Proche-Orient: arrivée de Bernard Kouchner en Israël - Actualité
TomsGuide.com : 700 000 inscrits répondent à toutes vos questions high-tech et informatique.
Pour obtenir de l'aide, inscrivez-vous gratuitement !
 

Ajouter une réponse



 Mot :   Pseudo :  
 
Bas de page
Auteur
 Sujet : Proche-Orient: arrivée de Bernard Kouchner en Israël
 
Chouan de coeur ..
Profil : Modérateur
Plus d'informations

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a entamé samedi soir une visite de 24 heures en Israël et dans les territoires palestiniens, pour s'entretenir avec leurs dirigeants de la réunion internationale de paix prévue avant la fin du mois aux Etats-Unis, à Annapolis.
M. Kouchner doit également évoquer la conférence des donateurs prévue à Paris dans la foulée de la réunion d'Annapolis, pour financer l'émergence d'un Etat palestinien viable.
Cette visite survient au moment où Israéliens et Palestiniens mènent d'intenses négociations pour tenter d'établir un document conjoint avant la réunion internationale d'Annapolis (Maryland) sur le Proche-Orient.
"Si la conférence d'Annapolis se tient, ce sera déjà un événement considérable. Si elle ouvre le champ des possibles sur des sujets précis, difficiles, ce sera encore une autre étape" pour "donner corps à l'idée tant de fois espérée d'un Etat palestinien", a déclaré M. Kouchner à des journalistes l'accompagnant.
Source:
AFP - samedi 17 novembre 2007, 23h49


---------------
Les Modos sont là pour vous guider , pour vous conseiller , pour animer ,ils ne sont pas là pour vous en faire baver.
Merci d'éditer vos titres (pas de titre en majuscule ).
Liens spon sorisés

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour masquer ceci.

LCF au boulot, FLCCF en privé
Profil : IDNaute
Plus d'informations

Je suis sûrement pessimiste, mais j'ai bien peur que ces négociations à Annapolis n'aboutissent à aucune grande avancée dans la résolution du conflit qui oppose depuis 60 ans - voire, depuis l'arrivée progressive des juifs au Proche-Orient fin XIX.. - Israél et territoire palestiniens.

Je suis pessimiste, parce que le Hamas tentera par tous les moyens de faire capoter ces négociations. Il n'est pas dans l'optique du Hamas de transiger avec Israël..
Par ailleurs, la résolution du conflit passe également par un dialogue entre Israël, Syrie, Liban; puisque ni la question des Fermes de Chebaa (prétendument cédée au Liban par la Syrie) ni celle du Golan, toujours occupé par Tsahal, n'ont trouvé de solution.

Or la paix au Proche-Orient passe obligatoirement par le retrait israélien des territoires occupés (Cisjordanie, Golan dont font partie les Fermes de Chebaa), par le retour des Palestiniens du Liban, en Palestine, et, enfin, mais la reconnaissance conjointe de l'état d'Israélien par l'ensemble des Palestiniens, et d'un état palestinien par Israël.


Bref, cette réunion à Annapolis est certes une avancée, mais Kouchner réussira-t-il à infléchir les points de vue des plus extrémistes de chaque partie? j'en doute..


---------------
Who dares wins
Profil : IDNaute
Plus d'informations

quand on pense a tous les plans de paix qui ont déja échoués , pourquoi croire en celui la ???


---------------
"dis moi qui tu suis , je te dirais qui je hais..."
Truth Seek >>
Profil : IDNaute
Plus d'informations

Ah c'est bien joli de parler de la conference (ou plutot de la réunion :)) d'Annapolis. A vrai dire j'allais créer un topic sur IDN à propos de ça. Place aux choses serieuses.
Ce qu'ils appellent un processus de paix (ou de guerre) dans la région. Je pense que le but de la réunion est clair: constituer un système diplomatique d’alliances entre Israël et les Etats "modérés" arabes - les alliés sunnites - et l’Autorité nationale palestinienne (ANP) face à l’Axe du Mal représenté par l’Iran, la Syrie, le Hezbollah et le Hamas. L’arrivée de Tony Blair au Moyen-Orient comme « émissaire de paix » du quartette ont créé l’image d’une initiative de paix qui pourrait changer la situation explosive dans la région. C'est surtout une énorme couverture médiatique internationale et une profusion de rencontres diplomatiques veulent accréditer cette perspective aux yeux d’une opinion publique internationale inquiète de la situation.

Au Moyen-Orient plus qu’ailleurs, les mots comptent. Le mot « conférence » en particulier. Ce mot, surtout s’il est suivi de l’adjectif « internationale », suggère une grande rencontre internationale sous l’égide de l’ONU, impliquant par conséquent toute la communauté internationale (celle des Etats) et posant la question du respect du droit pour rétablir la sécurité collective menacée. En revanche, le mot « réunion » suppose une rencontre limitée, de préférence entre amis, sur invitation sélective établie par un Etat (ou plusieurs) comme puissance invitante. C’est le cas du G8, par exemple.

Alors que la presse parle à tous vents de « conférence internationale », d’un "nouveau climat de confiance qui s’instaurerait entre négociateurs israéliens et palestiniens" , une lecture attentive des déclarations américaines et israéliennes sur ce point ont vite fixé les termes utilisés et, par conséquent, le contenu attendu par la puissance invitante, les Etats-Unis.

Pour caractériser son initiative, George W. Bush, a utilisé le mot « réunion », et les autorités israéliennes se sont empressées de préciser qu’il s’agit bien d’une « réunion » qui sera présidée par Condoleezza Rice. Deux jours après, le Quartette salue « l’appel du président George W. Bush » à une « réunion internationale sur le Proche-Orient » après que la Maison blanche, probablement sur pression israélienne, a assuré la veille qu’il ne s’agit pas d’une « grande conférence de paix » mais d’une réunion pour « essayer de trouver les moyens de construire des institutions fondamentales et essentielles pour les Palestiniens qui vont leur permettre de s’administrer eux-mêmes et d’avoir une démocratie ».

Par ces précisions sémantiques et par la nomination de Tony Blair comme envoyé spécial du Quartette, mais sans mandat plus large que celui de ses prédécesseurs, mais aussi par la nature des invités prévus - et des non invités (par exemple la Syrie...) - Pendant ce temps, les médias continuent de faire la promotion de cette "conférence" censée relancer le "processus de paix"...

Les Americains preparent vivement cette réunion : Une semaine après l’annonce de l’initiative américaine, les « efforts de paix » des Etats-Unis s’intensifient. Ceux-ci décident d’approvisionner l’Arabie Saoudite et ses cinq voisins sunnites du Golfe (Qatar, Bahrein, Koweit, Oman, Emirats arabes unis - EAU) avec un arsenal d’armes de 20 milliards de dollars. Et, pour rétablir l’équilibre avec les amis arabes, ils donnent 13 milliards de dollars à l’Egypte dans les dix prochaines années. De son côté, pour la même période, Israël « affrontera la menace » avec un paquet de 30 milliards de dollars d’armements les plus sophistiqués.

Si on ne peut affirmer que cet « effort » consolidera automatiquement la paix, on peut être sûr au moins qu’il consolidera durablement les industries américaines d’armement. Selon Condoleezza Rice, « l’objectif est d’aider les forces de modération et de soutenir une stratégie plus globale visant à contrôler les influences négatives d’Al Qaïda, du Herzbollah, de la Syrie et de l’Iran ». On le voit, l’exportation de la démocratie au Moyen-Orient n’est plus à l’ordre du jour. Dans l’immédiat, l’enjeu est d’amener l’Arabie saoudite à participer à la rencontre de novembre.

Après avoir annoncé ses milliards de dollars pour les pays arabes amis, Condoleezza Rice n’a pas oublié d’apporter un cadeau au Président Mahmoud Abbas et au gouvernement ad interim de Salam Fayyad. A l’issue d’entretiens à Ramallah, la secrétaire d’Etat américaine a signé un accord par lequel Washington s’engage à affecter 86 millions de dollars « pour permettre à l’ANP de réformer ses propres services de sécurité » - en clair, à garantir la sécurité d’Israël et accroître les tensions internes palestiniennes.

Mais cet acquis, qui n’aidera pas à améliorer le fonctionnement de l’administration palestinienne, ce qui est pourtant l’objectif officiel de la « réunion internationale », a eu sa contrepartie : la prise en considération de « l’accord sur les principes » pour la création de l’Etat palestinien proposé par Ehud Olmert en réponse au plan de paix de la Ligue arabe. En effet, dès le 25 juillet, Ehud Olmert avait montré sa volonté de prendre le contre-pied de l’initiative de la Ligue arabe. D’un ton péremptoire, le Premier ministre israélien précise que « si les autres Etats, comme l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, veulent donner leur aide, ils sont les bienvenus. Mais nous ne resterons pas sans agir. Nous sommes les guides qui prennent l’initiative parce que nous croyons que le processus de paix sert les intérêts d’Israël. »

En fait, nous sommes, sous une forme légèrement modifiée, face à l’idée israélo-américaine bien connue, d’un Etat palestinien, sans souveraineté réelle et aux frontières provisoires, qui devrait voir le jour dans les principaux districts administratifs de la Cisjordanie - déjà transformés par l’occupation en bantoustans en attendant que des négociations futures définissent le « statut permanent » de ces territoires. Ehud Olmert veut une approche graduelle : dans une première phase, celle de « l’accord sur les principes » (qui rappelle la « déclaration des principes » de 1993), devraient être abordées les questions les plus simples - exemple, les rapports économiques entre Israël et le futur Etat de Palestine ou la libération d’un certain nombre de prisonniers politiques. Les questions les plus complexes - Jérusalem, droit au retour des réfugiés palestiniens, frontières permanentes, utilisation des ressources naturelles (eau,...) - devraient attendre la phase finale de la négociation (Qui n'aura surement pas leiu dans les jours à venir :))

Ce projet d’Ehud Olmert reprend le mythe d’une restitution de 90% de la Cisjordanie, déjà évoqué en 2000 à Camp David par Ehud Barak. Selon des « indiscrétions » de la presse israélienne, Ehud Olmert accepterait la constitution d’un Etat palestinien sur 90% de la Cisjordanie et de la bande de Gaza qui seraient reliées entre elles par un long tunnel pour assurer la continuité territoriale. Ces 90%, s’ils étaient déjà une illusion en 2000, le sont encore plus aujourd’hui. Depuis 2002, le Mur a annexé de fait à Israël environ 10% de la Cisjordanie et il faut ajouter à cela qu’Ehud Olmert ne renoncera ni au Grand Jérusalem (qui s’étendra sur 4 à 5% de la Cisjordanie) ni à l’absorption de la plus grande partie des colonies, ni au contrôle d’une partie de la vallée du Jourdain et des grandes artères routières réservées aux colons, ni à la supervision des passages aux frontières. In fine, les 90% de l’accord sur les principes deviennent les 50-60% de la Cisjordanie pour des raisons dites « de sécurité » : un territoire en lambeaux sur lequel le quartette entend hisser sous les applaudissements de la presse internationale réunie à cet effet le drapeau de l’Etat de Palestine.
Quant à la demande des Palestiniens de proclamer leur capitale à Jérusalem-Est, elle pourrait être « résolue » en attribuant à l’ANP quelques quartiers arabes périphériques et en laissant à Israël le contrôle des zones les plus importantes, comme la Vieille Ville et ses Lieux saints, y compris l’Esplanade des Mosquées.

Voilà comment, avec ce plan israélo-américain d’un Etat palestinien sans souveraineté, Israël cherche à gagner du temps. Pour sa part, Mahmoud Abbas a demandé que l’accord-cadre proposé se rapproche autant que possible d’un véritable plan de paix. « L’important est que nous débouchions sur un résultat et que nous sachions quel sera l’aboutissement final », a-t-il déclaré. « En ce qui concerne les phases d’application, nous pourrons en discuter plus tard. » En clair, l’ANP ne veut pas rééditer Oslo avec une période intermédiaire avant de fixer le statut final des territoires occupés. Or Olmert veut exactement l’inverse.

Le vrai plan d’Ehud Olmert se révèle dans les actes et se limite à la libération de 250 Palestiniens (sur 11000, dont plusieurs ministres et de nombreux élus) et à la livraison d’armes aux forces loyales à Mahmoud Abbas. Son « plan de paix » se résume à renforcer militairement Mahmoud Abbas dans sa lutte contre la « terreur ». Mais à une condition : ne pas parler avec le Hamas.

Tout le monde sait, y compris Etats-Unis et Israël, que la formule territoriale proposée pour la Palestine par cette réunion, s’appuyant sur la division de la Palestine et sur l’isolement du Hamas, ne peut que mener au désastre et générer une autre guerre. Quand les Etats-Unis et Israël, ou le Quartette - qui a d’ailleurs été créée pour enlever tout rôle à l’ONU - prétendent enclencher un processus de paix sans chercher l’unité palestinienne, sans inclure le Hamas, ils fabriquent sciemment la recette, non seulement pour perpétuer le conflit, mais pour le transformer en guerre permanente doublée d’une guerre civile.

Le problème n’est pas, comme Israël et ses amis le prétendent dans les médias, de renforcer Mahmoud Abbas, il est d’accentuer son isolement politique pour le décrédibiliser davantage aux yeux de la société palestinienne. Israël n’envisage en aucune manière de négocier sérieusement et estime au contraire que les circonstances actuelles en Palestine créent une opportunité exceptionnelle qu’il faut savoir saisir pour tenter de liquider « définitivement » le mouvement national palestinien. Et cela commence par la liquidation, directe ou indirecte, du partenaire le plus « crédible ».

L’objectif réel de cette réunion se clarifie si on la re-situe dans la stratégie générale américaine.

Les échecs successifs de l’administration Bush, dans sa tentative de construire le Grand Moyen-Orient, en Afghanistan, en Irak et indirectement au Sud-Liban, ainsi qu’aux Etats-Unis même avec le changement de majorité aux deux chambres, l’ont amenée à tenter de reconquérir sa crédibilité stratégique par d’autres formes de guerre. D’où un réexamen des priorités américaines sur le plan régional, mais aussi sur le plan global dans la mesure où le Moyen-Orient est considéré comme une zone de crise globale. L’émergence de la question iranienne a contraint les Etats-Unis à modifier leur tactique, sinon leur stratégie.

Pour la fonder, une nouvelle approche a été mise en place qui oppose un « Axe de modération » à un « Axe du Mal ». L’axe de modération est essentiellement composé d’Israël (sic), des pays à majorité sunnite et de l’ANP. L’axe du Mal est représenté par l’Iran, la Syrie, le Hezbollah et le Hamas. A partir de cette grille de lecture, s’est définie une nouvelle stratégie d’alliances à deux faces : diplomatique d’abord avec la constitution d’un "quartette arabe" (Arabie Saoudite, Egypte, EAU), qui doit s’opposer à l’Iran ; militaire ensuite avec une accélération de la course aux armements, à la fois contre l’Iran, mais aussi contre ceux qui seraient susceptibles de soutenir l’Iran, à savoir la Russie (installation d’un bouclier anti-missiles en Pologne et d’un système radar en République tchèque).

Une mention spéciale doit être faite à propos de l’accord de coopération nucléaire qui vient d’être signé, le 3 août, entre les Etats-Unis et l’Inde, pays non signataire du TNP. Cet accord, qui torpille de fait la prochaine conférence de révision du TNP de 2010, et qui s’accompagne pour l’Inde d’achat d’armes pour dix milliards de dollars pendant dix ans, va permettre un développement considérable de l’arsenal nucléaire indien. Il n’a qu’une seule et contraignante logique : une alliance nucléaire stratégique contre la Chine et l’Iran (avec l’inconnue du Pakistan). Cette alliance s’insère plus largement dans une architecture asiatique dominée par les Etats-Unis avec l’Inde, le Japon et Israël.

En liquidant ainsi le TNP, les Etats-Unis légitiment toujours davantage les armes nucléaires, y compris celles fabriquées par un pays non-adhérent au TNP et dessinent un nouveau contexte stratégique. On invente dans le cas de l’Irak, on instrumentalise dans le cas de l’Iran, une menace nucléaire, pour justifier les projets de fourniture de technologie nucléaire à l’Inde, mais aussi à l’Arabie saoudite, à l’Egypte, ou de systèmes de défense anti-missiles et d’armes spatiales. On transforme ainsi un « Grand Moyen Orient » en Far-West nucléaire. Du même coup, la lutte contre la prolifération nucléaire change de nature : les Etats-Unis ne prévoient de la mener que si cette prolifération est le fait de leurs ennemis du moment pour lesquels ils préparent une contre-prolifération utilisant des armes conventionnelles et nucléaires. Dans la foulée, George W. Bush vient de demander, face à la « menace iranienne », des financements supplémentaires pour une nouvelle tête nucléaire... En un mot, si le pétrole est le mobile des guerre au Moyen-Orient, le nucléaire en est toujours plus le moteur.

Dans le cadre de cette stratégie de confrontation visant l’Iran, les Etats-Unis, tirant les leçons de l’Irak, veulent d’abord neutraliser les alliés de la république islamique que sont à leurs yeux la Syrie, le Hezbollah et le Hamas. Ce qui détermine l’approche américaine de l’enjeu palestinien. Mais ce qui détermine aussi l’importance d’une négociation secrète entre Syrie et Israël pour tenter un compromis entre ces deux pays qui permettrait de casser l’alliance avec l’Iran et d’isoler le Hezbollah et le Hamas.

Ainsi pour les Etats-Unis, la priorité n’est pas la Palestine mais l’Iran, et pour cela il faut rassurer leurs amis arabes en faisant semblant d’amorcer un processus de règlement du problème palestinien pour mieux souder le bloc anti-iranien.

Mais bon, de toute cette logique folle, même la majorité des Etats arabes poussés par leurs opinions publiques est de plus en plus consciente et se prononce de fait pour un dialogue avec le Hamas.

En Europe, la prise de conscience que cette réunion n’a aucune chance de faire progresser la paix mais plutôt qu’elle risque de mettre le feu aux poudres semble se préciser. Elle s’est affirmée au Parlement européen. Elle a connu aussi une nouvelle étape avec la prise de position des dix ministres des Affaires étrangères des dix pays méditerranéens de l’Union européenne (lettre à Tony Blair). Cette brèche s’est élargie avec la récente prise de position de Romano Prodi confirmant les propos de son ministre des Affaires étrangères, Massimo d’Alema, prônant un dialogue avec le Hamas.

Mais c’est surtout la prise de position, le 13 août, de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Communes du Royaume Uni qui constitue l’événement. En effet, ce document critique unanimement le boycott du Hamas comme contre-productif et exhorte Tony Blair à s’activer personnellement pour le dialogue entre le Hamas et le Fatah dans le but d’encourager un nouveau gouvernement d’union nationale.

Plus encore, le document critique la feuille de route imposée par les Etats-Unis et s’ajustant trop sur les exigences d’une seule partie, Israël... Venant du pays de Tony Blair, l’allié le plus étroit des Etats-Unis, c’est une révolution!!!

Il faudra bien que la France officielle se prononce elle aussi contre cette réunion convoquée par George W. Bush et qu’elle défende clairement la nécessité d’une conférence globale sous l’égide de l’ONU, seule susceptible d’enclencher un vrai processus de paix fondé sur le droit international. Tel doit être l’objectif immédiat du mouvement de solidarité. Guerre ou droit, rarement cette vérité n’est apparue aussi dramatiquement évidente. Ce que l'on pourrait surement pas voir de la part de Bernard Kouchner, ni de la part du Petit Nicolas :).

Source: mondialisation.ca


Message édité par babysylves ter le 18-11-2007 à 14:46:34

---------------
9/11 - Avant, pendant, et après
私ppcのような
Profil : IDNaute
Plus d'informations

Kouchner avec son ami Sarko sont pour la guerre.
surtout avec les usa et les britiches

je ne vois pas comment il pourrait y avoir une paix quelque part.


---------------
:ole plus fort c'est D'joce:)Québecos toutes les infos sur linux:o
phoenixjpforum

LCF au boulot, FLCCF en privé
Profil : IDNaute
Plus d'informations

Par pure honnêteté intellectuelle, tu aurais pu, babysylvester, glisser sous ce texte qui n'est pas le tien, le lien du site duquel tu l'as pompé.. :sarcastic:

http://www.plateforme-palestine.or [...] ticle=1338
Ce qui me gêne, c'est l'hypocrisie pro-palestinienne (ou plus précisément, pro-Hamas) de cette ONG.
La preuve ici (le site a été mis à jour le 16 novembre 2007)

Citation :

En Europe, la prise de conscience que cette réunion n’a aucune chance de faire progresser la paix mais plutôt qu’elle risque de mettre le feu aux poudres semble se préciser. Elle s’est affirmée au Parlement européen. Elle a connu aussi une nouvelle étape avec la prise de position des dix ministres des Affaires étrangères des dix pays méditerranéens de l’Union européenne (lettre à Tony Blair). Cette brèche s’est élargie avec la récente prise de position de Romano Prodi confirmant les propos de son ministre des Affaires étrangères, Massimo d’Alema, prônant un dialogue avec le Hamas.

Mais c’est surtout la prise de position, le 13 août, de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Communes du Royaume Uni qui constitue l’événement. En effet, ce document critique unanimement le boycott du Hamas comme contre-productif et exhorte Tony Blair à s’activer personnellement pour le dialogue entre le Hamas et le Fatah dans le but d’encourager un nouveau gouvernement d’union nationale.


Pourquoi cette assoc, dont la dernière mise à jour date du 16 novembre 2007 donc, n'évoque pas les tirs meurtriers du Hamas contre les opposants du Fatah, il y a à peine quelques ours?.. silence gêné de l'ONG.

Très sérieusement, cette ONG croit réellement possible une entente entre les 2 partis, alors que le Hamas massacre allègrement la partie du peuple palestinien qui lui est hostile? :sarcastic:


Là où l'hypocrisie est la plus grande, c'est lorsque cette ONG dénonce cette réunion comme étant restrictive.

Citation :

En revanche, le mot « réunion » suppose une rencontre limitée, de préférence entre amis, sur invitation sélective établie par un Etat (ou plusieurs) comme puissance invitante. C’est le cas du G8, par exemple.


Il serait de bon ton que cette ONG se rappelle la charte du Hamas, que j'ai postée sur ce forum: le Hamas n'envisage aucune négociation possible.
Pourquoi le Hamas aurait été invité à la table des négociations, alors qu'il ne veut pas négocier?
Il est donc complètement absurde de se plaindre de ne pas être invité à une réunion de paix, quand on annonce soi-même qu'on n'y est pas favorable, à la paix.
Enfin ça me semble logique (ou illogique, selon le point de vue).


---------------
Who dares wins
Truth Seek >>
Profil : IDNaute
Plus d'informations

T'est quand même drôle tu crois que je suis journaliste pour écrire des articles de la sorte?? Non je ne l'ai pas pompé, j'ai pas cité la source, chose que j'ai oublié de mentionner, et d'ailleur je ne l'ai pas lu sur ce site mais sur un autre c'est celui là (voilà c'est fait j'ai édité) http://www.mondialisation.ca/index [...] a&aid=7108


La réunion (ou la conference) comme tu le dit ne repnd pas en compte les questions essentielles, à savoir le statut de jérusalem, le retour des réfugiés, qui sont quelques 5 millions partout dans le monde (ils parlent - Sarkozy y compris- plutôt de non-retour, ce qui est tout simplement contraire à la résolution 194 des Nations Unies). Ils n'ont pas été invités, mais, à quoi bon discuter sur des points qui ne vont qu'aggraver la situation en Palestine. L'article que j'ai cité avant le résume parfaitement)

ps: tu n'aurais pas oublié de citer le reste de l'info dont tu parle sur les accrochages recents à gaza? petit résumé par ici
Tu te plaint du silence d'une ong (qui n'est d'ailleur ong que parce qu'elle a un parti pris) ; moi je me plaint des journaux et des medias (qui eux sont obligé de dire la verité, toute la verité et rien que la vérité) qui omettent tout simplement de parler des choses qui ne plaisent pas à leurs proprio (je vais pas étaler ce que j'ai déjà cité sur d'autres topic), tient je vien de trouver ça :) http://fr.news.yahoo.com/afp/20071 [...] 677_1.html
sinon bein c'est pas le sujet :)


Message édité par babysylves ter le 18-11-2007 à 15:37:56

---------------
9/11 - Avant, pendant, et après
Chouan de coeur ..
Profil : Modérateur
Plus d'informations

Es ce que nous verrons , un jour , la fin de ce conflit ??


---------------
Les Modos sont là pour vous guider , pour vous conseiller , pour animer ,ils ne sont pas là pour vous en faire baver.
Merci d'éditer vos titres (pas de titre en majuscule ).
Truth Seek >>
Profil : IDNaute
Plus d'informations

ah c'est sûr, c'est proche, en fait Israel vient de vendre quelques petits joujous (quelque chars et des roquettes) à Abbas (hummm je suis pas sûr qu'Israel l'ait fait pour qu'il soit attaqué...)
Enfin bon, les israelien sont tellement fasciné par l'"histoire" des états-unis qu'ils veulent faire pareil ;)


---------------
9/11 - Avant, pendant, et après
Chouan de coeur ..
Profil : Modérateur
Plus d'informations

Pareils , je ne sais pas , mais Israel a été pendant de longues années ( subventionné ou aidé par les états-unis ) , je crois que c'est terminé ? .


---------------
Les Modos sont là pour vous guider , pour vous conseiller , pour animer ,ils ne sont pas là pour vous en faire baver.
Merci d'éditer vos titres (pas de titre en majuscule ).
Truth Seek >>
Profil : IDNaute
Plus d'informations

J'ai lu ceci http://www.alterinfo.net/Ce-livre- [...] d01df3cebd , pas mal. J'ai déjà le livre dont la premiere de couverture est affichée sur la page "The Israel Lobby And U.S. Foreign Policy" de John Mearsheimer et Stephen Walt, très très interessant. (apparement il y a des doutes sur sa sortie en Angleterre, les autorités la-bas veulent le censurer.)
Pour l'instant Israel reste fortement subventionné par les états-unis.

 

Pour le sujet d'annapolis y'a une petite analyse intéressante http://www.mondialisation.ca/index [...] a&aid=7399


Message édité par babysylves ter le 22-11-2007 à 20:08:38

---------------
9/11 - Avant, pendant, et après
Chouan de coeur ..
Profil : Modérateur
Plus d'informations

Je viens de le parcourir , il sortira certainement en France ?
J'espère qu'il trouveront des solutions pour stopper ce conflit, c'est le rapport de force que j'ai du mal à digérer ( des chars contre des pierres ) .


---------------
Les Modos sont là pour vous guider , pour vous conseiller , pour animer ,ils ne sont pas là pour vous en faire baver.
Merci d'éditer vos titres (pas de titre en majuscule ).
LCF au boulot, FLCCF en privé
Profil : IDNaute
Plus d'informations

babysylvester a écrit :

ah c'est sûr, c'est proche, en fait Israel vient de vendre quelques petits joujous (quelque chars et des roquettes) à Abbas (hummm je suis pas sûr qu'Israel l'ait fait pour qu'il soit attaqué...)
Enfin bon, les israelien sont tellement fasciné par l'"histoire" des états-unis qu'ils veulent faire pareil ;)


Désinformation, ou, plus probablement, manque d'information.

Israël n'a pas vendu de blindés lourds (chars d'assaut type Merkava IV de la dernière génération) à l'Autorité Palestinienne.
Israël a seulement permis le transfert de 25 blindés légers (transports de troupes blindés), que la Russie avait proposé à l'Autorité Palestinienne il y a 2 ans, mais qu'Israël avait confisqués par crainte que ces véhicules ne passent aux mains du Hamas.
cf l'article sur le site d'informations israélien Ynetnews http://www.ynetnews.com/articles/0 [...] 64,00.html

Citation :

Russia offered to transfer the armored vehicles to the Palestinian Authority two years ago, but the IDF and the Shin Bet opposed the proposal for fear that the equipment would reach terror organizations.


Information reprise par Reuters pour le compte de l'Express http://www.lexpress.fr/info/infojo [...] 58188&1104

Citation :

Ces véhicules blindés avaient été initialement offerts par la Russie à l'Autorité palestinienne il y a plusieurs années de cela, mais leur livraison a été stoppée après la victoire des islamistes du Hamas aux élections législatives de janvier 2006.


De même, Israël, qui on le sait maintient un blocus sur la Palestine, a également permis le transfert de près de 2 millions (!) de munitions à l'Autorité Palestinienne; munitions fournies par la Jordanie.

Bref, Israël n'a d'une part strictement rien vendu, d'autre part, l'Autorité palestinienne ne dispose pas de matériel lourd. Il s'agit seulement de matériel et d'équipement permettant un (semblant) de maintien de l'ordre, non du matériel destiné à opérer une quelconque offensive..

En cas d'engagement direct, je ne donne pas cher de leur peau à ces 25 transports de troupes russes, faces aux missiles sol-sol de dernière génération dont est doté le Hamas. Missiles sol-sol d'origine.. russes.

On est donc très loin de la loi-prêt bail et des accords américano-soviétiques qui ont permis le transfert de centaines de millions de tonnes d'armes aux alliés, durant la WWII.


Pour en revenir aux aides militaires fournies par les USA à Israël, une seule date à retenir, 1967. Et précisément la Guerre des Six Jours.
Jusque là, la France était le principal fournisseur en matériel militaire d'Israël. Or, être allié d'Israël plaçait la France en position de disgrâce vis-à-vis des pays de l'OPEP. C'est l'une des raisons, officieuses, pour laquelle de Gaulle a décidé l'embargo sur les armes d'Israël lorsqu'a éclaté la Guerre des Six jours.
Et c'est pourquoi Israël s'est tournée vers les Etats-Unis, son pourvoyeur exclusif en armement et en technologie jusqu'à aujourd'hui.


---------------
Who dares wins