un roman à thèse | 15 février 2007
Le Dernier jour d'un condamné , un cri contre la peine de mort
Le grand Hugo signe avec ce roman un chef d'œuvre qui a pu traverser les temps. Cette œuvre est un plaidoyer touchant contre la peine de mort. Le dernier jour d'un condamné est une véritable dénonciation de la peine capitale. Le roman relate l'histoire d'un condamné à mort qui s'apprête à mourir. Pour tromper cette insoutenable attente, il écrit.
Le condamné est anonyme, on ne connaît ni son nom, ni son âge, ni son crime. On sait qu'il est marié et père d'une fillette de 3 ans prénommée Marie. On suppose qu'il est jeune, trop jeune pour mourir. Les feuilles de son journal racontant sa vie ont été perdues, on ne sait donc rien de lui. Par ce choix, Victor Hugo, veut rendre le livre universel et anonyme, pour ne pas l'imaginer dans un contexte précis et être totalement neutre face aux a priori que l'on pourrait avoir contre un condamné dont on connaît le crime.
"Le dernier Jour d'un Condamné" est le journal intime d'un condamné à mort qui nous fait partager les derniers jours de sa vie, ses pensées à l'approche du jour fatidique, ses dernières pensées au moment de monter sur l'échafaud.
Le récit est à la fois un journal et un monologue où le narrateur nous dévoile ses espoirs et ses craintes : son vain espoir de la grâce, son dernier voyage en fourgon, sa peur d'affronter la foule .... Il nous raconte aussi ses souvenirs de promenades. Il évoque le sourire de sa fille Marie. Cet homme nous relate tout ce qu'il fait quand il est en prison. Puis il pense au moment où il devra aller à la guillotine ; il a peur mais il ne veut pas que les autres le sachent. Il continue à espérer dans la grâce qu'il n'aura jamais. Il nous parle aussi de sa fille et du jour où il a pu la voir sans la reconnaître. Il nous décrit quelques aspects de son passé : une rencontre avec une jeune fille; il décrit des monuments qu'il a vus. Il cesse d'écrire quand le moment de l'exécution est arrivée : "Quatre heures".