Voilà des chiffres dont devraient s'emparer l'opposition et les syndicats. La réforme des retraites pourrait creuser le déficit de l'assurance chômage de 440 à 530 millions d'euros par an à partir de 2017, selon l'Unédic, organisme gestionnaire de l'assurance chômage.
L'explication est simple. Étant donné les taux d'activité et d'emploi des seniors observés jusqu'ici, le recul progressif de l'âge légal de la retraite de 60 à 62 ans d'ici à 2018 pourrait générer un surcoût lié à l'indemnisation plus longue de chômeurs. L'augmentation parallèle des cotisations des seniors conservant leur emploi serait alors insuffisante pour compenser le manque à gagner.
Pour parvenir à ces chiffres, l'Unédic a établi deux scénarios. Selon le premier, dans lequel le taux d'emploi à 60 ans et plus resterait identique de 2010 à 2018, l'impact négatif sur les comptes serait de 230 millions d'euros en 2015, 480 millions en 2016 et 530 millions ensuite.
Un deuxième scénario un peu moins coûteux
Selon le second scénario, dans lequel la hausse du taux d'emploi des 60 ans et plus atteindrait un point sur l'ensemble de la période, l'impact négatif serait moindre, grâce à une plus grande augmentation des cotisations chômage. Mais la réforme coûterait tout de même 200 millions d'euros en 2015, 420 millions en 2016 et 440 millions à partir de 2017.
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