Se connecter avec
S'enregistrer | Connectez-vous

DISSERTATION DE FRANCAIS !

Dernière réponse : dans Etudes - Travail

Salut, j'ai une dissert de Français pour le vendredi 22 décembre. J'ai fait une problématique. J'aimerais savoir si elle vous semble juste par rapport au sujet demandé, et si oui, quels arguments pourrais-je mettre dans ces partis ?

SUJET : "En vous appuyant sur vos lectures personnelles, vous vous interrogerez sur les difficultés de l'autobiographie et les raisons qui font dire aux écrivains que leur vie, une fois racontée leur semble fausse et comme inventée."

Voici mes partis :

1] L'autobiographie et ses difficultés
2] Pourquoi l'autobiographie devient une histoire inventée après qu'on l'ait écrit.
3] Mon avis personnel

MERCI DE VOTRE AIDE !

Autres pages sur : dissertation francais

Lassé par la pub ? Créez un compte

  1. Les intérêts et difficultés de l'autobiographie (français - 1re générale)
  2. Les intérêts de l'autobiographie sont nombreux et divers. En premier lieu, ce genre littéraire est l'outil de la description de soi-même. Ensuite, les autobiographes plongent dans leurs souvenirs pour y retrouver une personnalité perdue. Puis vient l'« apologie » de sa personne, qui explique, défend ou justifie les choix ou les traits de caractère de l'auteur, pour soi-même ou pour le grand public. Mais les intérêts de l'autobiographie touchent aussi au message délivré par l'oeuvre.
  3.  
  4. En effet , l'écrivain, à travers le récit de sa vie, décrit les époques, les expériences, les aventures ou les périples de son existence. A travers ceux-ci, il juge, plaidoyer ou réquisitoire, le monde qui l'entoure. D'abord, le but premier et légitime de l'autobiographie est le récit de sa propre vie. « Moments précieux et si regrettés ! Ah ! Recommencez pour moi votre aimable cours ; coulez plus lentement dans mon souvenir, s'il est possible, que vous ne fîtes réellement dans votre fugitive succession ». C'est ainsi que Rousseau voit le l'intérêt premier de l'autobiographie. Pour l'écrivain, retracer son existence est un plongeon dans le monde des souvenirs, agréables ou douloureux, enrichissants ou ayant marqué un tournant dans sa vie, revivre les instants de sa vie tout en ayant un regard extérieur, adulte et réfléchi. Ainsi, Nathalie Sarraute, grâce à cette entreprise d'écriture, revit le bonheur de sa jeunesse, qu'elle qualifierai de « joie », bien que ce mot fut « trop modeste » pour le sentiment éprouvé. L'écrivain, tout au long de sa jeunesse et de croissance, physique comme intellectuelle, traverse les époques et les péripéties. Mais le narrateur n'est plus le protagoniste, malgré le Pacte Autobiographique de Philippe Lejeune, et l'auteur se découvre alors un intérêt certain: la remémoration de moments de bonheur ou de personnes aimées. « Je me levais avec le soleil, et j'étais heureux ; je me promenais, et j'étais heureux ; je voyais maman, et j'étais heureux ; je la quittais, et j'étais heureux ». C'est ainsi que dans ses Confessions, Rousseau exprime son bonheur puéril dont il puise un bonheur « mémoriel ». Pour lui comme pour de nombreux auteurs, le lyrisme est alors l'outil de ces descriptions, au contraire de Sarraute, qui ni voit que superficialité.
  5.  
  6. En second lieu, l'autobiographie tient l'intérêt d'une apologie de soi-même, ou encore d'une justification ou simplement d'une explication de sa personnalité, de ses choix ou encore de sa vie. Cette apologie, cette critique ou encore cette « dissertation » peut s'adresser au public mais aussi et surtout à soi-même. Montaigne met de ce fait le lecteur dans la confidence : il rédige un ouvrage personnel adressée à ses proches et non destinée au « monde ». Le dessein même de l'autobiographe est de se connaître, de se découvrir. Cependant, ce dessein, s'il est suivi jusqu'au bout, conduit alors a une description personnelle qui s'étend à de nombreuses personnes y trouvant un miroir pour leurs propres vies. Ainsi Georges Perec, à travers son oeuvre W ou le souvenir d'enfance, offre au lecteur la possibilité de se retrouver dans ses écrits. Mais la découverte de soi-même peut aussi conduire à une description, une analyse de la société dans sa globalité. L'écrivain peut alors, à travers son ouvrage et de part une expérience totalement personnelle, répondre à une interrogation universelle ou encore, peut partager son avis sur un mal de société. « Suis-je bon, méchant, spirituel, bête? Ai-je su tirer un bon parti des hasards au milieu desquels m'a jeté et la toute-puissance de Napoléon (que toujours j'adorai) en 1810, et la chute que nous fîmes dans la boue en 1814, et notre effort pour en sortir en 1830? Je crains que non, j'ai agi par humeur, au hasard". Chateaubriand ainsi que nombreux autres autobiographes s'interrogent ainsi sur leur personne ou sur leurs choix, créant alors une « généralisation » au sein des lecteurs qui trouvent en l'oeuvre de l'écrivain la vie d'une personne commune à laquelle ils s'identifient. C'est ainsi que Montaigne se présente, dans ses Essais , où ses défauts comme ses qualités sont exposée, Montaigne se rangeant alors dans la communauté et ne cherchant donc pas à « s'élever au dessus de la masse. »Enfin, dernier intérêt de l'autobiographie, avoir la possibilité, à travers le récit de sa vie, de prendre parti, plaidoyer ou faire un véritable réquisitoire à l'encontre de certains aspects du monde qui l'entoure et dans lequel il a grandi et évolué. Ainsi, à travers son oeuvre Mémoires d'une jeune fille rangée , Simone de Beauvoir érige son oeuvre en véritable réquisitoire, implicitement ou explicitement, contre la société bourgeoise dans laquelle elle est née, à laquelle elle a appartenu et à cause de laquelle elle s'insurgea contre des principes tels que le conformisme et le dégoût de la misère. L'autobiographie est donc, pour l'écrivain, un médium expressif et dissimulant, permettant de offre un support vivant à une argumentation qui souvent, est illustrée par des exemples vécus ou rapportés. Elle représente un moyen convaincant des faire passer ses idées, ses messages, ses désirs, ses espoirs. Michel de Montaigne, encore une fois, fera dans Des cannibales (Essais, chap. XXXI), une critique virulente et parfaitement argumentée de la société colonisatrice et esclavagiste du XVIème siècle à travers l'apologie de la vie sauvage, dans laquelle est absente toute forme de corruption, de haine ou de jalousie. Plaidoyer ou réquisitoire, elle se fait souvent détractrice ou avocate d'une cause, d'un événement, d'une classe sociale. Néanmoins, l'autobiographie ne possède pas uniquement des côtés positifs ou des avantages, elle représente également le fruit d'un long et parfois douloureux travail, comparable à un accouchement.
  7.  
  8. Le travail du biographe est à priori une entreprise élémentaire et distincte des autres genres littéraires. Cette création est d'abord élémentaire car elle ne suppose aucun travail d'imagination de l'auteur, qui écrit son passé et non une création portant sur des personnages inventés de toute pièce. Mais c'est une entreprise à la fois distincte des autres genres littéraire car elle se délivre du roman ou de la fiction, qui caractérise la littérature traditionnelle. Pourtant, ce dégagement des astreintes de la fiction ne va pas de soi. Il pose des problèmes d'écriture et de lecture car il dévoile en fin de compte un objectif tenant autant de la métaphysique ou de la philosophie que de la littérature : tout autobiographe est à la recherche de soi.
  9.  
  10. Etudions d'abord les obligations de l'autobiographe liées au Pacte Autobiographique de Philippe Lejeune. En premier lieu, l'équation de base de toute autobiographie est la suivante : l'auteur doit à la fois se confondre avec le narrateur ainsi qu'avec le personnage. Ce dogme est considéré comme un contrat tacite entre écrivain et lecteur. Des auteurs tels que Marguerite Yourcenar ou Nathalie Sarraute évoluent dans cette sphère alors que Rousseau, par exemple, ne prend pas en compte cet aspect concret du contrat dans son préambule. C'est au long de son oeuvre que l'on distingue peu à peu la superposition entre écrivain, narrateur et protagoniste. Pour pallier à cet obstacle, certains auteurs ajoutent à cette équation un double, une voix extérieure ou intérieure, permettant une position de juge à soi-même. Nathalie Sarraute, au travers de Enfance, nous fait partager cet aspect de l'autobiographie, qui est une solution autant pour la jonction absolue entre auteur, narrateur et personnage qu'envers le désir d'authenticité.
  11. Ensuite, un second pilier du Pacte Autobiographique est le devoir d'authenticité de l'auteur. En effet, ce second dogme se présente d'abord comme une difficulté latente : il s'agit pour l'écrivain de donner des renseignements exacts et de plonger dans le monde de la mémoire et des souvenirs pour écrire avec le plus de sincérité. Marguerite Yourcenar décrit avec précision le travail destructeur du temps sur les souvenirs, d'une part, et décrit les traces concrètes du passé dans le présent, d'autre part. Le travail autobiographique pose pour elle les mêmes problèmes que ceux qu'un chercheur peut rencontrer 1ors d'une reconstitution historique. La sincérité, qualité recherchée par tout autobiographe, est véritablement inatteignable car « le temps l'érode peu à peu » (Marie Darrieussecq). Ce manque de sincérité contraint alors l'auteur à la fiction, rompant alors le Pacte ainsi que la confiance et la crédulité du lecteur. Il faut donc combler les brèches : Giono reconnaît que si l'essentiel de Jean le Bleu est authentique, il a néanmoins modifié, ajouté, un certain nombre de détails faisant faute dans sa mémoire. Pour Rousseau, le cas est différent. Lui aussi revendique l'authenticité, seulement elle est bien vite contredite, puisqu' il avoue lui-même utiliser le relais de l'imagination pour combler ses trous de mémoire. Pour Montaigne, enfin, le désir de se peindre "tel qu'il est" est avoué d'entrée de jeu. Cependant, il tombe dans le travers de l'égocentrisme, d'une peinture peu objective de soi: il est, malgré ses dires, sensible à l'opinion des autres, à la bienséance, qui le détournera bien souvent de son objectif premier : tout avouer.
  12.  
  13. D'autre part, le piège dans lequel tombent nombre d'autobiographes est le culte de soi. En effet, Tous les textes disent vouloir faire un portrait objectif, donc flatteur de soi-même.
  14.  
  15. Cependant, il est facile de comprendre que toute entreprise autobiographique, centrée sur soi, mène par sa nature même à se présenter comme un être plus digne d'intérêt que les autres, puisque cet être mérite le travail d'une autobiographie. Ce piège est celui où tombe très certainement Rousseau. Celui-ci se pose alors comme un être majestueux et digne : « Je viendrai, le livre à la main ». Marguerite Yourcenar semble échapper à la règle, grâce à sa lucidité. Car si « L'être que j'appelle moi » n'a ni « nom », ni « forme », c'est par cette distanciation qu'elle exprime et transmet au lecteur sa vie.
  16. Par ailleurs, le problème de l'objectif de l'autobiographie se pose. Deux écrivains, Rousseau et Montaigne, avouent que 1' écriture autobiographique est là pour combler un manque dans leur relation à autrui. Montaigne prévoit en effet qu'après sa mort, ses proches trouveront plaisant et utile cette mémoire de lui-même. Montaigne présente donc ses Essais, orientés vers un objectif privé. Mais ses écrits vont bien au-delà de la sphère privée et touchent la société entière. Il y a un phénomène de distanciation entre objectif premier et objectif final. Rousseau, lui, a des comptes à régler avec certains « blasphémateurs », leurs propos étant allés à l'encontre de sa « sainte personne ». Les accusés sont caractérisés par le "on" recouvrant à la fois Voltaire, et le pub1ic plus 1arge de ses lecteurs et de la société. A travers son oeuvre, Rousseau abandonne le genre autobiographique pour s'immiscer dans l'écriture d'un véritable plaidoyer défendant sa propre cause, se justifiant à tout moment. Au contraire, Marguerite Yourcenar, elle, ne se situe pas tant par rapport à son entourage que par rapport à cette recherche du passé.
  17.  
  18. Autre difficulté du genre autobiographique, la mise en relation par l'écrivain du passé et du présent est souvent une entreprise délicate. En effet, la personne qui tient la plume ne se retrouve souvent plus sous les traits d'un enfant ou d'un adolescent. Ainsi, l'auteur est souvent dans l'incapacité d'évoquer certains sentiments. Marguerite Yourcenar avoue dés le début de son oeuvre que rien ne lui parait plus irréel que cette plongée dans le passé, et qu'elle ne parvient pas à « prendre conscience de son unité » à faire le lien entre la petite fille qu'elle a été et l'adulte écrivain qu'elle est au moment de l'écriture. Cette difficulté de la mise en relation du passé avec le présent peut être dû aux obstacles rencontrés lors de la plongée dans les profondeurs de la mémoire : douloureux souvenirs qu'il est difficile de revivre ou encore amnésie partielle ainsi que George Perec qui déclare « n'avoir pas de souvenirs d'enfance ».
  19.  
  20. Enfin, la dernière difficulté rencontrée par l'auteur est l'obligation d'offrir de l'intérêt au lecteur : le genre autobiographique, de part ses principes, se peut d'être inintéressant pour tous sauf pour les personnes directement liées à l'autobiographe. La difficulté est donc de proposer l'histoire de sa propre vie au commun des mortels en y donnant un véritable intérêt. Cet intérêt peut être caractérisé par des procédés littéraires développés tout au long du roman, ou encore par une ouverture à l'humanité pour éviter le renfermement : l'autobiographie peut alors être témoin d'une époque.


Je viens juste de retrouver sa quelques part enregistré sur mon PC ^^'' si je me vouviens bien sa provient d'un site mais je me souviens plus bien le nom -_-"

Sinon je te conseille d'aller voir l'analyse sur les cofessions de rousseau sur cette page Je te conseille d'aller voir ce site^^http://perso.orange.fr/yjohri/Devoir_cor_1.html




Pour le texte que tu ma donné je m'en suis inspiré pour la première partie (difficulté de l'autobiographie) merci.

Mais pour la deuxième partie (Pourquoi l'autobiographie devient une histoire inventée après qu'on l'ait écrit) je galère toujours autant.

Merci de votre aide !!!

pour la simple raison évoqué si dessus : l'objectivité !!
Essaie de raconter ta journée à tes amis puis demande à chacun qu'ils te racontent la même chose tu vérras que même si vous avez passé la journée ensemble vous ne direz pas les même choses ^^

Chacun à sa façon de raconter et on a tous tendance à trop embelir notre point de vue de la chose ^^

Tes deux thèmes sont un pe trop en relation je trouve mais bon smurf

Llewela

Ok j'ai aussi trouvé çà :

- Parce qu'il prennent du recul, ils racontent leurs vies passés
- Il la raconte souvent sous forme d'humour pour mieux faire passé les choses difficiles
- ils "dédoublent" leurs personnalitées, le narrateur et le protagoniste
- Peut etre aussi parce qu'une fois écrite certaines vies peuvent paraitre irréelle, faut dire que faire rentré tout les passages important d'une vie en un livre, ca fait gros !

En ce qui me concerne j'ai retrouvé un blog, et dessus il y avait le long texte sur le sujet de dissert'
ça fait longtemps oui, personnellement je suis en train de faire cette dissert'.. et je galère pour la partie "les raisons qui font parfois dire aux écrivains que leur vie, une fois racontée, leur semble fausse et comme inventée"
Pouvez-vous m'aider ? Et aussi par rapport à un plan ? c'est ma deuxième dissertation et je n'y arrive pas vraiment..

voici le site du blog -> http://bacfrancais01.skyrock.com/19.html
Lassé par la pub ? Créez un compte
Tom's guide dans le monde