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Le temps de parole du chef de l'Etat bientôt décompté ?

Dernière réponse : dans Actualité

Le président de la République est-il une personnalité politique comme les autres au regard du temps de parole ou d’antenne que peuvent lui accorder les médias audiovisuels ?
C’est ce que laisse penser une recommandation du rapporteur public du Conseil d’Etat qui demande, vendredi, au Conseil supérieur de l’audiovisuel de compter le temps de parole du président au même titre que celui du gouvernement.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-parole-de...
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Lorsqu'il s'exprime face à la nation en qualité de chef d'Etat, je ne vois pas pourquoi son temps de parole devrait être décompté.

Quand il s'adresse au peuple au nom du parti dont il est le maître à penser, là ok, il est normal qu'il y ait limitation du temps de parole (mais mais, la liberté d'expression alors?).


Par contre, il faudrait exiger des autres politiciens qu'ils évitent les coups médiatiques qui leur permettent de focaliser l'attention et ce, à des fins électoralistes..
Exemple: Royal, Besancenot, qui outre Sarkozy occupent pas mal l'espace médiatique.

Sarkozy ne fait pas de différence entre sa casquette de chef d'État et de maitre a pensé de l'UMP. Il est en campagne permanente, il se rend et tient des meeting de l'UMP alors qu'il est président de la république, il parle de politique intérieur en critiquant la gauche lorsqu'il est en déplacement présidentiel, par exemple en Angleterre. C'est du grand n'importe quoi et il est temps de lui mettre des limites a ce petit soixantehuitard ;) 

Non, la démocratie doit assuré une liberté d'expression équitable.

Avant en France, la fonction présidentielle était solennelle, les présidents intervenaient dans les médias que pour des évènements important, et non pas a chaque faits divers. Sarkozy a désacralisé la fonction, qu'il en assume les conséquences.

S'il est question d'équité, je suis d'accord; mais que faire dans le cas où l'opposition n'aurait par exemple (c'est un exemple hein, il est impossible qu'une opposition n'ait rien à dire :D  ) rien à dire?..
Doit-on limiter d'autant le temps de parole du chef de l'Etat - que ce soit Sarkozy ou quelqu'un d'autre.

Par ailleurs, les coups médiatiques que j'évoquais plus haut peuvent-ils être considérés comme des prises de parole, lorsque discours il y a et même s'ils ne s'adressent pas à la nation entière?

Mercredi dernier, le Conseil d’Etat a demandé au CSA (Conseil Supérieur de l’audiovisuel) de changer les règles comptabilisant le temps de parole du président de la République dans les médias audiovisuels (radios et télévisions). Un vrai casse-tête…

Comment cela fonctionne-t-il aujourd’hui?
Selon les règles actuelles, les temps de parole des politiques sont répartis, à la télé et la radio, par tiers: un tiers pour la majorité, un tiers pour le gouvernement, un tiers pour l’opposition. La parole du Président n’était pas comptée dans celle du gouvernement et ne fait l’objet d’aucune mesure de restriction. En clair, le CSA compte les interventions de Nicolas Sarkozy mais n’en faisait pour ainsi dire rien.

Qu’est-ce que cela va changer?
Le but est d’«assurer une présentation équilibrée de l'ensemble du débat politique national», dit le Conseil d’Etat, et de respecter la balance majorité/opposition. Autrement dit, de donner une place à l’opposition dans les médias, dans ce très plein d’actualité sarkozienne. En théorie, le chef de l’Etat est au-dessus des partis, mais «est en pratique "l’homme d’une politique"», celle de l'UMP, rappelle le Conseil d’Etat.

Le temps d’antenne à la télé et la radio n’étant pas extensible à volonté, «nous allons pouvoir être enfin audibles, commente Arnaud Montebourg, député socialiste, parce qu'on va avoir du temps d'antenne qu'on n'arrivait pas à avoir.»

Comment vont être modifiées les règles?
C’est tout le problème, car on ne le sait pas encore, répond le CSA, interrogé par 20minutes.fr, qui précise qu’«au sein du Conseil, c’est le groupe de travail chargé du pluralisme et présidé par Marie-Laure Denis qui va s’en charger».

L’une des pistes suggérées consiste à distinguer les discours de Nicolas Sarkozy en tant que chef de l’opposition (lors d’un meeting UMP par exemple) et ses discours dits «régaliens», c’est-à-dire rattachés à sa fonction de président (lorsqu’il rend hommage à des morts par exemple ou adresse ses vœux présidentiels). Les discours politiques seraient imputés au temps de la majorité, tandis que les discours régaliens ne seraient pas comptabilisés. Problème: comment faire quand Nicolas Sarkozy joue sur les deux tableaux pendant le même discours? «Au Canada, où la législation est similaire, on utilise le système du double aveugle», détaille Jean-Marie Cotteret, un ancien membre du CSA cité par «L’Express». « Dès lors que le gouverneur général prend la parole, deux experts évaluent si celui-ci a parlé de manière favorable, défavorable, ou neutre à son interlocuteur.»

Quand verra-t-on le changement?
François Hollande veut que cela le soit «dès le mois prochain», Martine Aubry dans «les plus brefs délais». «Il ne faut pas perdre de temps mais le calendrier n’est pas établi», explique à 20minutes.fr le CSA. Puisque ces nouvelles règles seront applicables en dehors des périodes électorales — c’est-à-dire en dehors des élections européennes, prévues le 7 juin, il va falloir attendre le mois de juin pour que la cogitation commence. «On va organiser des concertations avec les chaînes de télévision et les radios pour en décider», reprend le CSA.

http://www.20minutes.fr/article/319359/Media-Temps-de-p...

oui, je suis puor que l'on décompte le temps de parole de Mr Sarkosy, mais seulement quant il s'exprimera en tant que "chef" ou "membre" de l'UMP. Même si il est vrai, et Meskine en fait part, que la plupart du temps, il n'y a pas différence pour lui entre sa fonction de Président et l'UMP, dont il semble être toujours le PATRON (il n'y a pour illustrer ceci, qu'à voir comment Mr Coppé s'est fait remettre en place après le fiasco de l'Hadopi).
Il est le patron et tient à le faire savoir, alors, oui, le CSA doit décompter le temps de parole du "petit roi de France".
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