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plan d'ses sur le marché

Dernière réponse : dans Etudes - Travail

bonjour j'ai un plan a faire en sciences ecoomiques et sociales mais je n'y arrive pas vraiment,pouvez vous m'aider svp.Voici le sujet:

Aprés avoir expliqué comment,sous certaines conditions,le marché peut etre efficace,vous mettrez en évidence ses limites.

Donc les 2 grandes parties sont explicites mais aprés faut trouver des sous-parties et sous sous parties,ce qui est moins évident.
merci d'avance. :) 

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j'ai pensé à:

I.Le marché
1.Les principes du fonctionnement du marché
a.def
b.La formation des prix sur le marché
2.pas trouvé

II.Les limites
1.La concurrence pure et parfaite
a.
b.
2. La loi de l'offre et de la demande
1.analyse de l'offre
2.analyse de la demande
si vous avez des idées,elles sont les bienvenues.merci

Après avoir expliqué comment, sous certaines conditions, le marché peut être efficace, vous mettrez en évidence ses limites.


Le marché, c’est-à-dire le lieu de rencontre de l’offre et de la demande construit durant des siècles, est un mécanisme économique particulièrement controversé. Cependant l’économie de marché , économie dont le fonctionnement repose sur le principe du marché, est établie dans de nombreux pays, dont les plus puissants du monde.

Dans quelle mesure le marché et en particulier le mécanisme du marché est-il efficace ?

Afin de répondre à cette question, nous étudierons d’une part les phénomènes qui marquent l’efficacité du marché puis nous analyserons ses limites, preuves incontestables de son imperfection.


Le marché, outil utile aux échanges, comporte dans son fonctionnement une part d’efficacité. Cependant celle-ci n’est perceptible que selon certaines conditions. D’une part il est nécessaire que le marché soit concurrentiel, c’est-à-dire qu’il n’y ait pas ou peu d’abus de position dominante, de cartels, d’ententes entre les entreprises. Stratégies qui affectent grandement la concurrence en empêchant une multitude d’offreurs et une multitude de demandeurs (tous de petite taille). D’autre part, le marché doit être assez grand pour pouvoir fonctionner. Si ces deux conditions principales sont respectées (cela n’est pas simple), il est possible d’observer l’efficacité du marché.

Tout d’abord la concurrence qu’il peut y avoir sur un marché entre les offreurs est un important facteur d’efficacité. En effet, la division du travail qui correspond à la répartition des activités entre les différentes unités de production qui se spécialisent dans un domaine, et qui stimule la concurrence entre les différents et nombreux offreurs, a des répercussions sur la société entière d’un pays. Cela est explicable par le fait que les travailleurs spécialisés dans un domaine précis augmentent leur productivité ( ils répètent un mouvement sans cesse et sont ainsi de plus en plus rapides, cela s’apparente à du travail à la chaîne ). Cette hausse de la productivité favorise la croissance d’un pays qui voit ainsi le pouvoir d’achat et le niveau de vie de la population s’accroître. Par conséquent, a lieu une augmentation démographique qui permet d’augmenter la taille du marché. Cela favorise la division du travail, il y a donc une multiplication de l’offre et de la demande. Le cercle vertueux division du travail => extension du marché est au fondement de la thèse d’Adam Smith depuis 1776 (in La richesse des nations)

Or l’interaction entre l’offre et la demande, toutes deux rationnelles dans leurs agissements et cherchant pour l’une à augmenter son profit et pour l’autre à payer au tarif le plus bas possible, permet d’atteindre un point d’équilibre grâce aux mécanismes propres du marché. En effet, le marché est caractérisé par la loi de l’offre et de la demande. L’offre évolue dans le même sens que le prix alors que la demande évolue dans le sens inverse du prix. Par tâtonnement, nous parvenons à un prix d’équilibre et à une quantité d’équilibre qui permettent de réaliser le maximum d’échanges : on dit que le marché assure l’allocation optimale des ressources ; en effet, le point d’équilibre du marché garantit le maximum d’échanges et donc la satisfaction du nombre le plus élevé d’agents au prix le plus bas. Or selon la théorie de Vilfredo Pareto, un optimum est un état dans lequel on ne peut pas améliorer le bien-être d’un individu sans détériorer celui d’un autre. En tout autre point du marché, il y a bien un équilibre mais qui s’établit du côté court du marché ( il y a donc moins d‘échanges effectués) et qui pénalise plus d’agents.

Par ailleurs, coordonner ces échanges n’est pas simple, cela est permis par les prix qui jouent un rôle majeur quant à la coordination des activités. Ils sont en effet porteurs de nombreux renseignements et jouent le rôle d’un signal : ils reflètent notamment les coûts de production des entreprises, ils déterminent les offreurs à vendre ou les demandeurs à acheter… Ils sont finalement un vecteur directeur du marché et traduisent son efficacité.

Le marché est aussi responsable d’une certaine stabilité dans un Etat. En effet, l’U.R.S.S., caractérisée par une économie communiste donc totalement opposée au marché et à la recherche du profit caractéristique des économies de marché, s’est effondrée. Or il n’y avait dans ce pays aucune incitation tant à produire qu’à consommer ( en d’autres mots, l’offre et la demande n’étaient pas stimulées) . L’U.R.S.S. s’est effondrée en partie à cause de ce manque d’incitations. Le marché contribue donc à la stabilité d’un pays, c’est d’ailleurs pour cela que les états d’ex-U.R.S.S. ont reçu des conseils de la part des pays occidentaux les initiant à l’économie de marché.



Le marché est donc efficace dans plusieurs domaines et offre certains avantages. Cependant il comporte de nombreuses limites.
Tout d’abord l’atomicité du marché, c’est-à-dire la présence d’une multitude d’offreurs et d’une multitude de demandeurs peut être remise en cause. Il existe en effet des justifications économiques à l’existence de monopoles ( un offreur pour une multitude de demandeurs). Il y a ainsi des monopoles naturels dus aux coûts fixes exorbitants qu’imposent certaines installations en réseau (eau, électricité, téléphone). Une seule entreprise possède ces réseaux, cela permet de diminuer les coûts pour le consommateur. De plus, il existe des monopoles légaux, autorisés par l’Etat par le biais de brevets. Ces brevets sont donnés aux entreprises innovatrices qui ont ainsi le monopole de leur invention durant quelques années. Seule la protection de l’innovation peut garantir l’efficacité économique puisque sans elle, chaque entreprise attendrait que les autres fassent des recherches à sa place tout en profitant des résultats de la recherche par imitation de l’invention (comportement caractéristique du « passager clandestin » !). D’autre part, la concentration verticale, achat par une entreprise des entreprises en amont et en aval du cycle de production, est justifiée par l’existence de coûts de transactions ( coûts présents à chaque entreprise différente, du fournisseur au distributeur).

Par ailleurs, la transparence du marché ( imposée en situation de concurrence pure et parfaite) est rapidement bafouée. Cela est dû à l’asymétrie de l’information qui signifie qu’un seul parmi deux agents se livrant à une transaction détient une information que l’autre n’a pas. Cela a des conséquences importantes. Nous pouvons citer la sélection adverse qui empêche les échanges. Ce phénomène consiste en une multiplication de mauvais produits sur le marché et en une disparition des meilleurs. Prenons l’exemple des voitures d’occasion de Akerlof : l’acheteur est victime de l’asymétrie de l’information et ne va donc acheter que les voitures à bas prix, craignant d’acheter à un prix élevé, une voiture peu fiable. Par conséquent, les vendeurs d’occasion ne vont proposer sur le marché que des voitures à bas prix et donc de mauvaise qualité. La sélection adverse a lieu avant la signature du contrat alors que l’aléa moral, autre conséquence de l’asymétrie de l’information a lieu après. Il consiste en un changement de comportement de l’agent : se sentant justement protégé par la signature du contrat, il adopte un comportement moins efficace comme le montre le modèle du tire-au-flanc sur le marché du travail.

Le marché comporte également d’importantes défaillances. D’une part, les biens collectifs caractérisés par la non-exclusion et la non-rivalité ne sont pas pris en compte par le marché. La non-rivalité qui permet à de nombreux agents de se servir du bien collectif simultanément sans se nuire les uns les autres empêche de révéler l’offre. La demande ne peut, elle, pas être révélée à cause de la non-exclusion qui interdit d’empêcher les personnes non solvables d’utiliser les biens collectifs.

Le marché ne prend également pas en compte les externalités, qu’elles soient négatives ( nuisances issues de l’activité d’un agent économique, non voulues et qui affectent l’activité d’un autre agent) ou positives ( avantage ou utilité gratuite accordée de façon indirecte à un agent économique par l’activité d’un autre agent). Les externalités, négatives en particulier ( pollution en général ) ont des coûts sociaux, financiers… importants. Cependant ces coûts ne sont pas pris en compte par le marché . Seul l’Etat peut y remédier grâce à l’internalisation ( réglementation, dédommagement ou taxation) .

D’autre part la flexibilité du marché peut être perçue comme une défaillance. En effet, les salariés peuvent se trouver du jour au lendemain au chômage à cause de fusions-acquisitions entre leurs entreprises, d’une baisse de la demande, d’une baisse de salaires… Ainsi en 2003, 9,6 % des actifs allemands étaient au chômage alors que l’Allemagne est réputée pour le bien-être, le niveau de vie élevé… de ses habitants.

Selon Keynes, le chômage est un chômage involontaire et son approche macroéconomique lui permet d’expliquer ce phénomène en « mêlant » plusieurs marchés, en ne se concentrant pas seulement sur le marché du travail. Ainsi selon lui, la baisse de salaires a pour conséquence une baisse de la demande de biens et services. Par conséquent les entreprises produisent moins et ne sont pas dans une politique d’embauche ( anticipant la demande effective : demande de consommation des ménages et demande d’investissement des entreprises). Ce qui favorise le chômage.

Enfin, abordons un dernier point qui illustre les limites du marché : il s’agit de l’irrationalité collective. Comme le montre le « dilemme du prisonnier », il arrive que la recherche de l’intérêt personnel par plusieurs agents aboutisse à l’irrationalité collective (c’est une contestation de la « main invisible » d’Adam Smith). Lors d’une bulle spéculative, de nombreux actionnaires se portent acheteurs d’actions anticipant une hausse de leur prix. Or une bulle spéculative se termine généralement par un krach boursier. Tous les actionnaires veulent vendre leurs actions ( intérêt personnel), il y a donc un surplus d’offre et tous ces actionnaires sont perdants puisque ce comportement agrégé fait baisser le cours des actions (à irrationalité collective).


Nous avons donc vu que le marché pouvait être, sous certaines conditions, d’une grande efficacité. Cela grâce à une construction réfléchie et progressive. En outre, il lui est impossible d’atteindre la perfection, comportant de nombreuses limites qui dévoilent ses failles les plus dangereuses.




est ce que le plan que vous avez donner ici correspond a cette synthese ? merci d'avance
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