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L'indépendance de l'Ossétie

Dernière réponse : dans Actualité

Bonjour à tous,

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En annonçant mardi la reconnaissance par la Russie de l'indépendance des républiques séparatistes de Géorgie , malgré les mises en garde de la communauté internationale, Dmitri Medvedev appelle "les autres États à suivre son exemple". Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, affirme que son pays ne serait pas isolé sur le plan international.

Reste que le concert des réactions ne s'est pas fait attendre. Alors que les leaders séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud se sont félicités de cette décision "historique", la Géorgie et de nombreux pays occidentaux l'ont rapidement condamnée. Cette décision est "totalement illégale", a déclaré le président géorgien Mikheïl Saakachvili. La reconnaissance par Moscou des territoires séparatistes géorgiens d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie n'a "aucune valeur légale" et aura de "lourdes conséquences politiques" pour la Russie, a regretté pour sa part le secrétaire du Conseil national de sécurité géorgien, Alexandre Lomaïa.

La France, par la voix du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, "condamne fermement" la reconnaissance par Moscou des républiques séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. Dans un communiqué diffusé en fin d'après-midi, l'Élysée estime que la décision russe est "contraire aux principes d'indépendance, de souveraineté et d'intégrité territoriale de la Géorgie, reconnus par la charte des Nations unies, l'acte final de la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe et les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité". La France appelle de ses voeux "à une solution politique des conflits en Géorgie. Elle examinera de ce point de vue les conséquences de la décision de la Russie". Pour les Britanniques, la position russe est "injustifiable et inacceptable".

Le secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer a purement et simplement "rejeté" mardi la décision russe, jugeant qu'elle "violait" l'intégrité territoriale de la Géorgie. Le patron de l'Onu, Ban Ki-moon, craint que la reconnaissance par Moscou de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud ait des répercussions sur la sécurité et la stabilité dans le Caucase. Enfin, la Maison Blanche affirme mardi que la reconnaissance par la Russie de l'indépendance des républiques séparatistes géorgiennes serait considérée comme "mort-née" par le Conseil de sécurité de l'ONU. Plus tôt, la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a jugé "regrettable" que la Russie ait formellement reconnu l'indépendance des deux républiques séparatistes de Géorgie.

Risque de balkanisation du Caucase

La chancelière allemande Angela Merkel condamne la reconnaissance par la Russie de l'indépendance des deux républiques séparatistes de Géorgie, la qualifiant de "contraire au droit international". "Cette décision signifie une violation claire et délibérée contre le droit international et les principes fondamentaux pour la stabilité en Europe", écrit sur son blog le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, dont le pays a adopté une position très ferme vis-à-vis de Moscou dès le début du conflit en Géorgie.

Cette décision "ne s'appuie pas sur un cadre juridique international", estime aussi le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini. "J'accueille cette décision avec regret (...) Une balkanisation sur une base ethnique du Caucase est un sérieux danger pour tous", prévient-il. L'Occident a "commis une erreur" en "humiliant la Russie pendant 10 ans", de 1991 à 2000, en demandant à Moscou "d'être un fournisseur d'énergie et d'accueillir nos investissements" sans pour autant lui reconnaître un "rôle politique", estime-t-il. "La Russie a nourri une frustration qui malheureusement explose aujourd'hui", a-t-il conclu.

La présidence finlandaise de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) dénonce de son côté "une violation des principes de l'OSCE", alors que la présidence française de l'UE consulte ses partenaires pour adopter une déclaration condamnant la décision de Moscou.

Cette décision intervient six mois après la déclaration d'indépendance du Kosovo, qui avait été aussitôt reconnue par les occidentaux, au grand dam de la Russie, et moins de 20 jours après l'offensive manquée des Géorgiens en Ossétie du Sud.

À Soukhoumi et à Tskhinvali, capitales d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, les habitants ont, eux, célébré l'annonce de leur reconnaissance par Moscou en klaxonnant et en tirant en l'air à l'arme automatique.

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Source : Le point

Ce que je ne comprends pas, c'est surtout ... pourquoi c'est innaceptable ?

La géorgie a attaqué l'ossétie, a tué 1600 hommes et plus si la russie n'était pas intervenu, c'est un GENOCIDE.

Donc, de ce point de vue, je suis totalement en accord avec la Russie !

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La crise entre la Russie et la Géorgie a franchi un nouveau cap vendredi avec la rupture par Tbilissi de ses relations diplomatiques avec son puissant voisin, mais la France a assuré que l'Union européenne ne prévoyait pas de sanctions contre Moscou dans l'immédiat.

Les Vingt-Sept, qui se réuniront lundi en sommet extraordinaire à Bruxelles pour débattre de la situation dans le Caucase, semblent d'abord préoccupés par la volonté d'afficher un message d'unité sur un dossier qui les divise.
L'UE a condamné "fermement" la reconnaissance, mardi par Moscou, de l'indépendance des régions sécessionnistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie et insiste pour que soit "pleinement" appliqué le plan de cessez-le-feu en six points conclu le 12 août sous l'égide de la France, qui assume depuis le 1er juillet la présidence de l'Union.
Mais l'idée de sanctionner un pays qui fournit le quart des besoins énergétiques de l'UE n'est pas d'actualité, a fait savoir l'Elysée, alors que les diplomates voient dans certains signaux adressés par Moscou la menace de mesures punitives.

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