Les Néerlandais sont le premier gros contingent des forces de l'Otan à quitter le pays depuis la chute des talibans. En France, l'ancien ministre socialiste de la Défense Paul Quilès appelle à suivre le mouvement.
C'est la fin de quatre ans de mission. Les soldats néerlandais ont passé dimanche le relais aux forces américaines et australiennes pour le contrôle de la province de l'Uruzgan. Le contingent néerlandais est le premier des gros pays pourvoyeurs de troupes de la Force de l'Otan à quitter le pays, près de neuf ans après la chute des talibans. Il sera remplacé par des soldats américains, australiens, slovaques et singapouriens.
En Afghanistan depuis l'été 2006, les Pays-Bas ont déployé quelque 1950 soldats au sein de l'Isaf, principalement dans l'Uruzgan, une province du sud du pays où les talibans sont très présents. L'approche néerlandaise, surnommée «3D» pour développement, diplomatie et défense, a souvent été citée en exemple sur la scène internationale. Les Pays-Bas ont notamment pris en charge la construction d'une route entre Tarin Kowt et Chora, les deux villes les plus peuplées d'Uruzgan, et l'entraînement de 3000 soldats afghans. Leur présence dans cette région a également permis le doublement du nombre d'écoles, la vaccination de la plupart des enfants, la construction d'un centre de formation pour policiers et l'amélioration des moyens de transport.
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