L'objectif est d'obliger les compagnies aériennes à fournir des renseignements sur leurs passagers. Mais plusieurs pays européens sont encore réticents.
De l'avis de l'un des participants, l'heure était à la «cohésion» mercredi autour du président de la République, à l'Élysée. Les événements exceptionnels qui se succèdent, ces jours-ci, sur le front du terrorisme international, ont conduit Nicolas Sarkozy à réunir en urgence les principaux responsables de la sécurité nationale, en présence de Claude Guéant, son secrétaire général. On notait notamment, outre la participation du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, celles du préfet de police de Paris, Michel Gaudin, et du chef du contre-espionnage, Bernard Squarcini.
La réunion devait se tenir à huis clos, mais, la veille, le président, en visite en Grande-Bretagne, avait donné le ton, en déclarant : «Notre vigilance est totale. Nous travaillons avec nos alliés, je ne dirai même pas au quotidien, mais heure par heure. Nous échangeons des informations, nous croisons nos renseignements et nous essayons d'harmoniser nos réponses.» «Coordonner» pour mieux «anticiper» : tel est le défi que doivent relever les États à l'heure où d'importantes failles sont apparues dans les systèmes de sûreté aérienne avec l'affaire des colis piégés partis du Yémen.
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