Les voitures immobiles, pare-chocs contre pare-chocs, ne bronchent pas. Rien ne bouge, pourtant pas un juron ne fuse, ni même un klaxon. La ville retient son souffle, tend l’oreille. Devant le grand écran installé sur les sables de Copacabana, la foule se tient la main, anxieuse.
Et puis, ça y est: Rio est désignée ville organisatrice des Jeux olympiques de 2016. La foule saute en l’air, les hourras pleuvent des fenêtres, «Merci Rio!», lance à la cantonade le livreur sur son vélo, la favela fait tonner ses pétards… «L’âme généreuse du Brésilien va faire les olympiades les plus extraordinaire que le monde ait jamais vu», a prévenu Lula, en écrasant sa petite larme depuis Copenhague.
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