Ma Nouvelle Dace, partie 1
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Je ne suis ici que parce que j’ai apprécié quelques écrits que j’y aie vu.
Je vous offres l’un des miens…
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DACE
Le début de la fin de l’empire romain commença avec le déclin de ses légions du Nord. Le règne de Commodus, fils de l’empereur « pacifiste » Marc Aurèle fut marqué par sa tentative de début de pouvoir de ramener la paix par la violence sur les rives s’étendant du Danube.
Éprit d’un amour incestueux et à demi dément, il se comparait à un dieu
Ses méthodes se voulaient autant sanguinaires en Germanie qu’il amenait la décadence des mœurs dans les rues de Rome.
Opprimé par un gouverneur Romain, le peuple Dace était devenu servile depuis prés de sept décennies. N’étant toujours pas citoyen, certains se rallièrent en secret aux peuples Germain…
D’un fort de pierre une colonne d’un manipule de fantassins s’enfonçait sur les pentes neigeuses sous le poids de leur lourd équipement réglementaire. A leur tête, le général Vaurélus en personne. Il les menait en formation serré vers la tenue d’une négociation avec les barbares.
Il faisait très venteux, la colonne s’étirait sur des pentes gelées. Alors que les premiers entraient dans une forêt noire, redouté parmi les romains pour disait dont les bruits étranges d’esprits païens. Même une progression bouclier contre bouclier et la foi en un dieu supérieur n’empêchait les soldats de trembler autrement que de froid à l’idée de réveiller ces anciens esprits.
Le chemin s’élargissait, les sapeurs de l’armée avaient sarclé la végétation sur les bas-côtés pour laisser une zone de terre vierge en parade contre les embuscades.
Des bruits énigmatiques aux logorrhées émanaient des arbres. De sinistres grincements s’élevaient des racines. Ils se mêlaient bientôt aux plaintes des soldats implorant leur dieu.
Le général Vorélus marchait en tête de convoi, il portait à bras l’épaule un vexillum en forme de lourd marteau de guerre dont il battait ses brassières en métal doré en cadence pour étouffer les bruit du bois sous le tintement familier des galères qui voguent.
Le moral des soldats immédiatement derrière le général était galvanisé par la vue des cheveux et de la barbe blanche en épis de Vorélus. Ses cicatrices et son manteau de fourrure rouge porté en cape de fantaisie n’étaient effrayants que pour l’ennemi.
Les sons inamicaux des esprits des forêts n’en semblaient guerres effrayées.
Des formes sauvages accompagnaient les cris fuyants les fourrés. Des ombres de plus dans une nuit en plein jour des hautes cimes soutenant le ciel. Déformés, trottinant, bondissantes, grimpantes, elles étaient menaçantes. Certains refusèrent de continuer à avancer.
Vorélus leva la main pour faire halte, la tête engoncé dans le col sertit de métal de sa cape, il scruta autour de lui.
Devant se trouvait une clairière faite de la main d’un être supérieur tant la forme circulaire et la taille immense rappelait à ces soldats celle d’un forum rasé.
Au milieu des arbres parlant, un homme à la carrure de géant, au torse d’Hercule, au visage au crayeux cadavérique, aux joues creusés du pestiféré, mais à la peau lisse comme un jeune éphèbe. La main posée sur une hache à double lame, il dispersait ses cohortes dans les bois.
Son ombre ne portait pas la même veste en peau tannée laineuse, travaillée avec soin et courue de dessins tribaux que le géant. L’ombre portait une tenue tellement bouffante qu’il pourrait s’envoler. Si il n’était là, sur le sol, cloué à la terre.
Il était seul sur la neige.
-Tu dois tuer Vorélus, prendre sa place, retourner à Rome et tuer Commodus, dit une voix enjouée.
L’ombre noir du géant c’était animé d’un jeu de rayures blanches à ces mots.
-Laisse moi un peu tranquille ! répondit le géant d’une voix serpentine.
Les yeux de l’ombre semblaient battre des paupières et maugréer de la bouche.
-Panon, Panonnnn, Pahaanon, obéit si tu veux te séparer de moi, tu n’as pas le choix, je suis pénible hein ? Tue les et tu me délivrera, et tu te délivrera. Délivrera, talalalala ! Tu me boude encore ? Allons c’est de ta faute tout ça ! Fallais pas vouloir te rebeller contre moi ! dit la voix moqueuse provenant de l’ombre du géant.
Le géant tapa du pied sur le sol, sur son ombre.
-Tu vas te taire ! Et arrête de prononcer mon nom, fiche moi la paix si tu veux que l’on gagne ! J’ai besoin de calme si je dois contrôler ton armée ! dit le géant.
-Bien sur Panon, bien sur, c’est bien, gagne pour moi, gagne pour moi, pour moi, moi moi moi moi ! dit l’ombre.
Les yeux du géant Panon se mirent à se tinter d’un rouge de sang, à se vasculariser de veinures plus grosses que ses pupilles rétracté comme une tête d’épingle. Ses paupières se retournèrent, son œil se révulsa, sa tête partit à l’arrière, ses globes oculaires enflèrent comme une jambe gangrenée devenant lumineux comme des lucioles.
Partout autour du général Vorélus, dans les branchages, sous des monticules de neiges, dans les terriers, derrières les troncs, dans les fosses et sur les buttes, des yeux rouges apparaissent. S’allumant l’un après l’autre comme des torches.
Un émoi parcouru ses troupes.
-Ca faisait longtemps que ce n’était pas arrivé dans la région, marmonna Vorélus.
Le centurion à ses côtés prit la fuite quand il entendit les mots de son général, repensa aux histoires de survivants de campagnes précédentes ayant fait le récit de pareilles rencontres funestes.
A peine eut il commencé à fuir à cent pas de la colonne que d’un côté du sentier jaillit un homme aux yeux rouges, le chargeant de plein fouet, il le renversa et le matraqua dans sa course comme on tue un phoque. Puis il disparu de l’autre côté du sentier.
-Préparer vous, dit simplement Vorélus.
Les soldats formèrent un cercle en quinconce. Renforçant particulièrement la ligne de barrage face à la mystérieuse trouée régulière et immaculée au devant d’eux.
De part la gauche et la droite, de devant et de derrière, de tous les côtés mais aussi du dessus pas les arbres et de dessous par les enfouissements de neiges, sortirent lentement une armée aux yeux rouges.
Ils portaient des tenues bouffantes et souvent rayés voir rapiécée sous de lourdes armures noires en cuirs cloutés. Sur leur crâne des heaumes à pointes de la taille d’un glaive, ils jetaient une ombre sur le visage que seul leur regard luminescent rompait. Leurs armes de bric et de broc étaient surmontés de griffes, de lames recourbés et autres clous aux découpes joyeuses fait pour dépecer furieusement les tripes terrifiés de l’ennemi.
Leurs chevelures et leurs longues barbes blondes s’enfarinaient de flocon neige. Ils avançaient lentement, d’un pas rassurés par leur forte carrure vers le bloc du général Vorélus.
Ces colosses blonds n’étaient pas désorganisés, mais avançaient comme si ils ne faisaient qu’une seule entité, un tout dont seul l’unité et non l’individualité importait.
Ils se disperser en encerclant les romains sous une nuée pire que celle qu’un essaim de frelons.
-Attendez ! ordonna Vorélus.
Les guerriers blonds étaient silencieux et calme comme si le collectif était si unis qu’il n’avait besoin de se rassurer. Sous leur approche, le carré romain se resserrait, se contractait jusque se monter l’un sur l’autre comme un cœur qui se contracte à son maximum.
-Allez-y ! hurla Vorélus.
Sous cette impulsion, les romains bondirent dans tous les sens, giclant le bouclier sur le côté et le glaive tendu. En sur nombre, les romains martelaient de coups leurs adversaires. Mais quand il leur en fallait une dizaine touchant au but pour faire tomber un blond aux yeux rouge, une pichenette suffisait à les envoyaient valdinguer contre un arbre comme un sac de blé qui y exploserait et se viderais par ses trous.
Vorélus lui-même était plus petit que les guerriers blonds, sa véhémence l’aida à en tailler en pièces quelques paires.
Un de ces romains répliquait coup pour coup, esquivant avant de contre-attaquer, puis d’être à son tour contré. Un autre couché au sol, parvint dans son agonie à trancher un pied ennemi. Rapidement les romains passèrent en sous nombre.
Ils se rassemblèrent autour de leur général qui tenait tête, malgré que son armure était maculée de plus de sang que d’or. Alors qu’il parvint à abattre un ennemi qui ressemblait à un taureau tant il était fort et que son casque était cornu, il reçus un coup par derrière, son crâne s’ouvrit. Il chuta à genou. Un de ses soldats vint transpercer celui qui l’avait frappé, avant de s’écrouler à son tour. La neige faisait sortir un véritable nuage de buée de la bouche de Vorélus. Sa peau bleuissait.
-Pardon mon dieu, mais Mars, il n’y a plus que toi qui… soupira t-il.
Il cracha du sang qui s’enfonça dans les couches de la neiges, comme absorbé par un linge. Devant ses yeux un de ses derniers soldats chuta lourdement, soulevant un nuage de poudreuse. Une fourche l’avait crucifié au sol.
Désarticulés comme les pantins d’entraînement des gladiateurs, les derniers soldats furent massacrés par cette nonchalante armée blonde aux coups alanguis.
Ils s’attroupaient autour de Vorénus quand de son arme brisé comme la lance de Mars, s’éleva une fournaise plus chaude que les forges de Vulcain. Cette vague ondoya sur le sol enneigé, l’herbe apparue ainsi que la terre, de la vapeur d’eau remplaça la neige dans un rayon de la taille du Colysée tout autour du général.
Le sol était mis à nu et calciné, tout comme les squelettes de ses ennemis noircis comme des bûches. L’aura de feu se dispersa dans les bois, mettant le feu à quelques buissons sur son passage. Puis elle se disloqua.
-Merci à toi, Mars, fit Vorénius.
Il resta à genou et reprit son souffle comme si il priait les cieux de sa gratitude.
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Je vais pas vous en faire la promo mais c’est juste plus commode à lire là abs que copier coller ici (pb de taille)
Normalement ce site est volontairement référencé nulle part donc seuls les groupes que j’invite et sélectionne car me plaisent (et leurs amis) peuvent s’y rendre.
C’est un site exclusif et sélectif, selon ceux qui à mes yeux les méritent.
Car je ne souhaite les conseils, critiques que de ceux dont cela peut m’importer.
Et j’ai aimé ce que j’ai lu ici.
D’où l’envie de partager mes écrits avec vous, à commencé par celui-ci.
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