Les mauvais outils de la lutte contre le piratage
Il est difficile de lutter contre le piratage sur Internet.
Difficile car la technique avance plus vite que la loi. Dès que des mesures sont lancées, elles sont vite contournées.
Le gouvernement se bat pour faire passer une loi. La loi est rejetée par un manque de volonté des députés. Il va falloir la faire repasser en fin avril. Pire, le contournement de cette loi est déjà prévu par le parlement européen qui devrait interdire la suspension des lignes Internet sans qu’un juge ne le décide. On sait donc que la loi française ne pourra pas être appliquée.
Ou est le problème ? Pour pouvoir détecter l’éventuel piratage, il faudra presque impérativement installer des logiciels espions dans les ordinateurs.
Nous avons d’ailleurs discuté avec des informaticiens qui nous disent que de toute façon les logiciels espions seront facilement contournés par des programmes leurres.
Mais on peut ne pas apprécier que de tels logiciels soient installés. S’ils sont capables de détecter un téléchargement illégal d’œuvres, ils seront capables aussi d’autres choses, pires. Un contrôle de tout ce qui est fait sur notre ordinateur. On peut comprendre que c’est inconcevable.
Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille pas trouver une solution au problème.
On peut se tromper mais il nous semble difficile de lutter contre le téléchargement illégal. La seule vraie solution est la licence globale, qui, même si elle est loin d’être parfaite, reste la seule vraie manière de financer le secteur. Tout le reste n’est que rêves de répression qui ne tiennent pas compte de la réalité.
La caricature de cette lutte contre le piratage : le procès de Pirate Bay. Le juge ne serait pas impartial, il serait membre de plusieurs associations de protection des droits d'auteur, notamment l'Association suédoise pour la protection de la propriété industrielle ou l'Association suédoise du copyright. Information non démentie.
Cela tourne au grand guignol