Citation :
Place donc aux vigiles, agents de filtrage des aéroports et salariés des sociétés de surveillance.
L'Etat doit effectivement conserver ses prérogatives en matière de sûreté et de sécurité (la sûreté concerne l'Etat, les biens; la sécurité, les personnes). Missions régaliennes donc.
Toutefois, j'emmettrai quelques nuances.
Exemple tout bête hier au boulot, des employés de la société privée Alyzia chargée des PIF (poste d'inspection aux frontières càd contrôle des passagers juste avant leur embarquement) étaient en grève; comme régulièrement du reste.
Ils revendiquent une augmentation des salaires (prime de risques) et des effectifs à cause de la multiplication des incidents avec des passagers de plus en plus souvent énervés qu'on leur supprime ciseaux à ongles etc etc.
Or lorsque ce personnel qualifié n'assure pas sa mission, c'est tout l'aéroport qui est bloqué puisque sans contrôle, pas d'embarquement et donc, avions cloués au sol.
Pour autant, peut-on remplacer ce personnel par des fonctionnaires? sachant que les fonctionnaires font, eux aussi, grève, et bien plus souvent, pas certain que la reprise en main des contrôles en PIF par exemple par l'Etat soit judicieux..
Surtout que les salariés du privé ont, d'après ce que je peux observer, un sens du professionnalisme souvent plus présent que certains collègues fonctionnaires puisque ceux du privé peuvent être virés pour insuffisance professionnelle;là où un fonctionnaire sera juste muté d'office à la rigueur (les cas de révocation définitive sont extrêmement rares......).
Je rajouterai qu'il a été question à un moment qu'on nous refile (douane) le boulot des sociétés privés des PIF, fallait voir la gueule des syndicalistes de chez nous..
Un autre exemple est la surveillance de certaines garnisons de l'armée, par des sociétés privées, sans que cela impacte sur la sûreté des lieux pourtant sensibles. Ce qui a eu l'avantage de libérer les militaires de certaines tâches fastidieuses (monter la garde..).
De même, le Ministère de la Défense et quelques bâtiments tout aussi sensibles de l'armée vont désormais être non plus sous la surveillance de plantons de la Garde républicaine (Gendarmerie nationale), mais d'une société privée (Onet sécurité).
Edit: si la surveillance peut être transférée à des sociétés privées, les missions d'intervention dans le cadre du maintien de l'ordre par exemple, ainsi que la verbalisation éventuelle (répression) doivet strictement rester dans le giron d'agents de l'Etat, assermentés donc).