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[News] Pourquoi certains réussissent-ils leur scolarité ?

Dernière réponse : dans Etudes - Travail

Un ancien débat refait surface : les enfants scolarisés dès deux ans ont-ils plus de chances de « réussir » que ceux qui prennent le chemin de l’école un an plus tard ?
Il y a une dizaine d’années, ce genre de question était présenté comme une affirmation, une évidence même…

En fait, comme vous le verrez dans l’article ci-dessous, la théorie est bien remise en question. Et les autres facteurs, l’influence du milieu social en particulier (on ne parle pas encore de l’influence de la qualité pédagogique ;)  ) retrouvent leur place.
http://fr.news.yahoo.com/08112006/5/la-scolarisation-pa...

Et vous, qu’en pensez-vous ? Qu’est ce qui fait qu’on est « motivé » pour travailler à l’école (primaire, collège, lycée, plus si affinités) ?
Qu’est ce qui fait que certains sont « doués » et d’autres moins ?

Connaissez-vous des cas d’enfants envoyés à l’école à deux ans ? Pour quelle raison (économie de nourrice ou désir de lui « faciliter » de futures études ?)

Bref, témoignages et opinions…
C’est à vous !
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C'est étonnant de penser que maintenant, à l'influence du milieu social sur la réussite scolaire... Alors forcément il y a la thèorie de Bourdieu (qui ne date pas d'hier) concernant le "déterminisme social" disant qu'un enfant d'ouvrier a moins de chance de réussir qu'un enfant de cadre. Je résume là car c'est beaucoup plus complexe...
Mais après il ne faut pas oublier je pense que chaque individu est différent et tout dépendra de sa motivation et de son implication à réussir. Bien que ses parents ne soient pas des lumières, l'enfant peut néanmoins avoir un esprit de curiosité et pourra tout autant réussir qu'un enfant de cadre !
Je ne pense pas que les choses soient déterminées et chacun peut être en mesure de se donner les moyens.
Après lil ya des inégalités sociales pouvant se ressentir dans l'entrée dans la vie active par exemple quand certains employeurs regardent systématiquement la profession exercée par les parents, se faisant ainsi une fausse idée sur l'individu en question (un préjugé) et préférant un individu issu d'une classe sociale aisée... D'autres regarderont aussi systématiquement si le nom de famille est Dupont ou Durant....

Tout le monde a entendu parler de la démocratisation de l'enseignement dans les années 70 permettant ainsi à tous les enfants issus de toutes les classes sociales d'être scolarisés sans qu'on puisse pouvoir parler d'inégalités des chances...
Il s'agit en fait d'un faux-semblant...les discriminations existent encore et existeront toujours.
Le problème de fond n'est pas de savoir à quel âge l'enfant doit entrer à l'école mais de savoir si un jour où l'autre notre société donnera réellement une chance à tout le monde de réussir sans préjugés.





TCM@IDN a dit :
Un ancien débat refait surface : les enfants scolarisés dès deux ans ont-ils plus de chances de « réussir » que ceux qui prennent le chemin de l’école un an plus tard ?
Il y a une dizaine d’années, ce genre de question était présenté comme une affirmation, une évidence même…

En fait, comme vous le verrez dans l’article ci-dessous, la théorie est bien remise en question. Et les autres facteurs, l’influence du milieu social en particulier (on ne parle pas encore de l’influence de la qualité pédagogique ;)  ) retrouvent leur place.
http://fr.news.yahoo.com/08112006/5/la-scolarisation-pa...

Et vous, qu’en pensez-vous ? Qu’est ce qui fait qu’on est « motivé » pour travailler à l’école (primaire, collège, lycée, plus si affinités) ?
Qu’est ce qui fait que certains sont « doués » et d’autres moins ?

Connaissez-vous des cas d’enfants envoyés à l’école à deux ans ? Pour quelle raison (économie de nourrice ou désir de lui « faciliter » de futures études ?)

Bref, témoignages et opinions…
C’est à vous !

Ce n'est pas étonnant que la classe sociale joue.
Si un élève commence à décrocher, c'est quand même plus facile pour lui s'il a tout de suite quelqu'un pour lui expliquer ce qu'il ne comprend pas, le remettre sur les rails... Or, c'est plus facile pour quelqu'un ayant lui-même un bon niveau d'études (ce qui est souvent en corrélation avec le niveau social). Et même si les parents ne peuvent pas tout (quand je vois certains sujets sur le forum, je ne comprends rien, alors que ça fait 10 ans que j'ai quitté le lycée et que ça n'a pas tellement changé depuis. Les parents doivent être encore plus largués que moi !), dans les couches aisées, il y a forcément plus de facilités : des livres à la maison, l'accès à internet, des cours particuliers si besoin (ou simplement pour faire prendre confiance en soi !)... Bien sûr, il y a aussi des bibliothèques à l'extérieur, accessibles à tous (et j'ose espérer que l'équipement informatique s'y développe aussi), mais il faut faire la démarche d'aller chercher les informations, ce qui est forcément moins évident que quand on a tout sous la main.
Ca me fait penser au bout de l'émission "Reportages" d'hier soir sur l'ouverture de Sciences Po. aux élèves issus des ZEP. Le ministre Azouz Begag, qui parainnait ces gamins, leur disait : "Nous, on est des enfants de pauvres" et soulignait que chez les "riches", il y avait aussi l'accès aux "réseaux" (de personnes, pas informatiques) : pour trouver un stage, un boulot...
Une phrase aussi m'a frappée : celle d'un de ces jeunes de banlieue parisienne qui, voyant que Sciences Po. pouvait s'ouvrir à lui (il a eu le concours, d'ailleurs), prenait conscience que lui et ses pairs "n'étaient pas plus cons que les élèves du 16ème".
Il y a là aussi quelque chose de terrible : c'est l'image négative d'eux-mêmes qu'on peut renvoyer aux élèves socialement défavorisés.
Dans le même ordre d'idées, j'avais lu un truc qui m'avait consterné : des "tests" avaient été faits sur deux groupes hétérogènes d'élèves, à qui on demandait de reproduire une figure géométrique. Pour le 1er groupe, l'exercice avait été baptisé "géométrie", pour le 2ème groupe, "dessin" (alors que c'était la même chose, et la même évaluation ensuite). Et dans le 1er groupe, les "bons élèves" avaient fait un travail plus réussi et obtenu des notes supérieures à ceux réputés "cancres", alors que dans le 2ème groupe, les enfants avaient obtenu des résultats comparables. Ils étaient donc tous capables de faire aussi bien, mais les "mauvais élèves" du 1er groupe ne s'étaient pas donné la peine, puisque des mathématiques, pour eux, c'était perdu d'avance.
Il y a là quelque chose à développer, pour la motivation et la réussite : l'encouragement, la confiance en soi, permettre à chacun de développer ses qualités.
J'avais aussi vu des bouts de reportages sur l'école en France, avec la comparaison entre une école primaire "standard", une école militaire et une classe "novatrice" de ZEP. Pour cette dernière, l'instituteur étudiait aussi en faculté (de psychologie ou un truc comme ça) et faisait profiter les élèves des méthodes développées là-bas. C'était une classe unique, ce qui permettait un système de "parainnage" entre les plus grands et les plus petits, ce qui était largement profitable aux deux : aide pour les petits, responsabilisation et valorisation des plus grands. L'instit n'hésitait pas non plus à bousculer son programme du jour pour sauter sur l'occasion quand quelque chose avait éveillé la curiosité d'un gamin. Il leur apprenait à s'entraider, à être débrouillards, à toujours trouver une solution à leurs problèmes. Et au final, ils avaient un niveau de réussite très honorable, et nettement supérieur à la plupart des élèves ayant un niveau social aussi défavorisé.

L'exemple "géométrie-dessin" me fait penser au syndrome de Pygmalion. Je ne sais pas si vous avez entendu parler de cette expérience menée il y a dix ou vingt ans...
Aux profs d'une classe A, on annonçait qu'il avaient "bien de la chance, cette année, une classe de p'tits génies" etc.
Aux profs de la classe B : "ben mon vieux, pas d'bols, tu as récupéré tous les cancres..."
En réalité, les deux classes étaient aussi hétérogènes que d'habitude.
A la fin de l'année : 90% des élèves de la classe A avaient une moyenne générale supérieure à 10, 85% des élèves de la classe B avaient une moyenne inférieure à 10...

Toute l'année, on avait dit aux premiers qu'ils étaient "bons", on les avait poussé à être encore meilleurs etc.
Toute l'année, on avait dévalorisé les seconds...



Beurk! Moi je réussis car je n'ai personne à qui faire confiance et qui pourra me soutenir en cas de défaite... donc je bosse!!!
En fait ce qui me répugne, c'est cette OBLIGATION d'aller en cours, de faire ci, de faire ça, de se lever avec les poules etc etc...
Il y a aussi un truc que je trouve injuste, c'est que je passe mes plus jeunes et insouciantes années à "apprendre" des trucs dont 99% ne me serviront jamais de toute ma vie, sauf peut-être, si je participe à "Qui veut gagner des million" ou à "Question pour un champion"...
Arg, monde cruel...

T'inquiète si tu vas àla fac tu n'auras plus d'obligation d'aller en cours... tu seras totallement autonome et c'est là qu'intervient le mérite de chacun à réussir !



anfissa a dit :
Beurk! Moi je réussis car je n'ai personne à qui faire confiance et qui pourra me soutenir en cas de défaite... donc je bosse!!!
En fait ce qui me répugne, c'est cette OBLIGATION d'aller en cours, de faire ci, de faire ça, de se lever avec les poules etc etc...
Il y a aussi un truc que je trouve injuste, c'est que je passe mes plus jeunes et insouciantes années à "apprendre" des trucs dont 99% ne me serviront jamais de toute ma vie, sauf peut-être, si je participe à "Qui veut gagner des million" ou à "Question pour un champion"...
Arg, monde cruel...

personnellement je pense qu'un enfant réussi sa scolarité quand il aime apprendre, mais comme dirait un certain "Rockin Squat" : "on nous apprend a ne plus vouloir apprendre. A mon avis c'est aux parents d'encourager leurs enfants à etre attentif, en donant de la valeurs à l'école des le plus jeune age. ( sans pour autant leur mettre la pression ).

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