chroniques d'un orchestre de bals populaires dans les 70's
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je m'en vais vous parler d'une redoutable coutume que j'ai eu l'occasion de découvrir a l'époque ou je faisais du bal dans un orchestre de la région midi pyrenees en compagnie de l'ami j.p.mader et de 5 autres potes, j'ai nommé "le passe rues".
après le dépot de gerbes au monument aux morts qui nous a vu jouer la marseillaise a 9h du matin,et l'apéritif concert de 11h qui nous a obligé a boire au choix un ricard si épais qu'il n'y a pas de place pour mettre l'eau, ou du muscat dans une chope a bière, le comité des fètes nous demande de passer avec eux dans les maisons des principales familles du village pour y jouer un morceau tandis que le chef de famille donne une somme plus ou moins conséquente au président du comité.
cette coutume bien sympathique au premier abord s'avère en fait ètre le pire des traquenards.
en effet,dans les premières maisons visitées les gens en sont a l'apéro et bien entendu nous offrent un verre qu'il est mal vu de refuser.
bon au bout de 3 ou 4 maisons l'heure ayant tournée nous arrivons en plein repas et aprés avoir joué au choix d'un des membres de la famille soit la marseillaise (encore) soit l'internationale, une valse viennoise ou le dernier sardou,il nous faut gouter au petit vin de pays (et c'est pas toujours des pays spécialistes en pinard) et crier en choeur qu'on le trouve excellent au risque que l'on nous en resserve un autre.....
et a partir de là l'horreur bat son plein, car les dernières maisons en sont au dessert et bien sur au digestif (sauf que nous, nous n'avons toujours pas mangé je le rappelle) et qu'en plus il s'agit des plus éloignées voire mème des fermes isolées ou nous allons quelquefois, juchés sur le plateau d'un vieux camion.
certains d'entre nous en profitent pour gerber habilement du haut du camion et dans le sens du vent, les autres tentent de dormir ou se posent des questions existentielles et légumières du genre : "ou cours je ? qu'asperge ? dans quel état j'erre ?
et c'est vers 16h que nous finissons ce magnifique passe rues qui m'a permis de voir le guitariste dormir en jouant ou le saxophoniste assis devant la porte d'une ferme, a coté de la mémé sans dents installée a l'ombre et discutant avec elle pour savoir qui des deux avait la plus belle moustache !
il ne nous reste alors plus qu'a nous préparer pour le bal de l'aprés midi aprés quoi nous auront droit a l'apéritif du comité, avec la chope remplie de muscat :-p puis au repas et enfin nous devrons assurer le bal du soir, puis le rangement du matériel et enfin les 2 ou300 kms pour rentrer.
merci a ceux qui auront lu jusqu'au bout ce petit souvenir et a une prochaine fois.....
après le dépot de gerbes au monument aux morts qui nous a vu jouer la marseillaise a 9h du matin,et l'apéritif concert de 11h qui nous a obligé a boire au choix un ricard si épais qu'il n'y a pas de place pour mettre l'eau, ou du muscat dans une chope a bière, le comité des fètes nous demande de passer avec eux dans les maisons des principales familles du village pour y jouer un morceau tandis que le chef de famille donne une somme plus ou moins conséquente au président du comité.
cette coutume bien sympathique au premier abord s'avère en fait ètre le pire des traquenards.
en effet,dans les premières maisons visitées les gens en sont a l'apéro et bien entendu nous offrent un verre qu'il est mal vu de refuser.
bon au bout de 3 ou 4 maisons l'heure ayant tournée nous arrivons en plein repas et aprés avoir joué au choix d'un des membres de la famille soit la marseillaise (encore) soit l'internationale, une valse viennoise ou le dernier sardou,il nous faut gouter au petit vin de pays (et c'est pas toujours des pays spécialistes en pinard) et crier en choeur qu'on le trouve excellent au risque que l'on nous en resserve un autre.....
et a partir de là l'horreur bat son plein, car les dernières maisons en sont au dessert et bien sur au digestif (sauf que nous, nous n'avons toujours pas mangé je le rappelle) et qu'en plus il s'agit des plus éloignées voire mème des fermes isolées ou nous allons quelquefois, juchés sur le plateau d'un vieux camion.
certains d'entre nous en profitent pour gerber habilement du haut du camion et dans le sens du vent, les autres tentent de dormir ou se posent des questions existentielles et légumières du genre : "ou cours je ? qu'asperge ? dans quel état j'erre ?
et c'est vers 16h que nous finissons ce magnifique passe rues qui m'a permis de voir le guitariste dormir en jouant ou le saxophoniste assis devant la porte d'une ferme, a coté de la mémé sans dents installée a l'ombre et discutant avec elle pour savoir qui des deux avait la plus belle moustache !
il ne nous reste alors plus qu'a nous préparer pour le bal de l'aprés midi aprés quoi nous auront droit a l'apéritif du comité, avec la chope remplie de muscat :-p puis au repas et enfin nous devrons assurer le bal du soir, puis le rangement du matériel et enfin les 2 ou300 kms pour rentrer.
merci a ceux qui auront lu jusqu'au bout ce petit souvenir et a une prochaine fois.....
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Merci Tonton pour ce délicieux moment.
En guise de passe-rue c'était plutôt le passe-champ et à 300 km à l'ouest de Toulouse nous vous fesions faire cette promenade du dimanche sur la plate-forme d'une remorque de bois qui quelques jours auparavant avait servi au transport de l'engrais biologique. Remarques, le camion, avec la chance que vous aviez, c'était surement ce qu'on appelle une bêtaillère
Une question demeure..... que se passait-il quand le vent tournait.... ?
JP Mader ? Trop jeune pour avoir pu disserter sur nos moustaches respectives ; néanmoins j'ai du danser au son de votre orchestre à la fin des années 70.
Merci pour cette excellente lecture qui a tout du Pagnol.
En guise de passe-rue c'était plutôt le passe-champ et à 300 km à l'ouest de Toulouse nous vous fesions faire cette promenade du dimanche sur la plate-forme d'une remorque de bois qui quelques jours auparavant avait servi au transport de l'engrais biologique. Remarques, le camion, avec la chance que vous aviez, c'était surement ce qu'on appelle une bêtaillère
Une question demeure..... que se passait-il quand le vent tournait.... ?
JP Mader ? Trop jeune pour avoir pu disserter sur nos moustaches respectives ; néanmoins j'ai du danser au son de votre orchestre à la fin des années 70.
Merci pour cette excellente lecture qui a tout du Pagnol.
Ahlala... Dommage que ce soit plus possible de faire des choses pareilles... Les gens ne sont plus aussi généreux, et on se ferait offrir au mieux un verre de jus d'orange avec un pincement aux lèvres, au pire un jet de pierres...
J'ai déjà fait ce genre de trucs basés sur la générosité, la volonté, et l'énergie humaine en Picardie. On donnait des petites représentations théâtrales, que des petites pièces humoristiques de 5 minutes, tellement hilarantes qu'il nous avait fallu plusieurs semaines d'entraînement pour nous contrôler et ne pas rire nous-même. Ca avait plutôt pas mal marché, mais on se sentait toutefois comme étrangers, devant essuyer des regards dont on ne pourrait donner de réel sens, quelque chose entre "tiens, ça me rappelle le bon vieux temps" et "qu'est ce qu'ils viennent nous casser les couilles, on est plus en 60 !", et l'impression de leur voler leur âme alors qu'on souhaitait simplement les voir sourire.
J'aurais bien aimé naître quelques années plus tôt tiens. Les clopes ne faisaient pas tousser, l'alcool était meilleur, y'avait pas de sida, on pouvait piner dans tous les sens...
J'ai déjà fait ce genre de trucs basés sur la générosité, la volonté, et l'énergie humaine en Picardie. On donnait des petites représentations théâtrales, que des petites pièces humoristiques de 5 minutes, tellement hilarantes qu'il nous avait fallu plusieurs semaines d'entraînement pour nous contrôler et ne pas rire nous-même. Ca avait plutôt pas mal marché, mais on se sentait toutefois comme étrangers, devant essuyer des regards dont on ne pourrait donner de réel sens, quelque chose entre "tiens, ça me rappelle le bon vieux temps" et "qu'est ce qu'ils viennent nous casser les couilles, on est plus en 60 !", et l'impression de leur voler leur âme alors qu'on souhaitait simplement les voir sourire.
J'aurais bien aimé naître quelques années plus tôt tiens. Les clopes ne faisaient pas tousser, l'alcool était meilleur, y'avait pas de sida, on pouvait piner dans tous les sens...
Kenelm a dit :
J'aurais bien aimé naître quelques années plus tôt tiens. Les clopes ne faisaient pas tousser, l'alcool était meilleur, y'avait pas de sida, on pouvait piner dans tous les sens...
heu, c'est surtout vrai pour le sida
alenoussia, tu parles de quelle région ?
si j'ai joué chez toi je posterai une photo mais j'ai peur de faire rire
pastigo, c'est vrai mais j'ai pas résisté a l'envie de faire de l'audimat....
ali_lou a dit :
jolie histoire....cette coutume, elle avait lieu tous les combiens?
dans certains villages, tous les ans pour la féte locale.
dans ces cas là il était stipulé dans le contrat de l'orchestre tout un tas d'obligations comme la marseillaise a jouer pour le dépot d'une gerbe au monument aux morts, l'apéritif concert, quelquefois un peu de musique a la messe et le "passe rues".....
Tous les week-end de juin à septembre c'était les fêtes locales en général du vendredi au dimanche, le temps fort étant le bal du samedi soir et la gerbe (du monument au morts !) le dimanche matin. D'octobre à mai les bals du comité des fêtes de ci de là.
Ouais, la gueule de la marseillaise du dimanche matin à 9h.... surtout quand tu t'étais couché à 6h et que tu te réveillais en sursaut ! La seule raison qui a fait qu'on a pas étranglé les artistes c'est qu'on en avait besoin le week-end d'aprés ;-)
Ouais, la gueule de la marseillaise du dimanche matin à 9h.... surtout quand tu t'étais couché à 6h et que tu te réveillais en sursaut ! La seule raison qui a fait qu'on a pas étranglé les artistes c'est qu'on en avait besoin le week-end d'aprés ;-)
on était pas ravis non plus,
imagine, tu as joué la veille jusqu'a 2h du matin aux alentours de rodez dans l'aveyron, rangé le matériel, puis roulé jusqu'au lieu du contrat suivant disons du coté de pau dans les pyrénées (300 bornes de nuit avec la fatigue) tout ça pour jouer une marseillaise avant d'essayer de dormir 1h ou 2 dans le camion...on était pas frais pour le bal le dimanche aprés midi et le soir.
alors quand en plus fallait se farcir le "passe rues" !!!!
imagine, tu as joué la veille jusqu'a 2h du matin aux alentours de rodez dans l'aveyron, rangé le matériel, puis roulé jusqu'au lieu du contrat suivant disons du coté de pau dans les pyrénées (300 bornes de nuit avec la fatigue) tout ça pour jouer une marseillaise avant d'essayer de dormir 1h ou 2 dans le camion...on était pas frais pour le bal le dimanche aprés midi et le soir.
alors quand en plus fallait se farcir le "passe rues" !!!!
et c'est reparti pour un petit voyage dans le passé !
au cours de tous ces week ends passés a écumer tous les beaux départements de ma région, nous avons bien sur fait connaissance avec des "personnages"
que nous retrouvions a chacun de nos passages.
il y avait par exemple "jean claude", un gars qui arrivait avant le début du bal avec son accordéon,et qui nous disait:"jean claude y veut jouer"!
et il ne bougeait plus du bas de la scène jusqu'a ce que l'on se décide a l'annoncer au public (qui semblait en avoir l'habitude) et qu'on le fasse monter sur l'estrade.
alors il se déchainait, c'est a dire qu'il démarrait un morceau d'accordéon musette que nous tentions d'accompagner, mais peine perdue,car il sautait allègrement les mesures et terminait au sprint en nous laissant sur place.
alors ,triomphant, il attendait les applaudissements, avant de repartir mystérieusement jusqu'au prochain bal....
de mème il y avait un danseur qui passait son temps a essayer d'inviter les filles a danser un slow, il était toujours habillé "en dimanche" avec un beau costume tout propre mais ayant un problème de santé qui le faisait régulièrement perdre connaissance et tomber comme une masse sur la piste de danse au point de s'ètre souvent fracassé le nez ou le front il avait résolu ce problème en portant en plus du costume, un "boudin" c'est a dire un casque de cycliste en cuir qui nous l'avait fait surnommer "eddy merckx" et en gardant dans sa poche une poignée de sucres dont les habitués savaient qu'il fallait lui en donner un en cas de problème.
inutile de dire qu'il n'y avait pas beaucoup d'amatrices pour danser avec eddy merckx et son look étonnant....
je vais arréter là pour ne pas ètre trop long, mais la prochaine fois je vous raconterai une autre "figure" et une mémorable scène dont le souvenir me hante encore et me fais sourire 30 ans aprés.
merci de votre patience....
au cours de tous ces week ends passés a écumer tous les beaux départements de ma région, nous avons bien sur fait connaissance avec des "personnages"
que nous retrouvions a chacun de nos passages.
il y avait par exemple "jean claude", un gars qui arrivait avant le début du bal avec son accordéon,et qui nous disait:"jean claude y veut jouer"!
et il ne bougeait plus du bas de la scène jusqu'a ce que l'on se décide a l'annoncer au public (qui semblait en avoir l'habitude) et qu'on le fasse monter sur l'estrade.
alors il se déchainait, c'est a dire qu'il démarrait un morceau d'accordéon musette que nous tentions d'accompagner, mais peine perdue,car il sautait allègrement les mesures et terminait au sprint en nous laissant sur place.
alors ,triomphant, il attendait les applaudissements, avant de repartir mystérieusement jusqu'au prochain bal....
de mème il y avait un danseur qui passait son temps a essayer d'inviter les filles a danser un slow, il était toujours habillé "en dimanche" avec un beau costume tout propre mais ayant un problème de santé qui le faisait régulièrement perdre connaissance et tomber comme une masse sur la piste de danse au point de s'ètre souvent fracassé le nez ou le front il avait résolu ce problème en portant en plus du costume, un "boudin" c'est a dire un casque de cycliste en cuir qui nous l'avait fait surnommer "eddy merckx" et en gardant dans sa poche une poignée de sucres dont les habitués savaient qu'il fallait lui en donner un en cas de problème.
inutile de dire qu'il n'y avait pas beaucoup d'amatrices pour danser avec eddy merckx et son look étonnant....
je vais arréter là pour ne pas ètre trop long, mais la prochaine fois je vous raconterai une autre "figure" et une mémorable scène dont le souvenir me hante encore et me fais sourire 30 ans aprés.
merci de votre patience....
on va laisser passer un peu de temps mais promis, d'ici ce week end j'en remettrai une couche.
en attendant, une photo mais pas avec les tenues de scène, ça, j'hésite encore
![]()
pour les amateurs, la batterie est une "rogers" qui avec "ludwig" étaient les 2 marques les plus cotées de l'époque, les japonais n'étaient pas encore au niveau....
en attendant, une photo mais pas avec les tenues de scène, ça, j'hésite encore

pour les amateurs, la batterie est une "rogers" qui avec "ludwig" étaient les 2 marques les plus cotées de l'époque, les japonais n'étaient pas encore au niveau....
Ah, l'orchestre, étoile du berger de nos folles nuits.
Il nous arrivait de sortir sans vraiment connaître notre point de chute. Donc arrivés à pimbo-les-bains (expression voulant dire coin perdu au fond de nulle part) point de festayres. Pas démoralisés nous repartions avec la vague idée d'un possible endroit où l'année passée nous étions à la même époque, et , là, nouvel arrêt afin de scruter la nuit pour découvrir une source de lumière suspecte et anormale. C'était vraiment la navigation à vue. Au fur et à mesure que nous nous rapprochions les paris allaient bon train et les insultes aussi, tout le monde rendant tout le monde responsable de cette promenade nocturne à ce moment là fort peut appréciée. Mais bon. Le chauffeur n'en pouvant plus des hurlements s'arrêtaiet. Tous le monde s'éjectait du carrosse et le silence se fesait. Et quand enfin nous entendions au loin le rythme endiablé d'un rock les gars se fesaient autant hystériques que les filles ; il ne nous restait plus qu'à aller tout droit vers la gloire, toujours sapés comme des stars. Nos tenues de bal étaient toujours impeccables car la seule activité du dimanche pour laquelle nous trouviions la force était celle qui consistait à rendre impeccable et prête pour le week-end d'aprés notre parure.
Il nous arrivait de sortir sans vraiment connaître notre point de chute. Donc arrivés à pimbo-les-bains (expression voulant dire coin perdu au fond de nulle part) point de festayres. Pas démoralisés nous repartions avec la vague idée d'un possible endroit où l'année passée nous étions à la même époque, et , là, nouvel arrêt afin de scruter la nuit pour découvrir une source de lumière suspecte et anormale. C'était vraiment la navigation à vue. Au fur et à mesure que nous nous rapprochions les paris allaient bon train et les insultes aussi, tout le monde rendant tout le monde responsable de cette promenade nocturne à ce moment là fort peut appréciée. Mais bon. Le chauffeur n'en pouvant plus des hurlements s'arrêtaiet. Tous le monde s'éjectait du carrosse et le silence se fesait. Et quand enfin nous entendions au loin le rythme endiablé d'un rock les gars se fesaient autant hystériques que les filles ; il ne nous restait plus qu'à aller tout droit vers la gloire, toujours sapés comme des stars. Nos tenues de bal étaient toujours impeccables car la seule activité du dimanche pour laquelle nous trouviions la force était celle qui consistait à rendre impeccable et prête pour le week-end d'aprés notre parure.
Bah, le top c'est quand on avait la poisse... De temps en temps tu avais toujours un de nos "vieux" (comme maintenant il s'agit des parents) qui avait décidé de nous escorter. Au choix pour échapper à la surveillance et aller admirer les étoiles : soit l'un de nous qui n'avait pas trouvé de cavalier(e) allait distraire le cerbère soit on se tenait à distance trés respectable de notre nouvelle conquête et surtout on fesait une tronche a faire peur. Fatalement il se sentait fièr de ses rejetons et finissait par tourner le dos pour aller boire une bière au bar où l'attendait un de ses pots en mission de surveillance familliale lui aussi. Donc avant même qu'il soit arrivé au bar (et tiens pourquoi c'était toujours les péres d'ailleurs qui fesaient le garde chiournes ) on avait pris l'issue de secours depuis belle lurette.
P....n qu'est-ce qu'on a pu s'amuser, rire et profiter de la vie !
P....n qu'est-ce qu'on a pu s'amuser, rire et profiter de la vie !
arf ! pastigo il a les originaux !
tu ferais pas ça a un pauvre vieux sans défense hein?
non en fait il a des morceaux de mon groupe de rock/blues mais avec l'orchestre de bal on jouait un peu tout ce qui marchait donc entre 72 et 80 j'ai joué aussi bien du deep purple que du johnny, du tango ou du santana, du disco bien sur et mème du sex pistols, bref tous les tubes pour les jeunes et un peu de danses pour les parents.
ah et notre grande arme secrète qui en 76/77 faisait un carton inimaginable c'était "allez les verts" que l'on jouait 3 ou4 fois par soir tellement c'était la folie sur la piste :-)))
tu ferais pas ça a un pauvre vieux sans défense hein?
non en fait il a des morceaux de mon groupe de rock/blues mais avec l'orchestre de bal on jouait un peu tout ce qui marchait donc entre 72 et 80 j'ai joué aussi bien du deep purple que du johnny, du tango ou du santana, du disco bien sur et mème du sex pistols, bref tous les tubes pour les jeunes et un peu de danses pour les parents.
ah et notre grande arme secrète qui en 76/77 faisait un carton inimaginable c'était "allez les verts" que l'on jouait 3 ou4 fois par soir tellement c'était la folie sur la piste :-)))
Le look est toujours bon malgré le changement de batterie..... tant que tu n'as pas les cheveux longs..... parce que "cheveux longs, idées c......" et on t'aurait confondu avec l'autre robinson bigleux des îles.
Carlos Santana ! Alors là ! S'il y a bien une oeuvre mythique qui me met la chair de poule, c'est "Europa". Chaque fois que je l'entends tout le reste je m'en fout, il n'y a que ça qui compte et tant pis si les gens se demandent qui c'est cette vieille qui écoute sa musique à fond.
Carlos Santana ! Alors là ! S'il y a bien une oeuvre mythique qui me met la chair de poule, c'est "Europa". Chaque fois que je l'entends tout le reste je m'en fout, il n'y a que ça qui compte et tant pis si les gens se demandent qui c'est cette vieille qui écoute sa musique à fond.
j'ai eu les cheveux longs aussi,
http://www.infos-du-net.com/forum/page-259827_1_40.html
mais ce n'est plus qu'un souvenir :-)
http://www.infos-du-net.com/forum/page-259827_1_40.html
mais ce n'est plus qu'un souvenir :-)
je vais te faire économiser 5 e alors
M pour macumba et J P M pour jean pierre mader.
l'annecdote c'est que jean pierre et moi avons passé de long moment a jouer a faire des maquettes de futurs tubes quand nous étions bien plus jeunes sur nos magnetos 4 pistes et il avait déja l'idée d'un titre nommé "macumba" pour un truc qu'on imaginait marchant a fond dans les discothèques, et qui est resté une simple idée....
finalement il faut croire qu'il avait vraiment une passion pour ce nom puisque quelques années plus tard il l'a utilisé avec le succés que l'on connait
M pour macumba et J P M pour jean pierre mader.
l'annecdote c'est que jean pierre et moi avons passé de long moment a jouer a faire des maquettes de futurs tubes quand nous étions bien plus jeunes sur nos magnetos 4 pistes et il avait déja l'idée d'un titre nommé "macumba" pour un truc qu'on imaginait marchant a fond dans les discothèques, et qui est resté une simple idée....
finalement il faut croire qu'il avait vraiment une passion pour ce nom puisque quelques années plus tard il l'a utilisé avec le succés que l'on connait
ali_lou a dit :
tu as connus jean pierre mader!tu nous etonnera toujours.
ps:merci pour les 5 euros, je suis sur que pastigo n'aurai pas hésité a me faire payé, lol
bah il n'y a rien d'étonnant, tous les musiciens toulousains d'a peu prés la mème génération, se connaissent ou ont joué ensemble a un moment ou a un autre.
j'ai ainsi joué souvent avec les gars de "week end millionaire", cotoyé dans les bals "goldfingers" avant qu'ils ne deviennent les "gold", les gars d'image, kazero, et mème cabrel qui en tant qu'ancien chanteur de l'orchestre ou je jouait, venait sur scène pour un morceau ou deux quand on jouait prés d'agen.
a part mader, j'en vois plus beaucoup maintenant....
pastigo, il t'en reste encore :-)
bon, j'ai le temps de vous narrer la scène "énorme" dont je fus le témoin un dimanche soir ou nous jouions dans un gros bourg du gers pour la fète locale...
au cours de ces fètes ,nous avions l'habitude de retrouver régulièrement des forains qui comme nous étaient là pour travailler durant ces fètes; l'un d'entre eux nous interpellait souvent pour nous dire qu'il viendrait bien chanter un bon vieux rock d'elvis ou de johnny (faut dire qu'il avait le "look" avec ses rouflaquettes et la banane).
il tenait avec sa femme un stand de sandwiches merguez et confiseries diverses, et ce jour là pendant que l'on installait le matos il nous prévint "ah que, ce soir je viens chanter le "wock and woll" !!
et le soir effectivement il demanda a monter sur scène et aprés une présentation au public hilare, nous attaquames l'intro de "gabrielle" de son maitre: "johnny"
et là, trés grand moment ! car il monta sur scène pour un grand show avec toute une mise en scène trés "rocker" avec blouson de cuir ,jeu de scène, et frime....
il y avait juste 3 petits problèmes, oh 3 fois rien !
d'abord il chantait plutot faux ce qui était ennuyeux, ensuite ,si sa tenue vestimentaire était rock n'roll pour le haut, il avait gardé aux pieds de belles charentaises usagées qui détonnaient un peu.....
et pour couronner le tout, au beau milieu du morceau, son épouse qui n'appréciait que modérément qu'il ait déserté le stand pour s'exhiber, vint au bord de la scène essayer de l'attraper pour le ramener dans le droit chemin (en l'occurence , celui du boulot) !
et lui chantait de plus en plus faux tout en la repoussant a coups de charentaises !!!!
bref , nous avions de plus en plus de mal a jouer tant le fou rire nous terrassait et il m'arrive encore de rire seul en y repensant...
au cours de ces fètes ,nous avions l'habitude de retrouver régulièrement des forains qui comme nous étaient là pour travailler durant ces fètes; l'un d'entre eux nous interpellait souvent pour nous dire qu'il viendrait bien chanter un bon vieux rock d'elvis ou de johnny (faut dire qu'il avait le "look" avec ses rouflaquettes et la banane).
il tenait avec sa femme un stand de sandwiches merguez et confiseries diverses, et ce jour là pendant que l'on installait le matos il nous prévint "ah que, ce soir je viens chanter le "wock and woll" !!
et le soir effectivement il demanda a monter sur scène et aprés une présentation au public hilare, nous attaquames l'intro de "gabrielle" de son maitre: "johnny"
et là, trés grand moment ! car il monta sur scène pour un grand show avec toute une mise en scène trés "rocker" avec blouson de cuir ,jeu de scène, et frime....
il y avait juste 3 petits problèmes, oh 3 fois rien !
d'abord il chantait plutot faux ce qui était ennuyeux, ensuite ,si sa tenue vestimentaire était rock n'roll pour le haut, il avait gardé aux pieds de belles charentaises usagées qui détonnaient un peu.....
et pour couronner le tout, au beau milieu du morceau, son épouse qui n'appréciait que modérément qu'il ait déserté le stand pour s'exhiber, vint au bord de la scène essayer de l'attraper pour le ramener dans le droit chemin (en l'occurence , celui du boulot) !
et lui chantait de plus en plus faux tout en la repoussant a coups de charentaises !!!!
bref , nous avions de plus en plus de mal a jouer tant le fou rire nous terrassait et il m'arrive encore de rire seul en y repensant...
tiens alenoussia, en cette période de fétes je me souviens d'un bal du 31 décembre de 1976 ou 77 ou nous jouions dans ta région (je ne sais plus ou exactement)
dansla salle immense étaient alignées des tables car il y avait le repas en plus du bal.
tout se passait bien mème si l'on sentait 2 clans bien distinct avec 2 groupes de mastars sans doute rugbymens qui se regardaient de travers.
a minuit, je tapes 12 coups sur une cymbale et le chanteur souhaite la bonne année a tout le monde, les gens se lèvent pour s'embrasser....et 30 secondes plus tard, bagarre générale ! avec les chaises qui volent et la moitié de la salle qui se castagne avec l'autre moitié, femmes, grands pères et grand mères compris.
il a fallu que l'on coupe le courant pour que le calme revienne dans le noir :-p
dansla salle immense étaient alignées des tables car il y avait le repas en plus du bal.
tout se passait bien mème si l'on sentait 2 clans bien distinct avec 2 groupes de mastars sans doute rugbymens qui se regardaient de travers.
a minuit, je tapes 12 coups sur une cymbale et le chanteur souhaite la bonne année a tout le monde, les gens se lèvent pour s'embrasser....et 30 secondes plus tard, bagarre générale ! avec les chaises qui volent et la moitié de la salle qui se castagne avec l'autre moitié, femmes, grands pères et grand mères compris.
il a fallu que l'on coupe le courant pour que le calme revienne dans le noir :-p
"a Toulouse, même que les mémé elles jouent de la castagne" ;-) Ouai mdr tu me rapelles ces soirées castagnes (en patois cela veut dire chataîgne.. ha ha ha) et, chut, j'ai même participé à l'une d'elles. Imaginons un instant un bal où tu aurais fait se rencontrer tes forains de l'autre jour avec tes rugbymans d'aujourd'hui : pouha le pugilat.
Tes souvenirs Tonton tu devrais en faire un bouquin.
Tes souvenirs Tonton tu devrais en faire un bouquin.
j'ai connu aussi un moment de grande frayeur:
c'était dans un petit village, entre saint gaudens et toulouse il me semble. le bal du samedi s'était achevé et comme nous rejouions au mème endroit le lendemain, pas besoin de replier le matos.
nous étions donc dans l'unique bistrot plein a craquer a boire un pot offert par le comité des fétes et j'avais la tète un peu vaseuse aprés 5h de sono dans les oreilles et la fatigue accumulée.
ayant envie de calme et d'air frais je sortis du bistrot enfumé et bruyant pour faire un tour sous les étoiles, dans la rue principale (c'est a dire l'unique rue ou presque) bordée par un mur derrière lequel on distinguait des tombes et le clocher d'une église qui bizarrement se trouve a l'intérieur du cimetière avec, ce que j'ignorais, la maison du gardien.
trés passionné a cette époque par les romans fantastiques je laissais vagabonder mon imagination quand soudain une tète hideuse apparut entre les tombes, au dessus du mur, juste prés de moi et se mit a parler (ou hurler devrais je dire)dans une langue mystérieuse !
je fis un bond en arrière, les cheveux dressés sur la tète et il me fallut quelques secondes pour réaliser que la tète appartenait a une grand mère (sans doute l'épouse ou la mère du gardien) éxcédée par le bruit sortant du bistrot, et que la langue "mystérieuse n'était que du patois encore en usage chez les vieux de nos villages
c'était dans un petit village, entre saint gaudens et toulouse il me semble. le bal du samedi s'était achevé et comme nous rejouions au mème endroit le lendemain, pas besoin de replier le matos.
nous étions donc dans l'unique bistrot plein a craquer a boire un pot offert par le comité des fétes et j'avais la tète un peu vaseuse aprés 5h de sono dans les oreilles et la fatigue accumulée.
ayant envie de calme et d'air frais je sortis du bistrot enfumé et bruyant pour faire un tour sous les étoiles, dans la rue principale (c'est a dire l'unique rue ou presque) bordée par un mur derrière lequel on distinguait des tombes et le clocher d'une église qui bizarrement se trouve a l'intérieur du cimetière avec, ce que j'ignorais, la maison du gardien.
trés passionné a cette époque par les romans fantastiques je laissais vagabonder mon imagination quand soudain une tète hideuse apparut entre les tombes, au dessus du mur, juste prés de moi et se mit a parler (ou hurler devrais je dire)dans une langue mystérieuse !
je fis un bond en arrière, les cheveux dressés sur la tète et il me fallut quelques secondes pour réaliser que la tète appartenait a une grand mère (sans doute l'épouse ou la mère du gardien) éxcédée par le bruit sortant du bistrot, et que la langue "mystérieuse n'était que du patois encore en usage chez les vieux de nos villages
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