Amitié jalouse ou amour serein... pourquoi ai-je peur d'elle?
Forum Santé / Amour : Amitié jalouse ou amour serein... pourquoi ai-je peur d'elle?
Bonjour, je suis nouveau sur le forum. Je me présente. Je suis un homme de 35 ans, vivant en couple depuis deux mois à la campagne. J'ai trois histoires de terminées aujourd'hui.
La première avec ma première copine, qui a duré 11 ans.
La deuxième avec une femme de théâtre - appelons-la Agathe - dont j'étais follement amoureux même si elle ne m'a accordé que deux nuits, avant de se marier avec un amoureux dont je ne soupçonnais pas l'existance.
La troisième, appelons-la Lila, avec une fille qui demeure mystérieuse aujourd'hui encore pour moi, qui a voulu en quelque sorte me venir à la rescousse, quand j'étais à ramasser à la petite cueillère.
Maintenant, je suis avec une nouvelle copine, je lui consacre beaucoup de temps et de sincérité. Mais avant-hier, Lila qui était partie il y a un an m'a appelé qu'elle revenait en France pour deux semaines (elle était partie officiellement pour hériter de la compagnie familiale après le décès de sa mère) et désire me voir. Cela m'a laissé confus, perplexe, et à vrai dire anxieux. Finalement je ne sus que répondre.
Je vous remercie de prêter votre oreille un moment à cette histoire assurément banale, et peut-être susceptible de vous paraître vaine. Mais je n'en sors pas. J'ai peur de blesser encore, puis de me blesser inutilement. Votre aide me sera d'un grand réconfort.
Je suis un homme direct, franc, sec, un peu simple, avec quelque grain de tempérament contemplatif. Je suis d'ordinaire tendre avec les femmes, même si je ne les aime pas. Mais quand je suis amoureux, je suis fidèle, heureux de l'être toute ma vie. Les très belles filles ne s'intéressent pas à moi, et moi non plus ne m'intéresse pas à elle. Je suis attirée vers les femmes ayant une force physique tellurique, un tempérament viril, une grande capacité d'entreprise, une vivacité et convivialité absolue. Je manifeste promptement mon intérêt quand j'en rencontre une, et elle est obligée de me reconnaître. Ainsi, ai-je mené, avec peu de femmes, une vie amoureuse satisfaisante.
Quand j'ai été largué par Agathe, j'ai cru devenir fou. C'était un amour fantasmé, mais avec beaucoup de réalité assurée par sa personnalité. J'ai commencé à gâcher ma santé et mon moral. M'ayant vu dans cet état, sans en être informé de rien, Lila est venue se glisser entre mes bras. Je la laissais faire, je n'avais le coeur que pour Agathe. Quelques temps après, c'était le jour où la nouvelle du mariage d'Agathe m'était parvenue. Poussé par un désespoir et un peu de tentation de la cruauté déguisée en franchise, j'ai déclaré à Lila que je ne l'aimais pas ni ne pouvais l'aimer, quand bien même je voulais continuer de coucher avec elle, avec son consentement à cette condition. Elle a souri, et m'a dit que les choses pourraient peut-être évoluer. Je lui ai dit que j'étais sceptique.
A ma seconde déclaration de l'impossibilité de l'aimer, Lila m'a raconté qu'elle n'était pas sortie depuis quatre ans avec un homme, trop meurtrie par la longue maladie et le décès de son ex copain. Beaucoup de ses comportements ainsi que de ses qualités rares à trouver chez une jeune femme, furent expliqués alors. Je ne voulais plus la blesser par un égoïsme d'amoureux dépité, la considérant comme une amie fidèle et sincère. De plus, j'ai connu une expérience inouïe sur le plan physique avec elle. Du moins, c'était du concret, une réalité à poursuivre. Je me sentais enfin prêt à commencer quelque chose avec elle. Mais elle a pensé que là, nous avions conclu la relation. Moi, je m'étais interdit de toute parole engageante. Je n'avais que le mot d'amitié à la bouche, et elle a alors commencé à s'éloigner de moi. La dernière fois que nous nous sommes vus, c'était la veille de son retour en Amérique dont elle était venue. Elle m'a écrit ensuite avec "toutes ses amitiés". Je ne lui ai pas répondu.
Un an après, je suis avec une femme depuis deux mois, qui me semble incarner le modèle de bonheur conjugal. Elle est forte et concrète. Elle m'aime d'une façon que je comprends. Je fais tout pour aller la rejoindre tous les week-end, à 300 Km de distance. Elle de même. Bref, je lui donne tout ce que je ne donnais pas à Lila.
Quand Lila m'a écrit avant-hier, tout cela est passé par ma tête. J'étais froid, et lui ai déclaré comme avant, comme toujours, que je me sacrifiais à une autre, et qu'il n'y avait rien pour Lila: plus rien à tirer de moi. Elle m'a répondu qu'elle accepterait que nous ne nous voyions pas si le moindre problème il y a, mais désirerait que je réfléchisse positivement à la voir, parce que c'est une occasion rare, et qu'elle croit à notre amitié. Du coup, je me retrouve encore une fois dans l'absence de mots. Je ne veux pas qu'une vieille histoire pèse sur une nouvelle relation; je ne veux plus penser si j'aimais ou non Lila, cela n'a jamais apporté de réponse; je ne veux pas la blesser en lui révélant que je donne encore à une autre tout ce dont je lui privais; puis, je ne sais pas quelle réaction j'aurai à une éventuelle nouvelle de son nouvel amour; mais en même temps, je veux vraiment la revoir, tout simplement la revoir, m'assurer qu'elle va bien. C'était une amie fidèle, elle m'a en quelque sorte sauvé le coeur, elle m'a rien demandé pour cela, et en effet, je ne lui ai rien donné. Même pour un être rustre et simplet comme moi, c'est évident qu'elle possédait des qualités dépassant toute norme. C'est peu probable que je les verrai de nouveau réunies chez quelqu'un. Devrais-je aller la voir, avant de ne plus le faire encore pendant des années? Ou devrais-je plutôt me soucier seulement du maintien de l'harmonie dans mon couple? Si ma copine ne voulait pas que je la voie? Et comment faire de ma crainte vague à l'idée même de la rencontre d'avec Lila?
Pourriez-vous m'aider?
Raphael
Oulah Ragtime... Quand je pense qu'un topic déclarant les femmes "compliquées" voisine le tien
Et si tu jouais franc-jeu aussi bien avec ta copine qu'avec Lila ? La première connaît ton passé ? Je sais bien qu'en deux mois on n'a pas forcément fait le tour de celui-ci ; mais si tu lui racontais ce qu'il en est ? Et que vous invitiez Lila à dîner (après bien sûr, que tu lui ais clairement précisé que c'est purement amical)
Oui, effectivement je l'ai pensé. Coup d'invitation. Le problème, c'est que Lila est belle, ma copine s'estime un peu trop en chair. Lila est brillante, trilingue, docteur ès lettres, ma copine rien de tout cela (moi non plus). Et surtout pour tout parler, il faut dire aussi que je suis restée un an avec elle, par fascination sensuelle. C'est difficile d'accepter pour quelqu'un qui n'est que depuis 2 mois dans ma vie.
C'est "difficile d'accepter" si elle a un doute, si elle peut en avoir un, sur tes penchants.
Sinon, si toi tu es clair dans ta tête et que tu mets les choses au point avec ta copine et avec Lila, il n'y a pas de raison que "ça ne le fasse pas".
Franchement, j'ai bien l'impression que c'est toi qui te tortures l'esprit, interprètes d'avance les pensées que "tes femmes" (
) pourraient avoir et donc les provoque... Simple, mec, simple !!!
Merci!! Il est vrai que j'ai du mal à avoir confiance en moi donc en l'amour de celle qui me semble la plus susceptible de m'aimer, donc que je choisis au final! Non, je ne suis certainement pas clair dans ma tête. Mais pour qui? C'est ce que je voulais savoir.
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