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J'ai rediger un petit test sur Oblivion

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Un petit peu d'histoire...

La série des Parchemins des Anciens, The Elder Scrolls pour les intimes, a débuté en 1993 avec la sortie de Arena, un jeu de rôle en vue subjective qui ouvrait grand les portes du genre, portes par lesquelles allaient s'engouffrer de très nombreux joueurs. Arena proposait de découvrir le monde de Tamriel, vaste continent divisé en provinces et centré autour de la province impériale, siège du pouvoir d'un certain Uriel Septim. Arena était ce que l'on appelle un jeu massif : c'est en effet l'ensemble du monde qui s'offrait à la curiosité des joueurs. Etaient ainsi au menu : plus de quatre cent villes, près de mille donjons, des espaces extérieurs à perte de vue... Arena valait aussi par la richesse offerte lors de la création de son personnage : elfes des bois, hauts elfes, hommes lézards, humains de différentes sortes, elfes noirs, des dizaines de classes et des personnages évolutifs... Voilà qui se voulait exhaustif. Mais Arena était également connu pour sa programmation laborieuse et ses très nombreux bugs, tous plus ou moins corrigés au fil du temps par d'innombrables patches successifs. A tel point que Bethesda Softworks s'est forgé une image de boîte de développement géniale, mais terriblement brouillonne.

Ensuite vint Daggerfall, dont l'action se recentrait autour de la Baie d'Iliac (ou Iliaque dans la traduction française d’Oblivion), bien que baignant de nombreux pays (dans le monde de Tamriel, les provinces prévalent sur les pays). Mais le monde, s'il perdait en superficie, gagnait en définition. Avec toujours cette richesse légendaire qui offrait une liberté sans égale dans le monde du jeu. Moins de bugs, aussi, mais des bugs toutefois. En passant au-dessus de quelques titres alternatifs rôdant autour de l'univers de Tamriel, comme Battlespire, on en vint à la quasi-perfection avec Morrowind, nom d'une île située au milieu de la province de Vvardenfell, la nation des elfes noirs. Morrowind était encore plus petite que la Baie d'Iliac, mais une fois de plus, le monde gagnait en définition... On pouvait presque recenser le nombre de grains d'herbe de cette île loin d'être paradisiaque. Mais le joueur s'y trouvait toujours aussi libre qu'en pleine nature, et c'est ce qui faisait la renommée du titre, des titres, et la légende des Elder Scrolls. Et pour Morrowind, s'il restait quelques malencontreux dysfonctionnements, on pouvait considérer que, pour la première fois, Bethesda Softworks avait sorti un jeu "propre", sans bugs... Pour autant qu'un jeu puisse en être totalement exempt.

Pour les millions de joueurs à travers le monde, la sortie du quatrième volet revêtait donc à la fois l'habit de lumière de l'espoir et le sombre manteau de la crainte. L'espoir de jouer à un jeu de rôle encore meilleur que Morrowind, mais aussi la crainte que le jeu ne soit une nouvelle fois truffé de bugs. Au premier abord, il semble bien que les deux attentes aient été comblées, pour le meilleur et pour le pire. Oblivion, puisque c'est son nom, est en effet un jeu meilleur encore que son prédécesseur. Plus beau, plus étendu, plus défini, plus profond. Mais il est aussi truffé de bugs, et les forums officiels du jeu résonnent déjà d'appels désespérés à propos de problèmes qui empêchent parfois tout simplement le jeu de se lancer. Il existe toutefois des solutions à (presque) tous les problèmes, et nul doute que Bethesda nous prépare quelques patches pour corriger tout ça. Il n'empêche que lorsque l'on connaît l'engouement que représente la sortie de The Elder Scrolls IV, on pouvait espérer que ces développeurs géniaux auraient mis les petits plats dans les grands et auraient témoigné d'un peu plus d'attention... Mais ne nous arrêtons pas là et allons de l'avant. Car il s'agit tout de même d'Oblivion...



Un seul mot d'ordre : richesse

Comme dans tout jeu de rôle digne de ce nom, tout commence par la création d'un personnage. Les multiples races accessibles dans Morrowind se retrouvent ici, ainsi que les nombreuses classes de personnages qui recouvrent le spectre de ce que tout joueur attend : utilisateurs de magie, combattants spécialisés ou pas, religieux, rôdeurs, hors-la-loi, classes croisées comme les célèbres Sortilames, des guerriers magiciens... Il y en a pour tous les goûts. Pour la première fois, vous pourrez créer librement l'aspect de votre personnage grâce à un outil très performant : nez, sourcils, joues, menton, type, position et couleur des yeux, des cheveux... Vous passerez assurément beaucoup de temps à peaufiner votre petite Barbie (ou Ken, bien entendu). On peut cependant reprocher un aspect assez désuet pour ce qui est de la pilosité faciale, tant les barbes et moustaches ne sont pas du meilleur effet.
Comme dans Morrowind, vous ne créerez votre personnage que par étapes, dans le courant des premières minutes de jeu. Vous en définissez d'abord les grandes lignes, et après avoir parcouru quelques tunnels et prouvé votre valeur d'une manière ou d'une autre, vous pourvoirez aux derniers réglages de votre héros. Ce n'est pas une mauvaise idée pour ce qui est du choix de la classe, notamment. Vous aurez en effet pratiqué un peu toutes les actions déterminantes, et saurez donc de quoi votre destin sera fait, de quelle façon vous jouerez et quelle profession vous conviendrait donc mieux.

Pour reprendre un principe éculé et éprouvé, ce sont les actions de votre personnage qui lui octroieront de l'expérience et lui assureront donc une progression. En clair, c'est en forgeant que l'on devient forgeron. Et c'est en frappant que l'on deviendra un bon combattant, c'est en courant comme un malade et en sautillant à tout bout de champ que l'on deviendra un acrobate accompli.
Petite nouveauté dans le système de jeu, le crochetage est désormais le cadre d’un petit exercice d’adresse à la souris. C’est aussi le cas pour les relations sociales, par exemple. Il semble que les développeurs aient estimé que le hasard seul ne devait plus guider vos succès et commanditer vos échecs dans Tamriel. Cela fera peut-être hurler les puristes des jeux de rôle, mais réjouira de nombreux joueurs par une approche plus ludique encore. Le système de combat a lui aussi été repensé depuis Morrowind. Pour rappel, dans le précédent titre de la série, la parade s’effectuait en fonction de l’évaluation de votre chance de succès. Désormais, elle est active, c’est à dire que le bouton droit de la souris sert à frapper et le bouton gauche à parer, que ce soit au bouclier ou avec votre arme blanche. Active, mais dépendante, tout de même, de votre compétence. A vous de voir si vous voulez donc privilégier une attaque rapide, en force (en maintenant le bouton de droite enfoncé), ou agir de façon plus prudente en vous cachant derrière votre bouclier pour porter un coup quand votre adversaire s’y expose.

Un jeu plus vivant que ses prédécesseurs

Tout cela rend le jeu beaucoup plus vivant et le rapproche aussi d’un FPS classique, ce qui ne gâche rien, car le plaisir s’en trouve accru. Dans le monde de jeu, la plupart des objets sont interactifs. On peut les prendre, les déplacer, et ils réagissent aux impacts (si l’on décoche une flèche sur un seau, il est déplacé). Ceci dit, les détails graphiques fourmillent dans l’univers visuel d’Oblivion, et l’on est donc parfois déçu de constater que tous les objets ne jouissent pas du même traitement. Ainsi, ces cailloux gisant un peu partout sur le sol ne peuvent pas constituer des projectiles… Dommage.
Les déplacements du personnage sont relativement fluides et précis si l’on dispose d’une configuration suffisante et si les bugs vous épargnent. En effet, un problème souvent constaté (mais facilement réglable) impose au personnage une démarche d’escargot alors que le monde autour de lui s’active à bonne vitesse.
Toujours à propos de déplacements, on constate, au rayon des bonnes nouvelles, le retour des montures, abandonnées dans Morrowind. Vous pourrez donc arpenter la campagne à dos de cheval – pour peu que vous ayez les moyens de vous en acheter un. Il faut dire que, comme dans tous les jeux de la saga, vous allez voir du paysage. Donc autant disposer d’un moyen de transport.

L’un des atouts du jeu est aussi, comme dans Morrowind, de laisser le joueur libre de créer des objets dans son univers : potions, armes enchantées, sorts… Bien entendu, il faut acquérir un certain savoir pour ce faire et pratiquer, peut-être, à certains endroits et pas à d’autres. Mais la chose est possible. Le simple fait de cueillir des plantes augmente votre compétence en alchimie, ce qui vous permettra de concocter des potions efficaces.

En ce qui concerne l’Intelligence Artificielle, elle a été considérablement accrue, et les personnages non-joueurs, les adversaires, réagiront souvent de façon autonome et appropriée. Si certains ennemis se laissent peut-être un peu trop facilement surprendre, ils n’hésitent pas à fuir lorsqu’ils sont trop blessés, à rester à bonne distance lorsqu’ils utilisent des arcs ; bref, à se montrer vaguement intelligents. Bien entendu, les superlatifs employés par la promotion du jeu restent disproportionnés. Ce ne sont jamais que des PNJs gérés par un ordinateur, ce qui ne vaut pas l’intelligence d’un joueur humain (quoique…).
Dans vos relations avec eux, vous utiliserez le bon vieux principe de Morrowind. Votre réputation influera positivement ou négativement sur les préjugés des personnes que vous rencontrerez. Tentez d’arnaquer quelqu’un et vous vous en ferez un ennemi. Aidez-le et vous vous en ferez un ami. Les dialogues se gèrent par sélection de questions et de réponses, mais la plupart seront audibles et plus lisibles. C’est l’une des richesses du jeu, même si, pour en profiter pleinement, vous devrez disposer d’une installation en 5.1. Sinon, en tournant le dos à votre interlocuteur, vous risquez de ne plus l’entendre… Dans le même ordre d’idée, on se prend parfois à écouter les conversations entre PNJs, car il se peut que des éléments intéressants soient divulgués de la sorte. Se poster dans une taverne ou sur la place du marché et prêter attention aux dires de chacun est donc désormais une tactique payante, plus nécessairement une perte de temps. Le monde de Tamriel vit autour de vous…

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