Un nouveau cataclysme financier se profile à l'horizon
Dernière réponse : dans Actualité
Citation :
La crainte d'un nouveau tsunami financier prend de l'ampleur. Il ne trouvera pas ses origines dans des prêts immobiliers attribués à des particuliers insolvables, comme ce fut le cas avec les "subprime" américains, mais dans les prêts accordés aux fonds d'investissements pour racheter des entreprises. En Europe, 150 milliards d'euros de crédit pourraient se traduire par des pertes sèches pour les banques. Il s'agit de la fameuse dette LBO (leveraged buy out) du nom de la technique qui permet d'acquérir une entreprise avec effet de levier: peu de capital initial mais beaucoup d'endettement.Depuis le début des années 2000 et jusqu'à l'année dernière, les fonds spécialisés dans les LBO ont levé des capitaux en masse et obtenu des banques tous les prêts qu'ils désiraient à des taux avantageux assortis de clauses de moins en moins restrictives. A la belle époque, les banquiers se précipitaient pour être retenus parmi les prêteurs. Il aurait été du dernier ringard de ne pas être admis dans le cercle des élus. Les fonds d'investissement spécialisés dans les LBO ont fort bien vécu. En revendant les entreprises 4 ou 5 ans après leur acquisition, ils réalisaient de confortables plus-values qui permettaient de rembourser l'endettement et de rémunérer les investisseurs entre 15 et 20% par an, parfois davantage. Sur le plan financier tout le monde y trouvait son compte. Les perspectives de gains étaient si attrayantes que les fonds d'investissement ont élargi leur champ d'intervention des sociétés non cotées aux entreprises cotées en Bourse. Pour nombre d'experts, les fonds LBO ont permis au capital-investissement d'accéder au rang des acteurs incontournables du financement des entreprises des plus petites aux plus grandes.
La crise financière et la récession économique qu'elle a provoqué donnent aujourd'hui de sueurs froides aux princes des LBO et surtout aux banquiers, leurs pourvoyeurs de fonds. Car les prévisions sont de plus en plus pessimistes. L'agence de notation Fitch estime que les taux de défaut pourraient passer de 10% à 15% d'ici 12 à 18 mois. Mais le plus dur reste à venir. Selon Fitch, 50% des 250 milliards d'euros de dette notée par ses soins sont en risque de défaillance. En France à la fin de l'année dernière, les banques avaient inscrits à leur bilan environ 60 milliards d'euros de dette dont 28 milliards recèlent des pertes potentielles d'après les experts. BNP Paribas a prêté 8,4 milliards d'euros et la Société Générale 5,4 milliards.
Comme d'habitude les banquiers se veulent rassurants. Baudouin Prot le directeur général de BNP Paribas affirmait récemment que le portefeuille LBO de sa banque était de bonne qualité. L'heure est donc à la sérénité. Une voix s'est pourtant élevée la semaine dernière pour mettre en garde les banquiers contre "le syndrome du retour à la normale". En s'exprimant ainsi, Christian Noyer le gouverneur de la Banque de France est sorti de sa prudence de chat devenue légendaire. Il a insisté sur les risques de "second tour" de la crise en particulier sur les dérivés de crédit et les financements à effet de levier. La dette LBO fait partie de cette dernière catégorie.
Jusqu'à présent les banques ont tout fait pour ne pas afficher de pertes sur les financements LBO. Lorsque les entreprises éprouvent des difficultés à rembourser la dette, les banquiers proposent des rééchelonnements. Si la situation devient plus grave les banquiers acceptent de transformer de la dette en capital et d'injecter des capitaux. Le fabricant de toitures Monier, qui était propriété du fonds PAI vient d'être sauvé par un pool bancaire et un consortium de fonds. Il croulait sous 1,8 milliard d'euro de dette et était dans l'incapacité de rembourser. Materis, fabricant de matériaux pour la construction, filiale de la société d'investissement Wendel va bénéficier d'un rééchelonnement de sa dette qui avait atteint la somme astronomique de 2 milliards d'euros... Pour le moment les banques passent à travers les gouttes, mais pour combien de temps? Elles ne pourront multiplier à l'infini les restructurations de dettes ni la transformation de dette en capital. Un jour ou l'autre elles devront bien passer par pertes et profits certaines de leurs créances. Les fonds spécialisés dans le rachat d'entreprises en difficulté ayant fait l'objet d'un LBO, qualifiés aussi de fonds de retournement sont à l'affut. Ils espèrent réaliser de bonnes affaires car ils rachètent les entreprises en demandant aux banques d'abandonner 50% de la dette et de convertir le reste en capital. Mais cette technique entraine fatalement des pertes pour les créanciers. Les banques françaises ont évoqué en France, l'idée d'une "bad bank" ou banque poubelle qui aurait repris les dettes à effet de levier mais le projet n' a pas abouti.
Une chose est sûre la sphère financière redoute que la dette LBO ne mette sur le flan des banques que l'on croyait revigorées ou carrément sorties d'affaire. S'il y a vraiment péril en la demeure, pourquoi les gouvernants, les régulateurs et les dirigeants de banques ne prennent-ils pas les devants pour trouver les moyens d'amortir le choc? Il ne suffit pas de faire la politique de l'autruche ou de miser sur une reprise de la croissance économique plus rapide que prévu pour éviter les risques.
Par Dominique Mariette, Journaliste spécialiste des questions financières. Ancienne rédactrice en Chef de la Tribune.
http://finances.orange.fr/Points-de-vue-eco/Un-nouveau-...
Autres pages sur : nouveau cataclysme financier profile horizon
Lassé par la pub ? Créez un compte
Je viens de lire l'article et ce qu'il dit s'appelle tout simplement de la paraphrase vue et revue sur tous les médias depuis environ 30 ans, depuis que le premier choc contemporains a ébranlé un monde médiatique où la liberté d'expression a fait que les idiots et les ignares étaient propulsés au rang d'idôle.
La Crainte de la crise est un sujet aussi tabou que la crise elle-même car c'est en vivant dans celle-ci que les sociétés avancent et se prémunient contre ses affres.
L'attitude des Etats comme la France ou les Etats-Unis pourrait paraître révoltante si à coté il n'y avait pas cette tempête médiatique qui nous annonce des fermetures de site à droite et à gauche, obligeant le peuple à se cloisonner dans l'attente du "coup de main" de l'Etat, comme un junky en manque de drogue.
Où va le libéralisme? D'une gauche "droitiste" à une droite "droitière", on se dirige de plus en plus vers un capitalisme effréné où l'Etat joue sur les marché en mettant sa propre population en gage. Oui mais il y a la Chine qui pousse et l'Inde qui fait peur, il faut bien aider nos propres entreprises pour pouvoir continuer.
Et ainsi on arrive à une imbrication politico-soci-economique sui fait que l'un ne peut plus se passer de l'autre. Donc oui on peut s'allarmer pour le futur où notre "destin", notre "vie" est elle-même jouée sur la grande Bourse qu'est cette sphère.
Peut-être l'ignare est le mieux placé pour ouvrir les yeux tant les "spécialistes" se voilent la face derrière des chiffres insignifant et des jeux de mots et sur les mots. On a donc du attendre 1 an avant qu'on admette que la France soit en récession (je rappelle qu'il s'agit de deux trimestres de non-croissance normalement) tant on avait quelquechose de pire que la crainte de la crise: celle de ne pas vouloir l'assumer, en se disant que de toute façon, comme toujours, après la crise, il y a la reprise tôt ou tard.
Et une fois que l'ignare se rend compte de l'escroquerie, ni une ni deux, on agit en masse en se propulsant au rang de sauveur, en proposant des lois de partout, des réformes, des contre réformes. Et ci ça ne plait pas on est encore plus adulé par l'ignare lorsqu'on retire le projet de loi...
L'ignare à peur oui, il prédit le pire c'est normal, c'est humain. Le spécialiste ou l'érudit lui reste pragmatique mais ne connait pas la réallité, la vie, le quotidien, et joue sur le macro alors que le micro reste la base de son économie, favorisant la grande entreprise et délaissant les PME.
Donc, en tant qu'ignare, j'ai peut être plus de légitimité de contredire le spécialiste qui oeuvre pour le bien d'un Etat qui ne murit plus mais pourrit depuis que le capitaliste à déraillé. Mais en même temps si le critiqueur n'agit pas, l'analyste lui non plus....
La Crainte de la crise est un sujet aussi tabou que la crise elle-même car c'est en vivant dans celle-ci que les sociétés avancent et se prémunient contre ses affres.
L'attitude des Etats comme la France ou les Etats-Unis pourrait paraître révoltante si à coté il n'y avait pas cette tempête médiatique qui nous annonce des fermetures de site à droite et à gauche, obligeant le peuple à se cloisonner dans l'attente du "coup de main" de l'Etat, comme un junky en manque de drogue.
Où va le libéralisme? D'une gauche "droitiste" à une droite "droitière", on se dirige de plus en plus vers un capitalisme effréné où l'Etat joue sur les marché en mettant sa propre population en gage. Oui mais il y a la Chine qui pousse et l'Inde qui fait peur, il faut bien aider nos propres entreprises pour pouvoir continuer.
Et ainsi on arrive à une imbrication politico-soci-economique sui fait que l'un ne peut plus se passer de l'autre. Donc oui on peut s'allarmer pour le futur où notre "destin", notre "vie" est elle-même jouée sur la grande Bourse qu'est cette sphère.
Peut-être l'ignare est le mieux placé pour ouvrir les yeux tant les "spécialistes" se voilent la face derrière des chiffres insignifant et des jeux de mots et sur les mots. On a donc du attendre 1 an avant qu'on admette que la France soit en récession (je rappelle qu'il s'agit de deux trimestres de non-croissance normalement) tant on avait quelquechose de pire que la crainte de la crise: celle de ne pas vouloir l'assumer, en se disant que de toute façon, comme toujours, après la crise, il y a la reprise tôt ou tard.
Et une fois que l'ignare se rend compte de l'escroquerie, ni une ni deux, on agit en masse en se propulsant au rang de sauveur, en proposant des lois de partout, des réformes, des contre réformes. Et ci ça ne plait pas on est encore plus adulé par l'ignare lorsqu'on retire le projet de loi...
L'ignare à peur oui, il prédit le pire c'est normal, c'est humain. Le spécialiste ou l'érudit lui reste pragmatique mais ne connait pas la réallité, la vie, le quotidien, et joue sur le macro alors que le micro reste la base de son économie, favorisant la grande entreprise et délaissant les PME.
Donc, en tant qu'ignare, j'ai peut être plus de légitimité de contredire le spécialiste qui oeuvre pour le bien d'un Etat qui ne murit plus mais pourrit depuis que le capitaliste à déraillé. Mais en même temps si le critiqueur n'agit pas, l'analyste lui non plus....
Ben justement c'est la politique en ce moment, on lance une réforme et hop on se planque, si ça passe c'est ok;
Si ça passe pas ben on le met sur le dos d'un autre (patate chaude) ou on la défait et on se proclame dieu sur terre, sauveur des malheureux et des faibles, avant de se renterrer à la moindre occasion (autruche)
Si ça passe pas ben on le met sur le dos d'un autre (patate chaude) ou on la défait et on se proclame dieu sur terre, sauveur des malheureux et des faibles, avant de se renterrer à la moindre occasion (autruche)
La Bourse est prête à retombée sous les 3000 points.
C'est-à-dire qu'elle est proche de retomber aussi bas que fin avril ...
Il y a un G8 en ce moment parait-il, un G8 qui se tiens sans la 2 ème économie Mondial, et ce G8 ne sera pas encore celui qui remettra en cause le capitalisme actuel alors que la relance est coupée.
C'est-à-dire qu'elle est proche de retomber aussi bas que fin avril ...
Il y a un G8 en ce moment parait-il, un G8 qui se tiens sans la 2 ème économie Mondial, et ce G8 ne sera pas encore celui qui remettra en cause le capitalisme actuel alors que la relance est coupée.
bilox2000 a dit :
j'aimerai bien que les ignares qui passent leurs temps à traiter de "conspirationistes" tous ceux qui analysent les perspectives à venir et qui en tire des conclusions alarmistes, commencent à OUVRIR les yeux. Mais c'est une demande inutile.Oh, c'est pas gentils de parler des hommes politiques comme a
Il faudra que quelqu'un fasse un montage photo avec Google News:
-un jour: la bourse remonte !
-le lendemain: le cac40 plonge et ainsi de suite:
-...la bourse de paris remonte la pente
-...les bourses du monde entier passent en dessous des **** points
-...le cac40 se rapproche de l'équilibre
-...les bourses rechutent de près de...
Pathétique.
-un jour: la bourse remonte !
-le lendemain: le cac40 plonge et ainsi de suite:
-...la bourse de paris remonte la pente
-...les bourses du monde entier passent en dessous des **** points
-...le cac40 se rapproche de l'équilibre
-...les bourses rechutent de près de...
Pathétique.
Lassé par la pub ? Créez un compte
- Contenus similaires :