Je dois faire une nouvelle sur le théme du rêve ou alors de l'autre, je ne suis pas du tout satisfaite de la mienne mais peut-être pourriez vous m'apporter quelques rectifications et m'aider à trouver un titre :
SpoilerJe ne savais pas comment j'avais atterrie là. Ou du moins je ne savais plus, des souvenirs revenaient par morceaux. Une dispute. Moi. Un autre homme. Un appartement, ou plutôt un chaos, un carnage. J'entendais pas ma voix, je criais et je pleurais aussi. Je continuais de marcher et puis soudain, je me mis à courir. Je voulais chasser ces images de ma tête. Je ne voyais presque plus rien, ma vision baissait à cause de l’allure à laquelle je courrais, je distinguais à peine une grande avenue qui défilait sur les côtés. Je courrais vite, trop vite. Je m'arrêtais d'un seul coup. Je posai mes mains sur mes genoux de manière à pouvoir reprendre plus vite mon souffle. Je restais quelques instants ainsi et le sol sur lequel je posais mes pieds attira mon attention. Il paraissait en marbre. Je relevais doucement la tête et je vis, a une dizaine de mètres de moi, il y avait un grand portail semblant en or massif. Je fis un pas en avant et le celui-ci s'ouvrit tout à coup. La lumière qui en émanait m'aveugla mais en même temps m'attirait d'une manière inexplicable. C'était une lumière blanche, puissante mais étrangement rassurante. Je m'avançais doucement sur le sol de marbre et, au fur et à mesure que je m'approchais du portail l'intensité de celle-ci diminuait. Le portail franchi, je ne vis qu'un grand escalier en marbre en face de moi. Il était si haut et si grand. En gravissant les marches je remarquais des femmes, pour la plupart merveilleusement bien habillées, certaines étaient même nues avec juste une perruque, d'autres étaient en sous-vêtements affriolants mais toutes avaient une caractéristique commune : elles ne bougeaient pas. Même en m'approchant d'elles en effleurant leur main, elles ne faisaient pas un seul mouvement. Bien que je trouvais cela un peu étrange, cela ne m'inquiéta pas plus que cela et je continuais ma montée. Une fois parvenue en haut, je me retrouvais dans une grande pièce dont la décoration était inspirée par la Grèce Antique.
Il y avait des sculptures partout, des colonnes étaient symétriquement placés à chaque coin et on retrouvait beaucoup de marbre mais cette fois-ci peint. Emerveillée, je regardais tout avec une grande attention et vis que je n'étais pas seule, il y avait autour de moi des personnes de toutes les origines : japonais, américains, russes... Ils étaient là en masse, je ne les avais pas remarqué tout de suite. Ils allaient dans tous les sens, ils bougeaient, partaient de tous les côtés, parlaient avec de jolies filles en talons aiguilles, certains courraient même, d’autres s’asseyaient sur des sièges blanc immaculé placé à des intervalles réguliers… Pourtant tout ces gens avaient un point commun : ils semblaient heureux d'être ici, ils souriaient, riaient. Je me demandais quel était cet endroit… Je continuais de regarder et je vis sur le côté droit, une longue file qui avait l’air de ne jamais s’arrêter. Des personnages de tous âges, hommes et femmes confondues, attendaient -non sans une certaine excitation- d’arriver à bout de cette queue gigantesque. Une atmosphère joyeuse se dégageait de la pièce certes, il avait toujours cette puissante lumière qui semblait se dégager de chaque mètre carré du lieu mais je m‘y habituais vite. Je fis le tour de la pièce et ce fut finalement l'odeur d'un buffet situé au milieu de celle-ci était très alléchante et il était composé de tout ce que j'aimais : fruits exotiques, pains aux chocolats, muffins, café, salade ... Comme si on l'avait spécialement composé pour moi. Je n'osai rien y prendre mais une dame posté derrière celui-ci m'y incita : "Bonjour, que désirez-vous ?" dit-elle en me souriant. Ne savant que lui dire je restais à la fixer pendant un instant et elle trouva une réponse à ma question : « Personnellement, je vous conseillerez le café, il est excellent ! Allez, je vous fait tout de suite. » Je restais bouché bée et moins de 10 secondes après elle me passait mon café. « Voulez-vous autre chose ? Un croissant peut-être ? Voilà tenez, vous semblez avoir faim. » me déclara-t-elle en me faisant un clin d’œil. Elle me tendit un énorme paquet, je le remerciais à voix basse et je continuais ma visite dans ce lieu. Je traversais un long corridor tout aussi soigné que la première pièce, avec le même sol en marbre qu’a l’entrée. Devant moi des femmes de tous âges se faisaient pomponner, maquiller. Les maquilleuses étaient toutes d'une extrême beauté, des traits fins, une peau parfaite évidemment et des courbes idéales. J'étais littéralement fascinée : elles maniaient leur pinceau avec élégance et tous leurs gestes étaient gracieux. Les femmes dont on s'occupait affichaient un grand sourire sur leur visage, elles semblaient dans un état de bonheur profond. J'avais envie d'être ainsi moi aussi et, comme si on avait lu dans mes pensées, une jeune femme aussi belle que les autres s'approcha de moi et me demanda : « Bonjour. Vous êtes Léa Benson, n'est-ce pas ?
- En effet répondis-je, totalement surprise par le fait qu’on puisse connaître mon nom.
- Vous voulez vous faire masser, n‘est-ce pas ?
- Euh... Avec plaisir.
- Suivez-moi dit-elle en souriant. »
Je suivis cette femme qui avait un air familier sans savoir comment, ni d’où je la connaissais. En tout cas, elle avait l’air de savoir qui j’étais… Nous marchâmes pendant environ deux minutes avant que cette dernière ne s’arrête et me dise : « Voilà, vous pouvez vous mettre à l’aise, dit-elle en me montrant un endroit où m’allonger. » Je pris place, et fis ce qu’elle me conseillait. « Relaxez-vous, ne pensez à rien… » Quelqu’un d’autre vint prendre le relais pour me masser. La musique de fond aidant, je ne m’étais jamais sentie bien depuis longtemps, très longtemps. Des mains expertes passaient sur mon corps, me laissant dans un état second.
« J’aimerais que cela dure toute ma vie, déclarai-je sans le vouloir.
- Cela peut durer autant longtemps que vous êtes ici, cela n’a pas de limite, me répondit une voix que je ne connaissais pas. »
J’acquiesça, étonnamment très heureuse de la réponse que je venais d ‘entendre…
Je ne savais pas depuis combien de temps j’étais là - peut-être une éternité -tranquillement allongée sur le ventre, à me laisser aller, à ne rien faire. Je finis par me relever quand je fus lasse de retrouver les même sensations. Mon seul but était désormais de trouver un autre lieu où me faire plaisir. Je décidais de suivre un groupe de jeunes filles devant moi qui parlaient, riaient, toutes aussi heureuses que les toutes les personnes que j’avais vue auparavant. Elles repassèrent devant la première pièce où j’étais arrivée. Je me retrouvais dans un nouvelle pièce mais où je me sentais toujours aussi bien. Cette fois-ci décorée à la mode baroque, toutes les dernières tendances étaient exposées, sur des portants, les vêtements étaient là par centaines, les chaussures par dizaines, et les gens prenaient tout ce qu’il leur plaisait. Je ne savais plus ou donner de la tête, je tournais en rond, je regardais à gauche, à droite, en haut, en bas… Une trentenaire donnait des ordres à un homme d’environ vingt ans - et très beau - à côté d’elle : « Je prendrais ça, et ça. Et puis cela aussi. Oh et mon dieu, c’est vraiment sublime ! Ah oui, j’allais presque oublier ça aussi. »
Je devais sembler très perdue car tout à coup une voix inconnue m‘interpella : « Excusez-moi, je suis là Linda et je suis à votre entière disposition.
- Où suis-je ? Rétorquai-je »
Je me retournais pour découvrir Linda, parfaite comme toutes les autres, celle-ci me déclara :
« Vous êtes à l’étage B, quartier 2. Nous avons exactement ce qu’il vous faut, venez c’est par là. »
Je restais la regarder, interloquée. Absolument tout, semblait parfait ici. Linda, me guida parmi les dédales de vêtements. Je pris tout ce qui me tombait sous la main. Enfin, plutôt Linda les pris pour moi. Les plus belles chaussures qui semblaient taillées pour mes pieds, Des robes si belles que aucune femme ne pouvaient y résister, des pulls dans un cachemire si délicat qu’on avait l’impression d’être nue même si on en portait trois superposés. Je me demandais quel était cet endroit, j‘y étais perdue : tout ce que je savais pour le moment c’était qu’en franchissant le portail j’avais ressentie cette sensation agréable, cette sensation qui vous fait sentir comme chez vous. Tout cela me rendait extrêmement heureuse. Il y avait toujours autant de monde mais je n’y faisais pas attention. En réalité, bien que baignant dans la masse, je ne me sentais pas opréssé, cela avait un air de familiarité pour moi. Tout ce que j’aimais était à ma portée. Je ne me rappelais même plus combien de temps c’était écoulé depuis que j’avais franchit le portail doré. J’avais cette impression de puissance du fait que tout pouvait m’appartenir.
Je continuais à me balader dans ce gigantesque lieu que j’assimilais de plus en plus à un labyrinthe au fur et à mesure que je le découvrais. Je n’avais toujours aucune idée d’où j’étais mais j’y apportais encore moins d’importance qu’avant. J’étais heureuse ici et cela me convenait. A mes côtés, un homme très musclé portait mes paquets, j’en avais totalement fait abstraction jusqu’à qu’il me rappelle à l’ordre : « Madame, venez avec moi, je vais déposer vos paquets » Je le suivis donc, peut-être allait-on encore me faire plaisir ? Il semblait s’y repérer dans ces lieux, il m’emmena devant une jeune femme, une copie de toutes celles que j’avais vue. L’homme déposa mes nombreux paquets et à la vue de l’appareil que la jeune fille tenait dans ces mains je réalisais où j’étais, elle confirma ma pensée en me demandant : « Vous paierai en chêque ou en carte ? »