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La chute du Mur de Berlin

Dernière réponse : dans Actualité

L'ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev s'est dit «fier» mardi de son rôle dans la chute du Mur de Berlin il y a 20 ans, balayant les critiques qui l'accusent en Russie d'avoir causé la perte de l'empire soviétique.
«Je suis fier que nous - et je veux dire à la fois les pays d'Europe occidentale et orientale - ayons trouvé une approche prenant en compte les intérêts de tout le monde, et que cette chose extrêmement douloureuse ait été liquidée», a-t-il déclaré à des journalistes.
Le dernier numéro un de l'URSS a laissé entendre que les dirigeants à l'époque n'avaient pas d'autre choix que de mettre fin à la division de l'Allemagne, qui fête le 9 novembre le vingtième anniversaire de la chute du Mur.
Il ne s'agit pas d'une question de honte, mais du fait qu'il y avait une scission dans un pays au coeur de l'Europe, au centre du monde, avec une énorme population», a-t-il expliqué en marge de la présentation d'une autobiographie du milliardaire américain Ted Turner.

«Si l'Union soviétique l'avait voulu, elle aurait pu stopper la réunification. Et que se serait-il produit alors ? Je ne sais pas, peut-être la troisième Guerre mondiale», a-t-il remarqué.

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C'est tout de même la chute du Mur de Berlin qui a amorcé la chute du bloc soviétique.

Paradoxalement, la chute du communisme a provoqué la plongée dans le capitalisme des grandes puissances que sont la Russie et la Chine, mais a également déséquilibré ce qu'on appelait à l'époque l'"équilibre de la Terreur" puisque, dès les années '90, l'islam radical a pris le relai du communisme en tant qu'idéologie opposée au capitalisme.


La chute du Mur de berlin n'a en tout cas pas démantelé les impérialismes; qu'ils soient occidental, russe, chinois ou.. islamiste.

La construction du Mur de Berlin va changer pour plusieurs années le visage de la capitale allemande. Et la circulation entre Berlin-Ouest et Berlin-Est va devenir peu à peu tout à fait impossible.
En effet, dès 1952, le passage de la RDA faire la RFA était limité et contrôlé. Les Berlinois de l'Est pouvaient cependant encore se rendre à l'Ouest pour travailler ou en visite à condition d'utiliser l'un des 81 points de passage existants. Dès le 13 août 1961, 69 d'entre eux sont fermés. Le 14 août, c'est la porte de Brandebourg qui est à son tour fermée, suivie de 14 autres points de passage.
Le mur intra-urbain, qui sépare Berlin-Ouest de Berlin-Est a atteint au final une longueur totale de 43,1 kilomètres. La partie du dispositif qui séparait Berlin-Est de Berlin-Ouest comprenait 111,9 kilomètres.
La Potsdamer Platz, en plein coeur de Berlin, se retrouve coupée en deux, et le centre historique de la capitale finit par se vider tout à fait, composé désormais d'un No man’s land entre les Murs de séparation à l’Est et d’un terrain vague à l’Ouest.

Au delà des répercutions politiques de la construction du mur, qui devient dès 1961 le symbole de la Guerre froide dans le monde entier, c'est la vie de toute une population qui va être bouleversée ce matin d'août 1961. 63 000 Berlinois de l'Est perdent leur emploi à l'Ouest, 10 000 de l'Ouest perdent leur emploi à Berlin-Est, et ce sont également des milliers de familles qui sont séparées pendant plus de vingt ans

Berlin n'a plus de mur mais reste une ville pauvre économiquement.

Point positif, elle est attrayante pour les artistes, et c'est une des villes européennes qui bouge le plus sur ce plan là avec Barcelone.

Sans oublier l'indéboulonnable triplette Londres-Paris-Milan ...

Citation :
dès les années '90, l'islam radical a pris le relai du communisme en tant qu'idéologie opposée au capitalisme.


En fait, l'Islam radical n'a pas tout à fait pris le relai du communisme puisqu'elle à existé des années en parallèle avec les deux blocs de la guerre froide, avec le statut de "troisième alternative".
Ceci dit, à la chute du communisme, l'islam radical s'est en effet retrouvé "face au capitalisme" même si elle lui était opposé tout autant qu'elle l'était auparavant au communisme...


Sinon, espérons que dans 50 ans, on puisse fêter la chute d'un autre mur aussi honteux, en Palestine...

Comme par hasard, la Palestine focalise ton attention.

N'oublie pas la Ligne verte (séparant en 2 Nicosie, la capitale chypriote) depuis la colonisation du nord de l'île par les Turcs, ou encore la ligne "Maginot" entre les 2 Corées.
Ou encore celle bâtie au Maroc.

Ces murs ne sont pas tout à fait comparable avec le mur Palestiniens, qui enferme littéralement un peuple, sans eau ni électricité le plus souvent.
Ceci dit je ne fait la comparaison du mal et je ne pourrai être que plus heureux de la situation du monde si n'importe lesquels de ces murs tombait.

Par contre, j'aimerais que tu me dise ce que tu sous-entendais par "comme par hasard, la Palestine focalise ton attention".
C'est un tort peut être?

Les communistes avaient deux options : soit mener une 3ème guerre mondiale, soit se contenter d'une guerre froide en construisant un mur et un rideau de fer. En faisant preuve de rationalité, on peut se féliciter que ce mur est été crée, ça a évité le pire.

rom32@idn a dit :
C'est tout de même la chute du Mur de Berlin qui a amorcé la chute du bloc soviétique.
Plutôt l'inverse : c'est le déclin du bloc soviétique qui a amorcé la chute du mur de Berlin.
La chute de ce mur n'est pas une cause, ce n'est qu'une conséquence ; il faut prendre de la distance avec les symboles.

Vautrin a dit :
Les communistes avaient deux options : soit mener une 3ème guerre mondiale, soit se contenter d'une guerre froide en construisant un mur et un rideau de fer. En faisant preuve de rationalité, on peut se féliciter que ce mur est été crée, ça a évité le pire.

Plutôt l'inverse : c'est le déclin du bloc soviétique qui a amorcé la chute du mur de Berlin.
La chute de ce mur n'est pas une cause, ce n'est qu'une conséquence ; il faut prendre de la distance avec les symboles.


Aujourd'hui encore, on ne sait pas exactement qui a pris la décision de construire le Mur, de Khrouchtchev ou de son affidé est-allemand, le très stalinien Walter Ulbricht. Le 15 juin 1961, lors d'une rencontre avec la presse internationale, il déclare: "personne n'a l'intention de construire un mur. Les maçons de notre capitale sont d'abord occupés à construire des logements et leur force de travail est entièrement consacrée à cette tâche". Moins de deux mois plus tard, au matin du 15 août 1961, policiers et militaires de la RDA barrent totalement les accès de Berlin-Ouest. Dans les jours qui suivent est érigé un mur flanqué de barbelés qui coupe la ville en deux. Il y aura plusieurs génération de murs.
- 1961-1ère génération : L'essentiel du mur est composé de barbelés avec à certains endroits des murs de briques surmontés de frises de barbelées.
- 1962-2ème génération : Le mur est réalisé sur 15 Km de long : des barricades sont érigées sur 130 Km, 165 miradors et 232 blockhaus surveillent les frontières.
- 1976-3ème génération : Ce mur de 3,60 m de haut est précèdé d'une zone large de 40 m à 1,5 Km, ce qui fait que les Allemands de l'Est ne pourront pas approcher le mur.
- 1989-4ème génération : Les autorités de l'est préparent le mur high-tech : intégrer un système de surveillance électronique. Les populations de l'Est en décideront autrement.
A partir de l'été 1989, des événements majeurs se sont succédés
- Mai : Des manifestations ont lieu en Allemagne de l'Est (RDA) pour protester contre la fraude électorale
.Août : Le gouvernement hongrois ouvre sa frontière avec l'Autriche. Des dizaines de milliers de travailleurs de toute l'Europe de l'Est passent en Occident.
- Octobre : Alors que la RDA s'apprête à "fêter" le quarantième anniversaire du régime stalinien, des manifestations de masse, fortes de centaines de milliers de participants, secouent le pays. Lâché par les soviétiques, le dirigeant de la RDA, Honecker, démissionne.
- Le 9 novembre 1989 s'ouvre le "Mur de la honte" , symbole de la division de l'Europe...

rom32@idn a dit :
Comme par hasard, la Palestine focalise ton attention.

N'oublie pas la Ligne verte (séparant en 2 Nicosie, la capitale chypriote) depuis la colonisation du nord de l'île par les Turcs, ou encore la ligne "Maginot" entre les 2 Corées.
Ou encore celle bâtie au Maroc.


J'aurais surement fais cette même comparaison.
En effet, les autres "entraves" que tu nommes sont effectivement des "verrues" inadmissibles. Néanmoins, il faut reconnaitre, que le "mur" le plus médiatisé depuis quelques années reste celui qui "enferme" les Palistiniens" sur LEUR terre.
Chypre, les 2 Corée(s) et les autres OK. Et peut-être aussi ceux que l'on ne connait pas...?

Vingt ans après la disparition du rideau de fer, d’autres remparts ont pris le relais. Certains ont été renforcés, d’autres ont été récemment édifiés. Les événements du 11 Septembre et la montée en puissance du terrorisme ont largement contribué
à accélérer le mouvement.

Les barrières les plus spectaculaires sont connues, comme la palissade métallique dressée entre les Etats-Unis et le Mexique ou la clôture de sécurité israélienne implantée en Cisjordanie. Il en existe cependant bien d’autres. Entre le Botswana et le Zimbabwe, l’Inde et le Bangladesh, l’Arabie saoudite et le Yémen ou le Koweït et l’Irak. Mais contrairement au mur de Berlin, qui empêchait les gens de sortir, ces murs interdisent d’entrer. Deux raisons justifient leur édification: la sécurité et les flux migratoires.
Qu’ils soient sécuritaires, militaires ou anti-immigrés, leur efficacité très relative est souvent illusoire et toujours provisoire. Comme le disait Janet Napolitano, la ministre américaine chargée de la Sécurité intérieure: «Construisez un mur de 15 mètres de haut et on verra apparaître une échelle de 16 mètres.»



La chute du mur de Berlin, il y a vingt ans, laissait espérer la fin des divisions. Depuis, de nouvelles barrières de béton ou d’acier sont venues balafrer la planète. A l’heure de la mondialisation, le manque de repères donne l’envie de limites. Selon Michel Foucher, géographe, professeur à l’Ecole normale supérieure à Paris et auteur de L’obsession des frontières, on recense aujourd’hui près de 17 murs internationaux. Ces fortifications couvrent 7500 kilomètres, soit 3% des frontières terrestres. Mais si tous les projets annoncés sont menés à terme, ils s’étireront sur 18 000 kilomètres.
Et ce chiffre n’englobe pas les frontières fortifiées intérieures, comme les murs de Belfast qui séparent catholiques et protestants ou ceux de Bagdad qui divisent les quartiers sunnites et chiites. Mais d’où vient ce besoin de se barricader?
http://www.tdg.ch/actu/monde/berlin-nouveaux-murs-divis...

On mélange un peu tout là, bientôt on va en venir à s'émouvoir du mur qui nous sépare de notre voisin.

L'absence de frontières dans un monde mondialisé et en surpopulation amène à des barricades de la part de certains.

Nous fêtons les 20 ans de la chute du mur de Berlin. Pourquoi est-ce un si grand événement?
La chute du mur de Berlin symbolise la tombée du rideau de fer, la victoire du système capitaliste sur le système communiste, le triomphe d'un peuple sur un régime totalitaire et enfin la preuve qu'une révolution pacifique est possible.
En outre, après 1989, beaucoup de pays de l'Est ont intégré l'Union européenne. La sécurité s'est ainsi renforcée, les frontières sont devenues stables et les relations économiques ont été facilitées.

sam85 a dit :
la preuve qu'une révolution pacifique est possible.
La chute du bloc soviétique n'est pas due à une révolution, je vois pas de quoi tu parles.

sam85 a dit :
En outre, après 1989, beaucoup de pays de l'Est ont intégré l'Union européenne. La sécurité s'est ainsi renforcée, les frontières sont devenues stables et les relations économiques ont été facilitées.
L'URSS a été dissoute peu de temps après la chute du mur, l'Union Européen s'est élargie aux petits pays de l'est en 2004. Je vois pas en quoi cela renforce une quelconque sécurité et par rapport à qui. Malgré la fin du bloc communisme, l'OTAN a subsisté et l'UE est devenue un laquais états-unien. Stabilité des frontières :sweat:  les frontières c'est bien simple il n'y en a plus depuis l'espace Schengen. Quant aux relations économiques : la concurrence déloyale dans cette UE de libre échange est merveilleuse pour les petits pays de l'est, c'est dramatique pour nous qui avons vus nos usines délocalisées et le chômage exploser.

sam85 a dit :
La chute du mur de Berlin symbolise la tombée du rideau de fer, la victoire du système capitaliste sur le système communiste, le triomphe d'un peuple sur un régime totalitaire et enfin la preuve qu'une révolution pacifique est possible.

Je ne suis pas d'accord sur un seul point: la victoire du capitalisme sur le communisme. Le capitalisme à outrance ou le communisme à l'excès sont aussi dangereux l'un que l'autre, comme tous les extrèmes d'ailleurs.
Et la plupart des ex-habitants de Berlin Est sont désormais reclus hors de la ville car ils n'ont plus les moyens d'y habiter, je ne suis pas certain qu'ils apprécient beaucoup le capitalisme.

crazycat@idn a dit :
Je ne suis pas d'accord sur un seul point: la victoire du capitalisme sur le communisme. Le capitalisme à outrance ou le communisme à l'excès sont aussi dangereux l'un que l'autre, comme tous les extrèmes d'ailleurs.
Et la plupart des ex-habitants de Berlin Est sont désormais reclus hors de la ville car ils n'ont plus les moyens d'y habiter, je ne suis pas certain qu'ils apprécient beaucoup le capitalisme.
Peu importe, le fait est que le capitalisme a vaincu le communisme.

sam85 a dit :
La libération de Berlin Est c'est fait dans le calme , sans effusion de sang
C'est le déclin économique du bloc et la résignation de Gorbatchev face a cela qui ont mis fin à la guerre froide, et non je ne sais quelle révolution pacifiste...

sam85 a dit :

A partir de l'été 1989, des événements majeurs se sont succédés
- Mai : Des manifestations ont lieu en Allemagne de l'Est (RDA) pour protester contre la fraude électorale
.Août : Le gouvernement hongrois ouvre sa frontière avec l'Autriche. Des dizaines de milliers de travailleurs de toute l'Europe de l'Est passent en Occident.
- Octobre : Alors que la RDA s'apprête à "fêter" le quarantième anniversaire du régime stalinien, des manifestations de masse, fortes de centaines de milliers de participants, secouent le pays. Lâché par les soviétiques, le dirigeant de la RDA, Honecker, démissionne.
- Le 9 novembre 1989 s'ouvre le "Mur de la honte" , symbole de la division de l'Europe...


La révolution pacifique a eu lieu ici .

ali_lou a dit :
Citation :
dès les années '90, l'islam radical a pris le relai du communisme en tant qu'idéologie opposée au capitalisme.


En fait, l'Islam radical n'a pas tout à fait pris le relai du communisme puisqu'elle à existé des années en parallèle avec les deux blocs de la guerre froide, avec le statut de "troisième alternative".
Ceci dit, à la chute du communisme, l'islam radical s'est en effet retrouvé "face au capitalisme" même si elle lui était opposé tout autant qu'elle l'était auparavant au communisme...


Sinon, espérons que dans 50 ans, on puisse fêter la chute d'un autre mur aussi honteux, en Palestine...

Des palestiniens ont réussi a détruire un morceau du mur de séparation, sont passés de l'autre coté et ont été accueillis par des bombes lacrymogènes de la police israelienne.

L’usage de la force et des armes à feu dans la zone frontalière de RDA était réglementé par des lois, des arrêtés et des ordres. La consigne élaborée à cet égard par le ministère de la défense de la RDA en octobre 1961, spécifiait que l’usage d’armes à feu devait être le dernier recours et n’était autorisé que pour «l’interpellation de personnes cherchant à violer la frontière étatique et refusant d’obtempérer à la suite d’une sommation d’un garde-frontière qui s’est identifié verbalement comme tel ou d’un tir de sommation en l’air, leur intimant l’ordre de s’arrêter immédiatement».

En d’autres termes, les textes applicables à l’époque ne contenaient aucune incitation ou obligation juridique de tuer. Mais les promotions et primes accordées aux gardes-frontières, le conditionnement idéologique des jeunes appelés et soldats de métier, ainsi qu’un droit pénal, qui, en certaines circonstances, transformait la tentative de fuite en crime, firent de l’usage des armes à feu une quasi-obligation.
Plus de 100 000 ressortissants de l’ex-RDA ont essayé de fuir leur pays en franchissant la frontière entre les deux Allemagnes ou le mur de Berlin. Plusieurs centaines furent abattus par les gardes-frontières de RDA, se noyèrent, chutèrent mortellement ou se suicidèrent lors de la découverte de leur tentative de fuite à l’Ouest.

L’état civil de nombreuses victimes du mur n’étant pas connu à ce jour, il est impossible de citer des chiffres précis. Afin d’assurer un rapprochement de toutes les informations disponibles et d’approfondir les connaissances sur les victimes du mur auprès de l’opinion publique, un vaste projet de recherche a été lancé en août 2005 par l’association du mur de Berlin, en coopération avec le centre de recherche sur l’histoire contemporaine de Potsdam.

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