Un pauvre oisouille s'est retrouvé en bien fâcheuse posture hier à proximité de l'aéroport Campo Dell-Oro d'Ajaccio. En effet, alors qu'il vaquait tranquillement à ses occupations de vulgaire volatile classique et standard, voilà qu'il se fit aspirer par un condor de fer et de matières multiples.
Alors on nous fait un roman improbable voire impossible concernant la sécurité aux abords des aéroports. On filtre les passagers, on les fait passer au scanner, on leur fouille le caecum au besoin afin d'écarter toute menace terroriste Benladeniste ou autres.
Mais lorsque l'on pense que toutes ces mesures ultra sécuritaires vachement élaborées, vachement chères, vachement modernes et vachement optimales peuvent être réduites à néant par un simple oisouille qui volait là, c'est intolérable. Il pourrait presque causer un accident mémorable avec quelques centaines de victimes. Et bien pire encore si l'avion s'écrase sur la ville.
Alors les têtes pensantes qui ont mis ce système ultra sécuritaire en place diront pour se dédouaner (si j'ose dire) que l'oisouille en question était connu des services de police et avait déjà été soupçonné de terrorisme, mais qu'il leur faut encore plus de moyens pour pouvoir contrôler les volatiles à proximité de l'aéroport, il n'y a qu'un pas.
En attendant, je me permets de présenter mes condoléances à la famille de l'oisouille, famille qui garde quand même l'espoir puisque l'article ci dessous ne donne aucune nouvelle de leur parent échoué dans le réacteur.
Mais ce dont je suis sur moi, c'est que l'oisouille dans son malheur, aura quand même eu la satisfaction d'être et de périr à sa place : dans les airs.
http://www.corsematin.com/ra/faits-divers/216832/ajaccio-un-oiseau-happe-par-un-reacteur-l-avion-rebrousse-chemin