Les 47 États-membres du Conseil de l'Europe se penchent jeudi et vendredi, à Interlaken, en Suisse, sur l'avenir de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) menacée d'asphyxie.
La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) fait figure de "joyau" des institutions européennes. Garante du respect des droits de l'homme de 800 millions d'Européens, elle est par exemple chargée de se prononcer sur l’interdiction de construire des minarets en Suisse.
Autre illustration de son champ d'action : les avocats qui demandent à être partie prenante de la garde à vue s’abritent pour cela derrière la jurisprudence de la CEDH. Elle a aussi condamné récemment la Russie pour "atteinte au droit à la vie" en Tchétchénie.
Seulement, avec 120.000 requêtes dans les tiroirs et 2.000 nouvelles chaque mois, elle est aujourd’hui embourbée par des requêtes abusives et irrecevables. Aussi, les 47 États-membres du Conseil de l'Europe vont se pencher, jeudi et vendredi, à Interlaken, en Suisse, sur l'avenir de la CEDH.
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