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Un accord sur le climat en 2010 plutôt qu'à Copenhague ...

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Un succès semblant de plus en plus irréaliste lors de la conférence de Copenhague du 7 au 18 décembre, Yvo de Boer, qui dirige le secrétariat de l'Onu sur le changement climatique, a suggéré un délai de six mois.
"Si nous avons déjà à Copenhague des objectifs clairs (...), et je suis confiant à ce sujet, alors on pourra fixer cela dans un traité six mois plus tard", a-t-il dit à Reuters lundi à Copenhague.

Le Danemark, pour sa part, a parlé d'un report non de six mois mais d'une année, à la fin 2010.
Le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen a évoqué cette nouvelle date limite pour la conclusion d'un traité en bonne et due forme, ajoutant que la conférence du mois prochain pourrait déjà permettre de parvenir à un accord politique sur la réduction des émissions et les questions de financement.
Une quarantaine de ministres de l'Environnement, dont ceux Chine et des Etats-Unis, les deux plus gros pollueurs de la planète, se sont retrouvés lundi pour deux jours à Copenhague pour tenter de faire avancer les discussions et permettre au moins un tel accord politique sur le traité destiné à remplacer le protocole de Kyoto, qui arrive à expiration en 2012.

La réunion ministérielle se déroule à huis clos, à l'exception de la conférence de presse finale.
La ministre danoise de l'Energie et du Climat, Connie Hedegaard, juge possible en décembre un "accord politique" écrit, de 5 à 8 pages, sur la réduction des émissions de GES et sur l'aide aux pays en voie de développement. Selon elle, la conférence de Copenhague devrait aussi fixer une date pour l'adoption d'un nouveau traité.

"ÉCHÉANCE RÉALISTE"

De nouvelles discussions sont prévues à Bonn à la mi-2010 et à Mexico en décembre suivant.
"Peut-être qu'une échéance réaliste serait Mexico, mais cela dépendra de l'évolution des discussions sur les questions critiques", a dit à la presse Connie Hedegaard.
Ouvrant lundi à Rome le sommet de la FAO sur la faim dans le monde, le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a estimé qu'il ne pouvait "y avoir de sécurité alimentaire sans sécurité climatique".
"Le mois prochain à Copenhague, il nous faudra trouver un accord global permettant de jeter les bases d'un traité sur les changements climatiques qui soit contraignant au regard de la loi", a-t-il dit.

Les pays africains, les petits Etats insulaires et certains pays d'Europe insistent toujours pour qu'un véritable traité soit trouvé à la conférence de Copenhague.
"Tout porte à penser que (ces pays) aspirent toujours à ce que Copenhague se solde par un traité contraignant", a déclaré Kim Carstensen, de l'organisation écologiste WWF.

Les pays du tiers monde insistent pour que les pays développés acceptent le principe d'importantes diminutions de leurs émissions de GES à l'horizon 2020 et accordent des milliards de dollars d'aide aux pays pauvres pour face au réchauffement climatique.

Les pays riches, touchés par la récession et un taux de chômage parfois supérieur à 10%, ne tiennent guère à faire des promesses trop ambitieuses dans ces négociations, lancées en 2007 à la conférence de Bali.

L'un des problèmes actuels est que les Etats-Unis, seul grand pays industrialisé à ne pas avoir ratifié le protocole de Kyoto, n'a pas encore adopté de loi fédérale fixant des limites à ses émissions de GES. Un bon nombre de pays ne veulent pas adopter des mesures au plan mondial tant que Washington n'aura pas les coudées franches pour prendre des engagements.


http://www.lexpress.fr/actualites/2/un-accord-sur-le-cl...

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