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Dehors l'Allemagne! Bernard Maris

Dernière réponse : dans Actualité

Citation :

Dehors l’Allemagne !
Ce n’est pas à la Grèce de quitter la zone euro, c’est à l’Allemagne.
Rappel des méfaits. Suite à une petite guerre mondiale où l’Allemagne a joué un certain rôle, celle-ci a été coupée en deux. Une partie a été confiée à l’URSS, l’autre aux américains. Quand l’URSS s’est lézardée de tout coté, à cause des coups portés par Reagan, la frontière entre les deux Allemagnes est tombée, et s’est posée la question de la réunification de l’Allemagne. En fait ne s’est rien posé du tout. L’Allemagne s’est réunifiée toute seule. Mais notre illustre président de tantôt, Mitterrand, a fait comme s’il faisait cadeau de la réunification à Kohl, en échange de la participation à la zone euro souhaitée par les français. Tu parles ! La aussi, ce sont les français qui ont participé à la zone euro définie par l’Allemagne. Autrefois les français participaient à la zone Mark, surévalué par rapport au Franc, en payant cette participation de taux d’intérêts sur les emprunts plus forts (comme le Grèce aujourd’hui) et de deux millions de chômeurs par an. De sorte que les français ont été cocus deux fois : une fois par la réunification qui leur a été imposée et transformait l’Allemagne de géant économique en super-géant, et la seconde fois en participant à la zone euro. L’euro s’appelle en fait le mark. La BCE est copéie sur la Bundesbank, le nigaud Trichet ne regarde que l’inflation, il n’y a pas de politique monétaire et encore moins de politique économique au niveau de la zone, de sorte que la politique monétaire et économique de la zone euro, puisque l’euro est en vérité le mark, est celle de l’Allemagne. Point.
Et voilà que pointe à l’horizon un autre géant économique, exportateur comme elle, branché sur la hi-tec comme elle, la Chine. L’Allemagne a bien compris la Chine, sait qu’elle ne peut pas lutter contre elle, question de taille simplement. Que faire ? Etape 1 : résister. Uitiliser la main-d’œuvre de l’Est pour assembler ; pactiser avec les Russes pour l’énergie ; et se servir de la zone euro comme débouché. Tous ces cons de Français, d’Espagnols, de Grecs, d’Italiens achètent allemand dans la monnaie allemande, le pied. Accessoirement investir en Chine, mais l’Allemagne sait qu’un euro laissé en Chine ne ramène pas des emplois, sert simplement à maintenir des bureaux d’études à domicile, et pas pour longtemps.
D’où l’étape 2, l’étape actuelle : quitter l’Europe et devenir la Suisse. La Suisse est un pays idéal, plein de fric et plein de riches, écolo, avec des vaches et des montagnes, qui produit de la hi-tec, qu n’a pas de diaspora chinoise, bien blanc et bien propre. L’Allemagne se voit bien en super-suisse. Entre riches, peinards, au frais des alpages. Avec une monnaie forte, très forte, l’euro, comme les Suisses ont le Franc suisse dont jamais personne ne doute. La Suisse est un pays de vieux, l’Allemagne est un pays de vieux. La Suisse n’entretient pas de sous-marins nucléaires, sa marine est faible, l’Allemagne non plus. Les Suisses se vautrent en été en Espagne et en Grèce, les Allemands aussi.
Bien entendu l’Allemagne doit devenir la Suisse sans avoir l’air de quitter l’Europe. C’est pourquoi elle demande à la Grèce de quitter l’euro – ce qui pour la Grèce est une catastrophe : du jour au lendemain, avec le drachme dévalué, la dette de la Grèce doublera de valeur. Non. L’Allemagne doit rester dans la zone euro, c'est-à-dire la zone mark, avec tout les bienfaits d’une monnaie forte : afflux de capitaux étrangers, obligation de produire en amont, de produire des machines, l’Allemagne sait faire, elle a même le monopole de la production de machines, équilibre budgétaire (l’Allemagne vient d’en voter le principe), énorme productivité du travail (c’est le cas), ordre et rigueur. Et continuer à se poser en défenseur de l’Europe, alors qu’on se fout pas mal de l’Europe.
Merkel n’est ni Adenauer ni Kohl, elle n’a pas connu la guerre, elle méprise les Pigs, les cochons, Portugal, Italie, Grèce, Espagne, elle ne supporte pas les français. Depuis le début de la crise elle joue perso, d’ailleurs l’Allemagne joue perso depuis Schroeder qui travaille maintenant pour les Russes.
Imaginons qu’on pousse l’Allemagne hors de la zone euro. Le mark renaît. Le mark est aussitôt réévalué. La Grèce ne risque absolument rien, en terme de sa dette exprimée en euros. Les exportations allemandes vers la zone euro s’effondrent, les économies de la zone euro repartent. Les pays restés dans la zone euro acceptent un gouvernement économique et monétaire de la zone, Trichet est viré. Les Anglais rentrent dans la zone euro. Aussitôt les Allemands et les Russes resignent le pacte germano-soviétique.
On plaisante. Bien entendu l’Allemagne ne se laissera pas sortir de la zone euro. Mais une menace suffisamment crédible, la ferait changer de position. De toutes façons, elle est en train de tuer l’Europe, tout en faisant semblant d’y rester. Elle la tue avec sa politique fiscale, incroyablement agressive, et maintenant avec sa politique monétaire. Elle doit avoir le choix : être la Suisse, ou être dans l’Europe. Pour l’instant elle veut les deux. Autrement elle veut refaire cocus les européens. L’Europe est bonne fille, mais tout de même..


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Tout à été dit sur les faiblesses de l'industrie en France et tout est vrai:
Charges sociales trop lourdes; financements insuffisants pour cause de piètre rentabilité; moyennes entreprises exportatrices pas suffisament nombreuses; dispersion des moyens en faveur de l'innovation.
La difficulté avec toute politique industrielle, c'est qu'elle ne relève pas d'un seul ministère.
A voir l'exemple de pays comme l'Allemagne ou le Japon, qui ont réussi à rester des atteliers du monde c'est à se demander si l'affaire n'est pas d'abord culturelle.
Tout, en effet, doit être pris en compte.
Le niveau d'éducation, la qualité des infrastructures, le lien public-privé, l'absence de paperasserie, sans oublier, bien sûr, le niveau des prélèvements fiscaux ou sociaux. La liste n'est pas exaustive.
Sauver l'industrie, c'est tout revoir de fond en comble.
Ce qui suppose un effort sur la durée et de la cohérence dans les décisions.
Quand la France se lançait tête baissée dans les 35 heures, les Allemands tentaient méthodiquement de contenir le coût de leur main d'oeuvre. Résultat: supérieur de 25% il y a dix ans, ce coût est maintenant comparable à celui de la France.

Soldes des échanges de produits manufacturés, en milliard d'euros année 2009.
Allemagne: +274
France: -21

Ce n'est pas ma vision, mais une réalité économique, que j'avais déjà cité sur un sujet concernant la grèce (qui elle avait truqué, du moins triché sur le chiffre de son endettement.) notament que l'Allemagne avait fait les réformes nécessaire il y a 10 ans environ alors que nous en France on est à la traîne; par exemple sur les retraites cela fait au moins plus de 20 ans que l'on sait qu'on aura un problème et les réformes se font par petite touche ici et là.

"Le point" n°1956

Des réformes faites sur le dos des dociles salarier Allemands qui sont beaucoup moins riches qu'il y a 20 ans.

Ils travaillent plus longtemps, gagne moins d'argent.

L'Allemagne aussi, du fait de son histoire, n'a pas de véritable armée à entretenir et fait du coup d'énromes économies.

Cependant ça reste un pays de vieux, qui a perdu 500 000 habitants depuis 2005, où les femmes ne font en moyenne 1,4 enfant contre 2,0 en France.

Le pays va voir sa population baisser légèrement d'ici 2020 puis s'effondrer entre 2020 et 2050.

Le peuple Allemand avait été consulté pour les réformes et était d'accord; d'ou leur réticence a aider la Grèce car il estime que ce sacrifice doit leur bénéficier à eux.

Faux, elle paye des dommages de guerre encore et notament à Israël de plus suite à la réunification, ils ont du inclure économiquement l'Allemagne de l'est.

C'est exact, car les femmes n'ayant pas de "congé maternité" doivent faire un choix; soit professionnel, soit familliale.

Je ne sais pas.
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