Nos Déchets nucléaires (doc Arte)
Forum Actualité : Nos Déchets nucléaires (doc Arte)
Le voilà en sur le site d'Arte, disponible gratuitement jusqu'au 20 octobre.
http://plus7.arte.tv/fr/1697660,Cm [...] 53338.html
Ce documentaire je n'ai pas pu le visionner en entier, je tâcherai de la finir demain. Néanmoins j'ai pu en voir la première heure.
Ce qui y est décrit est inquiétant, 100 000 Tonnes de déchets radioactifs (bidons) déversés dans les océans jusqu'en 1993, date à laquelle cette pratique fut proscrite, oui mais, plus tard dans le documentaire on s'aperçois qu'au site de La Hague, chaque jour ce sont près de 400M^3 de déchets radioactifs qui sont déversés dans la manche via un tuyau.
Et ce type de déversement est autorisé, c'est dire l'ironie totale de cette directive, rejeter des bidons en pleine mer est proscrit, par contre le faire avec un tuyau à quelques km de la côte est autorisé ...
On nous montre le site de Handford aux US qui a servi de base aux bombes A et H, le fleuve est encore ravagé à l'heure actuelle, et des millions de litres de déchets radioactifs stockés à l'arrache dans des cuves enterrés se déversent dans les nappes phréatique encore aujourd'hui.
En Russie, à Mayak, l'équivalent de Handford existe, là bas des déchets sont stockées dans des lacs articifiels ouverts, certains ont du être rebouché car ils émettait trop de saletés, pour les bouchés les ouvriers devaient emmener de la terre dans des camions blindés au plomb et ne resté que 3 minutes maximum pour décharger la terre.
Des mesures ont été effectués à quelques km du site, sur un fleuve, on retrouve des taux de radioactivité proche de ceux u voisinage de Tchernoybl et ce en bord de route.
Sur la simple année 1999, l'usine de La Hague à relachée dans l'air plus de Krypton 85 que lors de toutes les explosions nucléaires réunies, sachant que le kypton a une période de 10 ans, il reste dangereux dans l'air pendant cette durée, c'est pourquoi son taux augmente sans cesse dans l'hémisphère nord.
Enfin, 4% des déchets produits chaque année par la parc nucléaire français sont "ultimes", ils sont stockés à La Hague, en gros ils prennent une surface de 300m^2 (là c'est ce que j'ai eu l'impression de voir à l'image donc très approximatif).
C'est relativement peu je le conçois mais ces déchets là resterons très dangereux durants des centaines de milliers d'années, et chaque année c'est environ 300m^2 en plus...
Par la suite ils retournent en russie pour voir ce que l'on fait de l'uranium, comment est-il recyclé. Je me suis arrêté là.
salut
l'uranium a l'etat brute est dangereux lui aussi non ?
Répondre à nicotelsa
| nicotelsa a écrit : salut
|
l'uranium à l'état brut, ne flotte pas près des plages. il faut creuser plusieurs dizaines de mètre pour remonter les blocs de pierre et de terre qui le contiennent.
[quote]Le ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Jean-Louis Borloo, a demandé "la transparence la plus complète" sur cette situation, survenue en juin et signalée seulement le 6 octobre par le CEA à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Cette dernière a effectué une inspection le 9 octobre et a classé mercredi l'incident au niveau 2 de l'échelle internationale des événements nucléaires, qui en compte sept.
Le site en question, l'Atelier de technologie du plutonium (ATPu) exploité par le groupe Areva, est à l'arrêt depuis 2003 en raison d'un niveau de sûreté non conforme aux exigences actuelles et était en cours de démantèlement depuis le début de l'année. L'ATPu produisait du combustible MOX - mélange de plutonium et d'uranium - pour les réacteurs nucléaires.
Au cours des opérations de démantèlement, 22 kilos de plutonium ont été retrouvés dans les matériels de confinement de l'atelier - découverte qui pourrait s'élever au total à 39 kilos -, alors que le CEA avait évalué le stock à environ 8 kilos durant la période d'exploitation.
Face à cette "lacune dans la culture de sûreté de l'exploitant et de l'opérateur industriel de l'installation", l'ASN a décidé l'arrêt des travaux.
"L'ÉQUIVALENT DE SIX BOMBES ATOMIQUES"
Jean-Louis Borloo souligne dans un communiqué diffusé mercredi que "l'exigence de transparence doit être absolue en matière de sécurité" et il dit regretter "profondément qu'un tel délai se soit écoulé entre la découverte de cette situation et sa déclaration".
Pour Greenpeace, "c'est une des situations les plus graves et les plus critiques que l'on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps".
"En clair, cela signifie qu'Areva et le CEA reconnaissent leur incapacité à gérer leur plutonium qu'ils laissent traîner par kilos, alors qu'il s'agit d'une matière si dangereuse qu'elle doit être réglementairement mesurée au gramme près", déclare dans un communiqué Yannick Rousselet, responsable de la campagne Energie/Nucléaire à Greenpeace France.
Le plutonium est très radioactif et très radiotoxique, un milligramme pouvant suffire à provoquer un cancer.
Le réseau "Sortir du nucléaire", qui regroupe 840 associations, estime que "l'équivalent de six bombes atomiques" est ainsi "illégalement stocké à Cadarache".
"Le personnel politique des partis dominants (en particulier UMP et PS), qui soutient aveuglément l'industrie nucléaire, est incapable de contrôler les exploitants qui mentent impunément depuis des décennies", déclare le collectif dans un communiqué publié jeudi.
Selon l'ASN, l'incident de Cadarache n'a eu aucune conséquence, même si "la sous-estimation de la quantité de plutonium a conduit à réduire fortement les marges de sécurité prévues à la conception pour prévenir un accident de 'criticité'".
Le risque dit de criticité est défini comme le risque d'enclenchement d'une réaction nucléaire en chaîne lorsqu'une masse de matière fissile trop importante est rassemblée au même endroit/quote]
http://www.lexpress.fr/actualites/ [...] 94594.html
La question de la fin du doc d'Arte est aussi intéressante, nous parlons d'enfouir sous terre à environ 500m de profondeurs nos déchets les plus radioactifs, qui vont rester très dangereux durant 200 000 ans, le verre, le beton, l'inox qui entoure ces déchets sera dispersé avant cette durée, de ce fait, on peut se poser la question d'enventuelles accident dans 100 000 ans, si des humains se retrouvent né à né avec ces déchets.
La mémoire humaine à ses limites et les archives devront être tenues avec une précaution immense, 200 000 ans c'est une échelle difficile pour l'homme, homo sapiens sapiens s'est imposé sur terre en prenant le dessus sur l'homme de Neandertal il y a environ 35 000 ans, soit 6 fois moins que la durée pendant laquelle une part des déchets produits aujourd'hui resteront très dangereux.
Tu marches dans des eaux dangereuses, on va te répondre de regarder ta facture EDF pour voir d'où provient l'électricité !
De fortes chances de l'éolien. Sinon de l'usine thermique de Cordemais.
Le nucléaire pose de gros problèmes et à un coût très élevé. On est obligé de penser à d'autres solutions.
Chaque année on envie en Russie 95% de nos déchets nucléaire (l'uranium appauvri), ce n'est pas le plus dangereux mais on dit qu'on va le recycler là bas, or 90% de cet uranium reste en Russie, 10% reviens en France seulement en tant que combustible.
Imaginez aussi les risques encourus par les trains sur les 8000km du trajet...
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