Ma SUPER longue histoire
Dernière réponse : dans Loisirs
La prophétie Noire.
Chapitre 1
La rencontre
Dans la maison des Watts, une jeune fille répondant au prénom de Waina, vit au-delà des champs une ombre qui venait vers la maison. Waina avait une vue très fine. Ses yeux étaient bleus foncés avec un tout petit peu de vert claire. Son visage était normal, sauf sa bouche qui formait toujours un sourire, même quand elle ne souriait pas. Ses cheveux étaient châtains clairs, avec des mèches brunes. Son corps était fin, ses bras et ses jambes forts. Dès que la silhouette fut devant la fenêtre de Waina, elle s’arrêta. L’ombre farfouilla dans une petite bourse, sortit un objet, le plaça sur la fenêtre et poussa. Le carreau céda. L’homme entra, regarda dans la chambre de ses yeux perçants, regarda la jeune fille, prit un sac en tissu grossier. Waina recula, car elle savait qu’il allait le mettre sur sa tête. Mais, à sa grande surprise, il en sortit une lettre bleue avec un seau en or représentant un cheval ailé et la lui donna en disant :
- La famille royale vous donne cela.
- Qui êtes-vous ? demanda-t-elle.
- Je fais partie des Chevaliers Noirs, madame.
- Mademoiselle, corrigea Waina avec ironie.
Le Chevalier Noir ignora ce que Waina avait dit. Elle prit la lettre, l’ouvrit et lut :
« Chère Waina Watts,
Ma reine, mon fils, ma fille et moi-même voudrions vous voir dans la nuit de vendredi à samedi. Surtout pas de jour, car on me surveille. Rendez-vous dans la salle commune. Vous devez nous aider.
La famille royale. »
Lorsque Waina releva la tête, le Chevalier Noir était partit. Elle rangea la lettre, prit un sac, choisit plusieurs vêtements pour le voyage. Elle partit dans la cuisine. Elle prit douze pommes, un gros morceau de boeuf et du porc. Sa mère faisait la vaisselle. Waina ouvrit une armoire et prit une gourde. Elle alla dans le jardin puisait de l’eau avec la gourde dans le puit. Elle rentra dans sa chambre chercher une couverture. Waina sortit par sa fenêtre, sauta et couru vers la rivière. En chemin, elle ramassa des bouts de bois pour faire du feu.
~ ~ ~
Lorsqu’elle dépassa la colline, l’aube était déjà avancée. Elle fit une petite pause de quelques minutes, puis, en se relevant, elle vit le château avec ses tours qui dépassaient tout et avec son pont-levis pas encore baissé. Alors elle courut. Elle s’arrêta, se souvenant qu’elle devait être là-bas dans la nuit de vendredi à samedi. On était vendredi, donc elle devait tout simplement aller vers le château, entrer et se promener. Elle attendra la nuit pour entrer dans la salle. Elle fit comme elle avait dit. Quand elle rentra dans la pièce principale qui était faite de pierre bleue et qui avait pleins de tableaux, il était minuit. Waina vit sur le fauteuil une silhouette. La silhouette avait un corps musclé, son visage fin mais sévère. Elle dit :
- Vous êtes enfin là. Je me demandais si vous vous étiez décidé à venir.
- Qui vous dit que je suis de votre côté ? demanda Waina.
- Si vous seriez de l’autre côté, je serais déjà mort, répliqua le roi en se relevant et en faisant signe.
Un Chevalier Noir entra en disant :
- Les Chevaliers Noirs sont prêts à par…
- Parfait, coupa le roi en faisant de gros yeux au chef, Waina, allez avec Ilhe, le chef des Chevaliers Noirs, qui vous accompagnera et vous présentera ses coéquipiers.
Ilhe avait un visage dur, des yeux bleus, des cheveux court et blond. Ses jambes étaient de peau foncées et ses bras faisaient penser à des blocs de pierre. Waina le suivit jusqu’aux quartiers des CN où elle fit la connaissance de Flire, de John, de Johnas, de Néwtons, de Maiwra, de Zéna, de Nizzi, de Claine et de Kalie. Flire avait un visage fin et des lèvres fines. Il était toujours bronzé et ses cheveux étaient de couleurs noirs mais très clairs. Il était grand et mince même si il mangeait comme un ogre Ses yeux sont noirs ébènes. ! John et Johnas étaient des jumeaux tout à fait identique. Seul leur voix les différenciait. Sinon leur corps était très blanc avec des grains de botter un peu partout. Leurs yeux étaient gris et vert et leurs cheveux étaient de couleurs châtain comme ceux de Néwtons. Ses yeux étaient bleus avec du marron très clair. Son corps était comme tous les corps des jeunes hommes de la ferme. Maiwra, Zéna, Nizzi et Claine étaient sœurs : les deux premières dans la même poche et les deux autres dans l’autre poche (du ventre de leur mère). Kalie était la nouvelle car elle était en train de se métamorphoser. Elle commençait à avoir des ailes, ses yeux bleus devenaient gris, vert et bleu, ses ongles poussaient très vite, ses bras devenaient de plus en plus puissants et ses jambes devenaient plus fortes. Waina connaissait Kalie. Elle avait été la servante de ses parents jusqu’à ce qu’elle s’enfuie. Waina rougit de honte à se souvenir. Kalie le remarqua et chuchota :
- C’est du passé et le passé, c’est du passé.
Waina hocha la tête sans grande conviction. Elle se retourna car elle avait entendu un bruit et vit le plus bel homme qu’elle n’est jamais vue : il était très très musclé, bronzé et marchait avec grâce. Ses yeux étaient d’un bleu ciel et ses cheveux étaient de couleur blond très foncés. Ilhe salua l’homme en disant :
- Altesse.
- Bonjour Ilhe, vos Chevaliers sont-ils près ?
- Bien sûr qu’ils sont près, ils seront toujours près pour vous, Altesse, se reprit-il.
Les yeux du prince se posèrent sur Waina :
- Altesse je vous présente ma meilleure amie, c’est-à-dire Waina Watts, dit Kalie.
Waina le regarda bizarrement car il lui faisait penser à quelqu’un. Le prince ne savait plus où se mettre à cause de ce regard pénétrant.
- Hum…hum…, fit Claine.
Nizzi éclata de rire. Tout le monde la regarda. Le prince Salton se reprit et dit :
- Si vous êtes près, alors allons-y.
- Vous allez où ? demanda Waina.
- Vous ne lui avez pas dit ? chuchota Salton.
- Nous n’avons pas eu le temps, Altesse, répondit Néwtons.
- Mais elle est là depuis deux heures ! répliqua le prince.
- Non, deux minutes, corrigea Flire.
- Nous, entre parenthèses dont vous, allons dans la plus grande forêt pour trouver des plantes qui soignerons ma mère, dit Salton.
- Après je pourrai retourner chez moi ? demanda Waina.
- Après nous reviendrons pour vous apprendre à vous battre. Puis, on verra, rajouta le prince en voyant que Waina allait parler.
Chapitre 2
Le voyage
Quand Waina se réveilla, elle avait très froid. Normal, le feu était éteint. Kalie était partit chercher du bois. Alors, Waina attendit en regardant les arbres et en enregistrant les moindres détails : ils étaient tous alignés et aucun ne dépassaient de la rangée ; dans les arbres, il y avait beaucoup de nid et dans le plus gros, il y avait un aigle aux ailes de couleur grises foncées, des pattes jaunes et des yeux noirs qui regardait les Chevaliers avec une façon que Waina crut qu’il allait fonçait tête baissé sur eux pour les manger. Dès que le feu fut rallumé, tout le monde se détendit jusqu’à ce que le prince dise :
- Allons-y, nous avons trop retardé notre départ.
- Mais on n’a pas mangé, remarqua Johnas.
- Et alors ? gronda le prince.
- Quand on a le ventre vide on n’arrive pas à se protéger, dit John.
- Vous mangerez en route alors, ronchonna Waina.
- Et puis on est où ? demanda Zéna qui ne connaissait pas très bien les forêts.
- Nous sommes dans la forêt Chainnepot, qui se trouve en face de la rivière Tumblun qui se trouve en face de la plus grande forêt. Et dans cette forêt, qui se nomme Jaine, au milieu, je trouverai les plantes qui soigneront ma mère.
- Qui vous dit qu’elles sont là ? demanda Waina qui commençait à en avoir marre.
- Je les ai vues, répondit Salton.
Mais, avant même que les Chevaliers comprennent ce qui ce passait, ils se retrouvèrent enchaîné et traîné jusque dans une salle pleine de personne enchaîné. Waina savait qu’ils allaient être torturé jusqu’à ce que quelqu’un dise une réponse. Elle fut entraînée dans une autre salle un peu plus grande. A l’intérieur, il y avait une femme avec un fouet dans la main, un homme avec une épée dans la main gauche et une torche dans la main droite. Waina fut entraîné jusqu’à un mur, fut attaché à une poutre et fut poussé par un garde pour voir si elle se défendait. L’homme prit la parole :
- Qui es-tu ?
- Et vous donc ? répondit Waina.
La femme lui donna un coup de fouet. L’homme dit :
- Doucement Ziclane, doucement.
- Ziccc, ça va, je sais ce que je fais, gronda Ziclane.
- Ecoute petite, ici, c’est nous les chefs, c’est clair ?
Les gardes la ramenèrent dans la salle où les Chevaliers étaient prisonniers. Ils l’attachèrent à un poteau. Puis ils partirent. Le prince grogna et Claine dit :
- Oh, ce n’est pas de notre faute, Altesse.
- Je n’ai rien dit, se défendit le prince.
- Vous avez grogné, remarqua Waina.
- Vous, vous vous taisez car vous n’avez rien à dire, répliqua Salton.
- Vous n’êtes pas le roi, donc elle a le droit de parler, dit Kalie.
Le prince souffla. Waina se tortilla. Elle réussi à se détacher avec des égratignures. Elle détacha les autres Chevaliers et le prince. Ils réussirent à sortir du piège. Ils allèrent jusqu’à la rivière Tumblun qui se trouvait en face de la forêt Jaine, la plus grande forêt du continent. Là, ils firent leur campement : Kalie, Claine, Zéna, Nizzi et Maiwra d’un côté ; Ilhe, John, Johnas, Flire et Néwtons d’un autre côté. Le prince et Waina seront ensemble d’un (encore) autre côté. Quand la nuit tomba, ils firent trois feus. Waina sortit un petit peu de porc et quelques pommes. Elle partagea le porc en parties égales et donna cinq pommes aux femmes Chevaliers et cinq pommes aux hommes Chevaliers. Pour le prince et elle, Waina prit l’autre moitié du porc. Elle le coupa en deux et fit cuire la moitié de la moitié du porc dans une casserole que le prince avait emmené. Dix minutes plus tard, tout le monde fut rassasié. Ils installèrent leurs couvertures et s’en dormirent pour la nuit entière. Le lendemain matin, tous se réveillèrent avec des contusions. Le prince grogna en se cognant la tête à une pierre qui se trouvait en l’air. Il ne trouva pas cela normal :
- Pourquoi les pierres sont-elles en l’air ?
- Comment est-ce qu’on pourrait le savoir ? répliqua Waina.
- Vous vous êtes réveillé avant moi, non ? remarqua Salton.
- Waina, arrête, cria Kalie de l’autre côté du camp.
Waina fit battre son cœur normalement. Du coup, les pierres se posèrent au sol. Le prince ne comprenait pas :
- C’est quoi ce… Mais qu’est-ce qui… Pourquoi les pierres étaient-elles en l’air ?
- Waina s’entraîne, répondit Johnas.
- Elle s’entraîne en qu…, commença Salton
- Elle s’entraîne en magie qu’elle a découvert cette nuit en défendant votre campement des arbres, dit une voix que Waina connaissait que trop bien.
- Chelsse, quel plaisir de te revoir, répondit Waina avec un grain de peur dans la voix.
- Qu’est-ce que tu fais ici ? demanda Kalie qui le détestait.
- Je viens vous aider, tout simplement.
- On n’a pas besoin de ton aide, on se débrouille très bien tous seuls, répliqua la Watts.
- Et tu ne ferais que nous ralentir, rajouta Kalie.
- Je me trompe ou vous êtes toutes les deux contre moi ? fit Chelsse.
- Pourquoi est-ce que vous voulez nous aider ? coupa le prince.
- Parce qu’après, j’ai quelque chose à terminer avec votre Waina Watts, répondit le magicien en dévorant Waina des yeux.
- Et si on n’a pas envie de votre aide ? dit Néwtons.
- Si vous ne l’acceptez pas, je serais dans l’obligation d’utiliser de la magie noire et comme c’est interdit, je devrais vous tuer, répondit Chelsse, ce serait dommage ! rajouta-t-il en regardant Waina d’un air narquois.
- On ne veut pas de ton aide, Chelsse, tu nous as assez fait d’ennuis comme ça, lâcha Kalie.
- Je vous ai fait du tort à toutes les deux, mais pas au prince et au reste des Chevaliers Noirs, remarqua-t-il.
Chelsse avait un visage ovale, avec des yeux bleus, un nez pointu mais en même temps arrondi, des oreilles pointues, une bouche de couleur pâle, ses bras et ses jambes longs, ses mains tout comme ses doigts étaient grands et ses pieds étaient normal. Il portait toujours une tunique noire qui serre au niveau du cou et qui tient par une feuille en pierre contenant de la magie. Waina se leva du rocher sur lequel elle s’était assise, s’approcha de Chelsse, le prit par le bras et l’emmena loin des CN. Lorsqu’elle s’arrêta, elle le regarda et dit :
- Tu n’as pas le droit de revenir comme ça dans ma vie, c’est clair ?
- Mais je fais ce que je veux, répliqua le jeune homme en essayant d’embrasser Waina.
- Lâche-moi, s’écria la jeune fille en se débattant dans les bras de Chelsse, lâche-moi, lâche-moi !
- Waina, ça va ? dit Kalie en venant.
- Oui, répondit-elle en se libérant de l’emprise du jeune homme.
Waina revint au camp avec un air d’enterrement. Le prince, Néwtons, Ilhe, Flire, John, Johnas, Maiwra, Nizzi et Claine se demandèrent ce qui s’était passé quand Kalie était encore servante chez les Watts. Salton demanda à Waina :
- C’est qui cet idiot ?
- Un ami de mes parents, répondit-elle.
- Mais pas de vous, remarqua-t-il.
- Non, ce n’est pas mon ami, dit-elle.
- Et pourquoi ? demanda le jeune homme.
- Cela vous regarde-t-il ? répliqua Waina.
- Non, avoua Salton.
Lorsque tout le monde fut près, Chelsse récita une formule et treize chevaux se matérialisèrent. Les chevaliers se regardèrent. Waina monta sur le cheval qui s’était matérialisé devant elle. Le prince et Chelsse l’imitèrent. Les CN hésitèrent et puis montèrent quand même sur leur monture. Ils galopèrent pendant près de cinq heure sans s’arrêter et, tout d’un coup, un tronc tomba sur leur route. Les chevaux se cabrèrent et certains chevaliers passèrent par-dessus bord. Chelsse siffla et dit :
- Par la barbe du Dieu Zénus, la forêt est encore plus forte qu’avant.
- Avant, c'est-à-dire combien de temps ? interrogea Kalie.
- Avant et égal à un mois, répondit Chelsse.
Le cheval de Waina se cabra, trotta jusqu’au tronc et sauta au dessus. Ensuite, son cheval se mit au galop et s’arrêta quelque kilomètre plus loin. Les autres chevaux les suivirent. Le prince dit :
- On est au milieu de la forêt.
- Alors, qu’est-ce que vous attendez pour cueillir vos fleurs de malheur, gronda Waina.
Le prince descendit de cheval, cueillit les fleurs qui lui fallait et remonta en selle. Le voyage du retour fut plus facile.
Chapitre 3
L’entraînement
La première fois que Waina alla à l’entraînement, ce fut comme une torture. L’entraînement était trop difficile pour elle. À chaque fois qu’elle attaquait, l’entraîneur esquivait et frappait dans le dos. De plus, Chelsse venait à tous les entraînements, se moquait d’elle, la regardait d’un air narquois et disait plein de choses qu’elle voulait gardait secret. Comme Waina revenait toujours extrêmement fatiguée, Kalie fit l’entraînement avec elle les premiers jours. Un jour, Waina, qui en avait mare, dit :
- Non, mais ça ne va pas la tête ! Vous voulez me tuer ou quoi ?
- C’est le quart de notre entraînement, Waina, remarqua Néwtons, alors ne te plains pas.
- Je ne suis pas une marionnette, moi, répliqua Waina.
Le « professeur » l’attaqua et Waina se défendit. La « bataille » dura deux heures car le prince vint en disant au Chevaliers :
- Il y aura un tournoi demain soir dans la cour de derrière. Tous les Chevaliers Noirs doivent venir…
- Waina peut venir ? demanda Flire en ignorant les yeux flamboyant de la jeune fille.
- Fait-elle partie des CN ? répliqua Salton.
- Non, mais…, commença Néwtons.
- Alors vous avez votre réponse, dit Olche, le roi, en arrivant et en mettant fin au débat. Avez-vous d’autres questions…
- Oui, fit Nizzi, c’est quand ?
- … aussi débiles, fini Olche.
- Je veux dire à quelle heure, s’énerva Nizzi.
- C’est à dix-neuf heure trente, répondit Waina à la place du prince.
- Comment le savez-vous ? demanda le roi.
- Je euh… j’ai euh… lu dans vos euh… pensées, bafouilla-t-elle
- Et pourquoi ? interrogea le prince.
- Parce que euh… je ne peux pas m’en empêcher, lâcha la jeune fille.
- Et bien il faudra, grogna Olche.
Le roi et son fils quittèrent les Chevaliers Noirs. Tous s’étaient tus jusqu’à ce que Waina coupent le silence :
- Toi je vais te tuer !
- Mais je n’ai rien fais, se défendit Flire, c’est Néwtons.
- A oui, alors explique-moi pourquoi c’est toi qui as demandé au prince si je pouvais venir ! éclata Waina en regardant Flire de ses yeux flamboyants.
Flire se retourna et couru jusqu’au château. Waina le suivit et couru après lui pendant près d’une demi-heure. Lorsqu’elle s’arrêta enfin, ils étaient tous les deux à bout de force. Ils revinrent vers leurs compagnons et virent Chelsse qui venait vers eux. Il dit :
- Tiens, je te cherchais, Waina, puis-je te parler deux minutes ?
- Pourquoi ? demanda-t-elle
- C’est à propos de tu-sais-quoi, répondit-il.
Waina hésita et finalement, décida de le suivre. Ils allèrent dans les écuries et, quand ils furent certains qu’il n’y avait plus personnes, Chelsse dit :
- Pourquoi est-ce que tu ne veux pas de moi ?
- Tu m’énerves sans arrêt, tu veux toujours m’embrasser et puis tu n’es pas le genre de type que je recherche. Et tu m’as enlevé mon petit frère qui n’avait que trois ans !
- Je t’ai déjà dit que je ne l’avais pas tué ! Je l’ai simplement blessé et enfermé dans le puit vide !
- Mais il est mort de froid, de faim et de soif dans ce puit, ce qui veut dire que c’est de ta faute.
Chelsse la prit au cou, la colla au mur et dit :
- JE NE L’AI PAS TUÉ ! IL EST MORT TOUT SEUL ! COMBIEN DE FOIS FAUT-IL QUE JE TE LE RÉPÈTE ?!
- Lâche-moi, fit Waina dans un souffle.
- Tu veux que je te lâche ?! A une condition !
Chelsse se rapprocha d’elle et réussi à l’embrasser. Cet échange dura une à deux minutes et se furent les pires minutes de la vie à Waina. Elle réussi à se dégager et courut en direction de sa chambre en pleurant à chaude larme. En chemin, elle bouscula le prince qui venait vers les Chevaliers pour dire que Waina pouvait venir au tournoi. Lorsqu’il arriva, il demanda :
- Mais qu’est-ce qu’elle a ?
- Elle a accepté de parler avec CHELSSE en PRIVÉ ! répondit Flire, et PERSONNE ne l’a empêché de PARTIR avec ce MALADE !
- Altesse, vous êtes revenu pour quoi ? demanda Nizzi.
- C’était pour dire que Waina était accepté pour le tournoi...
- Mais pour ça, il ne faut pas que le Malade soit là.
- Le Malade ?! demanda Chelsse en arrivant, qui est-ce ?
- C’est toi, pauvre ANDOUILLE ! firent Néwtons et Flire à l’unisson.
- Je ne suis pas malade ! rétorqua-t-il.
- Cela veut dire que tu es…, commença Flire.
- Un sal…, voulut couper Néwtons.
- Pas de gros mots les garçons, prévint le roi en arrivant.
- Con, lâcha le prince à la place des deux hommes.
- Salton, ça sert à quoi que je dise aux garçons de ne pas dire de gros mots si toi tu en dis ? demanda Olche.
- Je ne pouvais garder ce mot dans ma bouche, répondit le prince.
Les Chevaliers étaient morts de rire. Par contre, Chelsse, lui, détestait qu’on le traite de con. Il mentit :
- Mais, au moins, je sais que Waina ne va pas vous aider.
- QUOI ?! cria le prince.
- Elle me l’a dit et j’ai essayé de lui faire dissuader cette pensée mais je crois que je vais lui dire qu’elle fait le bon choix.
- Je vais te tuer, fit Kalie, rouge de colère.
- Essaie un peu, juste pour voir, provoqua-t-il.
Kalie se jeta à son cou et personne ne l’en empêcha. Quelques minutes plus tard, Waina dit :
- Arrête, il n’en vaut pas la peine, et en plus, il a menti. C’est plutôt lui que je ne vais pas aider.
- Sale…, commença Chelsse.
- Vous, vous vous taisez ou sinon je vous la boucle moi-même, c’est clair ? dit Nizzi.
Elle ne put s’empêcher de lui donner un coup de pied. Chelsse se releva doucement en récitant une formule mais Waina empêcha la boule de feu de tomber sur son amie en la plaquant à terre. Salton prit le jeune garçon par les poignets.
- On n’attaque jamais un Chevalier Noir sans sa permission, donc je vous arrête pour agression sans autorisation, dit un soldat en venant vers lui.
- Vous avez déjà entendu un Chevalier dire « vous pouvez m’attaquer », vous êtes cin…, commença Chelsse.
- Si tu veux un conseil mon beau, dit Maiwra, ne dit rien quand tu seras en cellule car ça pourra peut-être aggraver ton cas.
Chapitre 4
Le tournoi
Waina se réveilla tôt le matin du tournoi car elle devait s’entraîner pour être au top lors des combats. Elle courut très longtemps en faisant vingt fois le tour de la cour. Elle courut dans les jardins où elle rencontra le prince qui la fit arrêter pour lui dire :
- Vous vous êtes levée tôt aujourd’hui.
- C’est parce que je n’arrivai pas à me rendormir, mentit-elle.
- Ou plutôt parce que vous avez le traque pour le tournoi, fit Salton avec une tête bizarre.
- Vous me faites penser à quelqu’un, dit Waina pour changer de sujet et en s’asseyant.
- A bon ? fit-il en s’asseyant à son tour, à qui ?
- Je ne sait plus, avoua la jeune fille, je cherche depuis que je vous ai vu, mais je ne trouve pas. Je cherche dans ma sélection des amis, de la famille, des servants/servantes, des amis de mes parents sans être les miens, des ennemis, de tout le monde sans trouver.
- Ok, fit le prince qui commençait à comprendre les larmes de la jeune fille la veille. Pouvez-vous me dire qui est ce Chelsse ?
- Vous me demandez trop, Altesse.
- Oui, mais ce sera grâce à vos conseille que je pourrais accorder le droit de rester à…
- Si vous faites cela, je vous promets que je ne mettrais plus jamais les pieds ici ! grogna Waina.
- Si vous me dites pourquoi, je pourrais y remédier, objecta le prince.
- Pourquoi je vous ferai confiance ? répliqua la jeune fille.
- Un prince sait garder un secret !
- Mais il est en prison, donc ça ne sert à rien !
- Il n’y restera que pour quelque temps, et pas pour toujours, dit Salton.
- Mais…
Le prince la regarda comme si c’était la première fois qu’il la voyait. Il se ressaisit et attendit avant d’ajouter :
- Personne ne le saura, ça restera entre nous.
- Qui peut faire confiance à un prince ? demanda Waina. Personne je crois…
- Attendez, s’il vous plaît…, dit le prince en attrapant la jeune fille par le bras
- Je dois partir, fit Waina en se dégageant de l’emprise de Salton. Pour le tournoi, je n’y participerais pas.
Waina salua le jeune homme et quitta les jardins, toute déboussolée. Le prince la regarda partir et grogna, se disant que si il fallait inculper le jeune homme, ce ne sera pas avec l’aide de Waina.
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Quand Waina regagna sa chambre, des larmes menacèrent de tomber. Quelqu’un frappa à la porte et Waina dit :
- Entrez.
- Salut, ça va ? demanda Flire.
- Oui, répondit la jeune fille en ravalant un sanglot.
- On ne dirait pas ça, répliqua le jeune homme. On dirait plutôt que tu vas pleurer à en éclater les fenêtres.
- Au lieu d’essayer de me faire rire, tu devrais t’entraîner, fit-elle en essayant de ne pas rire. Et arrête de me chatouiller !
- Ah ça non, dans tes rêves, fit-il en chatouillant Waina de plus belle. Tu vas rire jusqu’à la fin de ta vie…
- Euh, excusez-moi, mais le prisonnier Chelsse voudrait parler à Waina Watts et au Chevalier Kalie, fit un serviteur d’une voix timide.
La jeune fille se releva avec regret et dit à Flire qu’il se verrait avant le tournoi. Ensuite, Waina alla chercher Kalie et allèrent voir Chelsse.
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Juste avant le tournoi, Waina alla voir Flire comme promis et lui souhaita bonne chance sous le regard ébahi de Néwtons. Waina vit sur un panneau :
1 : Flire vs Néwtons
2 : Ilhe vs John
3 : Johnas vs Kalie
4 : Claine vs Nizzi
5 : Zéna vs Maiwra
Ensuite :
Gagnant du 1 contre gagnant du 2 = 6
Gagnant du 3 contre gagnant du 4 = 7
Gagnant du 5 contre l’entraîneur, Forligue = 8
Puis :
Gagnant du 6 contre gagnant du 7 = 9
Gagnant du 8 contre le deuxième entraîneur, Enjelica = 10
Et enfin :
Gagnant du 9 contre gagnant du 10 = 11
Waina secoua la tête, se disant que Flire n’avait aucune chance contre Néwtons. Elle alla s’asseoir et regarda Flire et Néwtons se préparer. Flire attaqua le premier mais Néwtons le para avec adresse. Leur corps bougeait avec facilité. Néwtons voulut faire une parade mais Flire le devança et le toucha à l’abdomen. Flire lui fit un croche-pied et Néwtons tomba. Son ami lui pointa la pointe de son épée et le combat fut fini. Le match suivant, Ilhe et John, fut plus long car John parait mais ne réattaquait pas. Ilhe s’énervait et attaqua de plus en plus et fit une grosse erreur : tomber en dehors du terrain. Le match s’arrêta là et Ilhe, grognon, partit sans savoir le résultat. Waina sourit ; le prochain combat devrait être très amusant. Mais elle descendit de l’estrade et se rendit auprès de Flire par derrière. Lorsqu’il la vit, il sursauta et laissa échapper un petit cri aigu. Waina dit :
- On dirait une fille !
- C’est pas toi qui a battu Néwtons, répliqua Flire.
- Même un bébé de deux ans pourrait le battre et avec les yeux fermés, fit la jeune fille en faisant une grimace à Flire.
- Je te jure, dès que j’ai battu tout le monde, s’il me reste de la force, je te tue ! grogna le jeune homme.
- Tu n’auras pas assez de force pour battre tout le monde, je te le dis, remarqua-t-elle.
- TU AS DIT QUOI ?! cria Flire d’une voix pleine de colère. Je pourrais tous les battre, moi ; et je n’ai pas annulé mon inscription à la dernière minute !
- Je n’ai jamais dit que je voulais y participer, répliqua Waina.
- Non, je rigole, fit le jeune homme.
- C’EST AU TOUR DE FLIRE ET DE JOHN DE COMBATTRE, fit une voix dure comme de la roche.
- Bonne chance, répondit la jeune fille.
- Merci.
Lorsque Flire revint, il rayonnait de bonheur. En voyant Waina, sa mine s’assombrit et il dit :
- Tu n’es pas venue me voir !
- Désolé, mais j’avais des choses à faire, et je dois te laisser, désolé, fit la jeune fille en voulant lui faire un bisous sur sa joue.
Flire se dégagea et dit qu’il était sal. Waina s’en ficha et lui fit quand même un petit bisou. Flire la regarda partir avec une envie de la suivre. Il hésita, mais, finalement, décida de rester.
~~~
Quand Waina entra dans sa chambre, elle poussa un cri de peur tellement fort que Chelsse dit :
- Je suis sûr que tout le château ta entendu. Mais, bon, passons. Comme le Roi n’avait rien contre moi, je suis sorti de prison et je suis venu directement te voir, comme au bon vieux temps.
- Il n’y a pas eu de bon vieux temps, mais toujours du mauvais, répliqua la jeune fille calmement.
- Pour toi, mais pour moi…, que du bon, fit Chelsse en prenant la tête de Waina dans ses mains et en déposant un baiser sur ses lèvres.
Waina se défit de son emprise et lui donna une gifle. Elle voulut sortir de sa chambre mais le jeune homme la retint et ferma la porte à double tour. Waina fut poussée sur son lit mais quelqu’un frappa à la porte.
- Waina ? C’est John, ouvre-moi je dois te dire quelque chose !
- Dis-lui que tu ne peux pas lui ouvrir, murmura Chelsse à Waina.
- A L’AIDE ! cria la jeune fille à la place. John, défonce la porte !
John défit la porte de ses gongs et entra pour voir un spectacle horrible : Chelsse prit Waina par le cou et lui mit un poignard sous le menton. Il dit :
- Dégage.
- Lâche-la, lui répondit-il.
- Non, répliqua Chelsse.
- Qu’est-ce que tu veux ?
- Je veux avoir des terres, de l’or, Waina, des marchands qui viennent dans mes terres et des habitants.
- Le Roi peut tout te donner à par Waina.
- Sois c’est moi qu’il l’ait, sois c’est personne ! cria Chelsse.
Les yeux de John changèrent de couleur. La lame du poignard commença à fondre et Chelsse fut emprisonné dans des liens de feu. John dit :
- Si nous avons étaient choisis pour devenir Chevalier, c’est parce que nous avons des pouvoirs qui nous différencient des autres. Comme Kalie par exemple. Waina, tu pourrais aller chercher un garde s’il te plaît ?
- Oui.
Quelque temps plus tard, elle revint avec deux gardes. Ils emmenèrent Chelsse et Waina demanda :
- Qu’est-ce que tu voulais me dire ?
- Rien, ça n’a plus d’importance à présent.
- Je ne savais pas que les Chevaliers Noirs avaient des pouvoirs, fit la jeune fille avec un brin d’ignorance dans la voix.
- Tu ignores beaucoup de choses au sujet des CN, répondit John.
- Comme par exemple ils ne peuvent pas se marier ?
- Comment tu le sais ?
- Tu ne sais rien au sujet de ma vie, répondit-elle.
John éclata de rire. Waina sourit en se demandant quel était le pouvoir de Flire. Elle secoua la tête et John dit :
- Je parie que tu te demandes quel est le pouvoir de Flire et de Kalie !
- Surtout de Kalie, mentit-elle.
- Oui, c’est ça, menteuse !
- Je ne suis pas une menteuse ! Mais c’est quoi le pouvoir de Flire ?
- Tu n’as qu’à lui demander.
- Et celui de Kalie ?
- Elle se transforme en fée et elle pourra voler.
- S’il te plaît, dis-moi le pouvoir de Flire !
- Demande-lui, tiens, le voilà !
Flire était rouge de colère. Waina s’approcha et récolta un regard noir. Elle lui demanda :
- Tu as perdu ?
- Si j’aurais gagné, je serais resté là-bas et je ne ferrai pas une tête pareille !
- Flire, parle lui un tout petit peu plus gentiment s’il te plaît, fit John.
- Et pourquoi ?
- Chelsse.
Le visage de Flire se transforma en un rictus de dégoût. Il alla dans sa chambre et Waina le suivit. Lorsqu’ils furent seuls, Waina lui demanda :
- C’est quoi ton pouvoir ?
Flire, qui était entrain de boire, s’étrangla avec son eau. La jeune fille sourit. Son ami, n’avait pas prévu la question, donc il répondit :
- De quoi tu parles ?
- John a utilisé sa magie pour me sauver et il a dit que tous les Chevaliers en avaient un.
- Mais moi je ne répondrais pas.
- Pourquoi ?
- Parce que je ne l’aime pas.
- Mais je suis sûre qu’il est tr…
Waina s’arrêta de parler à cause de Flire.
Chapitre 5
Le pouvoir de Flire
Waina ne pouvait plus détacher ses yeux de Flire. Il s’était changé en pierre. Elle s’approcha et le toucha : la pierre était dure, lisse et promettait une protection parfaite, incassable. Waina se rendit compte qu’elle avait la bouche ouverte ; elle la referma immédiatement. Elle recula et Flire redevint humain. Waina allait parler mais le jeune homme la devança :
- Ça ne me plaît pas. J’ai l’impression…
- D’être serré mais en étant dans la parfaite sécurité, fit son amie.
- Exactement.
- Comment tu arrives à faire ça ?
- Je n’ai qu’à le souhaiter. Et toi, qu’est-ce que tu avais à faire pour ne pas me regarder au tournoi ?
- Je préfère ne pas te regarder plutôt que te VOIRE perdre.
- Oui mais…
Waina s’était levée pour aller voir le bureau ; non pas le bureau, mais les plumes et les différentes encres qui étaient posées là.
- Ça appartient à ta famille ou c’est toi qui les as achetées ?
- Les deux : mes parents ont pris les plumes tandis que moi les encres, répondit Flire, soulagé de changer de sujet.
- Trop classe ! Ça doit être super !
- Oui sauf qu’il ne faut pas se tromper de couleur.
- Se tromper… Tu utilises souvent quelles couleurs ?
- La noire et la bleue.
- Et c’est quoi ta couleur préférée ?
- Pourquoi tu me poses toutes ces questions ?
- Comme ça. Bon je te laisse je vais manger, j’ai faim.
- Je peux venir avec toi ?
- Oui bien sûr.
Flire suivit Waina jusqu’aux cuisines où elle demanda à être servit à la grande salle des CN. Ils mangèrent en silence jusqu’à ce que Flire dise :
- J’ai vraiment plus faim.
- Tu n’as rien mangé, remarqua Waina.
- Je n’avais pas faim.
- Donc tu es venu…
- Pour te surveiller.
- Mais je ne suis pas une enfant.
- Ah bon ? tu es sûre ? Parce que moi je vois une enfant qui…, commença Flire en avançant vers Waina.
- Ne veut pas être chatouillée, continua-t-elle en reculant.
Flire se jeta sur la jeune fille et la chatouilla partout. Waina éclata de rire et, sous l’emprise du jeune homme, ne put que lancer ses bras dans tous les sens. Ilhe arriva et dit :
- Franchement, vous devriez faire cela autre part.
- Je ne fais que la chatouiller, répliqua Flire en arrêtant.
- Je ne disais pas ce que tu penses. Tu as l’esprit trop tordu pour avoir une relation sérieuse.
- Nous n’avons pas de relation, dit Waina avec une moue désapprobatrice.
- Ah bon ? je croyais… A vous voir, on dirait un jeune couple.
- N’importe quoi, on est juste amis, répliqua la jeune femme.
- A voir la tronche de Flire, il aurait voulu le contraire.
- Pas du tout, fit Flire lentement.
- Alors pourquoi tu es si loin en étant tout près ?
- Je repense à quelque chose.
- Et à quoi ? demanda Waina en lui touchant la joue.
- Je pense que tu n’aurais pas dû lui toucher sa joue, fit Ilhe.
- Et pourquoi ?
- Parce qu’il va… Pardon, mais c’est qu’il rougit le petit garçon dur. Waina, tu es la seule fille à avoir percé sa coquille. Bravo.
Sur ces mots, Ilhe prit congé et s’en alla en rigolant. Flire secoua la tête et dit à Waina :
- Pourquoi tu as caressé ma joue ?
- J’en avais envie, répondit-elle.
- Mais maintenant il va répéter à tout le monde qu’on est ensemble, et en plus ce n’est pas vrai !
- On n’a qu’à jouer le jeu.
- A t’entendre, on dirait que tu aimes ça.
- Bah c’est marrant non ?
- Je ne trouve pas ça drôle non.
- Aller, on va s’amuser. Les autres vont y croire puisque c’est leur chef qui va leur dire. Aller, s’il te plaît !
- Non.
- Fait le pour moi, fit Waina en se rapprochant de son ami.
- No…
- Trop tard, fit Waina en voyant les autres arrivés.
- Salut les amoureux, dit Claine.
- Moi j’y crois pas, fit Néwtons.
- Pense ce que tu veux, répliqua Kalie.
- Tu ne vois pas comment ils sont rapprochés ?
- On se parlait, dit Flire.
- Comme un jeune couple, répondit Nizzi.
- N’importe quoi, fit Waina avec un geste de la main qui voulait dire que ce n’était vraiment pas vrai. Vous dites des conneries pas possibles !
- Allez, dites la vérité ! dit Claine.
- ON N’EST PAS ENSEMBLE ! cria Flire.
- C’est bon, on vous laisse tranquille, dit Néwtons.
Ils s’assirent et commencèrent à manger. Ils firent beaucoup de bruit mais Waina réussit à se faire entendre par Flire :
- Je peux savoir POURQUOI tu as crier ?
- Ils ne m’écoutaient pas, j’ai du hausser le ton !
- Tu m’énerves !
Waina partit. Flire voulut la suivre mais il se rendit compte qu’il n’y avait plus de bruit. Il se retourna vers ses compagnons, souffla, secoua la tête et suivis Waina. Elle courut vers sa chambre et claqua la porte. Quelqu’un frappa à sa porte. Waina dit :
- Entrez.
- Je suis désolé de t’avoir froissé, dit Flire.
- Ce n’est pas grave, je suis juste fatiguée.
- Tu peux dormir alors.
- Et tu vas rester là ?
- On est officiellement ensemble, donc il faut jouer le jeu.
- D’accord mais tourne-toi, je me change.
Flire se retourna. La jeune femme défit son pantalon et sa chemise pour mettre à la place une chemise de nuit blanche. Elle se coucha dans son lit et Flire la recouvrit de sa couverture. Waina s’endormit immédiatement.
Chapitre 6
La liberté
Waina se réveilla avec une sensation de chaleur dans son corps. Elle se souvint qu’elle était avec Flire juste avant de s’endormir. Elle craignit qu’elle eut fait une bêtise. Elle se leva mais vit à son grand soulagement Flire assit (ou affalé) sur sa chaise. Il dormait. Waina se changea tout en le regardant. Elle sortit sans faire de bruit et alla retrouver ses compagnons. Tous la regardèrent s’asseoir et se servir. Waina s’arrêta et demanda :
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Flire est dans ton lit ou par terre ? demanda Ilhe à la place des autres.
- Il est sur ma chaise.
- Habillé ?
- Bien sûr ! Non mais vous êtes fous ?! Vous êtes pire que… mon père !
- Arrêtez de crier, j’ai mal à la tête, dit Flire.
- Chelsse a été libéré, fit le prince en arrivant.
Waina blanchit mais réussit à dire :
- Pourquoi ?
- Il a dit qu’on aurait sois disant besoin de lui.
- Je vais lui parler.
- Je viens avec toi, dit Flire.
Aucune objection ne sortit de la bouche de Waina. Elle alla voir Chelsse. Il rangeait ses affaires personnelles. Il dit :
- Apparemment tu es avec Flire. Tu sais qu’il est beaucoup moins fort que moi au moins ?
- Mais il est beaucoup plus beau que toi. Je t’interdis de t’approcher de lui ou de moi. Sinon, je porte plainte pour harcèlement.
- Oh là là, j’ai peur ! Je vais mourir de peur, fit-il d’une vois aigu. Non mais tu penses que je te laisserais partir avec lui ?
Il la prit au cou mais Flire, qui s’était caché jusque-là, le pris par l’épaule et le lança. Il atterrit de l’autre côté de la pièce. Waina dit :
- Tu ne pourras pas toujours t’enfuir. Le passé, ton passé te rattrapera, les preuves aussi et tous ce que tu pourras faire, c’est te maudir sur ton propre sort. Tu mourras peu à peu, à petit feu. La culpabilité te rongera de l’intérieur. Tes amis ne seront que des rats qui voleront ta nourriture. Fais attention à toi. Les temps changent.
Waina tourna les talons et partit. Flire la suivit. Ils allèrent dans la cour où les autres Chevaliers s’étaient réunis. Ils regardèrent le faux couple et Néwtons, jaloux, dit :
- Il faut partir l’ennemi a attaqué au sud. On part sans Waina.
- Je vais me préparer. J’arrive.
Il partit en faisant un clin d’œil à Waina assez visible. Il revint quelques minutes plus tard avec un sac sur l’épaule. Waina murmura à son oreille :
- Fais attention à toi.
Il hocha la tête et partit avec les autres. Au bout du château, il se retourna et lui adressa un signe de la main.
Chapitre 7
L’attaque
- Je peux savoir pourquoi tu as dit : « On part sans Waina » ? demanda Flire.
- Tout le monde sait que si elle vient cela te perturberait, mentit Néwtons.
- Tu es plutôt jaloux, avoue !
- Et pourquoi est-ce que je serais jaloux d’une fille qui finalement, d’une façon ou d’une autre, va mourir ?
- Tout le monde meurt, Néwtons. Tu es plutôt tombé sous son charme mais tu ne veux pas TE l’admettre.
Les Chevaliers s’étaient arrêtés dans une partie du bois assez dégagée pour eux mais pas assez pour les marchands. Flire s’était assis avec Néwtons assez à l’écart pour pouvoir lui parler :
- Je te dis qu’elle ne m’intéresse pas ! De plus, tu ne devrais pas être attiré par une fille, LA fille de la prophétie. Elle va mourir en se sacrifiant pour nous. Ilhe nous a prévenu. Il a dit : « Ne vous attachez pas à cette fille. Elle va mourir pour ce monde. »
- Mais…
- Il n’y a pas de mais. Reprends-toi.
Les Chevaliers reprirent leur route et tombèrent sur un village désert. Il sentait la mort, la désolation et surtout la peste. Les Chevaliers ne s’en rendirent pas compte ; ils continuèrent à avancer jusqu’à ce que Flire dise :
- STOP.
- Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Ilhe.
- Rien. Continuons.
Les autres le regardèrent bizarrement mais continuèrent à avancer. Flire avait entendu une petite voix qui lui avait dit de revenir au château et vite.
~~~
Waina les regarda partir. Elle retourna dans sa chambre et se demanda si Flire allait bientôt revenir. Elle entendit un bruit dehors et alla regarder par sa fenêtre. Alors, son corps reçut une violente décharge. Elle se retourna pour voir Chelsse avant de sombrer dans le noir.
Lorsqu’elle se réveilla, elle était accrochée à un poteau dans la salle commune. Elle regarda autour d’elle : le roi était sur sa chaise, la reine était sur sa propre chaise. Par contre, le prince et sa sœur étaient accrochés à un autre poteau. Waina avait mal à la tête mais Chelsse la détacha et la remit debout. Les jambes de la jeune fille cédèrent. Chelsse la prit par le bras et la força à se relever. Il dit à une ombre :
- Voilà la fille de la prophétie. Une fille de fermier qui pleure tout le temps.
- Tais-toi. Tu sais qu’elle est très dangereuse. Ne la sous-estime pas.
- Mais j’aurais pu la tuer. Elle n’est pas si invincible !
- ELLE N’EST PAS ENTRAINER ! NOUS L’AVONS EU PAR SURPRISE ! SINON, ELLE NOUS AURAIT TUÉ ! Repose-la. Ne l’attache pas. Elle n’osera pas nous attaquer.
Chelsse la remit à sa place. Le prince la regarda. Waina lui rendit son regard. Elle lut sur ses lèvres : « Il a tué votre frère, ne l’oubliez pas ! ». Elle sentit la colère monter en elle. La jeune fille la laissa monter en elle jusqu’à ce qu’elle sentit une douleur dans sa paume. Elle projeta le rayon de sa main droite sur Chelsse et l’autre rayon sur l’ombre. L’ombre (ou plutôt la femme) évita le rayon et lança une boule de feu sur Waina. Celle-ci fut repoussée par un corps en pierre. Du feu atteignit la femme qui fut projetée sur le mur. Elle mourut sur le coup. Flire alla détacher Waina et lui demanda :
- Est-ce que tu vas bien ?
- Oui, c’est juste mes poignets qui me brûlent à cause de la corde.
- Viens. Laisse, je vais te porter.
Flire prit Waina dans ses bras et l’emmena dans sa chambre. Il l’allongea mais Waina lui demanda :
- Comment as-tu fais pour venir ? Comment savais-tu que nous étions en danger ? Pourquoi êtes-vous revenus si vite ?
- Nous avons galopé et nous sommes revenus car le prince a envoyé un message d’alerte. Nous sommes revenus parce que vous aviez besoin d’aide et parce que dans le village où nous étions, il y avait la peste. Maintenant essaie de dormir.
- Viens avec moi.
Flire se coucha avec elle. Il ferma les yeux pour l’inciter à dormir mais Waina l’embrassa. Cela dura qu’un court instant car quelqu’un entra dans la chambre.
- Oh pardon, je ne voulais pas vous déranger. Excusez-moi, rajouta Néwtons.
- Ce n’est pas grave. Qu’est-ce que tu voulais ? demanda Waina.
- Je voulais parler à Flire mais cela attendra.
Flire interrogea Waina du regard. Elle hocha la tête et Flire suivit son ami. Il dit :
- Qu’est-ce que tu voulais me dire ?
- Je croyais que tu avais compris !
- Ne te mêle pas de ma vie privée s’il te plaît. Qu’est-ce que tu voulais me dire ?
- Ilhe veut tous nous voir.
Flire suivit Néwtons jusque dans la salle commune. Là, Ilhe leur dit de s’asseoir. Les Chevaliers s’assirent sur des chaises qui venaient d’êtres déposées et le roi dit :
- Merci de votre intervention. Vous nous avez sauvé la vie. À moi et à ma famille. À moi et à la fille de la prophétie. À moi et à ce château. Je voudrais faire une fête à vous et à la fille de la prophétie qui a tenté de tuer les agresseurs ; êtes-vous d’accord ?
- Oui mais se sera sans Waina car elle dort, répondit Ilhe.
- Je ne dors pas, fit Waina en arrivant.
- Aller, à table !
Des serviteurs vinrent installer des tables avec de la nourriture et de la boisson. Waina alla s’asseoir entre Flire et Néwtons. Le roi fit un discours que Waina ignora tant elle avait faim. Lorsque Olche eut fini, Flire lui dit qu’elle pouvait manger. La jeune fille prit du porc, de la salade frisée, des pommes de terre, du brocoli, de la purée et pour la boisson, elle prit du vin. Elle mangea toute son assiette sous le regard ébahi de Flire. Celui-ci dit :
- Tu viens de manger comme un ogre.
- Je n’ai pas mangé comme un ogre. J’ai mangé comme une ogresse.
- Écoute, quand on s’est embrassé, c’était une erreur. Je ne peux pas être avec quelqu’un.
- Serait-ce à cause de Néwtons ?
- Non, pourquoi ?
- Parce qu’il m’a déjà demander si je voulais bien… euh… on va dire sortir avec lui.
Aucun son ne sortit de la bouche de Flire. Il partit. Waina le suivit. Ils allèrent dans la chambre du jeune homme. Waina dit :
- Qu’est-ce qui ne vas pas ?
- Néwtons m’a dit que je ne devais pas être avec toi, car nous risquons d’être séparés. Je croyais qu’il me disait ça pour que l’un de nous deux n’ait pas le cœur brisé. Mais il a dit cela parce qu’il ne voulait pas te perdre.
- Ne t’énerve pas. J’aurais fait la même chose si tu étais attiré par une autre fille. Et même que peut-être je l’aurais tué.
Waina s’assit sur les genoux de Flire. Le jeune homme embrassa son amie ; elle le poussa sur le lit et continua à l’embrasser. Flire la retourna et commença à défaire la chemise qu’elle portait quand quelqu’un frappa à la porte. Ils se relevèrent, Waina reboutonna sa chemise et lorsqu’elle eu finie, Flire dit :
- Entrez.
- C’est Salton. Je vous dérange ? dit-il en passant la tête dans l’encadrement de la porte.
- Oui, mais on continuera plus tard, fit Flire. Qu’est-ce que vous voulez ?
- Je voudrais vous parler. À tout les deux.
Chapitre 8
La prophétie
Le prince alla s’asseoir sur la chaise et commença son récit :
- « Il y a très longtemps, sur un autre continent, un grand mage noir appelé Neltoria, trouva une carte avec le monde inscrit dessus. Il créa une armée et attaqua tous les autres continents. Il crut qu’il avait attaqué toute la terre. Alors, il viola toutes les femmes avant de les tuer. Sauf une femme, qui réussit à s’enfuir. Elle trouva une terre, une grande partie de terre qui était stérile. Alors, elle construit une maison où elle accoucha une fille. Elle éleva son enfant. Un jour, des hommes, des femmes et des enfants trouvèrent la partie. Ils formèrent notre continent. Ils vivèrent en paix jusqu’à ce qu’une femme accoucha d’un garçon démoniaque. Cet enfant grandit dans l’ombre et dès qu’il eut 20 ans, il voyagea. Il découvrit l’endroit où Neltoria avait habité. Il y élu résidence et découvrit tout ce que le grand mage avait caché. Il devint noir, noir, et il recréa l’armée. Mais il créa une armée de MAGICIENS. Il devint notre ennemi que nous connaissons. Et la prophétie dit : « Seule une fille choisie par un magicien bon devra se sacrifier pour pouvoir sauver ce monde. » En attendant, ce magicien donna des pouvoirs aux mortels afin qu’ils puissent se protéger. » Et ce jour-là est arrivé, Waina. La fille, c’est vous. Flire et Néwtons vont vous apprendre à vous servir de vos pouvoirs. Flire, c’est une mission de la plus haute importance.
Salton partit sur ses mots. Waina le regarda partir avant de dire à Flire :
- Si je comprends bien, je dois me sacrifier ?
- Non, il n’a pas tout dit. La prophétie dit aussi que la fille, si elle trouve… l’amour… elle pourra l’utiliser pour surmonter cette épreuve.
- Cela veut-il dire que l’homme dont elle est tombée amoureuse doit mourir ?
- Non, mais qu’ils doivent tous les deux sacrifier leurs pouvoirs.
- Mais…
Flire la prit dans ses bras. Elle voulut se dégager mais il la retint fermement mais gentiment. Il la berça et dit :
- Si tu meurs, je mourrais avec toi. Je ne suis rien sans toi. Maintenant viens. On va dans les jardins, je dois te montrer quelque chose. D’accord ?
- Oui.
Ils sortirent de la chambre et allèrent dans les jardins. Là, ils rencontrèrent le roi avec sa fille. Flire les salua de la tête et continua son chemin. Waina ne leur adressa pas un regard. Elle suivit son ami jusqu’à la fontaine qu’elle avait vu il y a maintenant une semaine. Flire se pencha au-dessus, prit la main de Waina, dit une phrase et tout devint noir autour d’eux. Waina crut qu’ils avaient étaient attaqués mais en faite ils se matérialisèrent sur une plateforme où il y avait les autres Chevaliers. Waina compris. C’était l’endroit où les CN s’entraînaient. Ici au moins, ils n’étaient pas obligeaient de se cacher. Elle dit :
- Je…
- Tu vas être entraîné ici, dit Flire.
- Le prince vous l’a dit apparemment, fit Néwtons en lançant un regard noir à Flire.
- C’est pas de ma faute.
- S’il vous plaît, arrêtez de vous engueuler. Je veux partir. Flire, s’il te plaît.
Flire la ramena dans sa chambre. Elle se coucha dans son lit et tourna le dos à son ami. Il partit. Waina ne s’endormit pas. Elle se dit que peut-être elle aurait dû écouter Chelsse. Elle se leva et alla à la grande salle des Chevaliers. Elle vit Flire en train de manger lentement. Elle alla s’asseoir à côté de lui. Elle prit de la viande avec des pommes de terre. Elle n’adressa pas la parole à son ami. Mais Flire dit :
- Tu devrais dormir.
Waina ne lui répondit pas. Elle continua à manger en silence. Flire essaya quand même de renouer le contact :
- Tu veux de l’eau ?
- Non, je ne veux pas d’eau.
- Pourquoi tu ne me parles pas ?
- JE N’AI PAS ENVIE DE PARLER À QUELQU’UN QUI SAVAIT CE QUI M’ATTENDAIT ET QUI NE M’A RIEN DIT !
Flire la regarda et partit. Il alla s’enfermer dans sa chambre. Waina eut le cœur brisé mais resta à sa place. Elle se dit que s’il voulait renouer les liens, ce n’était pas comme ça qu’il devait s’y prendre. Elle continua à manger. Lorsqu’elle eut fini, Flire revint chercher son assiette et débarrassa sa place. Waina vit des traces de larmes sur ses joues ; elle dit :
- Je suis désolée. Excuse-…
- Je croyais que tu ne parlais pas à quelqu’un qui savait ce qui t’attendait et qui ne t’a rien dit ? répliqua Flire d’un ton sec et coupant.
- Flire, tu pourrais me comprendre…
- Non, non et non ! Jamais je ne te comprends et je ne te comprendrais jamais ! Que tu meurs ou que tu vives, je m’en fiche royalement !
Flire regagna sa chambre sous le regard ébahi de Claine et de Nizzi qui étaient arrivées. Waina débarrassa sa place et se rendit dans la chambre de Flire. Elle le regarda et dit :
- Je t’aime.
- Moi non, répliqua Flire.
- Je sais que tu ne le penses pas. S’il te plaît, Flire.
- S’IL TE PLAÎT QUOI ??!! hurla Flire.
- Ne me parle pas sur ce ton.
- Je te parle comme je veux !!
- Non, sinon je risque de me mettre en…
Trop tard. Waina ne put s’empêcher de lancer une boule de feu sur son ami. N’ayant pas prévu le coup, il fut touché à l’abdomen. Waina, se rendant compte de ce qu’elle avait fait, s’agenouilla à côté de Flire. Mais il la repoussa en disant :
- Lâche-moi !
- Je suis vraiment désolée, dit-elle en pleurant.
- Pas autant que moi je suppose !
Flire se remit debout et mit Waina à la porte. Elle regagna sa chambre dans un silence de mort.
Chapitre 9
L’ignorance est blessante…
Waina se réveilla car quelqu’un frappait à sa porte. Elle se leva et alla ouvrir. Elle ouvra sur Néwtons qui entra sans lui demander son avis. Il dit à son amie :
- Je t’avais dit que toi et Flire ça ne marcherait pas.
- Tu as raison, ça ne marche pas. On peut plutôt dire que c’est la vrai cata.
- Tu devrais aller le voir car depuis hier soir il n’arrête pas de se saouler.
Waina sortit en robe de chambre et alla retrouver Flire dans la salle. Il était complètement affalé sur la table. Waina et Néwtons le transportèrent jusque dans sa chambre où il s’endormit comme un bébé. Néwtons demanda à Waina :
- Qu’est-ce que tu lui as fait pour qu’il soit comme ça ?
- On s’est disputé et je lui ai envoyé une boule de feu.
- Tu lui as envoyé une boule feu ? non mais tu es folle ?!
- Il m’a parlé comme si j’étais un chien, alors je me suis énervée et je lui ai envoyé une boule de feu sans faire exprès.
- Après ça, tu ne t’étonneras pas qu’il ne t’adresse plus jamais la parole.
- Mais…
- Peut-être même qu’il va refuser de t’entraîner.
- Chut ! je dors ! fit Flire en baillant.
Les jeunes le laissèrent dormir en partant. Le lendemain, Flire ignora Waina et Waina ignora Flire. Flire alla dans le jardin pour aller s’entraîner mais il vit son amie avec Néwtons. Ils se parlaient. Flire s’approcha en silence et entendit :
- J’aime Flire. Je ne peux pas t’épouser, fit Waina.
- Mais ça ne marche pas entre vous, tu l’as même dit hier ! Tu as dit que c’était la vrai cata !
- Peut-être, mais je voudrais renouer les liens avant. On ne se parle même plus ! Je voudrais qu’on soit amis avant de t’épouser.
- Alors c’est oui ?
- Seulement quand je serai redevenue amie avec lui. D’accord ?
- Oui.
Néwtons partit, tout content. Flire s’avança vers la fontaine mais Waina l’intercepta :
- Flire !
- Quoi ?
- Est-ce qu’on peut redevenir ami s’il te plaît ?
- Pour que tu puisses te marier avec Néwtons ?
- Écoute…
- Il n’y pas de écoute ! C’est sois lui, sois moi. Sois c’est lui sans moi, sois c’est moi sans lui. OK ?
Flire partit mais il entendit :
- Alors c’est Néwtons.
Flire se retourna mais elle avait disparu. Il resta figé encore un instant puis retourna dans sa chambre, trop déboussolé pour aller s’entraîner. Lorsqu’il sortit, il faisait sombre dehors. Il alla manger et vit Néwtons qui disait à tout le monde qu’il allait se marier avec Waina. Lorsqu’il vit Flire, son sourire de joie s’effaça pour laisser place à un sourire ironique. Waina bouscula Flire sans lui dire pardon et dit à Néwtons :
- On se marie quand ?
- Quand tu veux, répondit-il en la prenant dans ses bras et en l’embrassant.
Flire tourna les talons et partit. Kalie secoua la tête et dit à Waina :
- Tu ne voies pas que tu lui fais du mal ?
- Il m’a bien fait du mal quand il m’a caché la prophétie !
- Nous te l’avons tous caché ! Sur ordre de Ilhe !
- Néwtons me l’a dit lui ! mentit-elle. Nous avons fait la comédie pour voir si vous alliez craquer.
Sur ses mots, ils partirent. John alla voir Flire qui allait se percer les veines. Il l’en empêcha et dit :
- Laisse tomber. Elle n’en vaut pas la peine.
- C’est toi qui le dis. Ce n’est pas toi qui te fais rabaissé à longueur de journée !
- Arrête. On a besoin de toi.
- Je crois que je vais changer de camp.
- Ne dis pas ça !
- Tu veux que je reste avec eux après ce qui m’ont fais subir et ce qui me feront subir ?
- Ilhe va les remettre à leur place !
Quelqu’un frappa à la porte. Flire dit :
- Entrez.
- C’est Waina. Je voudrais te parl…
- Dégage ! je ne veux pas te voir dans ma chambre ! Sors !
- Mais…
Waina dut reculer car la porte se ferma sur son nez. Elle frappa de nouveau mais là ce fut John qui ouvrit, sortit et dit :
- Il-ne-veut-pas-te-voir ! C’est pourtant clair !
- Je voudrais lui parler !
- Demande-lui en même temps s’il veut être ta demoiselle d’honneur tant que tu y es, dit Néwtons en arrivant.
- Néwtons, ce n’est pas parce que tu ne l’aimes pas qu’il faille qu’il ait toutes les punitions du monde ! Il a sa vie aussi.
- De toute façon, il va quitter les rangs, fit John.
- QUOI ??!! firent le couple en chœur.
- Laisse-moi entrer John, fit Néwtons. S’il te plaît.
- Flire… ?
- Oui.
Néwtons entra et reçu un coup de poing dans le nez. Il regarda Flire qui était lui aussi surprit. Celui qui lui avait donné un coup de poing était Chelsse ; il s’était matérialisé devant eux alors qu’il aurait dû être mort. Il dit :
- Je vais vous tuer, tout les deux !
Il se dématérialisa. Waina entra et vit Néwtons qui avait le nez cassé. Elle voulut parler mais Néwtons dit :
- FLIRE ! Pourquoi m’as-tu frappé ?!
- Je ne t’ai pas frappé !
- Flire, tu dépasses les bornes ! fit Waina. Quitte les rangs si tu veux mais arrête d’être violent avec mon futur mari. C’est moi qui l’ai choisi ! Alors tu ne pourras rien y changer ! C’est clair ?
Elle partit suivit de Néwtons qui lança un regard victorieux sur Flire. Ce dernier resta figé jusqu’à ce que John dise :
- Tu l’as vraiment frappé ?
- Pense ce que tu veux !
Flire rangea ses affaires dans un sac et partit. Il alla dans les écuries où il vit Waina qui l’attendait. Flire l’ignora et avança. Il reçut une gifle de la jeune fille. Il la regarda. Il sentit une énorme colère monter en lui. Il se calma et la regarda. Il vit de la colère sur son visage qu’il avait embrassé avec amour. Il secoua la tête, sella son cheval, grimpa et vit que Waina pleurait. Flire voulut l’ignorer mais elle dit :
- Je suis désolée. Je ne sais pas ce qui m’a prit. Je t’aime. Je…
- Ne me parle plus jamais. Tu m’as blessé et je ne te pardonnerai jamais.
- Néwtons m’a dit que tu ne l’avais pas frappé. Je lui ai dit que je ne voulais plus me marier avec lui. Lorsque j’ai dit ça, j’ai ressentit ta douleur, la douleur que je t’avais causé. Je veux vivre avec toi.
- Je croyais que tu savais la prophétie depuis que tu es arrivée ?
- J’ai menti.
- Pourquoi ?
- Je… je ne sais pas…
- Alors quand tu sauras je pourrais recommencer à t’aimer.
- Attend !
Waina prit Flire par la manche et le tira. Il descendit de cheval et Waina l’embrassa. Flire se dégagea, remonta et voulut lancer son cheval au trot mais John se mit devant lui. Flire se mit en colère et hurla :
- Partez ! Vous m’énervez ! DÉGAGEZ !!
John prit la tête du cheval et Waina fit descendre Flire. Elle l’endormit et John l’emporta dans sa chambre.
Chapitre 10
… l’amour est mortel
Flire se réveilla dans son lit. Il était seul. Il se leva, s’habilla et sortit. Il alla dans la grande salle où il prit des œufs brouillés, une tartine grillée et un verre d’eau. Il mâcha lentement en se demandant ce qu’il s’était passé. Il n’avait rien compris. Un moment, Waina disait qu’elle aimait Néwtons, à un autre, elle disait qu’elle ne l’aimait plus. Il continua son petit-déjeuner sans se soucier des regards curieux de ses camarades. Néwtons arriva et, alors que tout le monde les regardait, Flire et lui, il prit le bras de Flire et l’emmena ailleurs. Néwtons ouvrit la bouche, se ravisa et la ferma immédiatement. Flire le regarda dans les yeux. Il voulait lui parler, mais il s’était promis de ne plus jamais lui adresser la parole. Ni à lui, ni à Waina. Néwtons, ne se sentant pas prêt, partit en secouant la tête. Il rejoignit les autres chevaliers à la grande table de leur salle en murs fait de pierres bleues avec des tableaux de tous les rois ayant vécus en ces lieux. Flire retourna à sa place mais, au lieu de continuer son assiette là, il la prit et partit dans sa chambre. Il finit de manger en lisant un livre sur le continent. Il était bleu avec des reliures noires. Sa chambre était composée d’un lit en bois avec des draps en soie de couleur verte, d’une table de chevet avec une bougie à moitié fondue, d’un bureau en bois sec peint en noir. Une bibliothèque complétait le tout. Flire eut tout juste de finir de lire le livre lorsque quelqu’un frappa à la porte. Flire n’eut pas le temps de dire entrer ; Waina entra immédiatement. Elle s’assit sur le lit. Elle voulait s’excuser, mais ne savait pas comment s’y prendre. Et puis, Flire ne l’encourageait pas non plus. Elle finit par dire :
- Je suis désolée.
Aucune réponse de la part de Flire. Il la regardait d’un regard accusateur. Il secoua la tête et poussa Waina hors de sa chambre. Il ferma sa porte sur le nez de cette dernière. Il souffla. Flire, le « plus fort » des chevaliers, était écrasé par deux personnes : Néwtons et Waina. Il en aimait une. Mais, maintenant qu’elle l’avait blessé, cela n’était plus possible. Flire sortit et alla à la fontaine… Enfin, il prit le chemin de la fontaine. En route, il songea à prendre son cheval et à partir dans le camp adverse. Puis, il se rendit compte qu’il n’avait parlé à personne depuis qu’il s’était réveillé. Alors, il changea de direction et alla à la grande salle. Il y trouva Johnas, John, Kalie et Nizzi. Il prit John par le bras et l’emmena à l’écart. Il allait parler quand Waina s’interposa :
- Pourquoi tu ne me parles pas ? Ni à moi, ni à Néwtons ? Alors que tu parles à John ?!
- Il a promis de ne plus vous adresser la parole, répondit John à la place de son ami.
Waina regarda Flire. Elle savait que cela était de sa faute. Et de celle de Néwtons. Elle secoua la tête et dit :
- John, peux-tu nous laisser s’il te plait ?
John partit presque immédiatement. Waina prit la main de Flire et l’emmena au banc où Néwtons avait fait sa demande. Il était blanc. Le parc était un terrain vert de pelouse où se dressait une aire de jeux pour les enfants, plusieurs bancs en bois, un bout de terrain pour les entraînements vites faits, une fontaine blanche où se dressait une statue de la déesse Xanon, déesse du firmament. Le château entourait le parc, comme un protecteur. Waina regarda Flire et lui avoua :
- Néwtons… Il s’inquiète pour toi. Il s’en veut de t’avoir fait souffrir. Moi c’est pareil. On est tout les deux déso…
Flire se leva et devint de pierre. Il protégea Waina d’un serpent électrifié mais il fut projeté un peu plus loin. Waina se leva mais avant de pouvoir faire quoi que ce soit, elle fut prise par le cou et fut projeté sur le mur. Elle ressentit une douleur aigue dans tout son corps. Elle entendit :
- Ma douce Waina, ce n’est pas pour toi que je viens, mais pour Flire et son pire ennemi, Néwtons.
Chelsse. Il s’approcha de Flire. Ce dernier, grâce à ses pouvoirs, créa une montagne tout au tour de Chelsse qui la fit exploser. Il envoya un giga boule de feu qui brûla Flire au visage. Il cria et tomba. Néwtons arriva, invoqua sa force. Tout d’un coup, les arbres lancèrent leurs branches sur Chelsse. Ce dernier les brûla, se retourna, invoqua une tornade et l’envoya sur Néwtons. Il disparu sur cette attaque. Flire continuait de crier, alors que Néwtons tournoyait dans la tornade. Chelsse réapparut et arrêta la tornade. Il prit Néwtons par le cou et commença à lui écraser les os lorsqu’il reçu un coup de grosse branche sur la tête. Il lâcha le cou du jeune homme et se retourna. Il regarda Waina avant de sombrer dans le noir. Ilhe arriva ainsi que Kalie et Nizzi. Ilhe soigna Néwtons alors que les filles dont Waina soignèrent Flire. Il était brûlé partout sur le visage. Ils emmenèrent les blessés dans la partie des soins. Elle était constituée de 150 chambres qui étaient toutes menue d’un lit, d’une table de chevet, d’un bureau et d’une armoire. Flire et Néwtons furent soignés mais Flire aura des marques. Waina resta au chevet de son sauveur, et Néwtons arriva une heure plus tard. Il chuchota quelque chose à Waina et celle-ci partit. Il prit sa place et regarda Flire. Néwtons ne savait pas quoi dire. Flire ouvrit les yeux et son « ami » lui dit :
- Je suis désolé. Je ne voulais pas te faire du mal. Si j’avais pu te sauver, je l’aurai fait. Mais je suis arrivé trop tard. Tu étais déjà brûlé. Je…
- Ce n’est pas de ta faute. C’est moi. Je n’ai pas fait ma protection, dit Flire dans un souffle.
- Pourquoi ?
- Je… Je n’en avais pas envie.
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- …
- Ne me dis pas que c’est à cause de ce qui s’est passé entre Waina et moi ?
- Je veux savoir un truc.
- Qu’est-ce que tu veux sa…
Néwtons vit le regard de Flire se perdre dans sa colère. Ses yeux noirs devinrent blancs. Mais ce fut tout ce qui changea. Ses yeux redevinrent normaux mais Néwtons vit de la peur et de l’étonnement. Ce dernier lui demanda ce qui lui arrivait.
- Je n’arrive pas à me transformer !
- C’est peut-être parce qu’ils sont en train de changer ?
- Ou alors je les ai perdus.
- Non, ils sont en train de changer, fit Nizzi en arrivant.
Ses yeux étaient violets. Elle utilisait son pouvoir.
- Ils vont être si puissant que tu pourrais tout détruire sans le vouloir. Ils te possèderont. Mais ils seront plus faibles que ceux de Waina…
- Oui, c’est bon Nizzi.
Kalie prit Nizzi par le bras et l’emmena ailleurs. Néwtons regarda son ami. Il s’était rendormi. Le jeune homme sortit de la chambre. Il se dit qu’il ne devrait rien dire à Waina…
Chapitre 11
Le vrai entraînement…
Flire se réveilla avec un gros, énorme mal de tête. Il se rendit compte que cela faisait deux fois d’affilés qu’il se réveillait dans son lit sans avoir le souvenir de s’être couché. A peine eut-il fini de s’habiller que Néwtons passa sa tête dans l’encadrement de sa porte.
Chapitre 1
La rencontre
Dans la maison des Watts, une jeune fille répondant au prénom de Waina, vit au-delà des champs une ombre qui venait vers la maison. Waina avait une vue très fine. Ses yeux étaient bleus foncés avec un tout petit peu de vert claire. Son visage était normal, sauf sa bouche qui formait toujours un sourire, même quand elle ne souriait pas. Ses cheveux étaient châtains clairs, avec des mèches brunes. Son corps était fin, ses bras et ses jambes forts. Dès que la silhouette fut devant la fenêtre de Waina, elle s’arrêta. L’ombre farfouilla dans une petite bourse, sortit un objet, le plaça sur la fenêtre et poussa. Le carreau céda. L’homme entra, regarda dans la chambre de ses yeux perçants, regarda la jeune fille, prit un sac en tissu grossier. Waina recula, car elle savait qu’il allait le mettre sur sa tête. Mais, à sa grande surprise, il en sortit une lettre bleue avec un seau en or représentant un cheval ailé et la lui donna en disant :
- La famille royale vous donne cela.
- Qui êtes-vous ? demanda-t-elle.
- Je fais partie des Chevaliers Noirs, madame.
- Mademoiselle, corrigea Waina avec ironie.
Le Chevalier Noir ignora ce que Waina avait dit. Elle prit la lettre, l’ouvrit et lut :
« Chère Waina Watts,
Ma reine, mon fils, ma fille et moi-même voudrions vous voir dans la nuit de vendredi à samedi. Surtout pas de jour, car on me surveille. Rendez-vous dans la salle commune. Vous devez nous aider.
La famille royale. »
Lorsque Waina releva la tête, le Chevalier Noir était partit. Elle rangea la lettre, prit un sac, choisit plusieurs vêtements pour le voyage. Elle partit dans la cuisine. Elle prit douze pommes, un gros morceau de boeuf et du porc. Sa mère faisait la vaisselle. Waina ouvrit une armoire et prit une gourde. Elle alla dans le jardin puisait de l’eau avec la gourde dans le puit. Elle rentra dans sa chambre chercher une couverture. Waina sortit par sa fenêtre, sauta et couru vers la rivière. En chemin, elle ramassa des bouts de bois pour faire du feu.
~ ~ ~
Lorsqu’elle dépassa la colline, l’aube était déjà avancée. Elle fit une petite pause de quelques minutes, puis, en se relevant, elle vit le château avec ses tours qui dépassaient tout et avec son pont-levis pas encore baissé. Alors elle courut. Elle s’arrêta, se souvenant qu’elle devait être là-bas dans la nuit de vendredi à samedi. On était vendredi, donc elle devait tout simplement aller vers le château, entrer et se promener. Elle attendra la nuit pour entrer dans la salle. Elle fit comme elle avait dit. Quand elle rentra dans la pièce principale qui était faite de pierre bleue et qui avait pleins de tableaux, il était minuit. Waina vit sur le fauteuil une silhouette. La silhouette avait un corps musclé, son visage fin mais sévère. Elle dit :
- Vous êtes enfin là. Je me demandais si vous vous étiez décidé à venir.
- Qui vous dit que je suis de votre côté ? demanda Waina.
- Si vous seriez de l’autre côté, je serais déjà mort, répliqua le roi en se relevant et en faisant signe.
Un Chevalier Noir entra en disant :
- Les Chevaliers Noirs sont prêts à par…
- Parfait, coupa le roi en faisant de gros yeux au chef, Waina, allez avec Ilhe, le chef des Chevaliers Noirs, qui vous accompagnera et vous présentera ses coéquipiers.
Ilhe avait un visage dur, des yeux bleus, des cheveux court et blond. Ses jambes étaient de peau foncées et ses bras faisaient penser à des blocs de pierre. Waina le suivit jusqu’aux quartiers des CN où elle fit la connaissance de Flire, de John, de Johnas, de Néwtons, de Maiwra, de Zéna, de Nizzi, de Claine et de Kalie. Flire avait un visage fin et des lèvres fines. Il était toujours bronzé et ses cheveux étaient de couleurs noirs mais très clairs. Il était grand et mince même si il mangeait comme un ogre Ses yeux sont noirs ébènes. ! John et Johnas étaient des jumeaux tout à fait identique. Seul leur voix les différenciait. Sinon leur corps était très blanc avec des grains de botter un peu partout. Leurs yeux étaient gris et vert et leurs cheveux étaient de couleurs châtain comme ceux de Néwtons. Ses yeux étaient bleus avec du marron très clair. Son corps était comme tous les corps des jeunes hommes de la ferme. Maiwra, Zéna, Nizzi et Claine étaient sœurs : les deux premières dans la même poche et les deux autres dans l’autre poche (du ventre de leur mère). Kalie était la nouvelle car elle était en train de se métamorphoser. Elle commençait à avoir des ailes, ses yeux bleus devenaient gris, vert et bleu, ses ongles poussaient très vite, ses bras devenaient de plus en plus puissants et ses jambes devenaient plus fortes. Waina connaissait Kalie. Elle avait été la servante de ses parents jusqu’à ce qu’elle s’enfuie. Waina rougit de honte à se souvenir. Kalie le remarqua et chuchota :
- C’est du passé et le passé, c’est du passé.
Waina hocha la tête sans grande conviction. Elle se retourna car elle avait entendu un bruit et vit le plus bel homme qu’elle n’est jamais vue : il était très très musclé, bronzé et marchait avec grâce. Ses yeux étaient d’un bleu ciel et ses cheveux étaient de couleur blond très foncés. Ilhe salua l’homme en disant :
- Altesse.
- Bonjour Ilhe, vos Chevaliers sont-ils près ?
- Bien sûr qu’ils sont près, ils seront toujours près pour vous, Altesse, se reprit-il.
Les yeux du prince se posèrent sur Waina :
- Altesse je vous présente ma meilleure amie, c’est-à-dire Waina Watts, dit Kalie.
Waina le regarda bizarrement car il lui faisait penser à quelqu’un. Le prince ne savait plus où se mettre à cause de ce regard pénétrant.
- Hum…hum…, fit Claine.
Nizzi éclata de rire. Tout le monde la regarda. Le prince Salton se reprit et dit :
- Si vous êtes près, alors allons-y.
- Vous allez où ? demanda Waina.
- Vous ne lui avez pas dit ? chuchota Salton.
- Nous n’avons pas eu le temps, Altesse, répondit Néwtons.
- Mais elle est là depuis deux heures ! répliqua le prince.
- Non, deux minutes, corrigea Flire.
- Nous, entre parenthèses dont vous, allons dans la plus grande forêt pour trouver des plantes qui soignerons ma mère, dit Salton.
- Après je pourrai retourner chez moi ? demanda Waina.
- Après nous reviendrons pour vous apprendre à vous battre. Puis, on verra, rajouta le prince en voyant que Waina allait parler.
Chapitre 2
Le voyage
Quand Waina se réveilla, elle avait très froid. Normal, le feu était éteint. Kalie était partit chercher du bois. Alors, Waina attendit en regardant les arbres et en enregistrant les moindres détails : ils étaient tous alignés et aucun ne dépassaient de la rangée ; dans les arbres, il y avait beaucoup de nid et dans le plus gros, il y avait un aigle aux ailes de couleur grises foncées, des pattes jaunes et des yeux noirs qui regardait les Chevaliers avec une façon que Waina crut qu’il allait fonçait tête baissé sur eux pour les manger. Dès que le feu fut rallumé, tout le monde se détendit jusqu’à ce que le prince dise :
- Allons-y, nous avons trop retardé notre départ.
- Mais on n’a pas mangé, remarqua Johnas.
- Et alors ? gronda le prince.
- Quand on a le ventre vide on n’arrive pas à se protéger, dit John.
- Vous mangerez en route alors, ronchonna Waina.
- Et puis on est où ? demanda Zéna qui ne connaissait pas très bien les forêts.
- Nous sommes dans la forêt Chainnepot, qui se trouve en face de la rivière Tumblun qui se trouve en face de la plus grande forêt. Et dans cette forêt, qui se nomme Jaine, au milieu, je trouverai les plantes qui soigneront ma mère.
- Qui vous dit qu’elles sont là ? demanda Waina qui commençait à en avoir marre.
- Je les ai vues, répondit Salton.
Mais, avant même que les Chevaliers comprennent ce qui ce passait, ils se retrouvèrent enchaîné et traîné jusque dans une salle pleine de personne enchaîné. Waina savait qu’ils allaient être torturé jusqu’à ce que quelqu’un dise une réponse. Elle fut entraînée dans une autre salle un peu plus grande. A l’intérieur, il y avait une femme avec un fouet dans la main, un homme avec une épée dans la main gauche et une torche dans la main droite. Waina fut entraîné jusqu’à un mur, fut attaché à une poutre et fut poussé par un garde pour voir si elle se défendait. L’homme prit la parole :
- Qui es-tu ?
- Et vous donc ? répondit Waina.
La femme lui donna un coup de fouet. L’homme dit :
- Doucement Ziclane, doucement.
- Ziccc, ça va, je sais ce que je fais, gronda Ziclane.
- Ecoute petite, ici, c’est nous les chefs, c’est clair ?
Les gardes la ramenèrent dans la salle où les Chevaliers étaient prisonniers. Ils l’attachèrent à un poteau. Puis ils partirent. Le prince grogna et Claine dit :
- Oh, ce n’est pas de notre faute, Altesse.
- Je n’ai rien dit, se défendit le prince.
- Vous avez grogné, remarqua Waina.
- Vous, vous vous taisez car vous n’avez rien à dire, répliqua Salton.
- Vous n’êtes pas le roi, donc elle a le droit de parler, dit Kalie.
Le prince souffla. Waina se tortilla. Elle réussi à se détacher avec des égratignures. Elle détacha les autres Chevaliers et le prince. Ils réussirent à sortir du piège. Ils allèrent jusqu’à la rivière Tumblun qui se trouvait en face de la forêt Jaine, la plus grande forêt du continent. Là, ils firent leur campement : Kalie, Claine, Zéna, Nizzi et Maiwra d’un côté ; Ilhe, John, Johnas, Flire et Néwtons d’un autre côté. Le prince et Waina seront ensemble d’un (encore) autre côté. Quand la nuit tomba, ils firent trois feus. Waina sortit un petit peu de porc et quelques pommes. Elle partagea le porc en parties égales et donna cinq pommes aux femmes Chevaliers et cinq pommes aux hommes Chevaliers. Pour le prince et elle, Waina prit l’autre moitié du porc. Elle le coupa en deux et fit cuire la moitié de la moitié du porc dans une casserole que le prince avait emmené. Dix minutes plus tard, tout le monde fut rassasié. Ils installèrent leurs couvertures et s’en dormirent pour la nuit entière. Le lendemain matin, tous se réveillèrent avec des contusions. Le prince grogna en se cognant la tête à une pierre qui se trouvait en l’air. Il ne trouva pas cela normal :
- Pourquoi les pierres sont-elles en l’air ?
- Comment est-ce qu’on pourrait le savoir ? répliqua Waina.
- Vous vous êtes réveillé avant moi, non ? remarqua Salton.
- Waina, arrête, cria Kalie de l’autre côté du camp.
Waina fit battre son cœur normalement. Du coup, les pierres se posèrent au sol. Le prince ne comprenait pas :
- C’est quoi ce… Mais qu’est-ce qui… Pourquoi les pierres étaient-elles en l’air ?
- Waina s’entraîne, répondit Johnas.
- Elle s’entraîne en qu…, commença Salton
- Elle s’entraîne en magie qu’elle a découvert cette nuit en défendant votre campement des arbres, dit une voix que Waina connaissait que trop bien.
- Chelsse, quel plaisir de te revoir, répondit Waina avec un grain de peur dans la voix.
- Qu’est-ce que tu fais ici ? demanda Kalie qui le détestait.
- Je viens vous aider, tout simplement.
- On n’a pas besoin de ton aide, on se débrouille très bien tous seuls, répliqua la Watts.
- Et tu ne ferais que nous ralentir, rajouta Kalie.
- Je me trompe ou vous êtes toutes les deux contre moi ? fit Chelsse.
- Pourquoi est-ce que vous voulez nous aider ? coupa le prince.
- Parce qu’après, j’ai quelque chose à terminer avec votre Waina Watts, répondit le magicien en dévorant Waina des yeux.
- Et si on n’a pas envie de votre aide ? dit Néwtons.
- Si vous ne l’acceptez pas, je serais dans l’obligation d’utiliser de la magie noire et comme c’est interdit, je devrais vous tuer, répondit Chelsse, ce serait dommage ! rajouta-t-il en regardant Waina d’un air narquois.
- On ne veut pas de ton aide, Chelsse, tu nous as assez fait d’ennuis comme ça, lâcha Kalie.
- Je vous ai fait du tort à toutes les deux, mais pas au prince et au reste des Chevaliers Noirs, remarqua-t-il.
Chelsse avait un visage ovale, avec des yeux bleus, un nez pointu mais en même temps arrondi, des oreilles pointues, une bouche de couleur pâle, ses bras et ses jambes longs, ses mains tout comme ses doigts étaient grands et ses pieds étaient normal. Il portait toujours une tunique noire qui serre au niveau du cou et qui tient par une feuille en pierre contenant de la magie. Waina se leva du rocher sur lequel elle s’était assise, s’approcha de Chelsse, le prit par le bras et l’emmena loin des CN. Lorsqu’elle s’arrêta, elle le regarda et dit :
- Tu n’as pas le droit de revenir comme ça dans ma vie, c’est clair ?
- Mais je fais ce que je veux, répliqua le jeune homme en essayant d’embrasser Waina.
- Lâche-moi, s’écria la jeune fille en se débattant dans les bras de Chelsse, lâche-moi, lâche-moi !
- Waina, ça va ? dit Kalie en venant.
- Oui, répondit-elle en se libérant de l’emprise du jeune homme.
Waina revint au camp avec un air d’enterrement. Le prince, Néwtons, Ilhe, Flire, John, Johnas, Maiwra, Nizzi et Claine se demandèrent ce qui s’était passé quand Kalie était encore servante chez les Watts. Salton demanda à Waina :
- C’est qui cet idiot ?
- Un ami de mes parents, répondit-elle.
- Mais pas de vous, remarqua-t-il.
- Non, ce n’est pas mon ami, dit-elle.
- Et pourquoi ? demanda le jeune homme.
- Cela vous regarde-t-il ? répliqua Waina.
- Non, avoua Salton.
Lorsque tout le monde fut près, Chelsse récita une formule et treize chevaux se matérialisèrent. Les chevaliers se regardèrent. Waina monta sur le cheval qui s’était matérialisé devant elle. Le prince et Chelsse l’imitèrent. Les CN hésitèrent et puis montèrent quand même sur leur monture. Ils galopèrent pendant près de cinq heure sans s’arrêter et, tout d’un coup, un tronc tomba sur leur route. Les chevaux se cabrèrent et certains chevaliers passèrent par-dessus bord. Chelsse siffla et dit :
- Par la barbe du Dieu Zénus, la forêt est encore plus forte qu’avant.
- Avant, c'est-à-dire combien de temps ? interrogea Kalie.
- Avant et égal à un mois, répondit Chelsse.
Le cheval de Waina se cabra, trotta jusqu’au tronc et sauta au dessus. Ensuite, son cheval se mit au galop et s’arrêta quelque kilomètre plus loin. Les autres chevaux les suivirent. Le prince dit :
- On est au milieu de la forêt.
- Alors, qu’est-ce que vous attendez pour cueillir vos fleurs de malheur, gronda Waina.
Le prince descendit de cheval, cueillit les fleurs qui lui fallait et remonta en selle. Le voyage du retour fut plus facile.
Chapitre 3
L’entraînement
La première fois que Waina alla à l’entraînement, ce fut comme une torture. L’entraînement était trop difficile pour elle. À chaque fois qu’elle attaquait, l’entraîneur esquivait et frappait dans le dos. De plus, Chelsse venait à tous les entraînements, se moquait d’elle, la regardait d’un air narquois et disait plein de choses qu’elle voulait gardait secret. Comme Waina revenait toujours extrêmement fatiguée, Kalie fit l’entraînement avec elle les premiers jours. Un jour, Waina, qui en avait mare, dit :
- Non, mais ça ne va pas la tête ! Vous voulez me tuer ou quoi ?
- C’est le quart de notre entraînement, Waina, remarqua Néwtons, alors ne te plains pas.
- Je ne suis pas une marionnette, moi, répliqua Waina.
Le « professeur » l’attaqua et Waina se défendit. La « bataille » dura deux heures car le prince vint en disant au Chevaliers :
- Il y aura un tournoi demain soir dans la cour de derrière. Tous les Chevaliers Noirs doivent venir…
- Waina peut venir ? demanda Flire en ignorant les yeux flamboyant de la jeune fille.
- Fait-elle partie des CN ? répliqua Salton.
- Non, mais…, commença Néwtons.
- Alors vous avez votre réponse, dit Olche, le roi, en arrivant et en mettant fin au débat. Avez-vous d’autres questions…
- Oui, fit Nizzi, c’est quand ?
- … aussi débiles, fini Olche.
- Je veux dire à quelle heure, s’énerva Nizzi.
- C’est à dix-neuf heure trente, répondit Waina à la place du prince.
- Comment le savez-vous ? demanda le roi.
- Je euh… j’ai euh… lu dans vos euh… pensées, bafouilla-t-elle
- Et pourquoi ? interrogea le prince.
- Parce que euh… je ne peux pas m’en empêcher, lâcha la jeune fille.
- Et bien il faudra, grogna Olche.
Le roi et son fils quittèrent les Chevaliers Noirs. Tous s’étaient tus jusqu’à ce que Waina coupent le silence :
- Toi je vais te tuer !
- Mais je n’ai rien fais, se défendit Flire, c’est Néwtons.
- A oui, alors explique-moi pourquoi c’est toi qui as demandé au prince si je pouvais venir ! éclata Waina en regardant Flire de ses yeux flamboyants.
Flire se retourna et couru jusqu’au château. Waina le suivit et couru après lui pendant près d’une demi-heure. Lorsqu’elle s’arrêta enfin, ils étaient tous les deux à bout de force. Ils revinrent vers leurs compagnons et virent Chelsse qui venait vers eux. Il dit :
- Tiens, je te cherchais, Waina, puis-je te parler deux minutes ?
- Pourquoi ? demanda-t-elle
- C’est à propos de tu-sais-quoi, répondit-il.
Waina hésita et finalement, décida de le suivre. Ils allèrent dans les écuries et, quand ils furent certains qu’il n’y avait plus personnes, Chelsse dit :
- Pourquoi est-ce que tu ne veux pas de moi ?
- Tu m’énerves sans arrêt, tu veux toujours m’embrasser et puis tu n’es pas le genre de type que je recherche. Et tu m’as enlevé mon petit frère qui n’avait que trois ans !
- Je t’ai déjà dit que je ne l’avais pas tué ! Je l’ai simplement blessé et enfermé dans le puit vide !
- Mais il est mort de froid, de faim et de soif dans ce puit, ce qui veut dire que c’est de ta faute.
Chelsse la prit au cou, la colla au mur et dit :
- JE NE L’AI PAS TUÉ ! IL EST MORT TOUT SEUL ! COMBIEN DE FOIS FAUT-IL QUE JE TE LE RÉPÈTE ?!
- Lâche-moi, fit Waina dans un souffle.
- Tu veux que je te lâche ?! A une condition !
Chelsse se rapprocha d’elle et réussi à l’embrasser. Cet échange dura une à deux minutes et se furent les pires minutes de la vie à Waina. Elle réussi à se dégager et courut en direction de sa chambre en pleurant à chaude larme. En chemin, elle bouscula le prince qui venait vers les Chevaliers pour dire que Waina pouvait venir au tournoi. Lorsqu’il arriva, il demanda :
- Mais qu’est-ce qu’elle a ?
- Elle a accepté de parler avec CHELSSE en PRIVÉ ! répondit Flire, et PERSONNE ne l’a empêché de PARTIR avec ce MALADE !
- Altesse, vous êtes revenu pour quoi ? demanda Nizzi.
- C’était pour dire que Waina était accepté pour le tournoi...
- Mais pour ça, il ne faut pas que le Malade soit là.
- Le Malade ?! demanda Chelsse en arrivant, qui est-ce ?
- C’est toi, pauvre ANDOUILLE ! firent Néwtons et Flire à l’unisson.
- Je ne suis pas malade ! rétorqua-t-il.
- Cela veut dire que tu es…, commença Flire.
- Un sal…, voulut couper Néwtons.
- Pas de gros mots les garçons, prévint le roi en arrivant.
- Con, lâcha le prince à la place des deux hommes.
- Salton, ça sert à quoi que je dise aux garçons de ne pas dire de gros mots si toi tu en dis ? demanda Olche.
- Je ne pouvais garder ce mot dans ma bouche, répondit le prince.
Les Chevaliers étaient morts de rire. Par contre, Chelsse, lui, détestait qu’on le traite de con. Il mentit :
- Mais, au moins, je sais que Waina ne va pas vous aider.
- QUOI ?! cria le prince.
- Elle me l’a dit et j’ai essayé de lui faire dissuader cette pensée mais je crois que je vais lui dire qu’elle fait le bon choix.
- Je vais te tuer, fit Kalie, rouge de colère.
- Essaie un peu, juste pour voir, provoqua-t-il.
Kalie se jeta à son cou et personne ne l’en empêcha. Quelques minutes plus tard, Waina dit :
- Arrête, il n’en vaut pas la peine, et en plus, il a menti. C’est plutôt lui que je ne vais pas aider.
- Sale…, commença Chelsse.
- Vous, vous vous taisez ou sinon je vous la boucle moi-même, c’est clair ? dit Nizzi.
Elle ne put s’empêcher de lui donner un coup de pied. Chelsse se releva doucement en récitant une formule mais Waina empêcha la boule de feu de tomber sur son amie en la plaquant à terre. Salton prit le jeune garçon par les poignets.
- On n’attaque jamais un Chevalier Noir sans sa permission, donc je vous arrête pour agression sans autorisation, dit un soldat en venant vers lui.
- Vous avez déjà entendu un Chevalier dire « vous pouvez m’attaquer », vous êtes cin…, commença Chelsse.
- Si tu veux un conseil mon beau, dit Maiwra, ne dit rien quand tu seras en cellule car ça pourra peut-être aggraver ton cas.
Chapitre 4
Le tournoi
Waina se réveilla tôt le matin du tournoi car elle devait s’entraîner pour être au top lors des combats. Elle courut très longtemps en faisant vingt fois le tour de la cour. Elle courut dans les jardins où elle rencontra le prince qui la fit arrêter pour lui dire :
- Vous vous êtes levée tôt aujourd’hui.
- C’est parce que je n’arrivai pas à me rendormir, mentit-elle.
- Ou plutôt parce que vous avez le traque pour le tournoi, fit Salton avec une tête bizarre.
- Vous me faites penser à quelqu’un, dit Waina pour changer de sujet et en s’asseyant.
- A bon ? fit-il en s’asseyant à son tour, à qui ?
- Je ne sait plus, avoua la jeune fille, je cherche depuis que je vous ai vu, mais je ne trouve pas. Je cherche dans ma sélection des amis, de la famille, des servants/servantes, des amis de mes parents sans être les miens, des ennemis, de tout le monde sans trouver.
- Ok, fit le prince qui commençait à comprendre les larmes de la jeune fille la veille. Pouvez-vous me dire qui est ce Chelsse ?
- Vous me demandez trop, Altesse.
- Oui, mais ce sera grâce à vos conseille que je pourrais accorder le droit de rester à…
- Si vous faites cela, je vous promets que je ne mettrais plus jamais les pieds ici ! grogna Waina.
- Si vous me dites pourquoi, je pourrais y remédier, objecta le prince.
- Pourquoi je vous ferai confiance ? répliqua la jeune fille.
- Un prince sait garder un secret !
- Mais il est en prison, donc ça ne sert à rien !
- Il n’y restera que pour quelque temps, et pas pour toujours, dit Salton.
- Mais…
Le prince la regarda comme si c’était la première fois qu’il la voyait. Il se ressaisit et attendit avant d’ajouter :
- Personne ne le saura, ça restera entre nous.
- Qui peut faire confiance à un prince ? demanda Waina. Personne je crois…
- Attendez, s’il vous plaît…, dit le prince en attrapant la jeune fille par le bras
- Je dois partir, fit Waina en se dégageant de l’emprise de Salton. Pour le tournoi, je n’y participerais pas.
Waina salua le jeune homme et quitta les jardins, toute déboussolée. Le prince la regarda partir et grogna, se disant que si il fallait inculper le jeune homme, ce ne sera pas avec l’aide de Waina.
~~~
Quand Waina regagna sa chambre, des larmes menacèrent de tomber. Quelqu’un frappa à la porte et Waina dit :
- Entrez.
- Salut, ça va ? demanda Flire.
- Oui, répondit la jeune fille en ravalant un sanglot.
- On ne dirait pas ça, répliqua le jeune homme. On dirait plutôt que tu vas pleurer à en éclater les fenêtres.
- Au lieu d’essayer de me faire rire, tu devrais t’entraîner, fit-elle en essayant de ne pas rire. Et arrête de me chatouiller !
- Ah ça non, dans tes rêves, fit-il en chatouillant Waina de plus belle. Tu vas rire jusqu’à la fin de ta vie…
- Euh, excusez-moi, mais le prisonnier Chelsse voudrait parler à Waina Watts et au Chevalier Kalie, fit un serviteur d’une voix timide.
La jeune fille se releva avec regret et dit à Flire qu’il se verrait avant le tournoi. Ensuite, Waina alla chercher Kalie et allèrent voir Chelsse.
~~~
Juste avant le tournoi, Waina alla voir Flire comme promis et lui souhaita bonne chance sous le regard ébahi de Néwtons. Waina vit sur un panneau :
1 : Flire vs Néwtons
2 : Ilhe vs John
3 : Johnas vs Kalie
4 : Claine vs Nizzi
5 : Zéna vs Maiwra
Ensuite :
Gagnant du 1 contre gagnant du 2 = 6
Gagnant du 3 contre gagnant du 4 = 7
Gagnant du 5 contre l’entraîneur, Forligue = 8
Puis :
Gagnant du 6 contre gagnant du 7 = 9
Gagnant du 8 contre le deuxième entraîneur, Enjelica = 10
Et enfin :
Gagnant du 9 contre gagnant du 10 = 11
Waina secoua la tête, se disant que Flire n’avait aucune chance contre Néwtons. Elle alla s’asseoir et regarda Flire et Néwtons se préparer. Flire attaqua le premier mais Néwtons le para avec adresse. Leur corps bougeait avec facilité. Néwtons voulut faire une parade mais Flire le devança et le toucha à l’abdomen. Flire lui fit un croche-pied et Néwtons tomba. Son ami lui pointa la pointe de son épée et le combat fut fini. Le match suivant, Ilhe et John, fut plus long car John parait mais ne réattaquait pas. Ilhe s’énervait et attaqua de plus en plus et fit une grosse erreur : tomber en dehors du terrain. Le match s’arrêta là et Ilhe, grognon, partit sans savoir le résultat. Waina sourit ; le prochain combat devrait être très amusant. Mais elle descendit de l’estrade et se rendit auprès de Flire par derrière. Lorsqu’il la vit, il sursauta et laissa échapper un petit cri aigu. Waina dit :
- On dirait une fille !
- C’est pas toi qui a battu Néwtons, répliqua Flire.
- Même un bébé de deux ans pourrait le battre et avec les yeux fermés, fit la jeune fille en faisant une grimace à Flire.
- Je te jure, dès que j’ai battu tout le monde, s’il me reste de la force, je te tue ! grogna le jeune homme.
- Tu n’auras pas assez de force pour battre tout le monde, je te le dis, remarqua-t-elle.
- TU AS DIT QUOI ?! cria Flire d’une voix pleine de colère. Je pourrais tous les battre, moi ; et je n’ai pas annulé mon inscription à la dernière minute !
- Je n’ai jamais dit que je voulais y participer, répliqua Waina.
- Non, je rigole, fit le jeune homme.
- C’EST AU TOUR DE FLIRE ET DE JOHN DE COMBATTRE, fit une voix dure comme de la roche.
- Bonne chance, répondit la jeune fille.
- Merci.
Lorsque Flire revint, il rayonnait de bonheur. En voyant Waina, sa mine s’assombrit et il dit :
- Tu n’es pas venue me voir !
- Désolé, mais j’avais des choses à faire, et je dois te laisser, désolé, fit la jeune fille en voulant lui faire un bisous sur sa joue.
Flire se dégagea et dit qu’il était sal. Waina s’en ficha et lui fit quand même un petit bisou. Flire la regarda partir avec une envie de la suivre. Il hésita, mais, finalement, décida de rester.
~~~
Quand Waina entra dans sa chambre, elle poussa un cri de peur tellement fort que Chelsse dit :
- Je suis sûr que tout le château ta entendu. Mais, bon, passons. Comme le Roi n’avait rien contre moi, je suis sorti de prison et je suis venu directement te voir, comme au bon vieux temps.
- Il n’y a pas eu de bon vieux temps, mais toujours du mauvais, répliqua la jeune fille calmement.
- Pour toi, mais pour moi…, que du bon, fit Chelsse en prenant la tête de Waina dans ses mains et en déposant un baiser sur ses lèvres.
Waina se défit de son emprise et lui donna une gifle. Elle voulut sortir de sa chambre mais le jeune homme la retint et ferma la porte à double tour. Waina fut poussée sur son lit mais quelqu’un frappa à la porte.
- Waina ? C’est John, ouvre-moi je dois te dire quelque chose !
- Dis-lui que tu ne peux pas lui ouvrir, murmura Chelsse à Waina.
- A L’AIDE ! cria la jeune fille à la place. John, défonce la porte !
John défit la porte de ses gongs et entra pour voir un spectacle horrible : Chelsse prit Waina par le cou et lui mit un poignard sous le menton. Il dit :
- Dégage.
- Lâche-la, lui répondit-il.
- Non, répliqua Chelsse.
- Qu’est-ce que tu veux ?
- Je veux avoir des terres, de l’or, Waina, des marchands qui viennent dans mes terres et des habitants.
- Le Roi peut tout te donner à par Waina.
- Sois c’est moi qu’il l’ait, sois c’est personne ! cria Chelsse.
Les yeux de John changèrent de couleur. La lame du poignard commença à fondre et Chelsse fut emprisonné dans des liens de feu. John dit :
- Si nous avons étaient choisis pour devenir Chevalier, c’est parce que nous avons des pouvoirs qui nous différencient des autres. Comme Kalie par exemple. Waina, tu pourrais aller chercher un garde s’il te plaît ?
- Oui.
Quelque temps plus tard, elle revint avec deux gardes. Ils emmenèrent Chelsse et Waina demanda :
- Qu’est-ce que tu voulais me dire ?
- Rien, ça n’a plus d’importance à présent.
- Je ne savais pas que les Chevaliers Noirs avaient des pouvoirs, fit la jeune fille avec un brin d’ignorance dans la voix.
- Tu ignores beaucoup de choses au sujet des CN, répondit John.
- Comme par exemple ils ne peuvent pas se marier ?
- Comment tu le sais ?
- Tu ne sais rien au sujet de ma vie, répondit-elle.
John éclata de rire. Waina sourit en se demandant quel était le pouvoir de Flire. Elle secoua la tête et John dit :
- Je parie que tu te demandes quel est le pouvoir de Flire et de Kalie !
- Surtout de Kalie, mentit-elle.
- Oui, c’est ça, menteuse !
- Je ne suis pas une menteuse ! Mais c’est quoi le pouvoir de Flire ?
- Tu n’as qu’à lui demander.
- Et celui de Kalie ?
- Elle se transforme en fée et elle pourra voler.
- S’il te plaît, dis-moi le pouvoir de Flire !
- Demande-lui, tiens, le voilà !
Flire était rouge de colère. Waina s’approcha et récolta un regard noir. Elle lui demanda :
- Tu as perdu ?
- Si j’aurais gagné, je serais resté là-bas et je ne ferrai pas une tête pareille !
- Flire, parle lui un tout petit peu plus gentiment s’il te plaît, fit John.
- Et pourquoi ?
- Chelsse.
Le visage de Flire se transforma en un rictus de dégoût. Il alla dans sa chambre et Waina le suivit. Lorsqu’ils furent seuls, Waina lui demanda :
- C’est quoi ton pouvoir ?
Flire, qui était entrain de boire, s’étrangla avec son eau. La jeune fille sourit. Son ami, n’avait pas prévu la question, donc il répondit :
- De quoi tu parles ?
- John a utilisé sa magie pour me sauver et il a dit que tous les Chevaliers en avaient un.
- Mais moi je ne répondrais pas.
- Pourquoi ?
- Parce que je ne l’aime pas.
- Mais je suis sûre qu’il est tr…
Waina s’arrêta de parler à cause de Flire.
Chapitre 5
Le pouvoir de Flire
Waina ne pouvait plus détacher ses yeux de Flire. Il s’était changé en pierre. Elle s’approcha et le toucha : la pierre était dure, lisse et promettait une protection parfaite, incassable. Waina se rendit compte qu’elle avait la bouche ouverte ; elle la referma immédiatement. Elle recula et Flire redevint humain. Waina allait parler mais le jeune homme la devança :
- Ça ne me plaît pas. J’ai l’impression…
- D’être serré mais en étant dans la parfaite sécurité, fit son amie.
- Exactement.
- Comment tu arrives à faire ça ?
- Je n’ai qu’à le souhaiter. Et toi, qu’est-ce que tu avais à faire pour ne pas me regarder au tournoi ?
- Je préfère ne pas te regarder plutôt que te VOIRE perdre.
- Oui mais…
Waina s’était levée pour aller voir le bureau ; non pas le bureau, mais les plumes et les différentes encres qui étaient posées là.
- Ça appartient à ta famille ou c’est toi qui les as achetées ?
- Les deux : mes parents ont pris les plumes tandis que moi les encres, répondit Flire, soulagé de changer de sujet.
- Trop classe ! Ça doit être super !
- Oui sauf qu’il ne faut pas se tromper de couleur.
- Se tromper… Tu utilises souvent quelles couleurs ?
- La noire et la bleue.
- Et c’est quoi ta couleur préférée ?
- Pourquoi tu me poses toutes ces questions ?
- Comme ça. Bon je te laisse je vais manger, j’ai faim.
- Je peux venir avec toi ?
- Oui bien sûr.
Flire suivit Waina jusqu’aux cuisines où elle demanda à être servit à la grande salle des CN. Ils mangèrent en silence jusqu’à ce que Flire dise :
- J’ai vraiment plus faim.
- Tu n’as rien mangé, remarqua Waina.
- Je n’avais pas faim.
- Donc tu es venu…
- Pour te surveiller.
- Mais je ne suis pas une enfant.
- Ah bon ? tu es sûre ? Parce que moi je vois une enfant qui…, commença Flire en avançant vers Waina.
- Ne veut pas être chatouillée, continua-t-elle en reculant.
Flire se jeta sur la jeune fille et la chatouilla partout. Waina éclata de rire et, sous l’emprise du jeune homme, ne put que lancer ses bras dans tous les sens. Ilhe arriva et dit :
- Franchement, vous devriez faire cela autre part.
- Je ne fais que la chatouiller, répliqua Flire en arrêtant.
- Je ne disais pas ce que tu penses. Tu as l’esprit trop tordu pour avoir une relation sérieuse.
- Nous n’avons pas de relation, dit Waina avec une moue désapprobatrice.
- Ah bon ? je croyais… A vous voir, on dirait un jeune couple.
- N’importe quoi, on est juste amis, répliqua la jeune femme.
- A voir la tronche de Flire, il aurait voulu le contraire.
- Pas du tout, fit Flire lentement.
- Alors pourquoi tu es si loin en étant tout près ?
- Je repense à quelque chose.
- Et à quoi ? demanda Waina en lui touchant la joue.
- Je pense que tu n’aurais pas dû lui toucher sa joue, fit Ilhe.
- Et pourquoi ?
- Parce qu’il va… Pardon, mais c’est qu’il rougit le petit garçon dur. Waina, tu es la seule fille à avoir percé sa coquille. Bravo.
Sur ces mots, Ilhe prit congé et s’en alla en rigolant. Flire secoua la tête et dit à Waina :
- Pourquoi tu as caressé ma joue ?
- J’en avais envie, répondit-elle.
- Mais maintenant il va répéter à tout le monde qu’on est ensemble, et en plus ce n’est pas vrai !
- On n’a qu’à jouer le jeu.
- A t’entendre, on dirait que tu aimes ça.
- Bah c’est marrant non ?
- Je ne trouve pas ça drôle non.
- Aller, on va s’amuser. Les autres vont y croire puisque c’est leur chef qui va leur dire. Aller, s’il te plaît !
- Non.
- Fait le pour moi, fit Waina en se rapprochant de son ami.
- No…
- Trop tard, fit Waina en voyant les autres arrivés.
- Salut les amoureux, dit Claine.
- Moi j’y crois pas, fit Néwtons.
- Pense ce que tu veux, répliqua Kalie.
- Tu ne vois pas comment ils sont rapprochés ?
- On se parlait, dit Flire.
- Comme un jeune couple, répondit Nizzi.
- N’importe quoi, fit Waina avec un geste de la main qui voulait dire que ce n’était vraiment pas vrai. Vous dites des conneries pas possibles !
- Allez, dites la vérité ! dit Claine.
- ON N’EST PAS ENSEMBLE ! cria Flire.
- C’est bon, on vous laisse tranquille, dit Néwtons.
Ils s’assirent et commencèrent à manger. Ils firent beaucoup de bruit mais Waina réussit à se faire entendre par Flire :
- Je peux savoir POURQUOI tu as crier ?
- Ils ne m’écoutaient pas, j’ai du hausser le ton !
- Tu m’énerves !
Waina partit. Flire voulut la suivre mais il se rendit compte qu’il n’y avait plus de bruit. Il se retourna vers ses compagnons, souffla, secoua la tête et suivis Waina. Elle courut vers sa chambre et claqua la porte. Quelqu’un frappa à sa porte. Waina dit :
- Entrez.
- Je suis désolé de t’avoir froissé, dit Flire.
- Ce n’est pas grave, je suis juste fatiguée.
- Tu peux dormir alors.
- Et tu vas rester là ?
- On est officiellement ensemble, donc il faut jouer le jeu.
- D’accord mais tourne-toi, je me change.
Flire se retourna. La jeune femme défit son pantalon et sa chemise pour mettre à la place une chemise de nuit blanche. Elle se coucha dans son lit et Flire la recouvrit de sa couverture. Waina s’endormit immédiatement.
Chapitre 6
La liberté
Waina se réveilla avec une sensation de chaleur dans son corps. Elle se souvint qu’elle était avec Flire juste avant de s’endormir. Elle craignit qu’elle eut fait une bêtise. Elle se leva mais vit à son grand soulagement Flire assit (ou affalé) sur sa chaise. Il dormait. Waina se changea tout en le regardant. Elle sortit sans faire de bruit et alla retrouver ses compagnons. Tous la regardèrent s’asseoir et se servir. Waina s’arrêta et demanda :
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Flire est dans ton lit ou par terre ? demanda Ilhe à la place des autres.
- Il est sur ma chaise.
- Habillé ?
- Bien sûr ! Non mais vous êtes fous ?! Vous êtes pire que… mon père !
- Arrêtez de crier, j’ai mal à la tête, dit Flire.
- Chelsse a été libéré, fit le prince en arrivant.
Waina blanchit mais réussit à dire :
- Pourquoi ?
- Il a dit qu’on aurait sois disant besoin de lui.
- Je vais lui parler.
- Je viens avec toi, dit Flire.
Aucune objection ne sortit de la bouche de Waina. Elle alla voir Chelsse. Il rangeait ses affaires personnelles. Il dit :
- Apparemment tu es avec Flire. Tu sais qu’il est beaucoup moins fort que moi au moins ?
- Mais il est beaucoup plus beau que toi. Je t’interdis de t’approcher de lui ou de moi. Sinon, je porte plainte pour harcèlement.
- Oh là là, j’ai peur ! Je vais mourir de peur, fit-il d’une vois aigu. Non mais tu penses que je te laisserais partir avec lui ?
Il la prit au cou mais Flire, qui s’était caché jusque-là, le pris par l’épaule et le lança. Il atterrit de l’autre côté de la pièce. Waina dit :
- Tu ne pourras pas toujours t’enfuir. Le passé, ton passé te rattrapera, les preuves aussi et tous ce que tu pourras faire, c’est te maudir sur ton propre sort. Tu mourras peu à peu, à petit feu. La culpabilité te rongera de l’intérieur. Tes amis ne seront que des rats qui voleront ta nourriture. Fais attention à toi. Les temps changent.
Waina tourna les talons et partit. Flire la suivit. Ils allèrent dans la cour où les autres Chevaliers s’étaient réunis. Ils regardèrent le faux couple et Néwtons, jaloux, dit :
- Il faut partir l’ennemi a attaqué au sud. On part sans Waina.
- Je vais me préparer. J’arrive.
Il partit en faisant un clin d’œil à Waina assez visible. Il revint quelques minutes plus tard avec un sac sur l’épaule. Waina murmura à son oreille :
- Fais attention à toi.
Il hocha la tête et partit avec les autres. Au bout du château, il se retourna et lui adressa un signe de la main.
Chapitre 7
L’attaque
- Je peux savoir pourquoi tu as dit : « On part sans Waina » ? demanda Flire.
- Tout le monde sait que si elle vient cela te perturberait, mentit Néwtons.
- Tu es plutôt jaloux, avoue !
- Et pourquoi est-ce que je serais jaloux d’une fille qui finalement, d’une façon ou d’une autre, va mourir ?
- Tout le monde meurt, Néwtons. Tu es plutôt tombé sous son charme mais tu ne veux pas TE l’admettre.
Les Chevaliers s’étaient arrêtés dans une partie du bois assez dégagée pour eux mais pas assez pour les marchands. Flire s’était assis avec Néwtons assez à l’écart pour pouvoir lui parler :
- Je te dis qu’elle ne m’intéresse pas ! De plus, tu ne devrais pas être attiré par une fille, LA fille de la prophétie. Elle va mourir en se sacrifiant pour nous. Ilhe nous a prévenu. Il a dit : « Ne vous attachez pas à cette fille. Elle va mourir pour ce monde. »
- Mais…
- Il n’y a pas de mais. Reprends-toi.
Les Chevaliers reprirent leur route et tombèrent sur un village désert. Il sentait la mort, la désolation et surtout la peste. Les Chevaliers ne s’en rendirent pas compte ; ils continuèrent à avancer jusqu’à ce que Flire dise :
- STOP.
- Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Ilhe.
- Rien. Continuons.
Les autres le regardèrent bizarrement mais continuèrent à avancer. Flire avait entendu une petite voix qui lui avait dit de revenir au château et vite.
~~~
Waina les regarda partir. Elle retourna dans sa chambre et se demanda si Flire allait bientôt revenir. Elle entendit un bruit dehors et alla regarder par sa fenêtre. Alors, son corps reçut une violente décharge. Elle se retourna pour voir Chelsse avant de sombrer dans le noir.
Lorsqu’elle se réveilla, elle était accrochée à un poteau dans la salle commune. Elle regarda autour d’elle : le roi était sur sa chaise, la reine était sur sa propre chaise. Par contre, le prince et sa sœur étaient accrochés à un autre poteau. Waina avait mal à la tête mais Chelsse la détacha et la remit debout. Les jambes de la jeune fille cédèrent. Chelsse la prit par le bras et la força à se relever. Il dit à une ombre :
- Voilà la fille de la prophétie. Une fille de fermier qui pleure tout le temps.
- Tais-toi. Tu sais qu’elle est très dangereuse. Ne la sous-estime pas.
- Mais j’aurais pu la tuer. Elle n’est pas si invincible !
- ELLE N’EST PAS ENTRAINER ! NOUS L’AVONS EU PAR SURPRISE ! SINON, ELLE NOUS AURAIT TUÉ ! Repose-la. Ne l’attache pas. Elle n’osera pas nous attaquer.
Chelsse la remit à sa place. Le prince la regarda. Waina lui rendit son regard. Elle lut sur ses lèvres : « Il a tué votre frère, ne l’oubliez pas ! ». Elle sentit la colère monter en elle. La jeune fille la laissa monter en elle jusqu’à ce qu’elle sentit une douleur dans sa paume. Elle projeta le rayon de sa main droite sur Chelsse et l’autre rayon sur l’ombre. L’ombre (ou plutôt la femme) évita le rayon et lança une boule de feu sur Waina. Celle-ci fut repoussée par un corps en pierre. Du feu atteignit la femme qui fut projetée sur le mur. Elle mourut sur le coup. Flire alla détacher Waina et lui demanda :
- Est-ce que tu vas bien ?
- Oui, c’est juste mes poignets qui me brûlent à cause de la corde.
- Viens. Laisse, je vais te porter.
Flire prit Waina dans ses bras et l’emmena dans sa chambre. Il l’allongea mais Waina lui demanda :
- Comment as-tu fais pour venir ? Comment savais-tu que nous étions en danger ? Pourquoi êtes-vous revenus si vite ?
- Nous avons galopé et nous sommes revenus car le prince a envoyé un message d’alerte. Nous sommes revenus parce que vous aviez besoin d’aide et parce que dans le village où nous étions, il y avait la peste. Maintenant essaie de dormir.
- Viens avec moi.
Flire se coucha avec elle. Il ferma les yeux pour l’inciter à dormir mais Waina l’embrassa. Cela dura qu’un court instant car quelqu’un entra dans la chambre.
- Oh pardon, je ne voulais pas vous déranger. Excusez-moi, rajouta Néwtons.
- Ce n’est pas grave. Qu’est-ce que tu voulais ? demanda Waina.
- Je voulais parler à Flire mais cela attendra.
Flire interrogea Waina du regard. Elle hocha la tête et Flire suivit son ami. Il dit :
- Qu’est-ce que tu voulais me dire ?
- Je croyais que tu avais compris !
- Ne te mêle pas de ma vie privée s’il te plaît. Qu’est-ce que tu voulais me dire ?
- Ilhe veut tous nous voir.
Flire suivit Néwtons jusque dans la salle commune. Là, Ilhe leur dit de s’asseoir. Les Chevaliers s’assirent sur des chaises qui venaient d’êtres déposées et le roi dit :
- Merci de votre intervention. Vous nous avez sauvé la vie. À moi et à ma famille. À moi et à la fille de la prophétie. À moi et à ce château. Je voudrais faire une fête à vous et à la fille de la prophétie qui a tenté de tuer les agresseurs ; êtes-vous d’accord ?
- Oui mais se sera sans Waina car elle dort, répondit Ilhe.
- Je ne dors pas, fit Waina en arrivant.
- Aller, à table !
Des serviteurs vinrent installer des tables avec de la nourriture et de la boisson. Waina alla s’asseoir entre Flire et Néwtons. Le roi fit un discours que Waina ignora tant elle avait faim. Lorsque Olche eut fini, Flire lui dit qu’elle pouvait manger. La jeune fille prit du porc, de la salade frisée, des pommes de terre, du brocoli, de la purée et pour la boisson, elle prit du vin. Elle mangea toute son assiette sous le regard ébahi de Flire. Celui-ci dit :
- Tu viens de manger comme un ogre.
- Je n’ai pas mangé comme un ogre. J’ai mangé comme une ogresse.
- Écoute, quand on s’est embrassé, c’était une erreur. Je ne peux pas être avec quelqu’un.
- Serait-ce à cause de Néwtons ?
- Non, pourquoi ?
- Parce qu’il m’a déjà demander si je voulais bien… euh… on va dire sortir avec lui.
Aucun son ne sortit de la bouche de Flire. Il partit. Waina le suivit. Ils allèrent dans la chambre du jeune homme. Waina dit :
- Qu’est-ce qui ne vas pas ?
- Néwtons m’a dit que je ne devais pas être avec toi, car nous risquons d’être séparés. Je croyais qu’il me disait ça pour que l’un de nous deux n’ait pas le cœur brisé. Mais il a dit cela parce qu’il ne voulait pas te perdre.
- Ne t’énerve pas. J’aurais fait la même chose si tu étais attiré par une autre fille. Et même que peut-être je l’aurais tué.
Waina s’assit sur les genoux de Flire. Le jeune homme embrassa son amie ; elle le poussa sur le lit et continua à l’embrasser. Flire la retourna et commença à défaire la chemise qu’elle portait quand quelqu’un frappa à la porte. Ils se relevèrent, Waina reboutonna sa chemise et lorsqu’elle eu finie, Flire dit :
- Entrez.
- C’est Salton. Je vous dérange ? dit-il en passant la tête dans l’encadrement de la porte.
- Oui, mais on continuera plus tard, fit Flire. Qu’est-ce que vous voulez ?
- Je voudrais vous parler. À tout les deux.
Chapitre 8
La prophétie
Le prince alla s’asseoir sur la chaise et commença son récit :
- « Il y a très longtemps, sur un autre continent, un grand mage noir appelé Neltoria, trouva une carte avec le monde inscrit dessus. Il créa une armée et attaqua tous les autres continents. Il crut qu’il avait attaqué toute la terre. Alors, il viola toutes les femmes avant de les tuer. Sauf une femme, qui réussit à s’enfuir. Elle trouva une terre, une grande partie de terre qui était stérile. Alors, elle construit une maison où elle accoucha une fille. Elle éleva son enfant. Un jour, des hommes, des femmes et des enfants trouvèrent la partie. Ils formèrent notre continent. Ils vivèrent en paix jusqu’à ce qu’une femme accoucha d’un garçon démoniaque. Cet enfant grandit dans l’ombre et dès qu’il eut 20 ans, il voyagea. Il découvrit l’endroit où Neltoria avait habité. Il y élu résidence et découvrit tout ce que le grand mage avait caché. Il devint noir, noir, et il recréa l’armée. Mais il créa une armée de MAGICIENS. Il devint notre ennemi que nous connaissons. Et la prophétie dit : « Seule une fille choisie par un magicien bon devra se sacrifier pour pouvoir sauver ce monde. » En attendant, ce magicien donna des pouvoirs aux mortels afin qu’ils puissent se protéger. » Et ce jour-là est arrivé, Waina. La fille, c’est vous. Flire et Néwtons vont vous apprendre à vous servir de vos pouvoirs. Flire, c’est une mission de la plus haute importance.
Salton partit sur ses mots. Waina le regarda partir avant de dire à Flire :
- Si je comprends bien, je dois me sacrifier ?
- Non, il n’a pas tout dit. La prophétie dit aussi que la fille, si elle trouve… l’amour… elle pourra l’utiliser pour surmonter cette épreuve.
- Cela veut-il dire que l’homme dont elle est tombée amoureuse doit mourir ?
- Non, mais qu’ils doivent tous les deux sacrifier leurs pouvoirs.
- Mais…
Flire la prit dans ses bras. Elle voulut se dégager mais il la retint fermement mais gentiment. Il la berça et dit :
- Si tu meurs, je mourrais avec toi. Je ne suis rien sans toi. Maintenant viens. On va dans les jardins, je dois te montrer quelque chose. D’accord ?
- Oui.
Ils sortirent de la chambre et allèrent dans les jardins. Là, ils rencontrèrent le roi avec sa fille. Flire les salua de la tête et continua son chemin. Waina ne leur adressa pas un regard. Elle suivit son ami jusqu’à la fontaine qu’elle avait vu il y a maintenant une semaine. Flire se pencha au-dessus, prit la main de Waina, dit une phrase et tout devint noir autour d’eux. Waina crut qu’ils avaient étaient attaqués mais en faite ils se matérialisèrent sur une plateforme où il y avait les autres Chevaliers. Waina compris. C’était l’endroit où les CN s’entraînaient. Ici au moins, ils n’étaient pas obligeaient de se cacher. Elle dit :
- Je…
- Tu vas être entraîné ici, dit Flire.
- Le prince vous l’a dit apparemment, fit Néwtons en lançant un regard noir à Flire.
- C’est pas de ma faute.
- S’il vous plaît, arrêtez de vous engueuler. Je veux partir. Flire, s’il te plaît.
Flire la ramena dans sa chambre. Elle se coucha dans son lit et tourna le dos à son ami. Il partit. Waina ne s’endormit pas. Elle se dit que peut-être elle aurait dû écouter Chelsse. Elle se leva et alla à la grande salle des Chevaliers. Elle vit Flire en train de manger lentement. Elle alla s’asseoir à côté de lui. Elle prit de la viande avec des pommes de terre. Elle n’adressa pas la parole à son ami. Mais Flire dit :
- Tu devrais dormir.
Waina ne lui répondit pas. Elle continua à manger en silence. Flire essaya quand même de renouer le contact :
- Tu veux de l’eau ?
- Non, je ne veux pas d’eau.
- Pourquoi tu ne me parles pas ?
- JE N’AI PAS ENVIE DE PARLER À QUELQU’UN QUI SAVAIT CE QUI M’ATTENDAIT ET QUI NE M’A RIEN DIT !
Flire la regarda et partit. Il alla s’enfermer dans sa chambre. Waina eut le cœur brisé mais resta à sa place. Elle se dit que s’il voulait renouer les liens, ce n’était pas comme ça qu’il devait s’y prendre. Elle continua à manger. Lorsqu’elle eut fini, Flire revint chercher son assiette et débarrassa sa place. Waina vit des traces de larmes sur ses joues ; elle dit :
- Je suis désolée. Excuse-…
- Je croyais que tu ne parlais pas à quelqu’un qui savait ce qui t’attendait et qui ne t’a rien dit ? répliqua Flire d’un ton sec et coupant.
- Flire, tu pourrais me comprendre…
- Non, non et non ! Jamais je ne te comprends et je ne te comprendrais jamais ! Que tu meurs ou que tu vives, je m’en fiche royalement !
Flire regagna sa chambre sous le regard ébahi de Claine et de Nizzi qui étaient arrivées. Waina débarrassa sa place et se rendit dans la chambre de Flire. Elle le regarda et dit :
- Je t’aime.
- Moi non, répliqua Flire.
- Je sais que tu ne le penses pas. S’il te plaît, Flire.
- S’IL TE PLAÎT QUOI ??!! hurla Flire.
- Ne me parle pas sur ce ton.
- Je te parle comme je veux !!
- Non, sinon je risque de me mettre en…
Trop tard. Waina ne put s’empêcher de lancer une boule de feu sur son ami. N’ayant pas prévu le coup, il fut touché à l’abdomen. Waina, se rendant compte de ce qu’elle avait fait, s’agenouilla à côté de Flire. Mais il la repoussa en disant :
- Lâche-moi !
- Je suis vraiment désolée, dit-elle en pleurant.
- Pas autant que moi je suppose !
Flire se remit debout et mit Waina à la porte. Elle regagna sa chambre dans un silence de mort.
Chapitre 9
L’ignorance est blessante…
Waina se réveilla car quelqu’un frappait à sa porte. Elle se leva et alla ouvrir. Elle ouvra sur Néwtons qui entra sans lui demander son avis. Il dit à son amie :
- Je t’avais dit que toi et Flire ça ne marcherait pas.
- Tu as raison, ça ne marche pas. On peut plutôt dire que c’est la vrai cata.
- Tu devrais aller le voir car depuis hier soir il n’arrête pas de se saouler.
Waina sortit en robe de chambre et alla retrouver Flire dans la salle. Il était complètement affalé sur la table. Waina et Néwtons le transportèrent jusque dans sa chambre où il s’endormit comme un bébé. Néwtons demanda à Waina :
- Qu’est-ce que tu lui as fait pour qu’il soit comme ça ?
- On s’est disputé et je lui ai envoyé une boule de feu.
- Tu lui as envoyé une boule feu ? non mais tu es folle ?!
- Il m’a parlé comme si j’étais un chien, alors je me suis énervée et je lui ai envoyé une boule de feu sans faire exprès.
- Après ça, tu ne t’étonneras pas qu’il ne t’adresse plus jamais la parole.
- Mais…
- Peut-être même qu’il va refuser de t’entraîner.
- Chut ! je dors ! fit Flire en baillant.
Les jeunes le laissèrent dormir en partant. Le lendemain, Flire ignora Waina et Waina ignora Flire. Flire alla dans le jardin pour aller s’entraîner mais il vit son amie avec Néwtons. Ils se parlaient. Flire s’approcha en silence et entendit :
- J’aime Flire. Je ne peux pas t’épouser, fit Waina.
- Mais ça ne marche pas entre vous, tu l’as même dit hier ! Tu as dit que c’était la vrai cata !
- Peut-être, mais je voudrais renouer les liens avant. On ne se parle même plus ! Je voudrais qu’on soit amis avant de t’épouser.
- Alors c’est oui ?
- Seulement quand je serai redevenue amie avec lui. D’accord ?
- Oui.
Néwtons partit, tout content. Flire s’avança vers la fontaine mais Waina l’intercepta :
- Flire !
- Quoi ?
- Est-ce qu’on peut redevenir ami s’il te plaît ?
- Pour que tu puisses te marier avec Néwtons ?
- Écoute…
- Il n’y pas de écoute ! C’est sois lui, sois moi. Sois c’est lui sans moi, sois c’est moi sans lui. OK ?
Flire partit mais il entendit :
- Alors c’est Néwtons.
Flire se retourna mais elle avait disparu. Il resta figé encore un instant puis retourna dans sa chambre, trop déboussolé pour aller s’entraîner. Lorsqu’il sortit, il faisait sombre dehors. Il alla manger et vit Néwtons qui disait à tout le monde qu’il allait se marier avec Waina. Lorsqu’il vit Flire, son sourire de joie s’effaça pour laisser place à un sourire ironique. Waina bouscula Flire sans lui dire pardon et dit à Néwtons :
- On se marie quand ?
- Quand tu veux, répondit-il en la prenant dans ses bras et en l’embrassant.
Flire tourna les talons et partit. Kalie secoua la tête et dit à Waina :
- Tu ne voies pas que tu lui fais du mal ?
- Il m’a bien fait du mal quand il m’a caché la prophétie !
- Nous te l’avons tous caché ! Sur ordre de Ilhe !
- Néwtons me l’a dit lui ! mentit-elle. Nous avons fait la comédie pour voir si vous alliez craquer.
Sur ses mots, ils partirent. John alla voir Flire qui allait se percer les veines. Il l’en empêcha et dit :
- Laisse tomber. Elle n’en vaut pas la peine.
- C’est toi qui le dis. Ce n’est pas toi qui te fais rabaissé à longueur de journée !
- Arrête. On a besoin de toi.
- Je crois que je vais changer de camp.
- Ne dis pas ça !
- Tu veux que je reste avec eux après ce qui m’ont fais subir et ce qui me feront subir ?
- Ilhe va les remettre à leur place !
Quelqu’un frappa à la porte. Flire dit :
- Entrez.
- C’est Waina. Je voudrais te parl…
- Dégage ! je ne veux pas te voir dans ma chambre ! Sors !
- Mais…
Waina dut reculer car la porte se ferma sur son nez. Elle frappa de nouveau mais là ce fut John qui ouvrit, sortit et dit :
- Il-ne-veut-pas-te-voir ! C’est pourtant clair !
- Je voudrais lui parler !
- Demande-lui en même temps s’il veut être ta demoiselle d’honneur tant que tu y es, dit Néwtons en arrivant.
- Néwtons, ce n’est pas parce que tu ne l’aimes pas qu’il faille qu’il ait toutes les punitions du monde ! Il a sa vie aussi.
- De toute façon, il va quitter les rangs, fit John.
- QUOI ??!! firent le couple en chœur.
- Laisse-moi entrer John, fit Néwtons. S’il te plaît.
- Flire… ?
- Oui.
Néwtons entra et reçu un coup de poing dans le nez. Il regarda Flire qui était lui aussi surprit. Celui qui lui avait donné un coup de poing était Chelsse ; il s’était matérialisé devant eux alors qu’il aurait dû être mort. Il dit :
- Je vais vous tuer, tout les deux !
Il se dématérialisa. Waina entra et vit Néwtons qui avait le nez cassé. Elle voulut parler mais Néwtons dit :
- FLIRE ! Pourquoi m’as-tu frappé ?!
- Je ne t’ai pas frappé !
- Flire, tu dépasses les bornes ! fit Waina. Quitte les rangs si tu veux mais arrête d’être violent avec mon futur mari. C’est moi qui l’ai choisi ! Alors tu ne pourras rien y changer ! C’est clair ?
Elle partit suivit de Néwtons qui lança un regard victorieux sur Flire. Ce dernier resta figé jusqu’à ce que John dise :
- Tu l’as vraiment frappé ?
- Pense ce que tu veux !
Flire rangea ses affaires dans un sac et partit. Il alla dans les écuries où il vit Waina qui l’attendait. Flire l’ignora et avança. Il reçut une gifle de la jeune fille. Il la regarda. Il sentit une énorme colère monter en lui. Il se calma et la regarda. Il vit de la colère sur son visage qu’il avait embrassé avec amour. Il secoua la tête, sella son cheval, grimpa et vit que Waina pleurait. Flire voulut l’ignorer mais elle dit :
- Je suis désolée. Je ne sais pas ce qui m’a prit. Je t’aime. Je…
- Ne me parle plus jamais. Tu m’as blessé et je ne te pardonnerai jamais.
- Néwtons m’a dit que tu ne l’avais pas frappé. Je lui ai dit que je ne voulais plus me marier avec lui. Lorsque j’ai dit ça, j’ai ressentit ta douleur, la douleur que je t’avais causé. Je veux vivre avec toi.
- Je croyais que tu savais la prophétie depuis que tu es arrivée ?
- J’ai menti.
- Pourquoi ?
- Je… je ne sais pas…
- Alors quand tu sauras je pourrais recommencer à t’aimer.
- Attend !
Waina prit Flire par la manche et le tira. Il descendit de cheval et Waina l’embrassa. Flire se dégagea, remonta et voulut lancer son cheval au trot mais John se mit devant lui. Flire se mit en colère et hurla :
- Partez ! Vous m’énervez ! DÉGAGEZ !!
John prit la tête du cheval et Waina fit descendre Flire. Elle l’endormit et John l’emporta dans sa chambre.
Chapitre 10
… l’amour est mortel
Flire se réveilla dans son lit. Il était seul. Il se leva, s’habilla et sortit. Il alla dans la grande salle où il prit des œufs brouillés, une tartine grillée et un verre d’eau. Il mâcha lentement en se demandant ce qu’il s’était passé. Il n’avait rien compris. Un moment, Waina disait qu’elle aimait Néwtons, à un autre, elle disait qu’elle ne l’aimait plus. Il continua son petit-déjeuner sans se soucier des regards curieux de ses camarades. Néwtons arriva et, alors que tout le monde les regardait, Flire et lui, il prit le bras de Flire et l’emmena ailleurs. Néwtons ouvrit la bouche, se ravisa et la ferma immédiatement. Flire le regarda dans les yeux. Il voulait lui parler, mais il s’était promis de ne plus jamais lui adresser la parole. Ni à lui, ni à Waina. Néwtons, ne se sentant pas prêt, partit en secouant la tête. Il rejoignit les autres chevaliers à la grande table de leur salle en murs fait de pierres bleues avec des tableaux de tous les rois ayant vécus en ces lieux. Flire retourna à sa place mais, au lieu de continuer son assiette là, il la prit et partit dans sa chambre. Il finit de manger en lisant un livre sur le continent. Il était bleu avec des reliures noires. Sa chambre était composée d’un lit en bois avec des draps en soie de couleur verte, d’une table de chevet avec une bougie à moitié fondue, d’un bureau en bois sec peint en noir. Une bibliothèque complétait le tout. Flire eut tout juste de finir de lire le livre lorsque quelqu’un frappa à la porte. Flire n’eut pas le temps de dire entrer ; Waina entra immédiatement. Elle s’assit sur le lit. Elle voulait s’excuser, mais ne savait pas comment s’y prendre. Et puis, Flire ne l’encourageait pas non plus. Elle finit par dire :
- Je suis désolée.
Aucune réponse de la part de Flire. Il la regardait d’un regard accusateur. Il secoua la tête et poussa Waina hors de sa chambre. Il ferma sa porte sur le nez de cette dernière. Il souffla. Flire, le « plus fort » des chevaliers, était écrasé par deux personnes : Néwtons et Waina. Il en aimait une. Mais, maintenant qu’elle l’avait blessé, cela n’était plus possible. Flire sortit et alla à la fontaine… Enfin, il prit le chemin de la fontaine. En route, il songea à prendre son cheval et à partir dans le camp adverse. Puis, il se rendit compte qu’il n’avait parlé à personne depuis qu’il s’était réveillé. Alors, il changea de direction et alla à la grande salle. Il y trouva Johnas, John, Kalie et Nizzi. Il prit John par le bras et l’emmena à l’écart. Il allait parler quand Waina s’interposa :
- Pourquoi tu ne me parles pas ? Ni à moi, ni à Néwtons ? Alors que tu parles à John ?!
- Il a promis de ne plus vous adresser la parole, répondit John à la place de son ami.
Waina regarda Flire. Elle savait que cela était de sa faute. Et de celle de Néwtons. Elle secoua la tête et dit :
- John, peux-tu nous laisser s’il te plait ?
John partit presque immédiatement. Waina prit la main de Flire et l’emmena au banc où Néwtons avait fait sa demande. Il était blanc. Le parc était un terrain vert de pelouse où se dressait une aire de jeux pour les enfants, plusieurs bancs en bois, un bout de terrain pour les entraînements vites faits, une fontaine blanche où se dressait une statue de la déesse Xanon, déesse du firmament. Le château entourait le parc, comme un protecteur. Waina regarda Flire et lui avoua :
- Néwtons… Il s’inquiète pour toi. Il s’en veut de t’avoir fait souffrir. Moi c’est pareil. On est tout les deux déso…
Flire se leva et devint de pierre. Il protégea Waina d’un serpent électrifié mais il fut projeté un peu plus loin. Waina se leva mais avant de pouvoir faire quoi que ce soit, elle fut prise par le cou et fut projeté sur le mur. Elle ressentit une douleur aigue dans tout son corps. Elle entendit :
- Ma douce Waina, ce n’est pas pour toi que je viens, mais pour Flire et son pire ennemi, Néwtons.
Chelsse. Il s’approcha de Flire. Ce dernier, grâce à ses pouvoirs, créa une montagne tout au tour de Chelsse qui la fit exploser. Il envoya un giga boule de feu qui brûla Flire au visage. Il cria et tomba. Néwtons arriva, invoqua sa force. Tout d’un coup, les arbres lancèrent leurs branches sur Chelsse. Ce dernier les brûla, se retourna, invoqua une tornade et l’envoya sur Néwtons. Il disparu sur cette attaque. Flire continuait de crier, alors que Néwtons tournoyait dans la tornade. Chelsse réapparut et arrêta la tornade. Il prit Néwtons par le cou et commença à lui écraser les os lorsqu’il reçu un coup de grosse branche sur la tête. Il lâcha le cou du jeune homme et se retourna. Il regarda Waina avant de sombrer dans le noir. Ilhe arriva ainsi que Kalie et Nizzi. Ilhe soigna Néwtons alors que les filles dont Waina soignèrent Flire. Il était brûlé partout sur le visage. Ils emmenèrent les blessés dans la partie des soins. Elle était constituée de 150 chambres qui étaient toutes menue d’un lit, d’une table de chevet, d’un bureau et d’une armoire. Flire et Néwtons furent soignés mais Flire aura des marques. Waina resta au chevet de son sauveur, et Néwtons arriva une heure plus tard. Il chuchota quelque chose à Waina et celle-ci partit. Il prit sa place et regarda Flire. Néwtons ne savait pas quoi dire. Flire ouvrit les yeux et son « ami » lui dit :
- Je suis désolé. Je ne voulais pas te faire du mal. Si j’avais pu te sauver, je l’aurai fait. Mais je suis arrivé trop tard. Tu étais déjà brûlé. Je…
- Ce n’est pas de ta faute. C’est moi. Je n’ai pas fait ma protection, dit Flire dans un souffle.
- Pourquoi ?
- Je… Je n’en avais pas envie.
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- …
- Ne me dis pas que c’est à cause de ce qui s’est passé entre Waina et moi ?
- Je veux savoir un truc.
- Qu’est-ce que tu veux sa…
Néwtons vit le regard de Flire se perdre dans sa colère. Ses yeux noirs devinrent blancs. Mais ce fut tout ce qui changea. Ses yeux redevinrent normaux mais Néwtons vit de la peur et de l’étonnement. Ce dernier lui demanda ce qui lui arrivait.
- Je n’arrive pas à me transformer !
- C’est peut-être parce qu’ils sont en train de changer ?
- Ou alors je les ai perdus.
- Non, ils sont en train de changer, fit Nizzi en arrivant.
Ses yeux étaient violets. Elle utilisait son pouvoir.
- Ils vont être si puissant que tu pourrais tout détruire sans le vouloir. Ils te possèderont. Mais ils seront plus faibles que ceux de Waina…
- Oui, c’est bon Nizzi.
Kalie prit Nizzi par le bras et l’emmena ailleurs. Néwtons regarda son ami. Il s’était rendormi. Le jeune homme sortit de la chambre. Il se dit qu’il ne devrait rien dire à Waina…
Chapitre 11
Le vrai entraînement…
Flire se réveilla avec un gros, énorme mal de tête. Il se rendit compte que cela faisait deux fois d’affilés qu’il se réveillait dans son lit sans avoir le souvenir de s’être couché. A peine eut-il fini de s’habiller que Néwtons passa sa tête dans l’encadrement de sa porte.
Autres pages sur : super longue histoire
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