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Education nationale: déchéance ou pas?

Forum Société : Education nationale: déchéance ou pas?

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Cela fait déjà au moins vingt ans qu’on entend parler des problèmes de l’Education Nationale. Au début nous pensions peut-être que ce n’était pas si grave, qu’il s’agissait d’exagérations, que la bonne vieille école de Jules Ferry ne pouvait pas être tombée si bas. Qu’il s’agissait d’enseignants réactionnaires qui ne voulaient pas intégrer une pédagogie plus ludique.
Cette prétendue déchéance de l’éducation dans notre pays est-elle réelle ?



La suite: http://questionsdesociete.fr/31.html

Un article pertinent qui soulève des questions. Notamment celle d'un grand remaniement de l'éducation nationale revendiqué par beaucoup, que l'on peut lire un peu partout sur le web...

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L'éducation nationale tombe en décadence bien sûr.

La méthode globale par exemple: la bérézina.
Le mot doit être visualisé, assimilé à une image, tel un idéogramme chinois ou un hyéroglyphe. C'est très contradictoire puisque l'alphabet a été conçu pour décortiquer les mots, syllabe par syllabe, ce qui est plus simple, plus rapide, plus efficace.
On connaît les conséquences de cette méthode: c'est dans l'ensemble dramatique.





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Message édité par sapotille le 14-08-2009 à 21:04:39
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C'est quand même pas l'alphabet que tu remets en question?! :)

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Il n'y a pas d ambigüité.
Cher gros malin, il va de soi que c'est la méthode de lecture actuelle que je remets en doute et que je suis pour un retour à la méthode syllabique.

Répondre à sapotille

Le fait est que les enseignants ont la liberté pédagogique d'enseignement.
Ce qui veut dire que plusieurs méthodes sont appliquée et que phonétique ou syllabique, c'est plus dans sa globalité que le problème doit être pris.

Pour ce qui est des enseignants, ils préfèrent pour la grande majorité la méthode phonétique, et je ne me permettrait pas de remettre cela en question, comme je ne pourrais me permettre de contredire mon mécanicien sur une question de mécanique...

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Répondre à ali_lou

La méthode globale a prouvé qu'elle ne faisait pas le poids face à la méthode syllabique. Je peux donc me permettre de la remettre en question.
L'alphabet a été conçu pour abolir la visualisation globale d'un mot. L'enseignement actuel de la lecture va à l'encontre de toute logique.

Ne crois pas que les enseignants ont tellement la liberté pédagogique d'enseignement: tout leur est imposé.
Certains reviennent aux méthodes d'autrefois en cachette ou essayent de les mêler subtilement à celles actuelles.

Pour finir Ali_Lou, mettons les choses au clair.
Tu nous ponds un topic sur la déchéance d'un système et tu nous empêches d'y faire les moindre suspicions. Au final, tu ériges l'enseignement en dogme (au même titre que le savoir relatif du mécanicien :sarcastic: ). Je ne te trouve pas cohérent avec toi-même.
Puis-je savoir ce que tu attendais vraiment de ce topic?


Message édité par sapotille le 15-08-2009 à 13:29:54
Répondre à sapotille

Citation :

Tu nous ponds un topic sur la déchéance d'un système et tu nous empêches d'y faire les moindre suspicions.



C'est une blague, c'est ça?
Ce n'est pas parce que je ne suis pas d'accord avec toi que j'empêche qui que ce soit de s'exprimer.
D'ailleurs, le sujet parle de l'éducation en générale.

Pour en revenir à cette histoire de méthode globale, il est important pour moi de souligner à quel point l'acharnement des ministères actuels est sans fondements.

Je cite un truc avec lequel je suis d'accord:

Citation :

Pourquoi le ministère s’acharne-t-il contre la méthode globale ?

Il y a d’abord un fantasme de la droite réactionnaire contre une école qui serait gangrenée par des enseignants laxistes et gauchistes depuis 68. Alors ils se proposent de revenir aux bonnes vieilles méthodes... qui n’ont jamais fait leurs preuves.

Il y a surtout un effet d’annonce. On prétend résoudre une difficulté sans débourser de moyens supplémentaires. Il suffit de changer de méthode pour résoudre les problèmes d’apprentissage de la lecture. Arrêtons de nous prendre la tête sur les difficultés sociales et culturelles des élèves. C’est juste les enseignants qui ne savent pas faire leur métier.

Ca passe bien auprès des parents. On leur présente en début de CP une liste des sons à apprendre et on les tient régulièrement au courant du pourcentage atteint.



Sapotille, si tu pouvais éviter encore un conflit sur un sujet comme celui-ci je t'en serais reconnaissant.

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Répondre à ali_lou

Je n'ai jamais pris de cours en rébus, je ne vois pas de quoi tu parles quand tu évoques un remplaceemnt des syllabes par des images :heink:
La pédagogie est un mécanisme grandement favorable à l'apprentissage (cela a éré démontré voilà des sicèles par des philosophes de renom...), mais elle devient difficile à mettre en oeuvre à mon niveau (je ne vois pas mon professeur de maths intégrer un caractère ludique à son cours).

Il y a eu de nombreux débats télévisés concernant la dégradation des connaissances des élèves, et leur conclusion a toujours été la même : aujourd'hui ils sont meilleurs dans certains domaines que leurs parents, et inversement dans d'autres domaines (en particulier l'othographe, merci au language SMS et aux fautes volontaires).

Il est aussi indéniable que les jours où leurs enseignants font grève, ils n'aprennent rien :lol:

Tu parlais de remaniement Ali-lou, c'est ce que les politiques essayent de mettre en oeuvre aujourd'hui (même si la réforme sur le lycée ne me plaît pas). Esperons que l'école ira en s'améliorant ! Je ne pense toutefois pas qu'elle se soit dégradée, elle a simplement stagné.

Répondre à Picusse

Citation :

Je n'ai jamais pris de cours en rébus, je ne vois pas de quoi tu parles quand tu évoques un remplaceemnt des syllabes par des images :heink:



Méthode syllabique, méthode globale... on ne parle pas d'image.

par contre, je te rejoint sur la dégradation de l'école, qui est largement amplifiée à mon gout.

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Répondre à ali_lou

ali_lou a écrit :


Sapotille, si tu pouvais éviter encore un conflit sur un sujet comme celui-ci je t'en serais reconnaissant.



Tu es vraiment culotté.
Au lieu de me dire en toute simplicité que tu penses différemment, tu te contentes de dire que la majorité des anciens aiment la méthode globale (argument récurrent chez toi qui demeure une fois de plus à vérifier) et tu ajoutes que l'on ne doit rien contredire.
On récolte ce que l'on sème.

De mon côté, j'approuve cette citation:

Citation :

Le docteur Wettstein Badour, spécialiste des mécanismes de l’apprentissage, en explique le fonctionnement (Site Internet de SOS Education) :

« Est global tout apprentissage qui aboutit à la compréhension en partant d’un ensemble (mots, groupes de mots, phrases). Les méthodes globales (ou mixtes), après un temps plus ou moins long d’approche globale, isolent des graphèmes dans les mots pour faciliter l’apprentissage du code qui les compose. Pour les défenseurs de ces pédagogies, les mots sont considérés comme des images. Ils sont « reconnus » par leur forme quand ils ont déjà été vus et l’enfant accède à leur sens « en faisant l’économie du décodage ». Or les travaux des chercheurs de ces vingt dernières années montrent que cette hypothèse est totalement erronée.

Nous savons désormais que le cerveau est dans l’incapacité d’assimiler les mots aux images. L’accès direct au sens n’existe pas plus chez le lecteur confirmé que chez le débutant. L’image est traitée par l’hémisphère droit de manière analogique alors que les mots, comme des idéogrammes, sont pris en charge par l’hémisphère gauche, qui opère par une succession d’analyses et de synthèses. Quelle que soit la méthode proposée, le cerveau doit impérativement connaître le code de correspondance entre les sons et les graphismes qui les représentent pour accéder au sens de l’écrit. On conçoit sans peine qu’il est plus simple d’assimiler le code quand on en fournit les éléments de base et les règles de combinaisons à l’élève que lorsqu’il lui faut les découvrir tout seul, avec tous les risques d’erreurs que cet exercice complexe génère. En effet, les enfants victimes de discrimination des sons, de reconnaissance ou d’orientation des formes commettront de nombreuses confusions qui les priveront de l’accès au sens du texte et du plaisir de lire. Ils entreront alors dans la spirale de l’échec avec son cortège de perturbations qui vont des dysorthographies aux anomalies de comportement. Affirmer que les méthodes mixtes présentent moins de danger que les méthodes globales, est une grossière erreur car, les graphèmes isolés étant mêlés à des graphèmes inconnus, les risques de confusions sont identiques à ceux des pédagogies globales pour les enfants qui présentent les anomalies citées précédemment. »



Dans ta citation, je trouve curieux qu'ils parlent de droite réactionnaire, comme si ils s'accrochaient à cet élément pour que la véracité de leurs propos ne fassent plus le moindre doute. Je trouve ça drôlement fantasmé de leur part.

Répondre à sapotille

Méthode syllabique, méthode globale... on ne parle pas d'image.

sapotille a écrit :

L'éducation nationale tombe en décadence bien sûr.

La méthode globale par exemple: la bérézina.
Le mot doit être visualisé, assimilé à une image, tel un idéogramme chinois ou un hyéroglyphe. C'est très contradictoire puisque l'alphabet a été conçu pour décortiquer les mots, syllabe par syllabe, ce qui est plus simple, plus rapide, plus efficace.
On connaît les conséquences de cette méthode: c'est dans l'ensemble dramatique.



Tu comprendras ma première phrase avec cette citation, c'était une hyperbole...

par contre, je te rejoint sur la dégradation de l'école, qui est largement amplifiée à mon gout.

Je glisse des nuanaces dans mes messages, mais mon avis global se trouve dans les parties conclusives de mes paragraphes...

Picusse a écrit :

Je n'ai jamais pris de cours en rébus, je ne vois pas de quoi tu parles quand tu évoques un remplaceemnt des syllabes par des images :heink:
La pédagogie est un mécanisme grandement favorable à l'apprentissage (cela a éré démontré voilà des sicèles par des philosophes de renom...), mais elle devient difficile à mettre en oeuvre à mon niveau (je ne vois pas mon professeur de maths intégrer un caractère ludique à son cours).

Il y a eu de nombreux débats télévisés concernant la dégradation des connaissances des élèves, et leur conclusion a toujours été la même : aujourd'hui ils sont meilleurs dans certains domaines que leurs parents, et inversement dans d'autres domaines (en particulier l'othographe, merci au language SMS et aux fautes volontaires).

Il est aussi indéniable que les jours où leurs enseignants font grève, ils n'aprennent rien :lol:

Tu parlais de remaniement Ali-lou, c'est ce que les politiques essayent de mettre en oeuvre aujourd'hui (même si la réforme sur le lycée ne me plaît pas). Esperons que l'école ira en s'améliorant ! Je ne pense toutefois pas qu'elle se soit dégradée, elle a simplement stagné.

Répondre à Picusse

Citation :

tu ajoutes que l'on ne doit rien contredire.


Je ne connaissais pas chez toi ce coté chiante... ce qui est culotté c'est faire dire à quelqu'un exactement le contraire de ce qu'il dit.

 

citation (tout de même):

Citation :

Il faut dans toute période difficile trouver un bouc émissaire. La Méthode Globale est aujourd'hui responsable de tous les maux dont souffre l'École.

 

Si les enfants lisent moins bien qu'autrefois, c'est la faute à la Méthode Globale.
S'ils manquent d'attention et de concentration dans leurs devoirs, s'ils font trop de fautes dans leurs dictées ou dans leurs lettres, c'est évidemment la méthode globale qui en est la cause.
La discipline elle-même, et donc la marche générale des établissements, en sont affectés. Qu'on revienne donc à la bonne règle préalable du B-A BA et aux exercices méthodiques ; qu'on enseigne les bases avant d'aborder le tout, et l'éducation refleurira. L'État sera sauvé.

 

Évidemment, ceux qui prononcent avec tant d'assurance ces condamnations définitives ne savent pas même ce que sont les méthodes globales. Ils ignorent sans doute que ces méthodes ne sont pratiquées intégralement dans aucune école française, et que nous n'avons en France aucun manuel de méthode globale. Partout, dans toutes les écoles, on débute bien par ce qu'on croit être le commencement : le mot, la syllabe, les lettres avec seulement quelques appels timides à la compréhension naturelle d'ensemble qui occupent bien souvent dans les processus d'apprentissage non scolaire la première place.
La méthode globale n'est employée dans aucune école française comme méthode de base, mais elle n'est pas moins déclarée responsable d'un désordre et d'une carence dont parents et éducateurs commencent à prendre heureusement conscience.
Il fallait un exutoire à la crise actuelle de l'École. La classe est surchargée, les locaux trop étroits, le matériel d'expérimentation et de travail inexistant, les écoles mal construites et mal organisées, les éducateurs mal préparés et en nombre insuffisant. Tout cela ne serait évidemment rien si on n'employait pas la méthode globale. Et on ne sait par quel miracle, ce ne sont pas les instituteurs eux-mêmes qui portent cette accusation, mais des pères de famille, des ouvriers, des artisans, des chefs d'entreprise fort peu soucieux d'ordinaire des choses de l'École.
Comme on englobe volontiers nos techniques dans cette réprobation, il nous faut tordre le coup, le plus vite possible, à ce nouveau monstre du Loch Ness, et essayer de rétablir la vérité.

 

Oui selon moi, attaquer la méthode globale, c'est jeter de la poudre aux yeux des gens...

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Message édité par ali_lou le 16-08-2009 à 19:24:43
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ali_lou a écrit :

Citation :

tu ajoutes que l'on ne doit rien contredire.


Je ne connaissais pas chez toi ce coté chiante... ce qui est culotté c'est faire dire à quelqu'un exactement le contraire de ce qu'il dit.


Et la meilleure, c'est le déni de soi.

Je n'aurais pas dû dire méthode globale mais méthode mixte/semi globale pratiquée par 90% des professeurs. Ca ne change rien au fait que les résultats sont désastreux. Le départ étant d'abord global.

Je me permets à mon tour une petite citation:

Citation :

Globale ou syllabique ? Autopsie d'une polémique

La tribune publiée hier par Gilles de Robien dans Libération me donne l'occasion de revenir sur la polémique extrêmement instructive déclenchée par la circulaire du ministre de l'éducation nationale sur l'enseignement de la lecture.

Le ministre s'est appuyé sur plusieurs travaux scientifiques pour décider d'orienter l'enseignement de la lecture dans un sens plus restrictif que ce qu'autorisaient les anciens programmes. La circulaire recommande d'enseigner le déchiffrage (des lettres en sons) en priorité et de manière précoce. Il s'agissait ainsi de changer les habitudes d'un nombre non négligeables d'enseignants qui mettaient moins l'accent sur le déchiffrage que sur la reconnaissance directe des mots (ce qui constitue une variante de la méthode "semi-globale" ).

Or que disent les travaux scientifiques existant ? L'étude la plus décisive est celle qui a été menée par le National reading panel aux Etats-Unis, car elle consiste en une méta-analyse de 38 études expérimentales rigoureuses. Les résultats, cités par Frank Ramus, sont clairs : l'enseignement systématique et précoce du déchiffrage est plus efficace, tant du point de vue de la lecture des mots que de la compréhension de texte, et ce tout particulièrement pour les enfants de milieux défavorisés.

Les travaux des neuroscientifiques et des psycholinguistes également cités par de Robien sont beaucoup moins décisifs, parce qu'ils ne consistent pas en l'évaluation directe des effets de l'enseignement des différentes méthodes, mais sont néanmoins parfaitement congruents avec l'étude du National reading panel et contribuent à en expliquer les résultats.

Où est le problème, alors ? Le problème s'appelle égotisme et corporatisme.

D'abord, la circulaire ne peut que déplaire aux enseignants qui ont toujours utilisé la méthode semi-globale sans déchiffrage précoce, et qui pensent (de bonne foi ou non) que des travaux scientifiques et statistiques ne valent pas leur expérience particulière (et limitée).

Et puis il y a le corporatisme éhonté : les syndicats enseignants ont immédiatement brandi la sacro-sainte "liberté pédagogique", ce qui est aussi ridicule et irritant que la tendance des juges à brandir la séparation des pouvoirs à tort et à travers. La loi dit que la liberté pédagogique est encadrée par les directives du ministère, et c'est bien la moindre des choses que d'imposer aux enseignants d'abandonner certaines méthodes quand ces dernières ont fait la preuve de leur inefficacité.

La riposte ne s'est donc pas faite attendre.

D'abord il y a eu l'idéologisation du débat, stratégie extrêmement classique chez les adversaires d'une mesure qui manquent d'arguments sérieux. Certains ont laissé entendre que l'initiative du ministre était purement idéologique et fondée sur une nostalgie réactionnaire de l'école d'antan ("c'était mieux avant" ). Ca marche toujours, ce coup là ; plutôt que de débattre du fond, on fait un procès en sorcellerie réactionnaire pour mieux décrédibiliser l'autre.

Ensuite, et de manière beaucoup plus subtile, il y a eu les jeux sur les mots (ou sur les maladresses) du ministre.
- "La méthode globale n'existe plus, le ministre s'attaque à un adversaire fantôme". Oui mais ce que le ministre avait dans son viseur, c'était les différentes variantes de la méthode semi-globale, dans laquelle le déchiffrage n'est pas systématique ou pas précoce.
-"Les programmes de 2002 disaient la même chose", ce qui est non seulement faux mais hors sujet, car si des enseignants résistent, il faut bien jeter un pavé dans la mare, même répétitif (et même outrancier s'il le faut), pour les amener à changer de méthode.
-"Il n'y a pas lieu d'imposer la méthode syllabique". C'est probablement vrai, mais le ministre n'a jamais voulu cela : il s'agissait avant tout d'imposer le déchiffrage précoce (méthode à départ syllabique), ce qui n'empêche pas de "globaliser" l'enseignement de la lecture après un certain temps.

Le ministre a peut-être commis certaines maladresses de langage, mais ce n'est certainement pas une raison pour jeter le bébé avec l'eau du bain. On dira ce qu'on veut, mais s'il n'y avait que 10 enseignants en France qui utilisaient une méthode à départ global, et si l'initiative du ministre les conduit à changer de méthode, alors elle valait mille fois le coup.

Alors on ne peut que saluer le courage d'un ministre qui n'avait que des coups à prendre dans cette affaire, et qui, à mon humble avis, a fait passer l'avenir de milliers d'enfants avant sa tranquillité personnelle en osant attaquer frontalement une partie de sa profession de tutelle. Je suis loin d'être d'accord avec la ligne politique de Gilles de Robien, mais cette affaire l'a vraiment grandit à mes yeux.

UPDATE (15/11). Article du Nouvel Obs : Selon un rapport de l'Inspection générale de l'Education nationale du 2 novembre, qui a travaillé sur un panel de 200 classes réparties dans 18 académies, l'écrasante majorité des 35 000 instituteurs de CP (...) est dans les clous. (...). Seul 1% d'entre eux, constatent les inspecteurs, n'a pas encore abordé le déchiffrage quatre semaines après la rentrée.

En prenant ces simples chiffres (même s'il y aurait beaucoup à dire), on peut observer que au moins 350 instituteurs enseignent une méthode qui conduira une bonne partie de leurs 8000 élèves à avoir des difficultés de lecture. Disons un sur dix, pour être gentil, et on peut en conclure que 800 bambins partiront dans la vie avec un handicap particulièrement lourd. Et combien étaient-ils avant la circulaire de Robien ?

Nouvel Obs : Pendant un an, l'école a été chambardée pour ce petit 1% d'instituteurs qui s'écarteraient du dogme ? N'y avait-il vraiment pas mieux à faire ?

A l'évidence, non


Message édité par sapotille le 16-08-2009 à 20:50:10
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