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Fraude à la Société Générale

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Les réactions se multiplient au lendemain du scandale qui a frappé la Société Générale après les révélations d'une perte de 4,9 milliards d'euros due à une fraude d'un trader de la banque. Le gouvernement et les institutions financières apportent leur soutien au groupe et tentent de rassurer. Mais nombreux sont ceux qui s'interrogent sur la thèse de la fraude défendue par la Société Générale, et déplorent la perte de confiance dans le système bancaire européen.

Source:

http://www.lepost.fr/article/2008/ [...] fuite.html

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Ca me rappel un Anglais qui avait fait sa avec une banque ( anglaise ! ).

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Répondre à Kara07
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Répondre à sam85

Salut,

S'il est le seul en cause, c'est vraiment un mec qui a "bien été formé" en terme de compétences mais qui les a mal utilisé.

Normalement dans une salle des marchés, il y a le "front" et le "back office" qui contrôle les montants des ordres passés...

Alors soit c'est un petit "génie en informatique", soit il y a une faille dans le système du passage des ordres, ou sinon il y a des complices, ou un autre thèse ???

En tout cas cela démontre empiriquement que malgrés les procédures de contrôle le système n'est pas sans faille.
L'Université (Lyon 2 si je me trompe pas) qui l'a formé va attirer du monde ;-)
Comme l'a dit un professeur de cette université, c'est un peu comme si un bon sérurier devener cambrioleur.

Seul bon point pour le moment, c'est qu'il peut entré dans le livre des records... LOL

@+

------------------------------ A consommer sans Modérateurs ;-)
Ubuntu 9.10 + Compiz-Fusion = +oo
www.it4all.sup.fr
Répondre à bencmoi@idn

a preuve du contraire il a perdu les 5 milliards,alors c'est peut-etre un bon serrurier mais un piètre voleur.

Répondre à davevador

Comme on pouvait s’y attendre, de plus en plus de voix s’élèvent pour mettre en question la thèse du « fraudeur solitaire » invoquée par la Société générale pour expliquer des pertes de 7 milliards d’euros pour l’année 2007.

En effet, journalistes et analystes disent désormais tout haut ce qu’ils ont pensé tout bas lorsque la direction de la Société Générale a révélé au cours d’une conférence de presse à son siège de La Défense, le jeudi 24 janvier, le fait qu’un de ses traders, en prenant des positions frauduleuses, lui aurait fait perdre la bagatelle de 4,9 milliards d’euros.

La conférence de presse avait été particulièrement houleuse, plusieurs dizaines de journalistes incrédules bombardant , pendant près de deux heures les principaux dirigeants de la banque, dont Daniel Bouton, son PDG, de questions gênantes sur le scénario improbable des pertes présenté par la banque.

En effet, comment accorder la moindre crédibilité aux récits des responsables de la Société Générale, alors qu’ils ont avoué ne pas avoir saisi la police ni les autorités judiciaires au moment où ils ont découvert la fraude, et avoir obtenu les aveux du « fraudeur » suite à un ‘debriefing’, mené par eux-mêmes de concert avec le président de la Banque de France, Christian Noyer, et le Président de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Comment croire une seconde à cette histoire rocambolesque, lorsqu’ils nous apprennent qu’après avoir avoué, ce dangereux fraudeur a pu quitter, libre, le siège de la Société Générale, sans laisser d’adresse !

De plus, la théorie du complot a été présentée alors que tout le milieu savait que la Société générale était l’une des banques françaises les plus exposées aux subprimes et aux autres produits financiers « innovants » mis sur le marché par des financiers devenus de plus en plus cupides, et s’attendait donc à ce qu’elle affiche des pertes substantielles.

Dès ce matin (25 janvier), la thèse du « fraudeur solitaire » était remise en question par des analystes. Dans une interview au Parisien, Alain Crouzet, PDG de Montségur Finances, déclara qu’il ne « croit pas à la thèse du trader fou » qui ressemble fort à « un parfait bouc émissaire dans cette période actuelle de crise financière ». « Même quand on est un virtuose du clavier, perdre 4,9 milliards d’euro signifie, comme le confirme la Société générale, avoir accumulé des positions de l’ordre de 40 à 50 milliards d’euros. C’est plus que les fonds propres de la banque. C’est colossal ! » Puis, sur la chronologie : « Quelle coïncidence, quel timing exemplaire aussi », alors que la Société générale s’apprêtait à publier son bilan 2007. « Le scénario est parfait, trop ! »

Les déclarations d’Elie Cohen (CNRS) à l’AFP, sur le scepticisme des « salles de marché » quant à la possibilité qu’un seul individu ait organisé tout cela, ont été largement répercutées sur les sites Internet, de même que celles de Marc Touati de Global Equities sur le fait que si 100 à 200 millions de pertes peuvent être cachées, il est impossible de faire de même avec 5 milliards.

Mentionnons enfin l’intervention de Raymond Soubie, conseiller social de l’Elysée, qui a déclaré à LCI que c’était « très étonnant qu’une seule personne ait pu constituer une position de plus de 50 milliards d’euros", sans être repérée par les systèmes de contrôle, avant d’ajouter diplomatiquement : "puisque la direction de la banque le dit, pourquoi ne pas la croire ». Raymond Soubie a ensuite tenté d’orienter le débat vers un thème cher à la présidence. Selon lui, "il y a peut-être aussi un problème de moralisation financière du capitalisme au-delà même du cas ponctuel, particulier, de la Société générale".


solidariteetprogres.org

------------------------------ 9/11 - Avant, pendant, et après
Répondre à babysylvester

Moi je pense qu'ils ont trouves un bouc emissaire,pour cacher le fiasco des investissements en amerique c'est a dire les subprimes,evidement les clients vont payer par des nouveaux frais (en tant que client il serait conseiller de fuir cette banque pour eviter de payer les pots casses)et malheureusement en tant que contribuable nous allons renflouer leur dette,comme par le passe sur le credit lyonnais avec Tapis.

Répondre à chat38

La fraude d'un acteur isolé: impossible.

Pour mener à bien une telle fraude cela implique que les services suivants soient de connivence/en dysfonctionnement:

1) Trading dérivés,
2) Facturation dérivés (facturation et réconciliation des appels de marge),
3) Trésorerie: appels de marge de la chambre de compensation (organes interne et EXTERNE),
4) Contrôle correspondant (réconciliations),
5) Gestion des risques (contrôles globaux).

La Société Générale cherche à étouffer une autre affaire:

A) fraude de plus grande envergure,
B) système de contrôle interne défaillant,
C) cessation des positions futures à leurs SICAV pour structurés de crédit (dissimulation de pertes sur subprime).

Les annonces faites par la Société Générale sont indécemment et injurieusement mensongères.
N'importe qui disposant d'un minimum de connaissances bancaires ne peut accepter de pareilles affirmations.
L'avenir nous dira ce qui s'est réellement passé.

Répondre à casey

alors moi je n y connait rien a tout ca(marché financier et autre bourse...)mais je vais quand meme me permetre de dire le fond de ma pensée:
ils ont trouvé un super bouc emissaire,le pauvre fait certainement parti du probleme,mais tout est sur ses épaules.
comme si on etait assez bete pour croire qu un seul homme pouvait perdre 5milliard d euro sans que ces boss ne s en rende compte,mais bien sur.

si le ptit gars est si inteligent que ca,il aurait certainement pris de l argent pour lui,et pas PERDU des sommes de malades telle ces 5 milliard.
les hommes riches nous prennent vraiment pour des idiots,ils croient vraiment que l on a pas capté qu il y a une mega grosse maguouille??

Répondre à Anonyme

il est coupable,coupable d'avoir fait chanter carla,son ex,il a des videos hots de lui et carla.alors nicolas,le new a carla, a tendus un piege via la societe.il pouvait prendre l'argent grace a la bourse.il l'a pris et donné les videos a nicolas et paf le piege c'est refermé.et qui va croire son histoire maintenant que les doubles des videos ont ete retrouve lors de la perquisition?http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Grands_Smileys/emoticon-msn-hypnose.gif.gif

Répondre à davevador

Pour conforter que c'est un gros mensonge hier au info la sg nous sort qu'il est possible que soit un pirate de l'informatique qui soit responsable de ce detournement ben voyons,ils en rajoutent une couche dans leur mensonge,aujourd'hui vu les securites qu'il y a dans l'informatique il est impossible d'entrer dans leur logiciel a moins d'une complicite de leur employe mais cela laisse toujours une trace et c'est facilement detectable,j'espere que le gouvernement n'acceptera pas de renflouer leur mauvais investissement outre atlantique ,apres tout c'est une banque prive qu'il se debrouille avec leur probleme.

Répondre à chat38

En lisant les différentes infos sur cette affaire société generale, je me pose diverses questions ( que vous pourrez mediter)
1) comment se fait il que en septembre 2007 la direction de la SG renegociait avec les syndicat, les primes sur les benefices ( payable en Mars) anticipant une baisse des benefices ??
2) Connaissant les procécures" paranoiaque" de la SG, il est impossible de jouer , sur les places de marché, l'equivalent du capital social de la SG, sans divers accord et deblocage, jusqu'au plus haut niveau ( directoire), donc , même un "hacker" ne pourrait pas realiser ces erreurs?????
3) si Jerome est un hacker, pourquoi, n'a t il pas enfourner le "grisby"???
4) Le fait que notre president, Sarkosy " blingbling" , ait tout ses comptes à la SG , influencera t il, les diverses commissions et enquetes judiciaires ?????

Moi , j'ose pas répondre, mais j'ai bien une idée...................

Répondre à workeur

Les sujets suivant ont été fusionnés à ce sujet par Sam85

  • société generale, le grand enfumage.....

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Répondre à sam85

moi ça me parait gros quand même

je trouve bizard qu'il n'y est pas de garde fou pour éviter de tel problème

Répondre à Qwack

Jérôme Kerviel est innocent.

D’abord parce que tout citoyen est, en France, présumé innocent jusqu’à ce qu’un tribunal le condamne...

Mais pas seulement.

Cette affaire sentait mauvais. On le pressentait. On l’écrivait... chez Diner’s Room... sur Betapolitique...

Petit rappel des faits. Lundi dernier, les bourses mondiales sont secouées par un krach attendu depuis longtemps, qui ne se calmera qu’après que la Banque centrale américaine ait accepté de baisser ses taux.

Mercredi soir, la Société Générale annonce, devant la planète entière stupéfaite une perte de 7 milliards d’euros, 2 milliards étant causés par la crise dite des "subprimes" et 5 milliards liés à la fraude massive et isolée d’un jeune trader.

Jeudi, la France et l’Europe ne parlent que de ce vol. Fillon en parle depuis Davos, Sarkozy semble l’avoir découvert en Conseil des ministres. Tout le monde croit voir un nouvel Arsène Lupin en la personne du trader "de génie". Pour faire un bon mot, Claude Askolovitch, sur I-télévision, dit que quand le jeune homme sortira de prison, il est prêt à lui accorder la main de sa fille.

Rapidement, la culpabilité du jeune homme, annoncé en fuite, ne fait plus de doute. On s’interroge doctement sur ses complicités (il n’en n’a pas), sur les failles de sécurité dans la Banque (il n’y en a pas), sur la responsabilité de M. Bouton, PDG de la Société générale (il décide de se priver de six mois de salaires).

Samedi, les lecteurs attentifs d’Internet et de la presse trouvent quelques phrases bizarres. Le jeune homme fait savoir par son avocat qu’il n’est pas en fuite, mais en France, et que sa mère l’a rejoint. Le Monde signale, en passant, que la baisse des taux de la Fed serait liée à cette affaire. On apprend que Kerviel est inculpé de "faux et usages de faux" et non de vol. Il est d’ailleurs placé en garde à vue. On entend ici et là qu’il n’y aurait pas enrichissement personnel. On lit, ici ou là, rarement, que la perte aurait été d’un milliard et que les 5 milliards proviendraient de la vente d’actifs incertains en pleine tempête boursière... On commence à s’interroger sur la simultanéité des deux annonces (Kerviel et les subprimes)... Bref, la bouteille à l’encre.

Aujourd’hui, par le biais de son avocat, Jérôme Kerviel commence à donner une version plus réaliste. On peut la lire ici, dans la dépêche AFP. Ce jeune trader n’a pas volé. « Le trader "n’a pas agi à son profit direct et personnel" dans cette affaire qui a provoqué une perte de 4,9 milliards d’euros pour la Société générale, a indiqué le procureur, Jean-Claude Marin. » Il a tenté pour le compte de sa banque des exploits invraissemblable et a contourné les systèmes de sécurité pour que ses ordres puissent passer.

Il faut savoir quand même que les banques, de nos jours, passent leur journée à jouer à de drôles de jeux d’argent. Que pour 1000 barils de pétroles achetés sur les bourses, il n’y en n’a pas même 50 dans les pétroliers, le reste est fictif. On parie que telle action va baisser, on parie qu’elle va monter. On achète à la baisse, on vend à terme, on joue avec des produits dérivés ou avec les dérivés de produits dérivés.

Les "traders" ou "arbitragistes" en charge de ces achats et de ces ventes (les ex "golden boys" ) carburent pour beaucoup d’entre eux à la coke (pas tous, pas tous), vivent sous adrénaline (tous), brassent des sommes qui défient l’imagination. Ils sont tous en tension permanente, comme un skieur de géant qui skierait pendant dix ans. Ils touchent des salaires colossaux, qui défient l’imagination, puis on les jette comme des citrons, essorés, inutiles, mais riches, très riches.

Jérôme Kerviel a joué avec le feu. Il a désobéi aux consignes de sécurité. Il a consenti des investissements incertains. Il a dissimulé certaines prises de risque. C’est sans doute une faute lourde, qui justifie peut-être le licenciement. Mais ce n’est pas Arsène Lupin. Il voulait faire gagner beaucoup à son employeur et toucher la prime. Les verrous de sécurité n’ont pas fonctionné. Les a-t-ils brisés ? On ne sait pas. On nous crie aujourd’hui que c’est le cas. Mais cela fait une semaine qu’on nous balade.

Mais quoi qu’il ait fait, n’est-ce pas ce système entier qui est complètement fou ? Qui peut laisser un jeune homme de 31 ans acheter pour 1 milliard d’euros de trucs qui n’existent pas "mais ce n’est pas grave parce qu’on les revendra avant d’avoir besoin de les payer" ? Quelle société peut accepter que se créent et se défassent des fortunes de papier qui ne correspondent plus en rien au travail humain, aux consommations, à ce qui a de la valeur ?

Oui, Jérôme Kerviel est le lampiste de service, dans cette affaire. Il serait temps de repenser de fond en comble le pouvoir de la finance dans notre drôle de civilisation.

Est-ce ça une politique de civilisation ?

Pourquoi pas ?

www.betapolitique.fr

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Répondre à babysylvester

tout à fait d'accord, mais j'ai eu oui dire hiers soir sur france deux, que le jeunes hommes avait utilisé des vieux codes de sécurité pour valider ses investissement. Ors ces codes, ne devaitent plus être en fonction. Mais le jeune homme les possédant aurais réussi à les utilisé tout de même.

perso je trouve ça gros que dans le bancaire, quand on^change de code de sécurité on laisse les anciens en fonctions. Perso ça me parait hallucinant.
Donc là aussi, que faisait ce mec avec ces codes fantome!?
Donc il a un ou des complices!
Pour eux qui ont vu le film de hier soir sur M6 (trader), dans l'affaire GLisson, tout les courtier bossant avec Glisson on finis par êre au courrant de parti ou tout de l'affaire. Donc obligatoirement le jeune Kerviel, à des complices ou au moins des témoins qui ont savament fermé leur gueule. Oui mais alors pourquoi? vue qu'il n'y a pas d'enrichissement personnel?

Bref le mistère reste entier et la SG nous prend de plus en plus pour des caves.

------------------------------ S.H.A.R.P. (Skinhead against racial prejudice)
seblacour nous explique que :les maths ca régit tout, même ton pc, qui finalement fonctionne uniquement à partior de relation en binaire 1+1=2 qui multiplié a l'infini donne cette magnifique machine
Répondre à G-Style

Tandis que l’interrogatoire de Jérôme Kerviel, le « trader fou » accusé d’avoir fait perdre 4,9 milliards d’euros à la Société Générale, se poursuit, un ensemble d’hypothèses reste toujours sans réponse. A-t-il agi pour son propre compte, et sinon au bénéfice de qui ?

Une seule chose est certaine : il est hors de question qu’il ait pu agir en solitaire comme le prétend la banque. S’il est possible que le trader a pu déjouer les ordinateurs et les codes de sécurité de la société, comment a-t-il pu mener par le bout du nez les chambres de compensation et réaliser les transactions ? Comment cacher le fait que pour des sommes importantes, une avance est toujours exigée ? 1 % de 50 milliards, c’est tout de même 500 millions d’euros !

Puisque l’enrichissement personnel semble exclu, on se demande quel a pu être le mobile de son acte ?

Le premier élément de réponse, qui tourne désormais en boucle dans les médias et qui fut repris par la défense, est l’éventualité que la Société Générale ait voulu profiter d’un tel bouc émissaire pour faire oublier ses pertes massives encourues dans la crise du crédit hypothécaire à haut risque.

Les avocats de Kerviel dénoncent comme cause effective des pertes colossales encourues, les « conditions atroces » dans laquelle la banque a liquidé « à la hâte et d’une façon anormale » les positions prises par le trader indélicat. En effet, la banque, qui déclare avoir découvert la fraude entre le 18 et le 20 décembre, a dit avoir procédé immédiatement à la liquidation de ses positions en trois jours. « Malheureusement », a dit le PDG Daniel Bouton, ce furent les trois journées noires où un mini-krach a eu lieu.

Néanmoins, c’est justement la façon secrète de procéder de la banque dans cette affaire qui nous conduit à une autre hypothèse concernant le mobile de Kerviel. Les seules personnes qui furent mises au courant par la banque sont Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et ami personnel du gouverneur de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, et Gérard Rameix, secrétaire général de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Ni la police, ni les autorités judiciaires ne furent averties pas plus que les autorités politiques du pays, y compris le président Sarkozy ou le Premier ministre Fillon. Nicolas Sarkozy serait furieux car il aurait été informé seulement le mercredi 23 janvier... Christian Noyer affirme qu’il a avisé ses collègues à la BCE et à la FED, mais le Financial Times affirme que le président de la Fed, Bernanke, n’était pas au courant.

Lorsque la Société Générale a annoncé le 24 janvier qu’elle avait liquidé à la hâte 50 milliards des positions prises par le trader sur le marché des dérivés, la banque fut immédiatement mise en cause pour avoir provoqué le mini-krach du lundi 21 janvier et la décision de la Fed d’abaisser de 0,75 % son taux directeur le mardi 22 janvier.

En effet, rien n’obligeait la banque à vendre ainsi ses positions en bafouant les pratiques bancaires prudentes. Daniel Bouton, un banquier compétent, fut-il mis sous pression par la BCE pour procéder de cette façon ?

Lyndon LaRouche a souligné, dès les premiers soubresauts de la désintégration financière fin août, qu’une faction de la haute finance prédatrice siègeant à Londres était prête à tout pour « jouer la crise » contre les Etats-Unis et bétonner sa position dirigeante. A la lumière de cette réalité, LaRouche s’en est pris violemment à la FED pour sa décision d’abaisser les taux comme cause d’hyperinflation. Il souligne aussi le fait que la politique de taux d’intérêts élevé de la BCE participe à une situation où un dollar affaibli permettrait le rachat d’un grand nombre d’avoirs américains à prix cassés. A noter ici que si le centre de courtage de la Société Générale se trouve à Londres, son centre de contrôle se trouve en région parisienne, laissant un fossé pour des manipulations de toute sorte.

A part les Etats-Unis, qui perdra dans cette affaire ? La Société Générale, dont le cafouillage peut lui coûter son indépendance. Mais aussi la place financière de Paris qui, depuis que Nicolas Sarkozy est arrivé au pouvoir, a clairement affirmé son ambition de supplanter Londres en tant que première place financière du monde ! Lors d’une audition la semaine dernière devant le Sénat, Jacques Attali, aujourd’hui chargé d’une Commission sur les conditions pour libérer la croissance, a déclaré que la crise actuelle déterminera si Paris sera détruite ou sortira gagnante. Notons, en faveur de cette hypothèse, que Sarkozy a été en guerre contre la BCE freinant toute hausse des taux, tandis que la chancelière allemande Angela Merkel a apporté tout son appui au monétarisme de Jean-Claude Trichet.

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Répondre à babysylvester

Suite à une plainte déposée par l’Association syndicale des actionnaires (ASA) de la Société Générale, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a ouvert une enquête sur les transactions réalisées sur le marché du titre Société Générale dans les jours qui ont précédé la mise à jour de la fraude, le 20 janvier, à la veille du « lundi noir ». Il s’agirait d’un délit d’initié et selon certains d’une manipulation des cours.

Dans le collimateur le milliardaire républicain américain Robert Addison Day (*), membre du conseil d’administration de la Société Générale depuis 2002.

N’est-il pas étrange que cet administrateur a vendu le 9 janvier pour 85,75 millions d’euros d’actions de la Société Générale au prix unitaire de 95,27 euros et que deux fondations auxquelles il est lié, la Robert A. Day Foundation et Kelly Day Foundation, ont, elles aussi, procédé à des ventes de titres de la Société Générale, pour respectivement 8,63 millions d’euros et 959.000 euros ?

N’est-il pas étrange également qu’une semaine plus tard, le 18 janvier, Monsieur Day a vendu de nouveau pour 40,51 millions d’euros de titres Société Générale ?

Soulignons ici que cette vente a eu lieu au moment même où les premiers indices de la fraude de Jérôme Kerviel ont été découverts avant d’éclater publiquement le dimanche 20 janvier à la veille du krach du lundi 21. Sa fondation éponyme a également procédé à une nouvelle cession d’actions de 4,5 millions d’euros, toujours le 18 janvier.

« Avant ces cessions, R. Day, comme les autres membres du conseil, n’était pas informé des pertes de trading de J. Kerviel », affirme la Société Générale. Elle ajoute qu’ils n’étaient pas non plus informés des dépréciations supplémentaires liées aux subprimes.

Constatons pour l’instant que fort tragiquement, M. Day n’a pas su dispenser à temps sa fantastique science de la prévoyance à l’indélicat Jérôme Kerviel !

Note :
(*) Robert A. Day a été un « leveur de fonds » de premier plan de la machine de George Bush et Dick Cheney, compensé par le titre honorifique de « Bush pioneer » en 2000 et 2004. Il siège au comité d’orientation pour la politique étrangère (Presidential Foreign Intelligence Advisory Board). Il est le fondateur et président de la Trust Company of the West (TCW), une société de management évalué à 71 milliards d’euros basée à Los Angeles et filiale indirecte de Société Générale Asset Management. Day figure actuellement comme un trustee à la Brookings Institution et est un membre du Center for Strategic and International Studies (CSIS) un think-tank de l’oligarchie anglo-américaine. Il a commencé sa carrière à la banque d’affaires White, Weld and Cie à New York.

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Répondre à babysylvester

Record mondial: il n'y avait qu'un Breton pour faire ça!(Vive la Bretagne!)

Répondre à clint eastwood@idn
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