Les chiffres de la police surestiment le phénomène des bandes
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Il me semblait qu'il y avait au contraire un véritable blackout sur les émeutes, c'est d'ailleurs Le Monde qui avait dénoncé de blackout en juin...
EDIT: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-92685...
EDIT: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-92685...
rodyrod a dit :
Il me semblait qu'il y avait au contraire un véritable blackout sur les émeutes, c'est d'ailleurs Le Monde qui avait dénoncé de blackout en juin...EDIT: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-92685...
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A force d'avoir été intoxiqué par un certain nombre de médias (qui a dit 21 avril 2002?
), on finit presque par voir toutes les infos sorti par les médias comme étant de la manipulation...Faudrait pas tomber non plus dans la négation systématique des problèmes. Quand bien même les faits seraient exagérés (ce qui est tout à fait possible, mais pas non plus certains ==>
), les médias ne créent pas de toutes pièces les événements... kleuck a dit :
"Cette difficulté à définir les affrontements entre bandes, et, plus largement, l'ensemble des violences urbaines, a conduit l'Observatoire national de la délinquance (OND) à ne pas valider l'indicateur national des violences urbaines (INVU), créé en 2005 par le ministère de l'intérieur""les régions sous la responsabilité des militaires (qui couvrent 95% du territoire, 50% de la population et 10% des zones urbaines sensibles)."
Forcément, face aux 90% de zones urbaines sensibles de la police, le pourcentage de fêtes au village qui tournent mal sera plus élevé pour la gendarmerie au contraire des affrontements entre bandes...
Ils n'y pas de bandes de jeunes à Marly-Gaumont!
Enfin, je ne dit pas çà non plus pour, au contraire, stigmatiser les fêtes locales de Marly-Gaumont
Quelques éléments de reflexion :
Effectivement, il y a un vrai problème de recensement des violences urbaines. Nous sommes l'un des rares pays à en souffrir sous cette forme et nous n'avons pas de définitions viables du phénomène : que sont les VU ? Qu'est-ce qu 'une bande ?
Un commissaire de la section VU de la DCRG, Mme BUI-TRONG, avait tenté de donner des définitions objectives. Elle faisait entrer dans la définitions divers actes et divers facteurs : les incendies (de voitures, de poubelles, etc), les lapidations, les rassemblements hostiles, les violences physiques. Elle tenait compte des cibles : les particuliers, les représentants institutionnels (gardiens de résidence, chauffeurs de bus, postiers, EDF, GDF, pompiers, etc), les représentants de l'autorité (police, gendarmerie, magistrats), mais aussi les lieux (voie publique, lieu privé, écoles, commerces, hôtitaux, commissariats lors d'invasion, tribunaux, etc). Puis, elle prenait en compte la durée des violences (acte bref, acte durable, etc).
En tenant compte de l'ensemble de ces facteurs, elle a proposé une échelle des VU dite échelle BUI-TRONG (7 niveaux : de l'incendie de poubelle à l'insurection). Seuls certains faits qui correspondaient aux définitions (précises) de chaque niveau étaient recensés (elle précisait même le nombre de personnes devant être présentes pour parler de "bande").
La DCRG et ses divers postes départementaux s'est chargée elle-même de comptabiliser ces faits de vu à partir des télégrammes des commissariats locaux, des articles de presse et du propre travail des RG locaux. Il s'agissait selon moi, du travail le plus objectif réalisé. Selon les RG, de nombreux faits ne parvenaient pas à leur connaissance. Des Directeurs de Sécurité Publique ne jouaient pas le jeu, en raison des notations et des pressions locales. Par contre, la DCSP se plaignait des chiffres, jugés trop élevés, transmis par le Ministère de l'Intérieur à la presse. En fin de compte, on a dessaisi les RG de cette mission et on l'a confiée à la DCSP (SAIVU), devenu observateur de son propre travail !!! Aprés quelques "ajustements" sur les définitions et quelques mois de rodage, à sa grande stupéfaction, la DCSP a obtenu des chiffres encore supérieurs à ceux des RG, en 1999 et 2000 (de 300 à 600 de plus au niveau national chaque mois !). Le Ministère de L'Intérieur a alors décidé de casser le thermomètre en 2001 et éventuellement de confier le recensement à un service plus spécialisé dans le traitement des données sensibles.
Lors des évènements de 2005, il a été effectivement constaté que le recensement des faits ne se faisait pas "clairement" et que de nombreux faits échappaient à toute comptabilité officielle ! On a annoncé des chiffres rapidement, mais les vrais sont sortis plusieurs mois après dans une indifférence générale ! Bien vu les artistes !
Donc pour résumer, les seuls indications fiables concernent les "tendances" des VU : aumentation des atteintes à l'autorité, aggravation des violences dirigées contre les personnes, extension aux campagnes du phénomènes des VU, nombres de secteurs gépgraphiques urbains touchés en augmentation, auteurs de plus en plus jeunes, aggravation du phénomène des bandes, etc.
Une échelle permet de déterminer où on se trouve dans l'évolution du phénomène. On sait qu'il a tendance, si on ne fait rien, à s'aggraver, à muter. En repérant certains actes, on peut ainsi anticiper sur l'apparition des prochains.
En cassant le thermomètre, le MI perd sa crédibilité et se rend lui même aveugle !
Effectivement, il y a un vrai problème de recensement des violences urbaines. Nous sommes l'un des rares pays à en souffrir sous cette forme et nous n'avons pas de définitions viables du phénomène : que sont les VU ? Qu'est-ce qu 'une bande ?
Un commissaire de la section VU de la DCRG, Mme BUI-TRONG, avait tenté de donner des définitions objectives. Elle faisait entrer dans la définitions divers actes et divers facteurs : les incendies (de voitures, de poubelles, etc), les lapidations, les rassemblements hostiles, les violences physiques. Elle tenait compte des cibles : les particuliers, les représentants institutionnels (gardiens de résidence, chauffeurs de bus, postiers, EDF, GDF, pompiers, etc), les représentants de l'autorité (police, gendarmerie, magistrats), mais aussi les lieux (voie publique, lieu privé, écoles, commerces, hôtitaux, commissariats lors d'invasion, tribunaux, etc). Puis, elle prenait en compte la durée des violences (acte bref, acte durable, etc).
En tenant compte de l'ensemble de ces facteurs, elle a proposé une échelle des VU dite échelle BUI-TRONG (7 niveaux : de l'incendie de poubelle à l'insurection). Seuls certains faits qui correspondaient aux définitions (précises) de chaque niveau étaient recensés (elle précisait même le nombre de personnes devant être présentes pour parler de "bande").
La DCRG et ses divers postes départementaux s'est chargée elle-même de comptabiliser ces faits de vu à partir des télégrammes des commissariats locaux, des articles de presse et du propre travail des RG locaux. Il s'agissait selon moi, du travail le plus objectif réalisé. Selon les RG, de nombreux faits ne parvenaient pas à leur connaissance. Des Directeurs de Sécurité Publique ne jouaient pas le jeu, en raison des notations et des pressions locales. Par contre, la DCSP se plaignait des chiffres, jugés trop élevés, transmis par le Ministère de l'Intérieur à la presse. En fin de compte, on a dessaisi les RG de cette mission et on l'a confiée à la DCSP (SAIVU), devenu observateur de son propre travail !!! Aprés quelques "ajustements" sur les définitions et quelques mois de rodage, à sa grande stupéfaction, la DCSP a obtenu des chiffres encore supérieurs à ceux des RG, en 1999 et 2000 (de 300 à 600 de plus au niveau national chaque mois !). Le Ministère de L'Intérieur a alors décidé de casser le thermomètre en 2001 et éventuellement de confier le recensement à un service plus spécialisé dans le traitement des données sensibles.
Lors des évènements de 2005, il a été effectivement constaté que le recensement des faits ne se faisait pas "clairement" et que de nombreux faits échappaient à toute comptabilité officielle ! On a annoncé des chiffres rapidement, mais les vrais sont sortis plusieurs mois après dans une indifférence générale ! Bien vu les artistes !
Donc pour résumer, les seuls indications fiables concernent les "tendances" des VU : aumentation des atteintes à l'autorité, aggravation des violences dirigées contre les personnes, extension aux campagnes du phénomènes des VU, nombres de secteurs gépgraphiques urbains touchés en augmentation, auteurs de plus en plus jeunes, aggravation du phénomène des bandes, etc.
Une échelle permet de déterminer où on se trouve dans l'évolution du phénomène. On sait qu'il a tendance, si on ne fait rien, à s'aggraver, à muter. En repérant certains actes, on peut ainsi anticiper sur l'apparition des prochains.
En cassant le thermomètre, le MI perd sa crédibilité et se rend lui même aveugle !
ouais enfin, des bandes... ils veulent surtout nous faire passer ça pour un gang à l'américaine.... On n'y est pas. c'est surtout des règlement de compte entre quartier et ça y en a toujours eu et de très violente... Et puis leur définition est pas claire, parce que les Bandes comme il disent sont rarement organisé à l'instar des gang américains qui apose une vrai hiérarchie avec des rôles. Bref une organisation proche de celle d'une mafia.
Aujourd'hui j'ai plus l'impression que c'est des branleur qui trainent entre eux vendent quelques stupéfiants (mais sans vraiment travailler enssemble) qui se dispute avec d'autre quartier... On en est pas à des guerre intra quartier pour le controle de ce dernier.
Aujourd'hui j'ai plus l'impression que c'est des branleur qui trainent entre eux vendent quelques stupéfiants (mais sans vraiment travailler enssemble) qui se dispute avec d'autre quartier... On en est pas à des guerre intra quartier pour le controle de ce dernier.
Le Président de la République apporte aux phénomènes de bandes des réponses Canada Dry : ça a l’apparence d’une politique de sécurité, mais ce n’est pas une politique de sécurité. En particulier, le nouveau délit de « participation en connaissance de cause à un groupement, même formé de façon temporaire » est redondant par rapport à l’actuel délit « d’association de malfaiteurs ». Quant aux violences en groupe, « en réunion » ou en « bandes organisées » elles sont déjà des circonstances aggravantes.
Il existe une réalité des phénomènes de bandes, qui, sans être nouvelle, est effectivement croissante, notamment en Ile de France. Elle s’inscrit dans un contexte de crise économique et sociale, de crise nationale et civique, de crise de l’autorité et de la parentalité…
Cette réalité appelle des actes et non des paroles, fussent-elles présidentielles :
- Il faut agir : partager l’information en temps réel, entre acteurs de la prévention : éducation nationale, municipalités, organismes de prévention spécialisée, police, justice.
- Il faut agir : lutter efficacement contre l’absentéisme chronique à l’école, la déscolarisation, et plus globalement l’échec scolaire, grâce à une mobilisation accrue de l’administration de l’Education Nationale et à l’ouverture d’établissements spécialisés.
- Il faut agir : renforcer la présence policière au plus proche du terrain.
- Il faut agir : lutter contre la récidive, en renforçant la qualité de la réponse judiciaire, grâce au recrutement de magistrats et d’éducateurs de la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse) , au développement des alternatives à la peine et a l’incarcération, et au renforcement des moyens des services pénitentiaires afin d'exécuter plus vite les peines et de mieux préparer les détenus à la sortie de prison…
A Paris, le Contrat Parisien de Sécurité signé le 3 mars dernier prévoit une réponse globale et coordonnée aux phénomènes des bandes. Mais de quels moyens disposeront les acteurs de la sécurité, quand on voit, notamment, le sous effectif chronique du tribunal pour enfants de Paris, de la Protection Judiciaire de la Jeunesse et des Services Pénitentiaires d'Insertion et de Probation ? Pourra-t-on maintenir et renforcer une police urbaine de proximité à Paris quand la RGPP prévoit à l’échelle nationale la suppression de 18.000 policiers ? Quels moyens les collectivités pourront-elles consacrer à la prévention quand l’Etat étrangle leur budget en n’attribuant pas les financements des politiques décentralisées (l’Etat doit ainsi 300 Millions d’Euros en 2009 à la ville et au département de Paris) ?
Il y aurait bien des chantiers pour une action gouvernementale audacieuse et volontariste contre l’insécurité, et notamment les phénomènes des bandes. Mais le Président de la République, plutôt que de faire le choix de l’action, préfère la surenchère dans la communication, le bavardage et la gesticulation juridiques. Dans ces conditions, on peut craindre que les statistiques des violences aux personnes, notamment non crapuleuses, se dégraderont sans cesse au cours des prochains mois, comme elles se sont sans cesse dégradées depuis que Nicolas Sarkozy a eu des responsabilités en matière de sécurité intérieure.
Georges SARRE
Maire adjoint de Paris
Chargé de la sécurité et de la prévention
Secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen
www.georges-sarre.net
Il existe une réalité des phénomènes de bandes, qui, sans être nouvelle, est effectivement croissante, notamment en Ile de France. Elle s’inscrit dans un contexte de crise économique et sociale, de crise nationale et civique, de crise de l’autorité et de la parentalité…
Cette réalité appelle des actes et non des paroles, fussent-elles présidentielles :
- Il faut agir : partager l’information en temps réel, entre acteurs de la prévention : éducation nationale, municipalités, organismes de prévention spécialisée, police, justice.
- Il faut agir : lutter efficacement contre l’absentéisme chronique à l’école, la déscolarisation, et plus globalement l’échec scolaire, grâce à une mobilisation accrue de l’administration de l’Education Nationale et à l’ouverture d’établissements spécialisés.
- Il faut agir : renforcer la présence policière au plus proche du terrain.
- Il faut agir : lutter contre la récidive, en renforçant la qualité de la réponse judiciaire, grâce au recrutement de magistrats et d’éducateurs de la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse) , au développement des alternatives à la peine et a l’incarcération, et au renforcement des moyens des services pénitentiaires afin d'exécuter plus vite les peines et de mieux préparer les détenus à la sortie de prison…
A Paris, le Contrat Parisien de Sécurité signé le 3 mars dernier prévoit une réponse globale et coordonnée aux phénomènes des bandes. Mais de quels moyens disposeront les acteurs de la sécurité, quand on voit, notamment, le sous effectif chronique du tribunal pour enfants de Paris, de la Protection Judiciaire de la Jeunesse et des Services Pénitentiaires d'Insertion et de Probation ? Pourra-t-on maintenir et renforcer une police urbaine de proximité à Paris quand la RGPP prévoit à l’échelle nationale la suppression de 18.000 policiers ? Quels moyens les collectivités pourront-elles consacrer à la prévention quand l’Etat étrangle leur budget en n’attribuant pas les financements des politiques décentralisées (l’Etat doit ainsi 300 Millions d’Euros en 2009 à la ville et au département de Paris) ?
Il y aurait bien des chantiers pour une action gouvernementale audacieuse et volontariste contre l’insécurité, et notamment les phénomènes des bandes. Mais le Président de la République, plutôt que de faire le choix de l’action, préfère la surenchère dans la communication, le bavardage et la gesticulation juridiques. Dans ces conditions, on peut craindre que les statistiques des violences aux personnes, notamment non crapuleuses, se dégraderont sans cesse au cours des prochains mois, comme elles se sont sans cesse dégradées depuis que Nicolas Sarkozy a eu des responsabilités en matière de sécurité intérieure.
Georges SARRE
Maire adjoint de Paris
Chargé de la sécurité et de la prévention
Secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen
www.georges-sarre.net
Ah bigre, IDN devient célèbre grâce à la présence d'un véritable élu
Bon, je ne suis pas du tout socialiste, mais je me soucie de ces problèmes de sécurité.
Je réponds à ceci:
- Il faut agir : partager l’information en temps réel, entre acteurs de la prévention : éducation nationale, municipalités, organismes de prévention spécialisée, police, justice.
- Il faut agir : lutter efficacement contre l’absentéisme chronique à l’école, la déscolarisation, et plus globalement l’échec scolaire, grâce à une mobilisation accrue de l’administration de l’Education Nationale et à l’ouverture d’établissements spécialisés.
Concernant ces 1ers aspects, je m'y suis penché à la suite d'un "scandale" qui a éclaté alors que des gendarmes effectuaient un contrôle anti-stup, dans plusieurs établissements scolaires du Gers.
En cherchant sur le net, j'étais tombé sur une Circulaire inscrite au JO et au BOE, que j'ai placée dans mes favoris.
L'ont signée notamment à l'époque (2 octobre 1998) une certaine Guigou, une certaine Royal, un certain Bartolone, et un certain Allègre.
Je vous rappelle le contenu du texte, qui reprend ce que vous évoquez. http://www.education.gouv.fr/bo/1998/hs11/lutte.htm
La police de proximité telle qu'elle était constituée avant qu'elle soit dissoute/reconstituée ne pouvait être efficace.
Vous avez dû entendre le discours de Sarkozy à Nice, ce n'est pas 08h00 du mat' qu'on mènent des patrouilles efficaces - sous-entendu, les délinquants dorment encore à cette heure-là.
Par ailleurs, s'il est vrai que la police doit maintenir un certain lien avec la population afin de gagner les coeurs comme on dit en langage militaire, je ne crois pas qu'elle ait vocation à remplacer les assistantes sociales, les éducateurs sportifs, les indicateurs voire les tuteurs légaux/grands frères.
Le préventif ne doit pas se confondre avec l'éducatif, le loisir. En outre, la police, si elle doit maintenir ce lien précieux avec la population, ne doit pas oublier qu'elle est détentrice d'une autorité publique.
D'autres acteurs peuvent intervenir, en tampon entre la police et la population, comme des éducateurs, par exemple (et non des médiateurs appelés aussi "Grands frères", puisqu'il s'agit généralement de petits délinquants s'étant plus ou moins rangés et dont l'exemplarité peut être sujette à caution. L'actualité récente l'a rappelé).
Concernant des peines alternatives à la prison, tout à fait d'accord avec vous, en tout cas en ce qui concerne les délinquants.
La prison ne fait qu'accroire les rancoeurs, la haine et fabrique bien souvent de futurs récidivistes quand ce ne sont pas des vecteurs du terrorisme.
Je suis donc favorable à des peines sous forme de TIG; il y a tant à faire pour redorer nos villes souillées.
Je pense au nettoyage des déjections canines, à la karchérisation des km² de murs et autres surfaces de toute sorte couvertes de graffitis immondes et grotesques; ou encore au nettoyage des abords des voies ferrées évidemment en toute sécurité (donc de nuit); ou des cités elles-mêmes.
Les idées ne manquent pas, j'en suis certain.
Par contre, il est nécessaire que les peines soient appliquées, évidemment...
Maintenant, cher M. Sarre, le problème de la violence n'est pas nouveau notamment en ce qui concerne la délinquance des jeunes; le PS lui-même a dès son 1er mandat dans les années '80 puis '90 été confronté à ce problème: on ne peut pas dire que son éradication fut percutante...
La gauche veut trop de préventif et verse dans l'angélisme; la droite fait trop dans la répression et tire vers l'oppression.
Bon, je ne suis pas du tout socialiste, mais je me soucie de ces problèmes de sécurité.
Je réponds à ceci:
Citation :
Cette réalité appelle des actes et non des paroles, fussent-elles présidentielles : - Il faut agir : partager l’information en temps réel, entre acteurs de la prévention : éducation nationale, municipalités, organismes de prévention spécialisée, police, justice.
- Il faut agir : lutter efficacement contre l’absentéisme chronique à l’école, la déscolarisation, et plus globalement l’échec scolaire, grâce à une mobilisation accrue de l’administration de l’Education Nationale et à l’ouverture d’établissements spécialisés.
Concernant ces 1ers aspects, je m'y suis penché à la suite d'un "scandale" qui a éclaté alors que des gendarmes effectuaient un contrôle anti-stup, dans plusieurs établissements scolaires du Gers.
En cherchant sur le net, j'étais tombé sur une Circulaire inscrite au JO et au BOE, que j'ai placée dans mes favoris.
L'ont signée notamment à l'époque (2 octobre 1998) une certaine Guigou, une certaine Royal, un certain Bartolone, et un certain Allègre.
Je vous rappelle le contenu du texte, qui reprend ce que vous évoquez. http://www.education.gouv.fr/bo/1998/hs11/lutte.htm
Citation :
- Il faut agir : renforcer la présence policière au plus proche du terrain.La police de proximité telle qu'elle était constituée avant qu'elle soit dissoute/reconstituée ne pouvait être efficace.
Vous avez dû entendre le discours de Sarkozy à Nice, ce n'est pas 08h00 du mat' qu'on mènent des patrouilles efficaces - sous-entendu, les délinquants dorment encore à cette heure-là.
Par ailleurs, s'il est vrai que la police doit maintenir un certain lien avec la population afin de gagner les coeurs comme on dit en langage militaire, je ne crois pas qu'elle ait vocation à remplacer les assistantes sociales, les éducateurs sportifs, les indicateurs voire les tuteurs légaux/grands frères.
Le préventif ne doit pas se confondre avec l'éducatif, le loisir. En outre, la police, si elle doit maintenir ce lien précieux avec la population, ne doit pas oublier qu'elle est détentrice d'une autorité publique.
D'autres acteurs peuvent intervenir, en tampon entre la police et la population, comme des éducateurs, par exemple (et non des médiateurs appelés aussi "Grands frères", puisqu'il s'agit généralement de petits délinquants s'étant plus ou moins rangés et dont l'exemplarité peut être sujette à caution. L'actualité récente l'a rappelé).
Citation :
Il faut agir : lutter contre la récidive, en renforçant la qualité de la réponse judiciaire, grâce au recrutement de magistrats et d’éducateurs de la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse) , au développement des alternatives à la peine et a l’incarcération, et au renforcement des moyens des services pénitentiaires afin d'exécuter plus vite les peines et de mieux préparer les détenus à la sortie de prison… Concernant des peines alternatives à la prison, tout à fait d'accord avec vous, en tout cas en ce qui concerne les délinquants.
La prison ne fait qu'accroire les rancoeurs, la haine et fabrique bien souvent de futurs récidivistes quand ce ne sont pas des vecteurs du terrorisme.
Je suis donc favorable à des peines sous forme de TIG; il y a tant à faire pour redorer nos villes souillées.
Je pense au nettoyage des déjections canines, à la karchérisation des km² de murs et autres surfaces de toute sorte couvertes de graffitis immondes et grotesques; ou encore au nettoyage des abords des voies ferrées évidemment en toute sécurité (donc de nuit); ou des cités elles-mêmes.
Les idées ne manquent pas, j'en suis certain.
Par contre, il est nécessaire que les peines soient appliquées, évidemment...
Maintenant, cher M. Sarre, le problème de la violence n'est pas nouveau notamment en ce qui concerne la délinquance des jeunes; le PS lui-même a dès son 1er mandat dans les années '80 puis '90 été confronté à ce problème: on ne peut pas dire que son éradication fut percutante...
La gauche veut trop de préventif et verse dans l'angélisme; la droite fait trop dans la répression et tire vers l'oppression.
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