Je cherche l'auteur d'un texte (début 1900).
Dernière réponse : dans Loisirs
Salut salut [kikoo],
[Alors voila] je cherche l'auteur d'un texte précis. [En fait] les seules infos un peu précises dont je dispose étant celles-ci:
Il sagirait d'un auteur d'origine espagnole, et ce texte daterait de fin 1800, début 1900 [mdr le truk tro vieu lol].
Merci à tout ceux qui pourraient m'aider [c urgen lol merkiii]
Voici le texte en question [c tro lon ton truk lol c chian a lir ptdr]:
La légende du Zéphyr.
Le souffle qui remue imperceptiblement
cette jeune glycine au pied du vieux sarment;
Et bien, c'est l'âme d'un zéphyr dont je connais l'histoire,
pour l'avoir déchiffrée un jour dans un grimoire
Or jadis un zéphyr flânant, musant rêvant,
entra dans un vieux castel en un coup de vent,
Et léger, étourdi, il frôla de son haleine
une enfant de seize ans qui filait de la laine.
Ces yeux étaient du bleu de ce lac languissant
dont il avait ridé la surface en passant.
L'enfant pour établir la coquette harmonie
de l'onduleux repli d'une boucle fournie,
eut à la fois un geste du bras, de la main et des doigts.
Si souple, si léger mais si chaste à la fois
que le petit zéphyr faiseur de pirouettes,
qui comptait ses amours au saut des girouettes
coutumier du mensonge et gaspilleur d'aveux;
Et bien, pour l'avoir vu passer la main dans les cheveux,
sentit que désormais il n'aurait plus d'autre reine
que l'enfant de seize ans qui filait de la laine.
Et, dés lors, la fillette entraîna sous ses pas
un amant éperdu qu'elle ne voyait pas.
Et lui fut tout heureux de pouvoir être encore
l'amoureux inconnu qui passe et qu'on ignore.
Dés qu'il apercevait ses beaux yeux embrunis,
il courrait lui chercher des chansons dans les nids
ne pouvant apporter toutes les fleurs en gerbes,
il allait lui cueillir des papillons dans l'herbe.
Tous ceux des prés, des jardins, des bosquets;
Et, quand il en avait fait des bouquets
de rubis palpitants, de nacre, d'or et d'ambre
son souffle brusquement les jetait dans la chambre.
Au moment, ou il se faisait la fenaison;
il allait chercher de quoi parfumer la maison.
Des senteurs de la sauge et de la marjolaine
pour l'enfant de seize ans qui filait de la laine.
Parfois jusqu'en Provence, il allait voyager
pour revenir plus lourd de parfum d'oranger.
A chacun de ses maux, il trouvait un remède.
Si la nuit était froide, et bien il se faisait plus tiède
Si l'air était brûlant et le ciel orageux,
il rapportait du frais des grands sommets neigeux.
Quand elle avait un livre, effronté comme un page,
il soufflait à propos pour lui tourner la page.
Et, lorsqu'elle dormait dans son petit dodo;
le zéphyr doucement écartait les rideaux.
Il mêlait pour avoir de son corps quelque chose,
son souffle au souffle pur de sa bouche mi-close.
Et, tout énamouré, pour apaiser ses fièvres
sans qu'elle eut à rougir, la baisait sur les lèvres
Hélas! Un jour, vêtu d'un somptueux pourpoint,
un seigneur arriva qu'on ne connaissait point.
Il était jeune, il était fier, il venait d'Aquitaine
pour épouser l'enfant qui filait de la laine.
Sa grâce et sa beauté, quelques riches présents
sans peine, eurent raison de ce cœur de vingt ans.
Après de grands saluts et de compliments vagues;
on parla mariage, on échangea des bagues.
Si parfumés qu'ils soient, que peuvent les zéphyrs
contre des cavaliers qui donnent des saphirs,
des perles, des colliers. En souffle de tempête,
le zéphyr se rua sur le castel en fête.
Pendant des jours, des nuits, on l'entendit hurler
secouant ses vieux murs pour les faire ébranler.
Et, lorsqu'on s'en fut, en cortège, à l'église;
Alors orages, bourrasques ou bises,
pour qu'on n'en jeta pas en chemin par monceau
eh bien, il effeuilla d'un coup les roses des berceaux.
Enfin, suprême espoir, pendant le saint office,
il tenta de sécher le vin dans le calice.
Et, malgré les efforts du vieux sonneur très las,
força la grosse cloche à ne sonner qu'un glas.
Le zéphyr entreprit alors une effroyable ronde
pour aller se grossir des tempêtes du monde
et alors, terrible, fauchant les pays traversés,
il revient au vieux castel après deux ans passés.
Là, il allait l'emporter comme un fétu de paille.
Quand dans les flancs joyeux de sa frêle muraille,
plus facile à briser qu'un tout petit rosier.
Il vit un nouveau né dans un berceau d'osier.
Dans les yeux de la mère, il lut tant d'espérance
qu'il frémit en songeant aux possibles souffrances.
Et alors vaincu, désarmé par l'amour triomphant;
Il rendit l'âme en soufflant sur un moulin d'enfant.
Exhalant à la fois sa vie et sa haine
aux pieds de la maman qui filait de la laine.
PS: Google n'a pas été mon ami sur ce coup-là...
PPS: Les textes de ma modeste prose entre les balises sont optionnels, et destinés à toucher un plus large public.
[Alors voila] je cherche l'auteur d'un texte précis. [En fait] les seules infos un peu précises dont je dispose étant celles-ci:
Il sagirait d'un auteur d'origine espagnole, et ce texte daterait de fin 1800, début 1900 [mdr le truk tro vieu lol].
Merci à tout ceux qui pourraient m'aider [c urgen lol merkiii]
Voici le texte en question [c tro lon ton truk lol c chian a lir ptdr]:
Citation :
La légende du Zéphyr.
Le souffle qui remue imperceptiblement
cette jeune glycine au pied du vieux sarment;
Et bien, c'est l'âme d'un zéphyr dont je connais l'histoire,
pour l'avoir déchiffrée un jour dans un grimoire
Or jadis un zéphyr flânant, musant rêvant,
entra dans un vieux castel en un coup de vent,
Et léger, étourdi, il frôla de son haleine
une enfant de seize ans qui filait de la laine.
Ces yeux étaient du bleu de ce lac languissant
dont il avait ridé la surface en passant.
L'enfant pour établir la coquette harmonie
de l'onduleux repli d'une boucle fournie,
eut à la fois un geste du bras, de la main et des doigts.
Si souple, si léger mais si chaste à la fois
que le petit zéphyr faiseur de pirouettes,
qui comptait ses amours au saut des girouettes
coutumier du mensonge et gaspilleur d'aveux;
Et bien, pour l'avoir vu passer la main dans les cheveux,
sentit que désormais il n'aurait plus d'autre reine
que l'enfant de seize ans qui filait de la laine.
Et, dés lors, la fillette entraîna sous ses pas
un amant éperdu qu'elle ne voyait pas.
Et lui fut tout heureux de pouvoir être encore
l'amoureux inconnu qui passe et qu'on ignore.
Dés qu'il apercevait ses beaux yeux embrunis,
il courrait lui chercher des chansons dans les nids
ne pouvant apporter toutes les fleurs en gerbes,
il allait lui cueillir des papillons dans l'herbe.
Tous ceux des prés, des jardins, des bosquets;
Et, quand il en avait fait des bouquets
de rubis palpitants, de nacre, d'or et d'ambre
son souffle brusquement les jetait dans la chambre.
Au moment, ou il se faisait la fenaison;
il allait chercher de quoi parfumer la maison.
Des senteurs de la sauge et de la marjolaine
pour l'enfant de seize ans qui filait de la laine.
Parfois jusqu'en Provence, il allait voyager
pour revenir plus lourd de parfum d'oranger.
A chacun de ses maux, il trouvait un remède.
Si la nuit était froide, et bien il se faisait plus tiède
Si l'air était brûlant et le ciel orageux,
il rapportait du frais des grands sommets neigeux.
Quand elle avait un livre, effronté comme un page,
il soufflait à propos pour lui tourner la page.
Et, lorsqu'elle dormait dans son petit dodo;
le zéphyr doucement écartait les rideaux.
Il mêlait pour avoir de son corps quelque chose,
son souffle au souffle pur de sa bouche mi-close.
Et, tout énamouré, pour apaiser ses fièvres
sans qu'elle eut à rougir, la baisait sur les lèvres
Hélas! Un jour, vêtu d'un somptueux pourpoint,
un seigneur arriva qu'on ne connaissait point.
Il était jeune, il était fier, il venait d'Aquitaine
pour épouser l'enfant qui filait de la laine.
Sa grâce et sa beauté, quelques riches présents
sans peine, eurent raison de ce cœur de vingt ans.
Après de grands saluts et de compliments vagues;
on parla mariage, on échangea des bagues.
Si parfumés qu'ils soient, que peuvent les zéphyrs
contre des cavaliers qui donnent des saphirs,
des perles, des colliers. En souffle de tempête,
le zéphyr se rua sur le castel en fête.
Pendant des jours, des nuits, on l'entendit hurler
secouant ses vieux murs pour les faire ébranler.
Et, lorsqu'on s'en fut, en cortège, à l'église;
Alors orages, bourrasques ou bises,
pour qu'on n'en jeta pas en chemin par monceau
eh bien, il effeuilla d'un coup les roses des berceaux.
Enfin, suprême espoir, pendant le saint office,
il tenta de sécher le vin dans le calice.
Et, malgré les efforts du vieux sonneur très las,
força la grosse cloche à ne sonner qu'un glas.
Le zéphyr entreprit alors une effroyable ronde
pour aller se grossir des tempêtes du monde
et alors, terrible, fauchant les pays traversés,
il revient au vieux castel après deux ans passés.
Là, il allait l'emporter comme un fétu de paille.
Quand dans les flancs joyeux de sa frêle muraille,
plus facile à briser qu'un tout petit rosier.
Il vit un nouveau né dans un berceau d'osier.
Dans les yeux de la mère, il lut tant d'espérance
qu'il frémit en songeant aux possibles souffrances.
Et alors vaincu, désarmé par l'amour triomphant;
Il rendit l'âme en soufflant sur un moulin d'enfant.
Exhalant à la fois sa vie et sa haine
aux pieds de la maman qui filait de la laine.
PS: Google n'a pas été mon ami sur ce coup-là...
PPS: Les textes de ma modeste prose entre les balises sont optionnels, et destinés à toucher un plus large public.
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Salut, LaMoufetteQuiVaEtreEncorePlusEnColere (ou pas)
Moi, Google est mon ami mais il a fallu que j'insiste un peu:
http://www.blogg.org/blog-32240-offset-65.html
Au 4ème article, j'ai trouvé le poème que tu cites avec le nom de son auteur, un certain Miguel Zamacoïs (1866 - 1940), écrivain, poète et dramaturge français, ce que confirme Evene.fr .
PS: j'aime bien les [messages subliminaux], on dirait que tu t'es fait hacker par ta petite soeur [lol ptdr]
Moi, Google est mon ami mais il a fallu que j'insiste un peu:
http://www.blogg.org/blog-32240-offset-65.html
Au 4ème article, j'ai trouvé le poème que tu cites avec le nom de son auteur, un certain Miguel Zamacoïs (1866 - 1940), écrivain, poète et dramaturge français, ce que confirme Evene.fr .
PS: j'aime bien les [messages subliminaux], on dirait que tu t'es fait hacker par ta petite soeur [lol ptdr]
Bien sur Lilly!
Comment as-tu pu en douter ne serait-ce qu'un seul instant?
Tu es de loin la personne la plus admirable, merveilleuse, brillante, intelligente, magnifique, drôle, à double sens, épatante et ravissante de ce forum! En plus, je suis sûr que tu sens bon dans la bouche, et ce, à toutes heures de chaque journée que Dieu fait en ton honneur.
D'ailleurs, Dieu n'a t-il pas créer le monde et l'univers dans un seul but: Y poser une Lillybulle et faire tourner tous les astres autour de ta personne, comme un repère, un phare réconfortant pour les pauvres navires en perdition que nous sommes, nous, pauvres semi-humains?
Ca te va pour l'égo?
Comment as-tu pu en douter ne serait-ce qu'un seul instant?
Tu es de loin la personne la plus admirable, merveilleuse, brillante, intelligente, magnifique, drôle, à double sens, épatante et ravissante de ce forum! En plus, je suis sûr que tu sens bon dans la bouche, et ce, à toutes heures de chaque journée que Dieu fait en ton honneur.
D'ailleurs, Dieu n'a t-il pas créer le monde et l'univers dans un seul but: Y poser une Lillybulle et faire tourner tous les astres autour de ta personne, comme un repère, un phare réconfortant pour les pauvres navires en perdition que nous sommes, nous, pauvres semi-humains?
Ca te va pour l'égo?
Pour plus de précisions, ce poème est
extrait
d'une pièce en quatre actes éditée dans
un livre de Miguel Zamacoïs intitulée
"les bouffons" chez Ernest Flammarion
dans cette pièce le personnage de Jacasse
fut interprété par Sarah Bernhardt
le 25 janvier 1907
c'est elle qui interprète ce poème du
zephir
elle s'oppose à un autre personnage dans
une sorte de duel,et c'est à celui qui
dira le plus beau poème
j'ai dailleurs vu sur le net, qu'il
faisait partie d'une sélection des plus
beaux textes de la litterature française
je le connais bien, parceque mon père
qui le connait par coeur le récitait à
toutes occasions
extrait
d'une pièce en quatre actes éditée dans
un livre de Miguel Zamacoïs intitulée
"les bouffons" chez Ernest Flammarion
dans cette pièce le personnage de Jacasse
fut interprété par Sarah Bernhardt
le 25 janvier 1907
c'est elle qui interprète ce poème du
zephir
elle s'oppose à un autre personnage dans
une sorte de duel,et c'est à celui qui
dira le plus beau poème
j'ai dailleurs vu sur le net, qu'il
faisait partie d'une sélection des plus
beaux textes de la litterature française
je le connais bien, parceque mon père
qui le connait par coeur le récitait à
toutes occasions
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la legende du zephyr est de Miguel Zamacoïs