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Recul historique de l'augmentation des salaires

Forum Société : Recul historique de l'augmentation des salaires

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Selon un expert du cabinet auteur de l'étude, "les entreprises ont arrêté de pratiquer le saupoudrage qui consiste à augmenter très peu tout le personnel" ce qui aboutit à un taux d'augmentation inférieur à 3%, du jamais vu "depuis vingt ans".

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Bonjour

Depuis 20 ans, cela m'étonnerait. le COR (le très officiel Conseil d'Orientation des Retraites) a démontré, il y a 7 ou 8 ans déjà que la part dont bénéficie le salariat dans la répartition des richesses produites en France, ne cesse de baisser au profit de la part dont bénéficie le capital.

@+
JM

------------------------------ Respect pour mes cheveux blancs. Ils ont mis longtemps pour y arriver.
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Répondre à rigolpazavexa

Réunion générale avec le patron d'une entreprise.


Il n'y aura pas d'augmentation de salaire cette année (ce sera comme l'année dernière).

Ne vous plaignez pas! Je pourrais fermer cette entreprise, ou licencier 1/3 des effectifs.

Si quelqu'un n'est pas content, qu'il lève le doigt !

Je le répète ! Quelqu'un a quelque chose à dire ?

C'est bon ! Cette réunion générale est close, rejoignez votre travail.



Edit :

Ici le patron précise, qu'il n'y a aucune représentation syndicale, qu'il n'en veut pas, parce que c'est gênant pour ses intérêts.

Message cité 1 fois
Message édité par Jack_Clint le 14-09-2009 à 11:02:26
Répondre à Jack_Clint

Jack_Clint a écrit :

Réunion générale avec le patron d'une entreprise.


Il n'y aura pas d'augmentation de salaire cette année (ce sera comme l'année dernière).

Ne vous plaignez pas! Je pourrais fermer cette entreprise, ou licencier 1/3 des effectifs.

Si quelqu'un n'est pas content, qu'il lève le doigt !

Je le répète ! Quelqu'un a quelque chose à dire ?

C'est bon ! Cette réunion générale est close, rejoignez votre travail.



Bonjour

Pas d'organisation syndicale, dans ton entreprise ? (mis à part celle de l'employeur, Médef, CGPME, FNSEA ou autres, bien sûr).

@+
JM

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Répondre à rigolpazavexa

Je syndique
Tu syndiques
Il syndique
Nous syndiquons
Vous syndiquez
Ils nous entubent!

------------------------------ La raison, le bon sens, l'honneur, c'est difficile! je ne le pense pas!
Répondre à Razzz

Ils nous entubent! pas plus que les patrons.

Répondre à speudomodo

speudomodo a écrit :

Ils nous entubent! pas plus que les patrons.


tu as raison ajoutons l'adjectif TOUS

------------------------------ La raison, le bon sens, l'honneur, c'est difficile! je ne le pense pas!
Répondre à Razzz

Razzz a écrit :

Je syndique
Tu syndiques
Il syndique
Nous syndiquons
Vous syndiquez
Ils nous entubent!



Bonjour

Tu es, bien sûr, libre de ton opinion. Mais tu détiens la réponse à tes inquiétudes, et le refus de solutions à tes problèmes salariaux.

Je peux t'assurer que nombre d'organisations syndicales ne cherchent nullement à te sodomiser.

Sauf les plus puissantes d'entre elles, celles qui réunissent une majorité des employeurs, et qui savent utiliser leur force pour défendre et améliorer sans relâche leurs intérêts. Depuis pas mal de temps déjà hélas, le médef et ses homologues européens savent remettre, clefs en mains (parce que collectivement unis derrière une bannière bien organisée), les lois qu'ils veulent aux différents décideurs politiques.

Les syndicats de salariés, en France du moins, faibles par le manque d'effectifs, (et les éventuels effectifs, ce sont ceux qui me lisent, ainsi que les autres, c'est à dire toi, moi, lui, elle), en seraient bien incapables.

Un récent article du Monde terminait par la phrase (bien qu'il s'agisse du syndicalisme enseignant, elle est valable pour tous les autres) :
"il y a pire que le syndicat, c'est plus de syndicat (du tout)".

@+
JM

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Répondre à rigolpazavexa

En France en particulier et dans l'Europe du sud en général, nous sommes les seuls pays se caractérisant par un dialogue impossible entre syndicats patronnats et syndicats ouvriers/salariés, mais au contraire par une confrontation systématique.
Les états de l'Europe du sud étant les seuls à intégrer dans leurs partis politiques, au moins un parti communiste.


Ceci ajouté à la très faible représentation syndicale; à peine 5% dans le privé et 8% dans la Fonction publique.


Dans les états de l'Europe du nord, le dialogue est beaucoup plus présent, et surtout, le syndicalisme bien plus marqué (75-80% de syndiqués).


Quand je vois comment fonctionne les syndicats les plus puissants dans mon administration ( CGT, FO), y a de quoi être, comme moi, farouche anti-syndicaliste.
Le plus pathétique, c'est que les syndicats de la base se trouvent être les syndicats de la hiérarchie.

Exemple précis: un jour, un supérieur avait été mis en cause par un syndicat qui avait menacé de porter plainte.
Sauf que ce supérieur était adhérent d'un syndicat adverse, qui avait quelques billes à jouer contre le syndicat décidé à porter plainte. Celui-ci a hésité, et finalement reculé.
Je doute qu'il s'agisse d'un cas isolé.
Petits arrengements entre amis, au détriment des adhérents donc. Certains prétendent que ce ne sont que des "négociations" - or, sur certains sujets, il n'y a aucune négociation possible - là où je vois du chantage, du clientélisme et du corporatisme.


C'est comme lorsqu'un fonctionnaire s'avère être un c*n fini, un incompétent, un poivrot notoire, un violent/raciste ou même, véridique, un détraqué sexuel et n'a donc manifestement strictement rien à faire dans la Fonction publique.
Les syndicats les plus puissants, imprégnés d'idéologie communiste, refusent toute idée de licenciement.
Et comme ils ont de leur côté quelques cartes contre l'administration, ils obtiennent par le biais du chantage que l'incompétent conserve son poste... Du moins, si l'incapable est adhérent à l'un de ces syndicats - et généralement, il l'est, ce qui lui permet de faire des conneries en toute impunité.


Vous ne vous demandez jamais pourquoi les policiers racistes, violents etc ne sont jamais virés, ou rarement? est-ce la faute du seul Etat? à la lumière des explications données plus haut, vous verrez ces absurdités d'un autre angle.

------------------------------ Who dares wins
T'as raison ma Brenda, faut pas s'laisser aller
Répondre à rom32@idn

Personnellement je pense qu'il y a trop de syndicats, comme il y a trop de parties politiques.

Tous ces syndicats minoritaires, ne font que appauvrir en voies et en nombres les seuls vrais syndicats qui se battent réellement pour la défense des travailleurs.

Ces syndicats minoritaires sont des cailloux dans l'engrenage de la défense des travailleurs, tous ces syndicats minoritaires sont le cancer du syndicalisme, tous ces syndicats minoritaires sont souvent les empêcheurs de tourner en rond.

Ces syndicats minoritaires, représentent souvent un syndicaliste à faire payer des timbres et c'est tout. Souvent c'est la planque pour lui-même et des avancements pour lui-même.

Bravo ! aux seuls vrais syndicats majoritaires (que je ne veux pas nommer et qui se reconnaitrons) si l'on a, en ce moment des congés payés et beaucoup d'autres choses, c'est un peu grâce en partie à eux.

Essayons de ne pas perdre, ce que nous avons obtenus de longue date, par nos grands-parents et nos parent, soyons dignes de nos ancêtres et ne nous conduisons pas en chiffe molle, ces personnes faibles sans caractères et sans énergies.

Trop de syndicats divise les syndicats.

Message cité 1 fois
Message édité par Jack_Clint le 14-09-2009 à 11:55:43
Répondre à Jack_Clint

Jack_Clint a écrit :

Personnellement je pense qu'il y a trop de syndicats, comme il y a trop de parties politiques.

Tous ces syndicats minoritaires, ne font que appauvrir en voies et en nombres les seuls vrais syndicats qui se battent réellement pour la défense des travailleurs.

Ces syndicats minoritaires sont des cailloux dans l'engrenage de la défense des travailleurs, tous ces syndicats minoritaires sont le cancer du syndicalisme, tous ces syndicats minoritaires sont souvent les empêcheurs de tourner en rond.

Ces syndicats minoritaires, représentent souvent un syndicaliste à faire payer des timbres et c'est tout. Souvent c'est la planque pour lui-même et des avancements pour lui-même.

Bravo ! aux seuls vrais syndicats majoritaires (que je ne veux pas nommer et qui se reconnaitrons) si l'on a, en ce moment des congés payés et beaucoup d'autres choses, c'est un peu grâce en partie à eux.

Essayons de ne pas perdre, ce que nous avons obtenus de longue date, par nos grands-parents et nos parent, soyons dignes de nos ancêtres et ne nous conduisons pas en chiffe molle, ces personnes faibles sans caractères et sans énergies.

Trop de syndicats divise les syndicats.



Bonjour

Vaste débat.

Historiquement, 5 confédérations de salariés sont reconnus depuis la libération : la CGT, FO, La CFDT, La CFTC, et la CGC. Leur existence, pour rappel, sont issues de scissions de confédérations antérieures. Les réunifier (à chaud ou à froid ?) présuppose des conditions.
A côté existait aussi la FEN, qui avait refusé de choisir lors de la scission de 1948 (donc non "reconnue" car après 1945), et largement majoritaire dans son champ de syndicalisation.
L'une des conditions pour être "reconnue" est le rôle joué pendant l'occupation.

Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous le pont.
* la CFDT des lips (autogestion) n'a plus rien à voir avec celle qui signe l'accord sur les retraites, et co-gère avec les syndicats d'employeurs les différences caisses (sécu et autres).
* FO, de la libération, financée par la CIA, et collaborant avec le patronat (gestion des "caisses" ) s'est transformé en syndicat plus combatif, axé sur le maintien des acquis, la laîcité et l'indépendance syndicale.
* L'effondrement du néo stalinisme des pays de l'est, et la décadence du PCF a réduit presque à zéro l'influence de ce parti dans la CGT. Celle-ci opère aussi un recentrage larvé, en particulier pour obtenir son adhésion à la très réformiste Confédération Européenne des Syndicats (CES)
* la CFTC n'a presque plus ni militants ni représentativité.

A côté :
* la scission de la FEN a entraîné la création de l'UNSEA (avec d'autres organisations syndicales indépendantes, et des départs de FO) et de la FSU.
La première est l'une des Unions qui progresse le plus en terme de représentativité. La seconde, la FSU, en 3 ans a obtenu la majorité absolue de la représentativité dans le monde de l'Education, de la recherche et de la culture (1,5 millions de salariés), alors que la CGT représente aux élections professionnelles 1 %. C'est l'organisation syndicale qui a le plus fort taux de syndicalisation (dans mon département, 3 ème force par le nombre d'adhérents, la moitié de ceux de la CGT). Une des plus combative ces 10 dernières années.
* le recentrage de la CFDT a contribué à créer un pole très revendicatif, (membres issus pour beaucoup de la CFDT, mais pas seulement), SUD. Très présent dans les luttes, SUD s'est imposé aux confédérations traditionnelles et obtient dans certains secteurs une représentativité non négligeable.

Aujourd'hui, aucune organisation syndicale ne peut revendiquer la majorité absolue en terme de représentativité de l'ensemble des salaries, fonctionnaires compris.
Aucune ne propose de structures (sauf, dans une certaine mesure, la FSU) permettant l'expression des minorités par le droit de tendances.
Aucune ne se réfère entièrement à la Charte d'Amiens (indépendance syndicale, contrôle des responsables, limitations des mandats, non cumul de mandats syndicaux et de mandats politiques).
Enfin, des stratégies très diverses divisent ces organisations, selon tout l'éventail, des confédérations qui acceptent la collaboration de classe, à celles proches du "syndicalisme révolutionnaire" (à ne pas confondre avec l'anarcho-syndicalisme) en passant par celle qui pratiquent un réformisme plus ou moins marqué.

Difficile, dans ce contexte, à l'une de ces organisations d'appeler à se ralier à son panache blanc.

Mais cette réunification est -elle nécessaire ? Oui, pas à froid, mais dans les luttes, sur des objectifs programmatiques évidentes, et avec des structures permettant l'expression des différents courants ayant conduit à l'unification.

Ce qui signifie en premier lieu une véritable mobilisation des salariés, seuls à même dans la lutte, à contraindre à l'unification. Nous n'en sommes pas là. Ni en terme de luttes, ni en termes de salariés qui se sentent concernés.

@+
JM

NB : toute unification ne pourra, c'est évident, être complète, tant sont marquées les divergences.

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