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L'inquiétude des policiers après les menaces à Grenoble

Dernière réponse : dans Actualité

La brigade anticriminalité (BAC) de Grenoble est au repos… forcé. Visés par des menaces de morts prises au sérieux par les autorités, une vingtaine de fonctionnaires ont «accepté d'aller se reposer en famille», selon la directrice départementale de la sécurité de l'Isère, Brigitte Julien. Quant aux trois policiers directement impliqués dans la fusillade qui avait conduit à la mort d'un braqueur présumé le 16 juillet dans le quartier de la Villeneuve, à Grenoble, ils ont été mutés «à leur demande». «Cela n'a rien à voir avec les menaces qui peuvent peser sur leur intégrité physique. Il arrive souvent que des fonctionnaires choqués demandent à quitter un service», explique Brigitte Julien.

Les policiers de Grenoble parlent de «précaution», car «certains collègues exercent ici depuis vingt ans. Leurs noms apparaissent sur les PV ou lors des procès. C'est ainsi qu'on retrouve leur identité ou leur plaque minéralogique». Pour l'instant, des renforts de la BAC sont arrivés de Lyon et de Marseille pour maintenir l'ordre. Mais beaucoup s'inquiètent de l'avenir.

«On glisse vers un système mafieux, avec des territoires contrôlés par des voyous prêts à tuer des policiers pour venger l'un des leurs», lance Patrice Ribeiro, du syndicat Alliance. «Il y a souvent des graffitis anti-police, parfois des menaces personnalisées, mais cette fois, n'oublions pas qu'on a tiré à balles réelles sur les forces de l'ordre durant les trois nuits d'émeutes» qui ont suivi la mort du braqueur présumé Karim Boudouda, souligne Thierry Clair, du syndicat Unité Police. «La volonté de tuer est là.» Les menaces contre la BAC sont d'autant plus sérieuses que le malfaiteur présumé était le «lieutenant» du chef d'une bande de Grenoble. «La guerre entre bandes rivales à Grenoble a déjà fait 20 morts», rappelle Daniel Chomette, du syndicat SGP/Unité-police. «Ces petits délinquants de cité sont tombés dans le grand banditisme sans en avoir les codes. Ils sont hyperviolents et considèrent les policiers comme une bande rivale.»


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sam85 a dit :
La brigade anticriminalité (BAC) de Grenoble est au repos… forcé. Visés par des menaces de morts prises au sérieux par les autorités, une vingtaine de fonctionnaires ont «accepté d'aller se reposer en famille», selon la directrice départementale de la sécurité de l'Isère, Brigitte Julien. Quant aux trois policiers directement impliqués dans la fusillade qui avait conduit à la mort d'un braqueur présumé le 16 juillet dans le quartier de la Villeneuve, à Grenoble, ils ont été mutés «à leur demande». «Cela n'a rien à voir avec les menaces qui peuvent peser sur leur intégrité physique. Il arrive souvent que des fonctionnaires choqués demandent à quitter un service», explique Brigitte Julien.

Les policiers de Grenoble parlent de «précaution», car «certains collègues exercent ici depuis vingt ans. Leurs noms apparaissent sur les PV ou lors des procès. C'est ainsi qu'on retrouve leur identité ou leur plaque minéralogique». Pour l'instant, des renforts de la BAC sont arrivés de Lyon et de Marseille pour maintenir l'ordre. Mais beaucoup s'inquiètent de l'avenir.

«On glisse vers un système mafieux, avec des territoires contrôlés par des voyous prêts à tuer des policiers pour venger l'un des leurs», lance Patrice Ribeiro, du syndicat Alliance. «Il y a souvent des graffitis anti-police, parfois des menaces personnalisées, mais cette fois, n'oublions pas qu'on a tiré à balles réelles sur les forces de l'ordre durant les trois nuits d'émeutes» qui ont suivi la mort du braqueur présumé Karim Boudouda, souligne Thierry Clair, du syndicat Unité Police. «La volonté de tuer est là.» Les menaces contre la BAC sont d'autant plus sérieuses que le malfaiteur présumé était le «lieutenant» du chef d'une bande de Grenoble. «La guerre entre bandes rivales à Grenoble a déjà fait 20 morts», rappelle Daniel Chomette, du syndicat SGP/Unité-police. «Ces petits délinquants de cité sont tombés dans le grand banditisme sans en avoir les codes. Ils sont hyperviolents et considèrent les policiers comme une bande rivale.»


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On ne glisse plus, on y est bel et bien...il ne faut pas perdre de vue, que désormais les "petits voyous des Cités" (attention à l'image réductrice quant même...) tirent à l'arme à feu sur les représentants de l'ordre. Par conséquent, il ne faut pas dire cela arrive car il y a déjà quelques temps que c'est une réalité.
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