1) Diderot est un "fataliste moderne", il l'a exprimé et défendu clairement dans de nombreux ouvrages. Ici, grâce au caractère romanesque de l'oeuvre, il fait passer ses idées et réfute les arguments contraires à travers des situations souvent comiques. Ainsi Jacques, le fataliste, le valet, se montre finalement bien plus "libre" et actif qu'un maître se présentant de prime abord comme un libre-penseur.
C'est Jacques qui combat et met en déroute les brigands de l'auberge, c'est lui qui reprend au porteballe la montre volée et s'impose au lieutenant de police... C'est lui enfin qui se montre "clément et modeste", qualités que Diderot présente comme issues de ce fatalisme qu'il prône.
Grâce au roman, "qualités et défauts" ne sont plus seulement exposés mais mis en scène...
2) Le fatalisme est au coeur de nombreux débats au siècle des lumières en liaison avec la notion de liberté, de reponsabilité morale et pénale, de tolérance... Dans Jacques le fataliste, Diderot montre un maître qui n'est finalement pas plus "libre" que son valet.
Voilà Gepetto, je ne peux pas faire mieux en si peu de temps. Je n'ai pas effacé le post au dessus (celui où je me suis plantée dans la source des citations
) parce qu'il peut être utile en rappel des grandes idées du siècle des lumières ; si tu peux trouver des extraits illustrant certains d'entre eux, ça contribuerait à developper la réponse à ta deuxième question. Là, je ne t'ai donné que l'axe central
Bon courage