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- Pour Royal, "les salariés ne croient plus en la parole de Sarkozy"

Dernière réponse : dans Actualité

Ségolène Royal l'affirme comme Dominique de Villepin : "Il y a un risque de révolte tous azimuts" au regard de la situation sociale tendue en France. L'ancienne candidate à la présidentielle y voit trois raisons.

D'abord "les injustices exacerbées" que la France connaît, "avec d'un côté, des gens qui brassent des milliards, qui s'enrichissent dans la crise, et de l'autre côté, tous ceux qui basculent dans la misère".

Ensuite, "la parole de l'État qui n'est pas tenue". Directement visées, les promesses de Nicolas Sarkozy aux salariés d'usines menacées : "Quand le chef de l'État, lui-même, se déplace dans les entreprises, Gandrange, Caterpillar, en disant je vais résoudre les problèmes ( ...) les salariés ne croient plus en cette parole", détaille-t-elle sur RTL . Elle en profite d'ailleurs pour fustiger un discours "fait d'arrogance et de mépris". Une référence aux propos prêtés par Libération à Nicolas Sarkozy sur le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, mais pas seulement. Pour Ségolène Royal, il ne faut donc pas s'étonner qu'un jour, il y ait "un effet boomerang", tant au niveau international - où, dit-elle, "la France n'est plus prise au sérieux" - qu'au niveau social.

Enfin, elle déplore "un dialogue social (...) digne du Moyen Âge". Elle veut s'inspirer des pays de l'Europe du Nord dans lesquels, dit-elle, les salariés et les organisations syndicales sont "respectés" et où ils sont "associés dans les processus de mutation industrielle". Interrogée sur les violences perpétrées par certains salariés de l'usine Continental contre la sous-préfecture de Compiègne , la présidente de Poitou-Charentes affirme que la violence "ne résout rien", mais qu'il ne faut pas "confondre des voyous et les casseurs avec des salariés qui sont désespérés parce qu'ils sont maltraités et parce qu'ils ont peur de perdre leur emploi et de vivre dans la pauvreté".

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-04-23/c...
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Ahhhh un topic sur Royal. :D 


Citation :
des gens qui brassent des milliards

Elle parle de Pierre Bergé son mécène milliardaire, ou de l'ancien milliardaire JP Beaudecroux, patron d'NRJ et proche du PS ("ancien millairdaire", car ses actions ont coulé en 2008 il n'est plus que la 102ème fortune de France :(  )?

Et ses 2 salariées en procès avec elle depuis 10 ans, décision de justice qui est allée jusqu'en cassation, ne leur a-t-elle pas montré de l'"arroganc"e, du "mépris"?
Va-t-elle s'excuser?

Quand elle sera crédible, elle pourra causer, la Dame du Poitou. Région empêtrée dans la crise.

Citation :
Enfin, elle déplore "un dialogue social (...) digne du Moyen Âge". Elle veut s'inspirer des pays de l'Europe du Nord dans lesquels, dit-elle, les salariés et les organisations syndicales sont "respectés" et où ils sont "associés dans les processus de mutation industrielle".

Elle a beau jeu de parler de l'Europe du Nord: là-haut, les syndicats sont unis et non dispersés comme en France (il existe un syndicalisme pour les ouvriers, un syndicalisme pour les employés; un syndicalisme pour les cadres).

En outre, les syndicats scandinaves (Europe du Nord a-t-elle évoqué) sont imprégnés de social-démocratie et non de communisme, comme par chez nous. Il s'agit donc de syndicats réformistes et non revendicatifs donc forçément poussés vers la négociation (contrairement à la France..).
Ils ont de fait écarté les idées communisto-révolutionnaire ce qui, forçément, évite cette éternelle lutte des classes qui caractérise la CGT notamment et qui sclérose tout débat constructif puisqu'il y a logique d'opposition systématique.

Enfin, les syndiqués scandinaves du privé représentent plus des 3/4 des salariés; contre à peine 5% en France; donc une représentativité beaucoup plus légitime des salariés.
Sans oublier, évidemment, un financement des syndicats basé sur la transparence. Contrairement à la France.


Comment comparer l'incomparable. Un peu comme avec la justice chinoise, quoi.

Si les ouvriers ne croient plus en la parole de Sarkozy, cela fait bien des années qu'ils ne croient plus en la parole de la gauche.

Royal ne donne aucune solution, tout comme Aubry, Bayrou et Sarkocrote. Pour faire face a la crise il faut faire le deuil de ce modèle anglo-saxon libéral, il ne faut pas hésité a être protectionniste.

rom32@idn a dit :
Elle parle de Pierre Bergé son mécène milliardaire, ou de l'ancien milliardaire JP Beaudecroux, patron d'NRJ et proche du PS ("ancien millairdaire", car ses actions ont coulé en 2008 il n'est plus que la 102ème fortune de France :(  )?

Est-ce que Bergé et Beaudecroux ont reçu une aide de l'Etat tout en licenciant des salariés et en se distribuant des bonus ? Non, donc ton attaque est basse et inutile.

rom32@idn a dit :
Quand elle sera crédible, elle pourra causer, la Dame du Poitou. Région empêtrée dans la crise.

Empêtrée dans une crise mondiale.

Je trouve rom, que comme d'habitude, tu tapes "très fort" sur Ségolène. Je suis en Poitou-Charentes depuis des années, et la crise dans laquelle nous sommes soit disant empêtrés, je ne la mesure pas spécialement dans mon département et dans ma ville. Tout du moins ni plus ni moins qu'ailleurs, nous avons des usines qui ferment, des entreprises en difficulté, oui, mais comme tout les départements Français. La crise est internationale, donc Nationale et par définition régionale.
Tout n'est pas parfait, mais il nous faut faire avec et ce n'est pas Ségolène (pas plus que d'autres dirigeants Ntionaux d'ailleurs...) qui von balayer d'un coup d'un seul cette crise.
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