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faut il brûler les sociologues?

Forum Etudes / Travail : faut il brûler les sociologues?

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bonjour, je cherche de l'aide pour mon sujet de colles se basant sur le livre d’Alain Finkielkraut , "la défaite de la pensée", et mon sujet s'intitule, "faut il brûler les sociologues?" .
si vous avez des idées de plan, ou des informations à m'apporter ce serait super! merci

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Non parce qu'après on va en prison...:d

Répondre à abel_b

Moi qui comptait me lancer en fac de Sociologie... :D

Répondre à Vince_b@IDN

Méfie toi des gens avc des briquets !

Répondre à abel_b

Et avec des bidons d'essence accessoirement...

Répondre à Vince_b@IDN

Un plan ? pour brûler un sociologue tu veux dire? Va à Nanterre il y en a plein... ^^

Répondre à MeisterH

Moi que Nanterre tentait...

Décidément... Suis-je condamné à mourir brûlé ? :D

Répondre à Vince_b@IDN

Fallait pas trahir la voie scientifique :(. La vie te fait payer.

Répondre à abel_b

j'ai pas compris le sujet mais si j'ai bien compris, pour toi, les sociologues seraient responsables d'un nivellement vers le bas de la pensée intellectuelle aujourd'hui ?

------------------------------ Cela fait 6 jours que nous sommes en 2010
Répondre à canardwc_strikes_back

Moi non plus je ne comprends pas ... Surtout comment tu as trouvé ce sujet du livre ...

Citation :

La Défaite de la pensée (1987) : Après Freud sous les auspices de qui est écrit ce livre, il s'agit d'analyser le malaise dans la culture, qui va grandissant. Car la culture, c'est la vie associée à la pensée. Mais aujourd'hui il est courant de nommer culturelles des activités d'où la pensée est absente. Alors que Freud voyait dans les contradictions de la civilisation les causes de cet inévitable malaise qui s'abat sur les hommes, Finkielkraut, lui, dénonce l'impasse du « tout culturel » qui confond selon lui toute activité avec un fait de culture et la politique du « tout culturel » du Ministre de la culture de l'époque (Jack Lang). En correspondance il considère que l'École suit cette même pente, qui la détruit.


source : Wikipedia

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Répondre à RedTux

Si j'ai bien compris, en socio on considère les productions humaines matérielles et immatérielles comme concept de culture, concept qui n'introduit aucune valeur qualitative. Il y a donc conflit avec la Culture, autre concept qui lui a une forte valeur qualitative (les beaux arts, la musique savante, etc.).
En ce qui concerne les politiques Lang, l'idée est que chacun est producteur de biens culturels, Lang envisage la création culturelle selon une approche collective et festive (ex : la fête de la musique). Pour ce genre d'approche culturelle, il n'y a plus de sélection, puisque l'on est supposé pouvoir mettre à même niveau les créations de tricot de grand mère et les tapisseries des Gobelins, chacun ayant une valeur propre à son contexte, époque...
En opposition, les politiques Malraux, par exemple, favorisent l'éducation, la sensibilité artistique, et l'approche individuelle et transcendante à l'oeuvre, le sublime kantien. Ce rapport est basé sur une approche qualitative, individuelle, en opposition à l'autre, qui est plutôt quantitative et collective.
On peut résumer cela à deux volontés, une culture des masses, pour l'un, et la masse de la culture pour l'autre. Je ne sais pas si c'est vraiment en rapport avec le sujet mais bon.
Ce qui faut voir c'est que les deux ont des avantages et problèmes.
Il y a aussi la problématique du désert culturel : les enseignants (primaire, secondaire et supérieur confondus) n'ont pas le bagage culturel à transmettre à leurs élèves/étudiants...
J'espère que ça peut aider...

Répondre à MeisterH

MeisterH a écrit :

Il y a aussi la problématique du désert culturel : les enseignants (primaire, secondaire et supérieur confondus) n'ont pas le bagage culturel à transmettre à leurs élèves/étudiants...


Les élèves/étudiants ont ils réellement cette Envie Profonde de trouver un Emploi, se former, enrichir leurs connaissances alors que l'Avenir ne leur promet strictement rien ?

Ne pas toujours rejeter la faute sur les Enseignants...

Répondre à Vince_b@IDN

Tout d'abord, il ne s'agit pas vraiment de mes opinions.
Ensuite, le problème ne vient pas que des enseignants, il y a un problème d'altération des réalités. L'accent est de plus en plus porté sur les formations très spécialisées, techniques, un apprentissage en somme et ce, avec une forte pression morale, dès les petites classes. Il est dit que le chômage attend tout un chacun n'ayant pas ces compétences. Il est vrai que ces formations techniques sont très importantes, ceci est lié au renforcement de de plus en plus intense de la spécialisation, quel que soit le domaine observé. Ces spécialisations sont positives dans la mesure où elles augmentent la productivité générale (et sont supposées garantir un meilleur niveau de vie, une charge horaire moins importante, ceci est plus ou moins vérifié). Maintenant, qui dit spécialisation, dit mise à l'écart de connaissances globales, de la culture générale. Les enseignements purement ou même relativement intellectuels sont mis en disgrace - par exemple, faire la fac de philo est mal vu de nos jours, alors qu'il y a quelques dizaines d'années, c'était le sommet -. Il y a, semble-t-il une certaine volonté de garder la population dans l'ignorance, donc, même si les professeurs avaient la volonté de transmettre ils se heurteraient à un public qui refuse ces enseignements, car les juge inutiles. Ce qui est faux, non seulement ces enseignements donnent un plus, pour la future vie professionelle dans laquelle tous les postulants ont généralement un même niveau d'aptitudes professionnelles, mais ces formations intellectuelles permettent de s'épanouir, d'être moins borné, plus efficace, et bien souvent de mieux vivre. On peut mettre en parallèle ce phénomène à l'arrivée croissante de couche populaires à l'université. Ces couches, ont généralement un moindre bagage culturel, et sont plus préoccupé par leur avenir financier, ceci étant tout à fait légitime. Tandis que dans les années 50 par exemple, c'est à dire, il n'y a pas si longtemps, l'accès à l'université était plus compliqué, et souvent réservé aux groupes socialements mieux lotis, les étudiants pouvant flaner à l'étude de la philosophie ou de l'économie, puisque n'ayant de toute façon pas de soucis à se faire financièrement parlant.
Enfin, il est notoire que l'université de notre époque, tout au moins en sciences humaines, ne connait pas de grand nom, de grande figure captivant les étudiants, un peu comme l'aurait fait Deleuze.
Voilà, ce sont des esquisses qui pourront, je l'espère, aider notre ami dans sa combustion de sociologues.

Répondre à MeisterH

MeisterH a écrit :

Enfin, il est notoire que l'université de notre époque, tout au moins en sciences humaines, ne connait pas de grand nom, de grande figure captivant les étudiants, un peu comme l'aurait fait Deleuze.


Même pas dans les Grandes Parisiennes (Nanterre, Sorbonne, Diderot...) ?

Répondre à Vince_b@IDN

à ma connaissance, pas de l'ampleur d'un Deleuze, mais je suis très loin d'avoir une vue d'ensemble sur la profession. Il y a quand même de très bons enseignants chercheurs, mais ces personnes là sont en général héritières des grands noms des générations passées. Peut être tout celà est il simplement lié à une dévalorisation. En tout cas je ne suis pas en train de dire que les jeunes sont moins cultivés qu'avant puisque c'est faux, l'accès au savoir n'a jamais été aussi bien partagé, ce par Internet, les politiques culturelles depuis l'après guerre, entre autre. De plus en plus de jeunes vont maintenant à l'université, de plus en plus font des études longues. Enfin il reste quand même un grand fossé entre Paris et les grandes villes de France, et les coins vraiment reculés, où l'on trouve des simulacres de centres universitaires, où les étudiants se retrouvent avec les personnes qu'ils fréquentaient déjà au primaire (ce n'est pas idéal pour l'ouverture et la découverte), et où il y a un réel déficit tant financier qu'humain (au niveau des enseignants).
Mais bon, il ne s'agit pas de dire, "c'était mieux avant", puisque les choses, au contraire, s'améliorent. Malheureusement, il y un nivellement par le bas qui est effectué dans les mass media. Disons en gros que notre société a le potentiel d'être une société d'intellectuels érudits, mais ne se donne pas trop les moyens.
Enfin, il y a aussi une image très négative qui est donnée de la jeunesse. Par exemple, il est fréquent d'entendre dire que les jeunes ne lisent pas, et bien c'est faux, les rapports sur les pratiques culturelles des français prouvent le contraire. Les jeunes lisent bien plus que la génération des "vieux" de 70 ans, qui soit dit en passant, ont en moyenne un niveau d'instruction certificat d'études, ou encore, au mieux, brevet des collèges. Même dans la génération des 40-50 ans, les bacheliers ne sont pas si nombreux. Mais ces personnes se sont formées autrement, car il y avait tout de même un certain goût du savoir. Mais encore, tout dépend du milieu social, des habitus.
Personnellement je trouve qu'il y a une dévalorisation des activités intellectuelles pures, qui sont perçues comme improductives, ou "futiles", alors qu'au contraire, les réels comportements futiles (consumérisme outrancier, fierté de la bêtise, de l'inculture, du comportement "débile" ), bien entendu soutenus par les media qui n'ont aucun mal à produire les "contenus", sont placés en valeurs. Pourtant, sans connaissances et sans ouverture, on ne peut avoir un esprit critique, et si l'ensemble de la société perd son esprit critique, c'est l'intérêt général qui est mis en péril, car les bonnes décisions ne peuvent être prises, tant au niveau politique, économique, moral ou social.

Répondre à MeisterH

Peut-etre qu'une solution à ce nivellement par le bas du niveau de culture peut trouver une solution dans l'enseignement universitaire facultatif : on pourrait proposer 1 ou 2 modules de culture générale à des filières techniques ou spécialisées, sur la base de points de binification, comme les options en terminale pour le bac.

Par exemple les étudiants de DUT ou BTS pourraient suivre 1 demi journée dans l'université la plus proche, un cours allégé de philosophie, ou autres science humaine, ou matiere artistique, l'interet étant que les enseignant aurait réellement le bagage culturel, à la différence d'un prof de français de BTS par exmple, dont la fonction est plus terre à terre.

Répondre à juju_des_alpes

ça serait certainement une bonne chose. Encore faudrait il que les étudiants en aient envie... Sans parler de ceux qui font les programmes...

Répondre à MeisterH
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