Ils ont à leur actif une trentaine d'attentats perpétrés entre juillet 2001 et novembre 2003.
Des bombes ou des mitraillages qui visaient des locaux d'EDF à Furiani et à Bastia, un centre de perception à Borgo, les locaux de la direction départementale de l'équipement à Lucciana, la façade du palais de justice de Bastia...
Se prévalant tantôt d'un groupe baptisé Resistenza corsa, tantôt du FLNC-Union des combattants, huit des neuf accusés qui comparaissent depuis lundi 2 juin devant la cour d'assises spéciale de Paris travaillaient pour la société Corsica gardiennage services (CGS).
Contrôlée par le chef nationaliste Charles Pieri, cette société, aujourd'hui, en liquidation judiciaire, délivrait des primes à chaque attentat commis par ses salariés. "Pieri avait placé ses hommes à la CGS", a assuré, jeudi 5 juin, Frédéric Veaux, patron de l'antiterrorisme. Charles Pieri, pourtant soupçonné d'être le chef du FLNC-UC, n'a pas été poursuivi dans cette affaire. Il purge une peine de huit ans pour avoir financé son train de vie et son mouvement clandestin avec l'argent de la CGS.
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