Les côtes de Louisiane, un écosystème très fragile
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La marée noire qui menace les côtes de Louisiane (sud des Etats-Unis) pourrait provoquer une catastrophe écologique majeure en raison des particularités de la région, qui concentre 40% des marais côtiers américains et un secteur de la pêche florissant.Toute fuite de pétrole en mer est destructrice, mais la géographie du delta du Mississippi et son écosystème fragile en font une région particulièrement vulnérable, estiment les experts.
Et les inquiétudes sont multipliées par le fait qu'une semaine après l'explosion et le naufrage d'une plateforme pétrolière dans le golfe du Mexique, on ignore quand la fuite de pétrole, estimée aujourd'hui à 800.000 litres par jour, pourra être colmatée.
«Il ne suffira pas d'une poignée de bénévoles pour démazouter la plage», souligne LuAnn White, directrice du centre de santé publique appliquée à l'environnement de l'université de Tulane, à La Nouvelle-Orléans.
Etape majeure pour les oiseaux migrateurs
«Il y a des kilomètres de marais côtiers qu'on ne peut atteindre qu'en bateau et qui sont très délicats», explique-t-elle. La marée et le vent peuvent conduire la nappe de pétrole à s'enfoncer profondément dans les marais, notamment la réserve de faune sauvage de Pass-a-Loutre, qui forme une avancée dans le golfe.
Le simple fait d'atteindre les zones concernées peut prendre des heures, et une fois sur place, il n'existe aucune terre ferme où poser le pied, sans même parler d'établir un QG d'urgence. L'expérience montre que des incendies contrôlés pourraient être la meilleure solution pour que la vie reparte dans les marais, étant donné la difficulté à les démazouter, estime LuAnn White.
Les marais côtiers grouillent de vie: alimentés par les riches sédiments du Mississippi, ils regorgent de poissons et crustacés et les huîtres y abondent. Ils constituent aussi une étape majeure pour les oiseaux migrateurs.
Mais les mammifères et les oiseaux, si leur pelage ou leur plumage est enduit de pétrole, peuvent mourir soit par suffocation, soit d'hypothermie. Sur une côte rocheuse, des volontaires peuvent réussir à les capturer pour les nettoyer, mais ils sont plus difficiles à débusquer dans les marais.
Conséquences de long terme
Quant aux tortues marines, alligators, dauphins, baleines, ils peuvent inhaler ou ingérer le pétrole lorsqu'ils remontent à la surface pour respirer ou en se nourrissant de proies déjà souillées et risquent des inflammations, des lésions internes ou d'autres complications.
Bien que le pétrole flotte à la surface, certains hydrocarbures se déposent au sol et créent un environnement toxique qui peut tuer les larves de poissons et d'autres animaux marins. «Si cela continue pendant des mois, comme certains le craignent, il y aura beaucoup d'autres conséquences», avertit Tom Minello, spécialiste de l'environnement de l'agence fédérale océanique et atmosphérique (NOAA)
Les toxines pourraient tuer les végétaux qui fixent les sédiments et les empêchent de se disperser dans l'océan. «L'un des aspects les plus dangereux de tout cela, c'est que le pétrole pourrait se déposer dans certains habitats côtiers, ce qui aura des effets à long terme sur les ressources de nos pêcheries», s'inquiète Tom Minello.
Sans attendre la marée noire, des éleveurs de crevettes ont porté plainte contre BP, exploitant de la plateforme accidentée, pour obtenir 5 millions de dollars de dommages. La Louisiane est de loin le premier producteur américain de crevettes, élevées dans d'immenses exploitations côtières. «Cet accident prouve que l'industrie pétrolière en mer est polluante, dangereuse et meurtrière», tranche Aaron Viles, de l'association écologiste Gulf Restoration Network.
http://www.liberation.fr/terre/0101632799-les-cotes-de-...
Autres pages sur : cotes louisiane ecosysteme tres fragile
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La marée noire émanant de la plateforme pétrolière qui a sombré le 22 avril a atteint vendredi soir le delta du Mississippi, berceau d'un écosystème fragile où vivent de nombreux oiseaux aquatiques. Avec 800.000 litres de pétrole s'échappant chaque jour de la plateforme Deepwater Horizon, la catastrophe pourrait dépasser en ampleur celle de l'Exxon Valdez, la pire de l'histoire américaine. Le pétrolier, qui s'était échoué en 1989 sur les côtes de l'Alaska, avait déversé plus de 40 millions de litres de pétrole sur une distance de 1.300 km.
Samedi, l'Alabama et le Mississippi ont déclaré à leur tour l'état d'urgence, comme l'avaient fait la Floride la veille et la Louisiane jeudi. A l'échelle fédérale, la marée noire a été décrétée jeudi «catastrophe nationale». Ce dispositif doit permettre d'utiliser des moyens supplémentaires, notamment de dépollution, venant de tout le pays.
L'article
Samedi, l'Alabama et le Mississippi ont déclaré à leur tour l'état d'urgence, comme l'avaient fait la Floride la veille et la Louisiane jeudi. A l'échelle fédérale, la marée noire a été décrétée jeudi «catastrophe nationale». Ce dispositif doit permettre d'utiliser des moyens supplémentaires, notamment de dépollution, venant de tout le pays.
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Ce qui est quand même incroyable c'est qu'aucun système ne soit prévu en cas de problème majeur avec la platforme.
On aurait pu imaginer que les pipes qui sortent des puits puissent se "fermés" mais non, il faut envoyer des équipes par 1500m de fond pour arrêter l'hémorragie, voir dans le pire des cas construire un dôme comme à Tchernobyl, sauf avec la contrainte de le faire par 1500m de fond ....
On aurait pu imaginer que les pipes qui sortent des puits puissent se "fermés" mais non, il faut envoyer des équipes par 1500m de fond pour arrêter l'hémorragie, voir dans le pire des cas construire un dôme comme à Tchernobyl, sauf avec la contrainte de le faire par 1500m de fond ....
Sur le Figaro.fr, de nombreux internautes se sont exprimés à ce sujet. Parmi eux, Jean-Claude Fauve, dont le pseudonyme est Soleils, a travaillé de 1968 à 1996 chez Elf Aquitaine aux services raffinage, distribution et ingénierie marine. Aujourd’hui retraité, il revient sur cet incident qui menace les côtes américaines.
«Lorsque je travaillais chez Elf Aquitaine (ndlr : le groupe Elf a été racheté par Total en 2000), nous avons connu ce genre d’incident en mer du Nord, mais pas dans les mêmes proportions. J’avoue ne pas comprendre comment cette plateforme pétrolière du Golfe du Mexique a pu en arriver là.
La sécurité des têtes puits est absolument indispensable et normalement les vannes doivent se fermer automatiquement après détection d'un incident. Même en faisant appel à des Remote Operating Vehicle (ROV), des robots censés pouvoir colmater les fuites, cela va être très difficile d'atteindre et d'obturer les têtes de puits, surtout si la pression du gisement est très importante.
Source
«Lorsque je travaillais chez Elf Aquitaine (ndlr : le groupe Elf a été racheté par Total en 2000), nous avons connu ce genre d’incident en mer du Nord, mais pas dans les mêmes proportions. J’avoue ne pas comprendre comment cette plateforme pétrolière du Golfe du Mexique a pu en arriver là.
La sécurité des têtes puits est absolument indispensable et normalement les vannes doivent se fermer automatiquement après détection d'un incident. Même en faisant appel à des Remote Operating Vehicle (ROV), des robots censés pouvoir colmater les fuites, cela va être très difficile d'atteindre et d'obturer les têtes de puits, surtout si la pression du gisement est très importante.
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bonsoir , en fait au lieu de vouloir a tous pris jouer les plombiers ne serais t'il ppas possible de simplement envoyer un cargo ou plusieurs largué des dizaines de tonnes de sable ou blocs de beton pour colmaté la breche au niveau du gisement , avec ces affaires de gros sous ils pensent avant tous limité leur pertes et ne tente pas par tout les moyens a colmaté la breche , enfin je pense .
une autre catastrophe non moins épouvantable, passe sous silence à Java:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/volcanologie/d...
depuis 2006, un forage a mal tourné: de la boue malodorante et chaude jaillit depuis, et ça ne s'arrête pas jusqu'à aujourd'hui. Toute la région est dans la boue et ça continue.
http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/plan...
ici vous avez les images satellites de l'évolution du phénomène depuis le début jusqu'à ce jour: http://www.crisp.nus.edu.sg/coverages/mudflow/index.htm...
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/volcanologie/d...
depuis 2006, un forage a mal tourné: de la boue malodorante et chaude jaillit depuis, et ça ne s'arrête pas jusqu'à aujourd'hui. Toute la région est dans la boue et ça continue.
http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/plan...
ici vous avez les images satellites de l'évolution du phénomène depuis le début jusqu'à ce jour: http://www.crisp.nus.edu.sg/coverages/mudflow/index.htm...
Faudrait qu'on evite de creuser trop profond histoire de ne pas reveiller les "tenebres".
Tous ces forrages pourraient avoir des consequences sur notre ecosysteme , non ? Deja qu'ils la surexploitent... A mon avis les homme sont beaucoup moins avancée technologiquement que ce qu'ils veulent nous faire croire
Tous ces forrages pourraient avoir des consequences sur notre ecosysteme , non ? Deja qu'ils la surexploitent... A mon avis les homme sont beaucoup moins avancée technologiquement que ce qu'ils veulent nous faire croire
Ça me fait mal au cœur de savoir que si la nappe pénètre les Bayous de Louisiane, c'est tout un écosystème qui va être détruit à jamais... La Louisiane avait déjà bien souffert avec Katrina, mais avec cette nappe de pétrole, ce serait le coup de grâce... J'espère qu'une solution va être trouvée. En tout cas, la société BP va morfler vu qu'elle doit payer les opérations de nettoyage de cette marée noire!!
J'espere qu'ils paieront les pecheurs aussi .
Bp n'est pas la seul responsable , c'est l'Etat americain le principal responsable car ils ont permis à cette compagnie d'exercer cette tache sans prendre des precautions ... Pour eux une chose comme celle ci devait etre mineure , l'argent est plus interessant .
Bp n'est pas la seul responsable , c'est l'Etat americain le principal responsable car ils ont permis à cette compagnie d'exercer cette tache sans prendre des precautions ... Pour eux une chose comme celle ci devait etre mineure , l'argent est plus interessant .
Le "dôme" qui a été placé sur la fuite de pétrole pour juguler la marée noire dans le golfe du Mexique a dû être retiré samedi en raison de la formation de cristaux similaires à de la glace. Les difficultés sont survenues une fois le "couvercle" installé : un important volume l'hydrate de méthane — une sorte de glace inflammable — s'est formé à l'intérieur, contraignant les équipes à le retirer pour le mettre à côté de la fuite. Les hydrates sont hautement inflammables et présentent un danger pour les employés de BP travaillant sur les bateaux au dessus de la fuite. "Cela va prendre probablement les deux prochains jours pour chercher des solutions à ce problème", a indiqué lors d'une conférence de presse Doug Suttles, directeur d'exploitation du géant pétrolier britannique BP. Ces cristaux se forment sous l'effet combiné de gaz avec l'eau à certaines pressions et températures, a expliqué M. Suttles.
L'article
L'article
Alors que d'autres faits on pris le dessus, je rappel que le désastre se poursuit.
Les États-Unis se mobilisent contre l'arrivée de la marée noire
De nombreux moyens ont été mis en œuvre pour limiter les dégâts du pétrole sur les côtes américaines: des barrages flottants, des remparts de sables construits sur les plages... Même le détournement du Mississippi est envisagé. "Le fleuve Mississippi est notre meilleur ami, explique le capitaine des garde-côtes Edwin Stanton. Il pousse le pétrole et le garde loin du delta", explique-t-il.
Pour les pêcheurs et certains écologistes, il s'agit d'une mauvaise idée: l'eau du fleuve est polluée et va pousser les crustacée au large, vers la nappe. Un entrerpise norvégienne propose, quant à elle, de déposer de la tourbe sur les plages. Cette matière peut absorber 5 fois son poids en pétrole et être enlevée ensuite. Même les stratagèmes les plus originaux sont étudiés, comme les éponges en cheveux humains.
"La fuite pourrait être 5 à 20 fois plus importante"
Steven Wereley, un professeur d'ingénierie mécanique à l'université Purdue a fait sa propre estimation du volume de pétrole qui se déverse dans la mer. Grâce à une vidéo de la fuite mis en ligne par BP, il a calculé la vitesse d'écoulement. Il obtient un résultat 10 à 14 fois supérieur aux 800 000 litres quotidiens annoncés par BP et les autorités américaines.
La déception du couvercle
Le "couvercle" collecteur de pétrole devait endiguer la fuite, puis canaliser le pétrole grâce à un tube relié à un bateau. Placé le 8 mai, il a dû être retiré deux jours après car des cristaux de méthane se sont formés dans le tube. BP espérait résoudre ce problèmes dans les jours suivant, mais cette tentative a finalement été abandonnée. Il a fallu attendre le 17 mai pour qu'une solution à court terme soit effective.
Enfin le pompage, en attendant la solution définitive
Un tuyau mis en place le 17 mai permet actuellement de siphonner près de 2000 barils sur les 5000 qui s'échappent du puits, selon les estimations de BP. Cette solution n'est que temporaire. Pour boucher le puits, BP doit forer dedans et y injecter des produits empêchant le brut de s'écouler. La mise en place de ce système pourrait prendre jusqu'à trois mois.
La mauvaise foi de BP
Mardi 18 mai, la compagnie déclare dans un communiqué que l'impact de la marée noire sur l'environnement serait "très modeste". Cependant, la nappe de pétrole est aussi vaste que plusieurs départements français, et menace de détruire la barrière de corail située au sud de la Floride -la troisième au monde. Tony Hayward, le directeur général du groupe, avait dit vendredi 14 mai que la fuite était "minuscule" en proportion de l'immensité de l'océan!
La pression de la population américaine
Des manifestations ont eu lieu dans une vingtaine de villes aux Etats-Unis. Le collectif Answer a lancé la campagne "Gelez les actifs de BP". Le mécontentement de la population a peut-être poussé le président Obama a haussé le ton contre la compagnie pétrolière responsable de la catastrophe.
La colère d'Obama
Le président Obama compte créer une commission d'enquête indépendante sur la marée noire, selon une information publiée le 18 mai. Le 14 mai, Barack Obama avait tonné contre BP et la gestion de la marée noire, mais aussi contre Transocean, le propriétaire de l'établissement qui a coulé, et Halliburton, le concepteur du coffrage en ciment du puits de pétrole. Le président aurait dit "ne pas avoir apprécié ce qu'[il a] considéré être un spectacle ridicule pendant les audiences au Congrès à ce sujet". "Les Américains n'ont pas été dupes, et moi non plus", a précisé Barack Obama, avant d'ajouter ne "plus tolérer" ce genre d'attitude.
L'enquête sur la responsabilité de BP
Huit sénateurs américains ont demandé lundi 17 mai l'ouverture d'une enquête pour élucider les responsabilités de BP dans la catastrophe. "Nous vous demandons d'ouvrir une enquête pour déterminer si BP a fait des déclarations fausses et mensongères au gouvernement fédéral", écrivent-ils au ministre de la Justice. Un document datant de février 2009 rédigé par BP assurait que la société pouvait maîtriser une éventuelle fuite de pétrole. La preuve du contraire vient d'être faite durant les trois semaines écoulées.
Des signes avant-coureurs ignorés
Le Wall Street Journal de jeudi 13 mai indiquait que des tests avaient été effectués 48h avant que la plate-forme ne sombre. Ceci révélait que "du gaz hautement combustible s'était infiltré dans le puits". Cela n'a pas empêché le forage de continuer.
Le coût de la marée noire
Outre la vie de 11 hommes sur la plate-forme, et la mise en péril du fragile écosystème du golfe du Mexique, la marée noire coûte cher au groupe pétrolier BP. La perte s'élèverait à 625 millions de dollars, dont un versement de 70 millions aux états américains touchés (la Louisiane, l'Alabama, la Floride et le Mississippi). Cette marée noire empêche les pêcheurs de pratiquer leur activité. La Louisiane est le plus gros producteur de poissons et de fruits de mer aux Etats-Unis.
L'Express
L'évolution de la nappe sur Le Telegramme
Citation :
Trois semaines aprèsle naufrage de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, la fuite de pétrole n'est toujours pas enrayée. Malgré les moyens mis en oeuvre par la compagnie pétrolière responsable, BP (British Petroleum), s'annonce comme une catastrophe écologique sans précédent dans le golfe du Mexique.Les États-Unis se mobilisent contre l'arrivée de la marée noire
De nombreux moyens ont été mis en œuvre pour limiter les dégâts du pétrole sur les côtes américaines: des barrages flottants, des remparts de sables construits sur les plages... Même le détournement du Mississippi est envisagé. "Le fleuve Mississippi est notre meilleur ami, explique le capitaine des garde-côtes Edwin Stanton. Il pousse le pétrole et le garde loin du delta", explique-t-il.
Pour les pêcheurs et certains écologistes, il s'agit d'une mauvaise idée: l'eau du fleuve est polluée et va pousser les crustacée au large, vers la nappe. Un entrerpise norvégienne propose, quant à elle, de déposer de la tourbe sur les plages. Cette matière peut absorber 5 fois son poids en pétrole et être enlevée ensuite. Même les stratagèmes les plus originaux sont étudiés, comme les éponges en cheveux humains.
"La fuite pourrait être 5 à 20 fois plus importante"
Steven Wereley, un professeur d'ingénierie mécanique à l'université Purdue a fait sa propre estimation du volume de pétrole qui se déverse dans la mer. Grâce à une vidéo de la fuite mis en ligne par BP, il a calculé la vitesse d'écoulement. Il obtient un résultat 10 à 14 fois supérieur aux 800 000 litres quotidiens annoncés par BP et les autorités américaines.
La déception du couvercle
Le "couvercle" collecteur de pétrole devait endiguer la fuite, puis canaliser le pétrole grâce à un tube relié à un bateau. Placé le 8 mai, il a dû être retiré deux jours après car des cristaux de méthane se sont formés dans le tube. BP espérait résoudre ce problèmes dans les jours suivant, mais cette tentative a finalement été abandonnée. Il a fallu attendre le 17 mai pour qu'une solution à court terme soit effective.
Enfin le pompage, en attendant la solution définitive
Un tuyau mis en place le 17 mai permet actuellement de siphonner près de 2000 barils sur les 5000 qui s'échappent du puits, selon les estimations de BP. Cette solution n'est que temporaire. Pour boucher le puits, BP doit forer dedans et y injecter des produits empêchant le brut de s'écouler. La mise en place de ce système pourrait prendre jusqu'à trois mois.
La mauvaise foi de BP
Mardi 18 mai, la compagnie déclare dans un communiqué que l'impact de la marée noire sur l'environnement serait "très modeste". Cependant, la nappe de pétrole est aussi vaste que plusieurs départements français, et menace de détruire la barrière de corail située au sud de la Floride -la troisième au monde. Tony Hayward, le directeur général du groupe, avait dit vendredi 14 mai que la fuite était "minuscule" en proportion de l'immensité de l'océan!
La pression de la population américaine
Des manifestations ont eu lieu dans une vingtaine de villes aux Etats-Unis. Le collectif Answer a lancé la campagne "Gelez les actifs de BP". Le mécontentement de la population a peut-être poussé le président Obama a haussé le ton contre la compagnie pétrolière responsable de la catastrophe.
La colère d'Obama
Le président Obama compte créer une commission d'enquête indépendante sur la marée noire, selon une information publiée le 18 mai. Le 14 mai, Barack Obama avait tonné contre BP et la gestion de la marée noire, mais aussi contre Transocean, le propriétaire de l'établissement qui a coulé, et Halliburton, le concepteur du coffrage en ciment du puits de pétrole. Le président aurait dit "ne pas avoir apprécié ce qu'[il a] considéré être un spectacle ridicule pendant les audiences au Congrès à ce sujet". "Les Américains n'ont pas été dupes, et moi non plus", a précisé Barack Obama, avant d'ajouter ne "plus tolérer" ce genre d'attitude.
L'enquête sur la responsabilité de BP
Huit sénateurs américains ont demandé lundi 17 mai l'ouverture d'une enquête pour élucider les responsabilités de BP dans la catastrophe. "Nous vous demandons d'ouvrir une enquête pour déterminer si BP a fait des déclarations fausses et mensongères au gouvernement fédéral", écrivent-ils au ministre de la Justice. Un document datant de février 2009 rédigé par BP assurait que la société pouvait maîtriser une éventuelle fuite de pétrole. La preuve du contraire vient d'être faite durant les trois semaines écoulées.
Des signes avant-coureurs ignorés
Le Wall Street Journal de jeudi 13 mai indiquait que des tests avaient été effectués 48h avant que la plate-forme ne sombre. Ceci révélait que "du gaz hautement combustible s'était infiltré dans le puits". Cela n'a pas empêché le forage de continuer.
Le coût de la marée noire
Outre la vie de 11 hommes sur la plate-forme, et la mise en péril du fragile écosystème du golfe du Mexique, la marée noire coûte cher au groupe pétrolier BP. La perte s'élèverait à 625 millions de dollars, dont un versement de 70 millions aux états américains touchés (la Louisiane, l'Alabama, la Floride et le Mississippi). Cette marée noire empêche les pêcheurs de pratiquer leur activité. La Louisiane est le plus gros producteur de poissons et de fruits de mer aux Etats-Unis.
L'Express
L'évolution de la nappe sur Le Telegramme
Le pétrole a cessé jeudi de s’écouler dans le golfe du Mexique grâce à une opération de colmatage de la fuite qui souille les côtes américaines, mais les autorités ont averti qu’il était trop tôt pour crier victoire face à la marée noire.
L’interruption du flux était d’autant plus pressante que le pétrole s’est répandu à un rythme de 2 à 3 millions de litres par jour depuis plus de cinq semaines, selon une nouvelle estimation fournie par un groupe d’experts mandaté par l’administration américaine, soit un rythme trois à quatre fois supérieur à ce qui avait été estimé jusqu’ici.
L'article
L’interruption du flux était d’autant plus pressante que le pétrole s’est répandu à un rythme de 2 à 3 millions de litres par jour depuis plus de cinq semaines, selon une nouvelle estimation fournie par un groupe d’experts mandaté par l’administration américaine, soit un rythme trois à quatre fois supérieur à ce qui avait été estimé jusqu’ici.
L'article
ça ne tiendra pas, à mon avis.
on a affaire à un volcan de pétrole sous marin. Donc, boucher le principal trou ne fera que déplacer le problème car, la pression est tellement forte là-dessous qu'il sortira par un autre endroit.
le but est de calmer les fureurs et comme c'est bientôt la coupe du monde, faut plus trop en parler.
qui parle encore du volcan de boue à Java provoqué par un forage sauvage? ça continue de couler pourtant...
on a affaire à un volcan de pétrole sous marin. Donc, boucher le principal trou ne fera que déplacer le problème car, la pression est tellement forte là-dessous qu'il sortira par un autre endroit.
le but est de calmer les fureurs et comme c'est bientôt la coupe du monde, faut plus trop en parler.
qui parle encore du volcan de boue à Java provoqué par un forage sauvage? ça continue de couler pourtant...
Le plus noir des scénarios pour BP
http://lci.tf1.fr/science/environnement/2010-05/le-plus...
Consternant.
Citation :
L'opération "top kill", qui consistait à projeter des boues de forage dans le puits de pétrole qui fuit au fond du golfe du Mexique, a échoué. BP tente d'élaborer une nouvelle offensive. La marée noire dure depuis déjà 40 jours.http://lci.tf1.fr/science/environnement/2010-05/le-plus...
Consternant.
Bien qu'il se soit déplacé, cette marée noire ne risque-t-elle pas d'être pour Obama ce que l'ouragan Katrina fut pour Bush, càd un véritable fiasco ?
Certes, Obama ne peut avec ses seuls petits bras et paré de son statut de Messie, Sauveteur de l'Humanité, refouler tel Moïse les magma pétrolifères qui percutent les côtes américaines dont la Louisiane.
Mais cette Lousiane, qui reste encore meurtrie par Katrina, jugera aux résultats.
Certes, Obama ne peut avec ses seuls petits bras et paré de son statut de Messie, Sauveteur de l'Humanité, refouler tel Moïse les magma pétrolifères qui percutent les côtes américaines dont la Louisiane.
Mais cette Lousiane, qui reste encore meurtrie par Katrina, jugera aux résultats.
Il n'y est pour rien, les stations ont été faites avec des normes à la con là-bas, des normes des plus "capitaliste", on en fait moins pour la sécu, plus pour le profit ...
Si les autorités, en 2004, avaient empêcher que BP ne laisse une valve temporaire - donc moins résistante - sur le puits, rien de tout ce qui arrive aujourd'hui ne serait arrivé ...
Toute la zone va être complètement ravagé, peu d'espèce vont survivre, et économiquement aussi, ça va avoir un impact incroyable ...
Bref, tout ça pour une ... valve.
Si les autorités, en 2004, avaient empêcher que BP ne laisse une valve temporaire - donc moins résistante - sur le puits, rien de tout ce qui arrive aujourd'hui ne serait arrivé ...
Toute la zone va être complètement ravagé, peu d'espèce vont survivre, et économiquement aussi, ça va avoir un impact incroyable ...
Bref, tout ça pour une ... valve.
Citation :
Marée noire: la fuite repart de plus belle, BP nomme un nouveau responsableDe Céline LOUBETTE (AFP) – Il y a 2 heures
WASHINGTON — La fuite de pétrole dans le golfe du Mexique laissait échapper entre 30.000 et 60.000 barils par jour mercredi après le retrait provisoire de l'entonnoir qui permettait d'en pomper une partie, au moment où la direction des opérations au sein de BP changeait de mains.
"Il y a eu un problème aujourd'hui, ils ont remarqué qu'il y avait une sorte de fuite de gaz", a déclaré le commandant des garde-côtes, l'amiral Thad Allen, lors d'une conférence de presse.
Le problème semble provenir "d'un engin téléguidé qui a touché une des soupapes" de l'entonnoir, a-t-il ajouté en précisant que l'entonnoir était inspecté et qu'il pourrait être réinstallé dans l'après-midi dans le meilleur des cas.
Le commandant Allen a expliqué que la collision avec le robot téléguidé avait apparemment fermé une des soupapes, augmentant la pression dans l'entonnoir. Cela peut favoriser la formation d'hydrates qui, sous forme de glace, risquent de boucher l'entonnoir qui permet de capter une partie du pétrole et de le pomper vers la surface où il est récupéré sur un bateau.
Si aucun hydrate n'est détecté à l'intérieur de l'entonnoir lors de l'inspection, il pourra être réinstallé dès mercredi. Mais dans le cas contraire, "cela pourrait prendre beaucoup plus de temps", a-t-il averti.
En attendant, les images des chaînes de télévision montraient le pétrole jaillissant à gros bouillons au fond de l'océan. Les experts du gouvernement américain estiment que 30.000 à 60.000 barils de pétrole s'échappent du puits chaque jour, soit 4,77 à 9,53 millions de litres. L'entonnoir permettait dernièrement d'en récupérer grosso modo 25.000 barils par jour.
L'amiral Allen a par ailleurs annoncé une autre mauvaise nouvelle: la mort de deux personnes impliquées dans les opérations de secours, mais dans des incidents apparemment sans rapport avec la pollution.
Une de ces personnes est morte dans un accident de natation dans une piscine, l'autre pilotait un bateau impliqué dans le nettoyage, a précisé M. Allen, sans donner d'autres détails sur le décès de cette dernière.
A Londres, la direction de BP a annoncé mercredi que Robert Dudley, un Américain, avait pris la direction effective des opérations du groupe pétrolier contre la marée noire, que pilotait jusque-là son directeur général, Tony Hayward.
M. Dudley "a été nommé avec effet immédiat président-directeur général de l'Organisation de restauration de la côte du golfe du Mexique", un service créé par BP et chargé de "gérer l'ensemble des aspects de la réponse à l'incident de la plateforme Deepwater Horizon", qui a sombré le 22 avril à 80 km des côtes de Louisiane, a indiqué BP dans un communiqué.
Tony Hayward avait été pourfendu pour ses maladresses en matière de communication autour de la crise.
A Washington, le secrétaire aux Affaires intérieures, Ken Salazar, a annoncé que l'administration allait décréter un nouveau moratoire plus "affiné" sur les forages en mer, au lendemain de la décision d'un juge annulant le moratoire décidé par le président Barack Obama et donnant raison mardi à 32 sociétés pétrolières qui avaient déposé un recours.
Devant une commission du Sénat, M. Salazar a indiqué que les puits pour lesquels l'absence de "risques est avérée" pourraient éventuellement faire l'objet d'une levée de l'interdiction.
Le moratoire est "une mesure raisonnable", a estimé mercredi le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Nobuo Tanaka. Dans une conférence de presse, il a estimé que la marée noire était "une catastrophe qui aurait pu être évitée" et a évoqué une "accumulation d'erreurs humaines".
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