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 Sujet : nouvelle: elle dessinait un monstre. Besoin d'avis !
 
Profil : IDNaute
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Emitouflé dans son douillet lit, l'enfant avait bien chaud. Quel bonheur pour lui de ressentir contre sa tendre peau la couverture si douce qu'on ne pouvait qu'y dormir. Mais il avait mal. Très mal. Son coeur battait fort dans sa maigre poitrine, et lui arrachait une terrible douleur pour son jeune âge. Il ne cria pas. Non, il n'en avait pas besoin. Il savait qu'en patientant, cela cesserait doucement. Alors il s'endormirait, dans le meilleur des mondes possibles. Il respira doucement, en prenant soin de remplir entièrement chacun de ses deux poumons, puis de recracher à la même allure l'oxyène que son corps avait consommé. Il attendit. Puis la douleur s'effaça, petit à petit. Il ferma alors ses paupières, en espérant vite rejoindre le pays des songes. Le temps passa, long et parfois énervant. Alors morphée vient le chercher de ses longs bras, et l'emmena dans le monde où l'impossible devient commun.
Elle le regarder doucement se déconnecter du réel, et pensa avec nostalgie au temps où elle pouvait rêver. De ses mains qui ne pouvaient qu'effleurer, elle touche le visage du garçon endormis. C'est bon, il n'était plus là. Alors elle s'assis à même le sol, et commença à dessiner. Son crayon allait, de part et d'autre de la fine feuille de papier. Un visage apparu, laid, souriant méchement. Elle dessinait un monstre. Celui qui l'avait tué. Quand elle l'eu finis, elle le regarda, se demandant si elle éprouvait de la haine ou seulement du regret. Peut être se sentait-elle juste seule ? Elle se mordilla la lèvre infèrieur, et se leva. Derrière elle, l'enfant bougea. Elle le regarda. Elle avait à peu près son âge, avant. Et son corps avait depuis tout ce temps gardé le même aspect, comme figé dans le temps, emprisonné dans un âge. Il ouvrit ses yeux. Elle, détourna le regard. Il ne pouvait le voir, c'était certain. Mais elle pouvait le regarder directement, de peur qu'il puisse la sentir. Alors elle retourna s'asseoir, afin de penser à ce qu'elle avait oublié. Le garçon ne parlait pas. Il regardait. Il la voyait. Elle avait dessiné un monstre. Qui était-elle ?
"C'est pas ta chambre ici, dit-il d'une petit voix non sans crainte."
Elle fit volteface, le regardant pour la première fois en face, se demandant si c'était bien à elle que le petit être adressé ses paroles.
Ses yeux couleurs des nuages transpercèrent le bleu de celui de l'enfant. Comment la voyait-il ?
Il leva la tête, et se redressa dans son lit. Là, elle fut frappé d'horreur. Car il y avait toujours ce paisible visage dormant sur l'oreiller, car son corps n'avait pas bougé.
L'enfant le vit, et recula dans son lit, pris d'une grande frayeur.
"Qu'est-ce que tu m'a fait ? Qu'est-ce qui m'arrive, hurla-t-il plein de terreur !"
Elle cligna des yeux. Elle ne comprenait pas. Etait-il mort ?
Elle s'approcha de lui. Il ne bougea pas.
"Je ne comprend pas, dit-elle.
-Qui es-tu, qu'est-ce que tu comprends pas ?"
Elle respira lourdement.
"Tu n'es pas mort."
Il avala alors sa salive. Se demandant pourquoi devrait-il être mort. Voulait-elle le tuer ? Ou simplement était-elle là par hasard ?
"Dis moi qui tu es ! répéta-t-il.
-Moi, commença la fillette. Je ne suis plus. J'étais. Mais toi, tu es. Tu as peur ?
- Je n'ai jamais peur. Je suis courageux, répondit-il plein de fierté. Mais pourquoi je suis pas mort ?"
Elle ne savait pas. Comment cela était-il possible ?
Soudain, le petit garçon se rapprocha de son corps, comme si une envi irrésistible l'attirait vers cette enveloppe charnelle. Alors il le rejoind, et n'y fit à nouveau plus qu'un.
Elle était étonnée. Jamais elle n'avait vue pareil phénomène. Ce souviendra-t-il d'elle ? Elle prit la décision de le suivre, au moins une journée.













Le soleil s'engouffrait doucement dans la chambre du garçon pas encore éveillé, pendant que ça mère entrait à pas discret. Elle s'approcha du lit de son fils, lui secoua doucement l'épaule.
"Réveil toi mon chéri, c'est le matin"
Elle déposa un baiser sur son petit front, et il grogna qu'il voulait encore dormir.
"On est pas en Week End, allez, lève toi, l'encouragea-t-elle."
Il ouvrit alors ses petits yeux plein de sommeil, attendit qu'ils se furent habitués à la forte lumière, et se redressa dans son lit.
"J'ai fait un drôle de rêve cette nuit, dit-il d'une voix encore endormie.
- Ah bon ? Quel rêve, demanda-elle la jeune mère en le prenant dans ses bras."
Elle le souleva, et le posa sur le rebord de son lit, afin de l'habiller.
"Il y avait une fille, dans ma chambre, et elle dessinait."
Elle le regarda en souriant. Elle l'aimait énormément, cette petite bouille qu'elle voyait chaque jour grandir, et s'épanouir telle une petite fleur.
Une fois habillé, il se leva, et ils descendirent tout deux les escaliers pour commencer à déjeuner. Elle chercha dans les placards pour sortir le nutella et les tartines qu'il aimait tant, et remarqua qu'il n'en restait plus beaucoup. Tant pis, elle fera les courses seulement le samedi, il devra s'en passer. Elle étala la pâte marron à l'aide d'un couteau, et voyant les yeux de son fils briller, elle se dit qu'elle ne pouvait l'en priver. Elle irai donc le soir même au magasin Lidle lui acheter un pot.
"Tiens mon chéri, et mange, il te faut de l'énergie aujourd'hui."
Elle aimait le voir manger. Durant les premières années de sa vie, il avait eut tant de mal pour s'alimenter, dû à de nombreuses maladie, que désormais chaque bouché de nouriture qu'elle lui faisait avaler était pour elle un exploit, même si malgrè cela, il restait extrêmement maigre et chétif pour un enfant de sept ans.
Lorsqu'il eut fini, elle lui demanda d'aller faire sa toilette, ordre qu'il exécuta imédiatement, puis il fallut se rendre à l'école. Un petit coup d'oeil dehors lui indiqua qu'il n'était pas la peine de songer à y aller à pied. Alors ils grimpèrent dans la vieille 205 qui n'avait plus que ses roues pour avancer.
"T'a mis tes baskets, demanda-elle à son fils ?
- Bah non pourquoi ?
- Tu n'a pas sport aujourd'hui ?"
Il avait manifestemant oublié. Elle le traita de linotte, et lui demanda de se dépécher d'aller les chercher. Ils allaient être en retard. Une fois qu'il fut rentré, elle demarra la voiture, et grillant quelque priorités, ils arrivèrent juste avant que la concierge, surnommée "poil-au-menton" par les élèves de l'école, ne ferme la porte. Un petit bisou sur le nez, et le voilà parti pour sa journée d'école.
"On se dépêche, lui demanda gentillement sa maitresse en le voyant arriver en courant."
Il entra en classe, et alla rejoindre sa place favorite, entre Quentin et Marie. Son coeur battait fort, peut être un peu trop. Il respirait bruyemment, un peu trop aussi. Mme Morquevac, sa maîtresse, lui demanda si tout allait bien. Il fit signe que oui en hochant la tête. Il avait mal, mais c'était pas grâve. Ca passerait. La maîtresse continua alors son cours entamé la veille sur les animaux de la savane, et lui, écouta d'une demi-oreille. Sa tête tournait, il n'arrivait pas assez à respirer. Il voyait de moins en moins, et les sons parvenaient de plus en plus difficilement à ses oreilles. Soudain, il revit la fille. Elle se trouvait juste en face de lui et lui adressait un merveilleux sourire. Il n'avait plus mal. Il regarda autour de lui, et vit son corps étendu au sol, et une maitresse apeuré qui tentait veinement de le réveiller.
" Je suis mort, demanda-t-il ?
- Non. Tu es bien vivant, le rassura la jeune fille."
Il ne comprenait pas. Alors il s'approcha de Madame Morquevac, et lui dit doucement tout allait bien, qu'il était encore vivant. Elle ne l'entendait pas. Alors il tenta de lui toucher le bras, mais ses doigts passèrent aux travers du corps de sa maitresses. Il frissona et recula brusquement. Il regarda la jeune fille qui observait la scène avec une interrogation certaine.
"Je ne comprend pas, dit-il !"
Il avait besoin d'être soutenu, elle le savait. Alors elle s'approcha de lui, et lui dit que tout allait bien, qu'il n'avait pas à s'inquiêter. Alors, l'étrange opéra à nouveau, et il repris place dans son corps, au moment où les secours arrivèrent. Il ouvrit ses deux yeux, et vit deux hommes en blanc le prendre et le déposer délicatement sur un brancard. La maîtresse avait les larmes aux yeux, mais voyant qu'il était conscient, elle lui prit la main et sourit à travers son visage humide. Les deux hommes l'amenèrent alors vers une ambulance et le transportèrent vers l'hopitâl de la petite ville dans laquelle il vivait.
"On va devoir faire certains examens, dit le plus grand à l'enfant qui avait maintenant le visage pâle."
Il vit alors une silhouette familière arriver en courant dans le couloir qui menait à lui.
"Maman, parvient-il à dire."
Elle le serra fort dans ses bras, si bien que un médecin lui demanda de ne pas l'étouffer, elle lui murmura quelque parole, lui disant que jamais il ne devait lui refaire une pareil frayeur.
Son coeur recommença à battre fort.
"J'ai mal au coeur, commença -t-il"
Alors il respira rapidemant, beaucoup trop rapidement. Les médecins l'amenèrent en courant dans une petite salle blanche emplie de lumière qu'il distinguait à peine. Sa mère lui hurlait d'aller mieux, lui hurler de vivre. Elle priait elle pleurait, demandait pitié à un soudain dieu auquel habituellement elle ne croyait pas. Alors il n'eut plus mal, et vit à nouveau se visage accueillant qui lui tenait maintenant la main. Cependant quelque chose était différent.
Elle le regarda, lui sourit tendrement, et lui dit " Viens, j'ai quelque chose à te montrer."


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