"The Day After Tomorrow" (Le Jour d'Après) | Excellent !
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Je suis allez voir ce film dimanche au cinéma et comment j'ai trop aimé !
Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un film catastrophe qui montre ce qu'il se passera quand la planète viendra à trop se réchauffer :
- Ouragans, tornades détruisant des villes comme Los Angeles
- Tempêtes en mer et ocean
- Fonte des glaces entraînant un réhaussement des eaux de la mer et des océans de 8 mètres.
- Une grande vague recouvrira des villes comme New York City engloutissant le tiers des building sous l'eau.
- Les T° descendront brusquement jusqu'à -50 degrés C.
- Une banquise naitra sur toute la partie nord de notre hémisphère (impossible de mettre le nez dehors sous risque de congélation instantannée) : Tour Eiffel gelée, Statue de la Liberté givrée...
Bref, une nouvel ère glacière si la Terre continue à se réchauffer !
Voilà ce que vous verrez dans ce film ! C'est franchement génial !
C'est donc pour cela que je tiens à le suggérer à tous les membres d'IDN d'aller le voir.
Pour ceux qui l'ont vu, donnez votre avis et : Cela arrivera t'il un jour ? De cette même façon ?
Pour les autres qui ne l'ont pas encore vu, posez vos questions et/ou courrez voir ce film !
:-D :-D :-D
Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un film catastrophe qui montre ce qu'il se passera quand la planète viendra à trop se réchauffer :
- Ouragans, tornades détruisant des villes comme Los Angeles
- Tempêtes en mer et ocean
- Fonte des glaces entraînant un réhaussement des eaux de la mer et des océans de 8 mètres.
- Une grande vague recouvrira des villes comme New York City engloutissant le tiers des building sous l'eau.
- Les T° descendront brusquement jusqu'à -50 degrés C.
- Une banquise naitra sur toute la partie nord de notre hémisphère (impossible de mettre le nez dehors sous risque de congélation instantannée) : Tour Eiffel gelée, Statue de la Liberté givrée...
Bref, une nouvel ère glacière si la Terre continue à se réchauffer !
Voilà ce que vous verrez dans ce film ! C'est franchement génial !
C'est donc pour cela que je tiens à le suggérer à tous les membres d'IDN d'aller le voir.
Pour ceux qui l'ont vu, donnez votre avis et : Cela arrivera t'il un jour ? De cette même façon ?
Pour les autres qui ne l'ont pas encore vu, posez vos questions et/ou courrez voir ce film !
:-D :-D :-D
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J'ai personnellement vraiment pas aimé.
treves de bavardages, j'te copie colle une sublime critique de "ZORG" qui resume parfaitement la situation, du moins celle que j'rescent (libre à vous de lire ou pas, bon courage)...
Les augures étaient pourtant bons. Tous les signes indiquaient que nous aurions droit à une grande cuvée. Pensez donc, Monsieur Godzilla (pouah) aux commandes d'un nouveau film catastrophe (qui a dit catastrophique ?) à la veine écolo alarmiste. Monsieur Independence Day (miam), qui se retroussait les manches pour éveiller les consciences de notre vilaine civilisation occidentale polluante et irrespectueuse de la Nature. Le bougre était bien décidé à nous offrir un film à grand spectacle digne des Travaux d'Hercule (New York a quelque chose des Ecuries d'Augias, vous ne trouvez pas ?), à grands renforts d'effets spéciaux top moumoute.
Oui mais voilà, il a encore fallu qu'il nous ponde un script aussi bancal qu'abracadabrantesque, des personnages plus transparents que l'homme invisible, des situations grotesques, des rebondissements mous du genou et surtout une morale plus difficile à avaler qu'un cheese cake au plâtre. Roland Emmerich tout de même, le seul homme capable de nous recycler à l'infini la même soupe (notez la subtilité du jeu de mot en rapport avec les tendances écolos du film. un bon point pour le pigiste) pour au final toujours livrer la même mixture indigeste, et ce quel que soit le contexte. Détruire trois fois New York en quatre films, c'est une performance. Je serais à la place de Michael Bloomberg, je déclarerai solennellement Roland Emmerich persona non grata dans la Big Apple, c'est mauvais pour le tourisme toutes ces salades.
Roland Emmerich, l'humaniste à la truelle...
Prenez un scientifique visionnaire, voire prophétique, qui vous prédit la fin du monde dans un délai inférieur à celui que demande un marabout pour vous ramener votre femme volage partie avec un représentant en thongs. Tout le monde le prend forcément pour un illuminé pour avoir des idées flirtant dangereusement aux frontières de l'aliénation mentale. Son abnégation, son entêtement aveugle dans des théories hérétiques (et pourtant, elle tourne) l'isole toujours d'avantage de sa famille, de sa hiérarchie. Même son chien refuse de lui parler, c'est vous dire la misère. Il en vient à développer une névrose qui va le consumer un peu plus chaque jour que Dame Nature a la grâce (ou l'inconscience) de lui accorder sur cette Terre désormais transformée en purgatoire sans issue de secours.
La schizophrénie s'empare de lui. Scientifique écolo le jour, il se métamorphose quand la nuit tombe en Super Pollueur, faisant tourner à plein régime et pour le plaisir le V6 12 litres de son SUV flambant neuf, il s'oint langoureusement le corps de laque à cheveux à la recherche de tous les CFC qu'il trouve pour attaquer la couche d'ozone, il prend des bains interminables parfumés au plomb et à l'arsenic. Brûlant sans répit des hectolitres de combustible fossile, il va jusqu'à avoir des accès de démence pure où, comble de l'horreur, il déverse dans le système de distribution d'eau municipal des tonneaux de mercure récupérés à partir de thermomètres achetés en pharmacie.
Bref isolé, persécuté, rejeté de tous, la solitude et le désespoir sont son pain quotidien. Son salut, sa rédemption viendront avec la fin de notre civilisation, matérialisation apocalyptique de ses fantasmes échevelés et pervers en forme de catastrophe écologique. C'est uniquement dans ces circonstances tragiques pour le reste de l'humanité qu'il pourra enfin accomplir sa destinée : sauver le monde ! (notez l'incroyable enchaînement logique arrivant à cette conclusion : si l'humanité n'est pas en danger de mort globale, comment pourra-t-il sauver le monde ? 2e bon point pour le pigiste)
Dans le jargon, on appelle un tel personnage un psychopathe mythomane débile à tendances paranoïaques. Et c'est lui le héros, immanquablement. Il suffit d'aller jeter un oeil dans la filmo de Tonton Roland depuis Stargate pour s'en rendre compte (bon, sauf The Patriot, mais c'est un détail, le héros étant lui aussi isolé et persécuté).
En corollaire scénaristique de notre scientifique-héros-malgré-lui, un film de Roland Emmerich contiendra toujours, à un ou deux détails près, les éléments suivants :
- un clochard arpentant les rues avec son caddie
- un chien ayant une relation quasi fusionnelle avec son maître
- une destruction de New York alors que les rues sont saturées de gens tentant de prendre la fuite
- un Président des USA soit complètement à la ramasse, soit aussi téméraire que Saint-Georges partant chasser le Dragon avec un cure-dents, mais toujours armé d'un brushing blindé résistant à des rafales de 150 km/h
- une kyrielle de militaires au coeur d'artichaut et à la vivacité d'esprit d'un troupeau de moules sous anxiolytiques, mais qui au final finissent toujours par terrasser la menace soit grâce à un arsenal digne de la Doomsday Machine, soit grâce à une ruse de guerre qu'on en n'avait plus vu des comme ça depuis la Guerre de Troie
- une bannière étoilée déchirée, rapiécée, délavée, flottant délicatement devant un ciel d'azur et noblement bercée par les douces volutes d'une brise estivale de bord de mer
Le Jour d'après ne fait bien évidemment pas exception à cette règle et suit religieusement les sacro-saints préceptes de Saint Roland, tout en restant prisonnier du carcan balisé jusqu'à l'os du film catastrophe. Je ne ferai pas l'inventaire de ces étapes aussi obligées que l'arrivée à l'Alpe d'Huez ou l'ascension du Col du Tourmalet dans le Tour de France, mais on peut tout de même noter qu'à l'instar d'Independence Day, où Tonton Roland avait mis le paquet lors de la cataclysmique scène où les vaisseaux aliens ouvrent le feu sur la Maison Blanche, Los Angeles et New York réunis, pour ensuite nous assommer avec un bataillon de considérations philosophiques et patriotiques aussi intéressantes qu'un discours de Georges Marchais, on s'enquiquine copieusement entre deux scènes de destruction, contraints de subir les atermoiements paternels ou la douce mélopée des conseillers du Président dépassés par les événements clamant qu'il faut en profiter pour envahir l'URSS.
Tous derrière et lui devant
Notre héros donc, s'auto désigne de part ses facultés extra-lucides pour sauver la planète (ou du moins la partie nord du continent américain), entamant ainsi un long périple qui se terminera par un affrontement titanesque contre les éléments, la fatalité, ou les vilains martiens qui viennent nous envahir. Je ne vous ferais pas l'affront de tenter de laisser planer un embryon de début de doute sur l'issue finale de l'histoire. Même ma nièce de trois ans serait capable d'en prédire la fin si on le lui demandait. Force est juste de constater que l'épilogue qui clôt le film ne dégouline pas autant de patriotisme infantile et primaire que les précédents accidents cinématographiques du plus américain des réalisateurs allemands. Au lieu d'y aller avec une louche, il se contente d'une cuiller à soupe si vous voulez, mais cela n'en reste pas moins sordide de niaiserie et de débilité dans son ensemble.
Et c'est bien là que le bât blesse. La responsabilité du naufrage incombe à une histoire indigente et des dialogues qui sonnent plus creux que les cloches de Notre-Damme. La palme dans ce domaine revient à un Président des USA complètement à la rue, qui s'écrie dans un éclair de lucidité après qu'une armée de conseillers zélés ait tenté de lui expliquer la gravité de la situation : "mais qu'est-ce qu'on doit faire ?!" Et là, tout bon fan de Tonton Roland qui se respecte répond avec la voix grave et solennelle de celui qui sait à quoi il a affaire : "courir me parait une bonne idée".
Mais je vous rassure, noyées au milieu d'une armée de passages nanarissimes et de punchlines à deux balles, allant de l'attaque des loups en images de synthèse (je ne m'étendrais pas sur les raisons qui poussent à utiliser des créatures numériques plutôt que des vrais, mais il faut reconnaître que c'est tout de même bien fait techniquement parlant, et ce même si les poils sont toujours une gageure à synthétiser à coup d'ordinateurs - a dire vrai, j'aurais trouvé ça louche s'ils avaient mis des vélociraptors à la place pour contourner cette difficulté) à la crise de conscience du Président qui se rend compte qu'ils auraient certainement dû ratifier les accords de Kyoto, sans oublier les pathétiques tentatives d'un groupe rescapés de brûler du papier pour se réchauffer alors qu'ils ont des tonnes de bois à disposition, j'en passe et des meilleures, on arrive tout de même à trouver quelques répliques qui font mouche et qui arrachent au spectateur compatissant un éclat de rire sincère.
New York delenda est
Mais je persifle, je persifle, il faut rendre à César ce qui appartient à Tonton Roland. A savoir, les effets spéciaux. Et là, c'est du haut de gamme. Il faudrait tout de même faire preuve d'une mauvaise foi étouffante pour ne pas reconnaître l'excellence de ces derniers. Bon, certes, il y a bien un ou deux plans au début du film où il est criant que les acteurs sont devant un fond bleu, mais en ce qui concerne le principal attrait du film, les cataclysmes météorologiques, le résultat est très impressionnant. Les tornades qui ravagent Los Angeles sont gargantuesques à souhait, encore que la scène manque un poil d'efficacité. L'échelle à laquelle elle se déroule n'y est d'ailleurs probablement pas étrangère. On reste un spectateur détaché de ce qui se passe, alors qu'il aurait été tellement plus jouissif d'être plongé au coeur de la tourmente, réduit à un simple fétu de paille balayé par les éléments. Autre morceau de bravoure du film, la submersion de New York est réellement impressionnante par l'ampleur et la complexité du phénomène. C'est, au sens littéral, du jamais vu, et de cela, on ne peut que s'en féliciter.
Malheureusement, et j'ignore si c'est lié à des raisons budgétaires ou scénaristiques (probablement un peu des deux en fait) mais tous les événement qui nous sont montrés restent cantonnés aux USA. Le sort du reste du monde n'est pour ainsi dire pas évoqué, et je dois avouer être légèrement déçu de n'avoir pu assister à la destruction de Paris, Londres, Tokyo, ou n'importe quelle grande métropole internationale. Et ce n'est pas un petit laboratoire météorologique écossais qui va venir compenser ce déficit.
D'un autre côté, pour un film catastrophe de cet acabit, les effets sont étonnamment raisonnables. On ne fait pas dans le superflu, juste dans le "crédible" (étant donné les circonstances). Certes, cela reste tout de même gargantuesque et à des années lumières d'un film d'auteur coréen, mais on n'est loin de l'overdose visuelle et sonore d'un Van Helsing par exemple. En fait, je suis prêt à dire qu'en sus des visées philosophico-humanistes de comptoir qu'il véhicule, ce Jour d'après serait plutôt anti-spectaculaire. La catastrophe a lieu à grande échelle certes, mais ce n'est ni délirant, ni épileptique. C'est même franchement mou du genou par moments, et on finit par trouver le temps long. Le dénouement est à ce titre le meilleur exemple tant il s'avère lymphatique et risible.
Au final, que dire de dernier avatar cinématographique de Roland Emmerich si ce n'est que c'est techniquement impressionnant côté effets spéciaux, mais que comme d'habitude avec le réalisateur germain, on s'emmerde à cent sous de l'heure entre deux scènes de destruction de masse. La progression de l'histoire est laborieuse et ennuyeuse au possible, pour complètement verser dans le ridicule, la guimauve boursouflée quand le film tire à sa faim. On n'a même pas droit à un "Instant Washington" digne de ce nom, moment béni où le sidekick du héros, le faire-valoir qui fait des blagues lourdes, meurt en premier dans des circonstances navrantissimes. Pour le fan de Tonton Roland que je suis, Le Jour d'après constitue en cela une énorme déception. Il est bien loin d'atteindre les sommets d'Independence Day, tout en restant heureusement suffisamment éloigné du détestable Godzilla. Je ferai par ailleurs l'impasse sur la volonté pseudo-écolo-humaniste dont le film se pare tant tout est caricatural et simpliste. Je comprends bien qu'ils ne sont pas là pour faire un documentaire scientifique, mais ça n'empêche pas le résultat final d'être relativement indigeste.
Alors franchement, la prochaine fois, à part nous faire une biopic de Copernic ou Galilée affrontant à coup de high kicks des hordes d'inquisiteurs espagnols armés jusqu'aux dents, je ne vois pas ce qu'il pourrait nous pondre d'intéressant.
(Source)
treves de bavardages, j'te copie colle une sublime critique de "ZORG" qui resume parfaitement la situation, du moins celle que j'rescent (libre à vous de lire ou pas, bon courage)...
Les augures étaient pourtant bons. Tous les signes indiquaient que nous aurions droit à une grande cuvée. Pensez donc, Monsieur Godzilla (pouah) aux commandes d'un nouveau film catastrophe (qui a dit catastrophique ?) à la veine écolo alarmiste. Monsieur Independence Day (miam), qui se retroussait les manches pour éveiller les consciences de notre vilaine civilisation occidentale polluante et irrespectueuse de la Nature. Le bougre était bien décidé à nous offrir un film à grand spectacle digne des Travaux d'Hercule (New York a quelque chose des Ecuries d'Augias, vous ne trouvez pas ?), à grands renforts d'effets spéciaux top moumoute.
Oui mais voilà, il a encore fallu qu'il nous ponde un script aussi bancal qu'abracadabrantesque, des personnages plus transparents que l'homme invisible, des situations grotesques, des rebondissements mous du genou et surtout une morale plus difficile à avaler qu'un cheese cake au plâtre. Roland Emmerich tout de même, le seul homme capable de nous recycler à l'infini la même soupe (notez la subtilité du jeu de mot en rapport avec les tendances écolos du film. un bon point pour le pigiste) pour au final toujours livrer la même mixture indigeste, et ce quel que soit le contexte. Détruire trois fois New York en quatre films, c'est une performance. Je serais à la place de Michael Bloomberg, je déclarerai solennellement Roland Emmerich persona non grata dans la Big Apple, c'est mauvais pour le tourisme toutes ces salades.
Roland Emmerich, l'humaniste à la truelle...
Prenez un scientifique visionnaire, voire prophétique, qui vous prédit la fin du monde dans un délai inférieur à celui que demande un marabout pour vous ramener votre femme volage partie avec un représentant en thongs. Tout le monde le prend forcément pour un illuminé pour avoir des idées flirtant dangereusement aux frontières de l'aliénation mentale. Son abnégation, son entêtement aveugle dans des théories hérétiques (et pourtant, elle tourne) l'isole toujours d'avantage de sa famille, de sa hiérarchie. Même son chien refuse de lui parler, c'est vous dire la misère. Il en vient à développer une névrose qui va le consumer un peu plus chaque jour que Dame Nature a la grâce (ou l'inconscience) de lui accorder sur cette Terre désormais transformée en purgatoire sans issue de secours.
La schizophrénie s'empare de lui. Scientifique écolo le jour, il se métamorphose quand la nuit tombe en Super Pollueur, faisant tourner à plein régime et pour le plaisir le V6 12 litres de son SUV flambant neuf, il s'oint langoureusement le corps de laque à cheveux à la recherche de tous les CFC qu'il trouve pour attaquer la couche d'ozone, il prend des bains interminables parfumés au plomb et à l'arsenic. Brûlant sans répit des hectolitres de combustible fossile, il va jusqu'à avoir des accès de démence pure où, comble de l'horreur, il déverse dans le système de distribution d'eau municipal des tonneaux de mercure récupérés à partir de thermomètres achetés en pharmacie.
Bref isolé, persécuté, rejeté de tous, la solitude et le désespoir sont son pain quotidien. Son salut, sa rédemption viendront avec la fin de notre civilisation, matérialisation apocalyptique de ses fantasmes échevelés et pervers en forme de catastrophe écologique. C'est uniquement dans ces circonstances tragiques pour le reste de l'humanité qu'il pourra enfin accomplir sa destinée : sauver le monde ! (notez l'incroyable enchaînement logique arrivant à cette conclusion : si l'humanité n'est pas en danger de mort globale, comment pourra-t-il sauver le monde ? 2e bon point pour le pigiste)
Dans le jargon, on appelle un tel personnage un psychopathe mythomane débile à tendances paranoïaques. Et c'est lui le héros, immanquablement. Il suffit d'aller jeter un oeil dans la filmo de Tonton Roland depuis Stargate pour s'en rendre compte (bon, sauf The Patriot, mais c'est un détail, le héros étant lui aussi isolé et persécuté).
En corollaire scénaristique de notre scientifique-héros-malgré-lui, un film de Roland Emmerich contiendra toujours, à un ou deux détails près, les éléments suivants :
- un clochard arpentant les rues avec son caddie
- un chien ayant une relation quasi fusionnelle avec son maître
- une destruction de New York alors que les rues sont saturées de gens tentant de prendre la fuite
- un Président des USA soit complètement à la ramasse, soit aussi téméraire que Saint-Georges partant chasser le Dragon avec un cure-dents, mais toujours armé d'un brushing blindé résistant à des rafales de 150 km/h
- une kyrielle de militaires au coeur d'artichaut et à la vivacité d'esprit d'un troupeau de moules sous anxiolytiques, mais qui au final finissent toujours par terrasser la menace soit grâce à un arsenal digne de la Doomsday Machine, soit grâce à une ruse de guerre qu'on en n'avait plus vu des comme ça depuis la Guerre de Troie
- une bannière étoilée déchirée, rapiécée, délavée, flottant délicatement devant un ciel d'azur et noblement bercée par les douces volutes d'une brise estivale de bord de mer
Le Jour d'après ne fait bien évidemment pas exception à cette règle et suit religieusement les sacro-saints préceptes de Saint Roland, tout en restant prisonnier du carcan balisé jusqu'à l'os du film catastrophe. Je ne ferai pas l'inventaire de ces étapes aussi obligées que l'arrivée à l'Alpe d'Huez ou l'ascension du Col du Tourmalet dans le Tour de France, mais on peut tout de même noter qu'à l'instar d'Independence Day, où Tonton Roland avait mis le paquet lors de la cataclysmique scène où les vaisseaux aliens ouvrent le feu sur la Maison Blanche, Los Angeles et New York réunis, pour ensuite nous assommer avec un bataillon de considérations philosophiques et patriotiques aussi intéressantes qu'un discours de Georges Marchais, on s'enquiquine copieusement entre deux scènes de destruction, contraints de subir les atermoiements paternels ou la douce mélopée des conseillers du Président dépassés par les événements clamant qu'il faut en profiter pour envahir l'URSS.
Tous derrière et lui devant
Notre héros donc, s'auto désigne de part ses facultés extra-lucides pour sauver la planète (ou du moins la partie nord du continent américain), entamant ainsi un long périple qui se terminera par un affrontement titanesque contre les éléments, la fatalité, ou les vilains martiens qui viennent nous envahir. Je ne vous ferais pas l'affront de tenter de laisser planer un embryon de début de doute sur l'issue finale de l'histoire. Même ma nièce de trois ans serait capable d'en prédire la fin si on le lui demandait. Force est juste de constater que l'épilogue qui clôt le film ne dégouline pas autant de patriotisme infantile et primaire que les précédents accidents cinématographiques du plus américain des réalisateurs allemands. Au lieu d'y aller avec une louche, il se contente d'une cuiller à soupe si vous voulez, mais cela n'en reste pas moins sordide de niaiserie et de débilité dans son ensemble.
Et c'est bien là que le bât blesse. La responsabilité du naufrage incombe à une histoire indigente et des dialogues qui sonnent plus creux que les cloches de Notre-Damme. La palme dans ce domaine revient à un Président des USA complètement à la rue, qui s'écrie dans un éclair de lucidité après qu'une armée de conseillers zélés ait tenté de lui expliquer la gravité de la situation : "mais qu'est-ce qu'on doit faire ?!" Et là, tout bon fan de Tonton Roland qui se respecte répond avec la voix grave et solennelle de celui qui sait à quoi il a affaire : "courir me parait une bonne idée".
Mais je vous rassure, noyées au milieu d'une armée de passages nanarissimes et de punchlines à deux balles, allant de l'attaque des loups en images de synthèse (je ne m'étendrais pas sur les raisons qui poussent à utiliser des créatures numériques plutôt que des vrais, mais il faut reconnaître que c'est tout de même bien fait techniquement parlant, et ce même si les poils sont toujours une gageure à synthétiser à coup d'ordinateurs - a dire vrai, j'aurais trouvé ça louche s'ils avaient mis des vélociraptors à la place pour contourner cette difficulté) à la crise de conscience du Président qui se rend compte qu'ils auraient certainement dû ratifier les accords de Kyoto, sans oublier les pathétiques tentatives d'un groupe rescapés de brûler du papier pour se réchauffer alors qu'ils ont des tonnes de bois à disposition, j'en passe et des meilleures, on arrive tout de même à trouver quelques répliques qui font mouche et qui arrachent au spectateur compatissant un éclat de rire sincère.
New York delenda est
Mais je persifle, je persifle, il faut rendre à César ce qui appartient à Tonton Roland. A savoir, les effets spéciaux. Et là, c'est du haut de gamme. Il faudrait tout de même faire preuve d'une mauvaise foi étouffante pour ne pas reconnaître l'excellence de ces derniers. Bon, certes, il y a bien un ou deux plans au début du film où il est criant que les acteurs sont devant un fond bleu, mais en ce qui concerne le principal attrait du film, les cataclysmes météorologiques, le résultat est très impressionnant. Les tornades qui ravagent Los Angeles sont gargantuesques à souhait, encore que la scène manque un poil d'efficacité. L'échelle à laquelle elle se déroule n'y est d'ailleurs probablement pas étrangère. On reste un spectateur détaché de ce qui se passe, alors qu'il aurait été tellement plus jouissif d'être plongé au coeur de la tourmente, réduit à un simple fétu de paille balayé par les éléments. Autre morceau de bravoure du film, la submersion de New York est réellement impressionnante par l'ampleur et la complexité du phénomène. C'est, au sens littéral, du jamais vu, et de cela, on ne peut que s'en féliciter.
Malheureusement, et j'ignore si c'est lié à des raisons budgétaires ou scénaristiques (probablement un peu des deux en fait) mais tous les événement qui nous sont montrés restent cantonnés aux USA. Le sort du reste du monde n'est pour ainsi dire pas évoqué, et je dois avouer être légèrement déçu de n'avoir pu assister à la destruction de Paris, Londres, Tokyo, ou n'importe quelle grande métropole internationale. Et ce n'est pas un petit laboratoire météorologique écossais qui va venir compenser ce déficit.
D'un autre côté, pour un film catastrophe de cet acabit, les effets sont étonnamment raisonnables. On ne fait pas dans le superflu, juste dans le "crédible" (étant donné les circonstances). Certes, cela reste tout de même gargantuesque et à des années lumières d'un film d'auteur coréen, mais on n'est loin de l'overdose visuelle et sonore d'un Van Helsing par exemple. En fait, je suis prêt à dire qu'en sus des visées philosophico-humanistes de comptoir qu'il véhicule, ce Jour d'après serait plutôt anti-spectaculaire. La catastrophe a lieu à grande échelle certes, mais ce n'est ni délirant, ni épileptique. C'est même franchement mou du genou par moments, et on finit par trouver le temps long. Le dénouement est à ce titre le meilleur exemple tant il s'avère lymphatique et risible.
Au final, que dire de dernier avatar cinématographique de Roland Emmerich si ce n'est que c'est techniquement impressionnant côté effets spéciaux, mais que comme d'habitude avec le réalisateur germain, on s'emmerde à cent sous de l'heure entre deux scènes de destruction de masse. La progression de l'histoire est laborieuse et ennuyeuse au possible, pour complètement verser dans le ridicule, la guimauve boursouflée quand le film tire à sa faim. On n'a même pas droit à un "Instant Washington" digne de ce nom, moment béni où le sidekick du héros, le faire-valoir qui fait des blagues lourdes, meurt en premier dans des circonstances navrantissimes. Pour le fan de Tonton Roland que je suis, Le Jour d'après constitue en cela une énorme déception. Il est bien loin d'atteindre les sommets d'Independence Day, tout en restant heureusement suffisamment éloigné du détestable Godzilla. Je ferai par ailleurs l'impasse sur la volonté pseudo-écolo-humaniste dont le film se pare tant tout est caricatural et simpliste. Je comprends bien qu'ils ne sont pas là pour faire un documentaire scientifique, mais ça n'empêche pas le résultat final d'être relativement indigeste.
Alors franchement, la prochaine fois, à part nous faire une biopic de Copernic ou Galilée affrontant à coup de high kicks des hordes d'inquisiteurs espagnols armés jusqu'aux dents, je ne vois pas ce qu'il pourrait nous pondre d'intéressant.
(Source)
nan nan nan et nan...
on peu pas dire que ce film soit bien!!
en fait..ya pas grand chose de logique..
a la fin,comment le pere parvient a prevenir les autres qu'il faut aller les chercher?
le scenarios est franchement mauvais..au milieu du film on connait deja toute l'histoire et on saias pas trop ou ca peu aller..
nan franchement ce film est VIDE!!
sans interet..heureusement jetait pas seul ^^..
on peu pas dire que ce film soit bien!!
en fait..ya pas grand chose de logique..
a la fin,comment le pere parvient a prevenir les autres qu'il faut aller les chercher?
le scenarios est franchement mauvais..au milieu du film on connait deja toute l'histoire et on saias pas trop ou ca peu aller..
nan franchement ce film est VIDE!!
sans interet..heureusement jetait pas seul ^^..
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