion» mercredi autour du président de la République, à l'Élysée. Les événements exceptionnels qui se succèdent, ces jours-ci, sur le front du terrorisme international, ont conduit Nicolas Sarkozy à réunir en urgence les principaux responsables de la sécurité nationale, en présence de Claude Guéant, son secrétaire général. On notait notamment, outre la participation du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, celles du préfet de police de Paris, Michel Gaudin, et du chef du contre-espionnage, Bernard Squarcini.

La réunion devait se tenir à huis clos, mais, la veille, le président, en visite en Grande-Bretagne, avait donné le ton, en déclarant : «Notre vigilance est totale. Nous travaillons avec nos alliés, je ne dirai même pas au quotidien, mais heure par heure. Nous échangeons des informations, nous croisons nos renseignements et nous essayons d'harmoniser nos réponses.» «Coordonner» pour mieux «anticiper» : tel est le défi que doivent relever les États à l'heure où d'importantes failles sont apparues dans les systèmes de sûreté aérienne avec l'affaire des colis piégés partis du Yémen.

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Je ne comprends pas bien ce qu'on à voir les réticences de « plusieurs pays européens », le ciblage a priori sur certaines compagnies aériennes étant déjà possible dans le cadre de la lutte anti-fraudes, anti-trafics mais aussi antiterroriste...

En revanche, la Grèce est une véritable passoire : si elle laisse déjà passer les clandestins, elle peut aussi laisser passer les terroristes....

Une force européenne (dispositif Frontex) doit du reste être déployée le long de la frontière gréco-turque.

Des experts en sécurité aérienne européens et américains étaient réunis, vendredi à Bruxelles, pour identifier les failles du contrôle du fret et de la poste par avion dans l'UE à la suite des tentatives d'attentat émanant de Grèce et du Yémen. "Aucune décision n'est attendue" à l'issue de cette réunion organisée par la Commission européenne et la présidence belge de l'Union européenne, a précisé une source européenne et il n'est pas certain que le résultat de leurs travaux soit communiqué. Mais ils feront des recommandations qui seront soumises aux ministres de l'Intérieur appelés, eux, à se réunir lundi, ainsi qu'à leurs collègues des Transports qui se retrouveront ultérieurement. L'urgence a dicté l'organisation de cette réunion qui a commencé à 10 heures.

Deux colis piégés postés à Athènes adressés à la chancelière allemande Angela Merkel et au chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi ont été convoyés sans contrôle. La lettre destinée à Mme Merkel a été désamorcée à la chancellerie à Berlin. Celle pour M. Berlusconi a été interceptée à l'aéroport de Bologne. Au total, ce sont quatorze colis piégés, dont le dernier adressé à l'ambassade de France à Athènes a été neutralisé jeudi, qui ont été expédiés presque simultanément lundi et mardi. Obligeant la Grèce à suspendre l'expédition du courrier international pendant 48 heures.

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C'est une mission pour 007...

Sans rire, cela devient inquiétant et l'accélération de ce type de pratiques est réelle. Se réunir est sûrement une bonne chose, mais l'essentiel serait de s'entendre tous et trouver des accorts pour très vite prendre des mesures adéquates afin de prévenir toutes tentatives nouvelles.

Mais dans un dossier comme celui là il faut que tout le monde joue le jeu, et c'est loin d'être le cas (exemple de la Grèce).
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