voilà mon commentaire composé:
j'ai besoin d'un avi pour savoir si il est bon ou mauvais... il me reste juste à faire l'intro et la conclusion. mais j'ai un peu de mal à faire l'intro, et je ne sais pas encore quoi mettre en conclusion!
le plan du commentaire est le suivant:
I) le thème de la tentation et la figure du bourreau
II) la résistance et l'éloge à Péri
III) un poème militant
mon commentaire:
Tout d’abord, le chantage est exprimé tout le long du poème par l’emploi d’impératifs : « songe, dis, finis ». On remarque strophe 6 que « songe » rime avec mensonge, la strophe entière est un mensonge, puisque même si le prisonnier parle, il sera fusillé. Le mot « Sésame » est une sorte de clé qui ouvre la porte de la libération , c’est la réponse à l’incitation donnée au vers 3. « dis le mot qui te délivre ». L’exemple du roi Henri, qui désigne Henri IV, qui s’est fait catholique, afin de se concilier Paris et ainsi accéder au trône de France. L’auteur a choisi Henri pour la rime avec Paris, « un cheval pour mon royaume est une citation de Richard III, personnage de Shakespeare ; où il perd l’empire qu’il a conquis par les moyens les plus criminels, et est prêt à le céder pour obtenir le cheval qui lui permettrait de vaincre, et donc de garder son empire. Cet exemple est donné par le pronom JE, qui désigne le bourreau.
On remarque que la mention « la voix » est précisée par « une voix », à la strophe 4 qui est aussi le refrain ; cette voix désigne celle du bourreau, et les fers les barreaux de la cellule du prisonnier. A la troisième strophe, « tu peux vivre » répété de manière anaphorique, marque à quel point l’incitation s’est faite pressante.
Enfin, on note aussi que le bourreau se figure comme un tentateur qui veut à tout prix faire parler son prisonnier, par tous les moyens, l’emploi du tutoiement essaie de faire établir une certaine familiarité.
Ainsi, « Périsse cet innocent »: innocent désigne celui qui est non coupable, donc le résistant Gabriel Péri, mais aussi le naïf, l’idiot qui n’a pas su profité des occasions pour parler, afin de retrouver la liberté. A la strophe 3 les anaphores expriment une certaine pression ; « le mot qui te délivre » peut être vu comme une menace. Péri a su résister à cette pression jusqu’au bout.
Métonymies voix-fers sont exemplaires : on laisse entrevoir l’honneur de façon discrète. Les expressions « vivre à genoux », « je referais ce chemin » font appel à des images familières de la langue, mais prennent dans le contexte valeur de maximes. L’abnégation : »la voix parle pour les lendemains », le prisonnier se soucie surtout de la portée symbolique de sa fidélité à une cause. Témoignage : le résistant s’adresse « aux hommes de demain », mais ambiguïté « parle aux hommes qui vivront demain, « parle de demain aux hommes » : le condamné deviendrait ainsi un propagandiste au service de ses tortionnaires. Symétrie de construction «à refaire/je referais »: la constance et l’intransigeance soulignées par le refrain.
Présence d’un refrain après deux couplets. Le poème est engagé dès le début du poème par le refrain ; qui est répété après deux strophes, et qui subit des modifications au cours de la ballade. Ce refrain est simple, et est facilement mémorisable, de même que l’ensemble de la ballade. Heptasyllabes, rimes croisés, rime suffisante, assonance en I et U à la strophe deux. Allitération en L. Enjambement v.40. Voyelles graves OU ON. Présence de mots essentiels : VIVRE LENDEMAIN DEMAIN MATIN DEMAIN VIE. Champ lexical de la parole : voix mots murmure
Le poème ne comporte aucunes ponctuations, cela marque une continuité. Chaque début de phrase est commencé par une majuscule, ainsi peut-on trouver des phrases en un seul mot, qui permettent de marquer une pause : Capitule, Sésame, Dit ; et permettant également de faire passer un message simple à comprendre.
Le poème ne comporte pas l’envoi qui clôt la ballade traditionnelle ; il est formé de sept pieds, rythme impair qui reste en suspens, car on s’attend à ce qu’il soit pair.
Allitération en [T], marquent le martèlement des mots. Assonances en U et I strophe 2.
voici la ballade, si ça peut vous aider:
Et s'il était à refaire
Je referais ce chemin
Une voix monte des fers
Et parle des lendemains
On dit que dans sa cellule
Deux hommes cette nuit-là
Lui murmuraient Capitule
De cette vie es-tu las
Tu peux vivre tu peux vivre
Tu peux vivre comme nous
Dis le mot qui te délivre
Et tu peux vivre à genoux
Et s'il était à refaire
Je referais ce chemin
La voix qui monte des fers
Parle pour les lendemains
Rien qu'un mot la porte cède
S’ouvre et tu sors Rien qu’un mot
Le bourreau se dépossède
Sésame Finis tes maux
Rien qu’un mot rien qu'un mensonge
Pour transformer ton destin
Songe songe songe songe
À la douceur des matins
Et si c’était à refaire
Je referais ce chemin
La voix qui monte des fers
Parle aux hommes de demain
J'ai dit tout ce qu'on peut dire
L'exemple du -Roi Henri
Un cheval pour mon empire
Une messe pour Paris
Rien à faire Alors qu'ils partent
Sur lui retombe son sang
C'était son unique carte
Périsse cet innocent
Et si c'était à refaire
Referait-il ce chemin
La voix qui monte des fers
Dit Je le ferai demain