Ces avantages fiscaux – qui ne concernent que les sports collectifs et en premier lieu le football – avaient surtout pour but de favoriser la compétitivité des clubs français, réputés désavantagés économiquement par rapport à leurs homologues européens. Ce dispositif, voté en 2004 et censé disparaître en 2012, prévoit que la part de la rétribution versée par le club en contrepartie des bénéfices tirés de la popularité des joueurs (droits télé, produits dérivés) n'est assujettie ni aux charges sociales ni aux charges patronales. Ces exonérations de charges sont compensées par l'Etat, à qui cela a coûté 32 millions d'euros en 2008. Mais en ces temps de crise, donner des avantages à des joueurs déjà très bien payés n'était pas du goût de certains députés.