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Verts: réforme des statuts au menu

Dernière réponse : dans Actualité

Les Verts, sonnés par leurs déboires électoraux, réunissent samedi et dimanche à Saint-Denis près de Paris leur "Parlement" avec au menu la délicate réforme de leurs statuts, en un "week-end de tous les dangers" qui pourrait accoucher de réformes cosmétiques ou d'une véritable refondation.
Noël Mamère, député de Gironde, qui avait récemment prédit la mort du parti écologiste, se dit, avant ce CNIR (Conseil national interrégional) "inquiet pour l'avenir des Verts", mais sans fatalisme.
Pour lui, c'est "le week-end de tous les dangers: on peut se retrouver avec des réformes cosmétiques qui seront des aménagements à la périphérie du système, soit avec de vraies réformes qui permettront d'éviter cette perversion démocratique dans laquelle nous sommes aujourd'hui".
Soucieuse de "compromis", la secrétaire nationale Cécile Duflot souhaite un CNIR "pacifique" mais "ni mou ni avec un couvercle sur les débats".
Pour elle, "il y a eu Hulot, Bové, 1,57% à la présidentielle, le Modem (qui a attiré plusieurs cadres et élus verts), les problèmes budgétaires. Soit tu baisses les bras, soit, dans cette période difficile, tu réfléchis".
Le député François de Rugy parle "d'heure de vérité politique". "Les Verts sont en crise depuis 2002. On a différé cette heure de vérité". Il détaille des options possibles: "courir après Bové", ou "une stratégie à la Hulot", ou encore "on assume notre position, un parti clairement à gauche, capable de passer des alliances dans la durée, qui se centre sur l'environnement".
Ce CNIR (120 membres) a un ordre du jour chargé: position sur le traité européen, municipales, mais surtout "processus de rénovation".
La réforme interne, dont le chantier est engagé depuis août, est rendue urgente par les mauvais résultats à la présidentielle (Dominique Voynet, 1,57% des voix) et aux législatives (quatre députés).
Même si elle a été engagée en 2003, cette réforme fait figure d'Arlésienne. "On en parle depuis cinq ans...", déplore Jean-Vincent Placé (Verts d'IDF).
Noël Mamère dénonce ainsi "les statuts" faits pour "les apparatchiks des Verts". Il faut "des statuts vraiment démocratiques qui, plutôt que de faire fuir des adhérents, les attirent".
Actuellement, les Verts comptent environ 8.000 adhérents.
Secrétaire nationale adjointe à la réforme, Mireille Ferri, explique que "quand on adopte une décision aujourd'hui, il y a une fameuse règle de la majorité qualifiée de 60%. On a vécu des situations où il fallait réagir à l'actualité, qui se concluaient par 55% pour, 35% opposés et les autres qui ne savaient pas quoi penser. Résultat, ça ne passait pas. C'est un luxe qu'on ne peut plus se permettre".
Jean-Vincent Placé dénonce crûment une "une incapacité à la responsabilité".
Il s'agira, selon Cécile Duflot d'"améliorer l'efficacité, lisibilité, transparence sans renier les valeurs".
Un référendum auprès des adhérents portera notamment sur ces statuts.
Le CNIR choisira également sur le mode d'élection de la direction. "Avant, on ne savait pas pour qui on votait, les motions étaient anonymes. On ne savait pas qui allait devenir secrétaire général", souligne le porte-parole Yann Wehrling. Un héritage historique des Verts, nés en 1984.
Autre sujet chaud, le Traité européen. Quatre motions devraient être présentées, l'une par le Collège exécutif pour un référendum européen, --qui devrait passer--, une pour le non, une pour l'abstention et une pour le oui (présentée par Alain Lipietz, député européen).
source : (Afp, 24/11/2007, 8h57)

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Les Verts, qui réunissent leur "Parlement" ce week-end à Saint-Denis, cherchent toujours le moyen de rebondir après le Grenelle de l'environnement, qui a envahi leurs plates-bandes et pose la question de leur espace politique.
Un mois après la "révolution" écologique prônée par Nicolas Sarkozy en clôture de ce chantier inédit mobilisant tous les acteurs de la société, un débat sur "la suite du Grenelle" est au menu samedi du Conseil national interrégional (CNIR).
Car le Grenelle a été ressenti par beaucoup de Verts comme un "nouveau péril dans la maison écolo". Occasion de s'interroger à nouveau sur la place d'un mouvement écologiste dans une société où les enjeux écologiques sont désormais affichés comme centraux par les partis "classiques".
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