Civisme et civilité dans les transports en commun
Dernière réponse : dans Actualité
En parlant du civisme et de la civilité dans les transports en commun, je cherche un moyen d’agir pacifique pour améliorer les comportements. Je n’ai pas la prétention de faire une dissertation sur la différence entre CIVISME et CIVILITE, cela va trop loin. Disons simplement que le civisme est « le respect de la chose publique », et la civilité « le respect des règles du savoir-vivre ».
______________________
Les transports en commun dans les grandes métropoles deviennent le moyen le plus utilisé pour se déplacer. Au début, j’ai bien essayé de prendre ma voiture pour me rendre sur mon lieu de travail, mais parcourir plus de 30 km en venant de banlieue, avec souvent des « bouchons » interminables et, en prime, le problème du stationnement à l’arrivée (parking payant….ou contravention), non merci, j’ai donné !
Et pourtant quel plaisir d’être dans sa voiture et ne pas avoir à supporter une fois sur deux un voyage dans un wagon qui a souffert des dégradations, assis à côté d’un voisin qui vous casse les oreilles avec son téléphone portable ou le bruit de batterie d’insectes tropicaux qui sort de son baladeur branché à fond sur ses oreilles déjà sourdes ! Et je ne parle pas bien sûr de ceux qui provoquent les autres, cherchent à se faire remarquer, mettent les pieds sur les banquettes ou vous narguent en fumant une cigarette à l’odeur de foin. Je mets à part cependant une chose qui dépasse de loin mon propos, à savoir les manifestations de la pauvreté : ceux qui « font la manche » (de manière non agressive s’entend). C’est un autre débat.
Ainsi, je fais aujourd’hui le constat suivant : en regardant la population qui emprunte les transports en commun, on croit voir souvent des individus résignés et craintifs mêlés à d’autres irrespectueux et agressifs.
Où est le temps où l’on nous apprenait le RESPECT de l’autre, la valeur du travail et le COURAGE, où l’instituteur préparait ses leçons d’instruction civique (on disait « de morale »), où mon grand-père dans sa petite boutique de brocanteur parlait avec ses amis José, Mohamed, Pierre-Jean, David, du prix du pain, de la pêche, de la Sécu, des mensonges de la politique, de la guerre d’Espagne, de Verdun ou Monte-Cassino. Tous se retrouvaient là avec leurs différences, mais aussi ce qui les unissaient, car ils avaient souffert ensemble dans le travail ou à la guerre, et n’avaient pas besoin de cours de philosophie pour avoir du CIVISME. A cette époque là, nous respections nos parents et nos maîtres d’école, nous avions des modèles et chacun notre idée de Dieu, sans histoire. Le gosse qui se tenait mal à l’école ou ailleurs, qu’il soit le fils de Baptiste, de Brahim ou de David, c’était une affaire vite réglée, car les parents étaient présents. Aujourd’hui, il n’y a plus de limites, plus de repères. Où est le BIEN ? Où est le MAL ? On n’ose plus dire les choses par crainte de paraître ringard ou montré du doigt, ou….de baisser dans les sondages !
Alors relevons la tête, et si nous pouvons céder le passage ou notre place à une personne en difficulté, rien ne nous empêche de dénoncer leur INCIVISME ou manque de SAVOIR-VIVRE à ceux qui se tiennent mal, dégradent les lieux, nous cassent les oreilles avec leur zizique à fond, ou nous enfument avec leur clope.
Ayez le COURAGE de faire remarquer (poliment) à un indélicat qu’il n’a pas à salir les banquettes avec ses pieds, et vous serez surpris du résultat : neuf fois sur dix les gens s’exécutent étonnés, et reposent leurs pieds par terre comme si on ne leur avait jamais appris à respecter le bien public. Je vous accorde que dans certaines zones où le climat social est tendu, toute altercation peut dégénérer dans des proportions dangereuses, et là, malheureusement, il n’y a plus rien à faire pour les simples usagers que nous sommes. Mais dans la grande majorité des cas, même si de temps en temps on rencontre des personnes agressives qui rejettent nos remarques ou nous insultent, cela ne va jamais bien loin, j’en ai fait l’expérience. Celui-là qui vous rejette aujourd’hui, n’aura peut-être plus le même comportement à l’avenir : essuyer une remarque en public fait toujours réfléchir.
De la même manière, celui qui jette un papier par terre quand tout est sale autour de lui n’aura pas le même comportement dans un endroit propre où les résidants sont courtois : il y a des lieux qui forcent le RESPECT.
C’est le sentiment d’impunité face à l’INDIFFERENCE générale qui incite les auteurs d’actes d’incivisme à recommencer sans cesse. C’est cette indifférence qui s’est manifestée ce jour où je me suis battu seul contre une bande de voleurs à la tire qui avaient tenté de me dérober mon portefeuille à la station Champs Elysées Clemenceau, (ils étaient 7) ; j’ai déploré que la seule personne qui me soit venue en aide dans un wagon rempli de gens valides et costauds, fut un ancien combattant se déplaçant avec des béquilles ! Et le COURAGE non d’un chien !
Que l’on cesse de tout attendre des pouvoirs publics et de la police ; il y a des choses qui peuvent se régler autrement.
N’oublions pas que le civisme c’est le respect des droits et obligations de la citoyenneté. Etre CITOYEN ce n’est pas un titre honorifique, cela se pratique. Quand on dit : « voter est un droit, c’est aussi un devoir civique », cela veut dire que les citoyens doivent s’IMPLIQUER dans la prise du pouvoir des affaires publiques, comme vous vous impliquez quand vous adhérez à une association pour l’amélioration des transports en commun, ou quand vous faites remarquer à un indélicat qu’il n’a pas à salir les lieux publics.
Avoir l’esprit civique c’est jouer un rôle dans la société pour faire changer les choses en s’exprimant. Le pire c’est l’abstention et l’indifférence. Cessons de toujours subir, et agissons !
Le CIVISME c’est l’affaire de TOUS !
______________________
Les transports en commun dans les grandes métropoles deviennent le moyen le plus utilisé pour se déplacer. Au début, j’ai bien essayé de prendre ma voiture pour me rendre sur mon lieu de travail, mais parcourir plus de 30 km en venant de banlieue, avec souvent des « bouchons » interminables et, en prime, le problème du stationnement à l’arrivée (parking payant….ou contravention), non merci, j’ai donné !
Et pourtant quel plaisir d’être dans sa voiture et ne pas avoir à supporter une fois sur deux un voyage dans un wagon qui a souffert des dégradations, assis à côté d’un voisin qui vous casse les oreilles avec son téléphone portable ou le bruit de batterie d’insectes tropicaux qui sort de son baladeur branché à fond sur ses oreilles déjà sourdes ! Et je ne parle pas bien sûr de ceux qui provoquent les autres, cherchent à se faire remarquer, mettent les pieds sur les banquettes ou vous narguent en fumant une cigarette à l’odeur de foin. Je mets à part cependant une chose qui dépasse de loin mon propos, à savoir les manifestations de la pauvreté : ceux qui « font la manche » (de manière non agressive s’entend). C’est un autre débat.
Ainsi, je fais aujourd’hui le constat suivant : en regardant la population qui emprunte les transports en commun, on croit voir souvent des individus résignés et craintifs mêlés à d’autres irrespectueux et agressifs.
Où est le temps où l’on nous apprenait le RESPECT de l’autre, la valeur du travail et le COURAGE, où l’instituteur préparait ses leçons d’instruction civique (on disait « de morale »), où mon grand-père dans sa petite boutique de brocanteur parlait avec ses amis José, Mohamed, Pierre-Jean, David, du prix du pain, de la pêche, de la Sécu, des mensonges de la politique, de la guerre d’Espagne, de Verdun ou Monte-Cassino. Tous se retrouvaient là avec leurs différences, mais aussi ce qui les unissaient, car ils avaient souffert ensemble dans le travail ou à la guerre, et n’avaient pas besoin de cours de philosophie pour avoir du CIVISME. A cette époque là, nous respections nos parents et nos maîtres d’école, nous avions des modèles et chacun notre idée de Dieu, sans histoire. Le gosse qui se tenait mal à l’école ou ailleurs, qu’il soit le fils de Baptiste, de Brahim ou de David, c’était une affaire vite réglée, car les parents étaient présents. Aujourd’hui, il n’y a plus de limites, plus de repères. Où est le BIEN ? Où est le MAL ? On n’ose plus dire les choses par crainte de paraître ringard ou montré du doigt, ou….de baisser dans les sondages !
Alors relevons la tête, et si nous pouvons céder le passage ou notre place à une personne en difficulté, rien ne nous empêche de dénoncer leur INCIVISME ou manque de SAVOIR-VIVRE à ceux qui se tiennent mal, dégradent les lieux, nous cassent les oreilles avec leur zizique à fond, ou nous enfument avec leur clope.
Ayez le COURAGE de faire remarquer (poliment) à un indélicat qu’il n’a pas à salir les banquettes avec ses pieds, et vous serez surpris du résultat : neuf fois sur dix les gens s’exécutent étonnés, et reposent leurs pieds par terre comme si on ne leur avait jamais appris à respecter le bien public. Je vous accorde que dans certaines zones où le climat social est tendu, toute altercation peut dégénérer dans des proportions dangereuses, et là, malheureusement, il n’y a plus rien à faire pour les simples usagers que nous sommes. Mais dans la grande majorité des cas, même si de temps en temps on rencontre des personnes agressives qui rejettent nos remarques ou nous insultent, cela ne va jamais bien loin, j’en ai fait l’expérience. Celui-là qui vous rejette aujourd’hui, n’aura peut-être plus le même comportement à l’avenir : essuyer une remarque en public fait toujours réfléchir.
De la même manière, celui qui jette un papier par terre quand tout est sale autour de lui n’aura pas le même comportement dans un endroit propre où les résidants sont courtois : il y a des lieux qui forcent le RESPECT.
C’est le sentiment d’impunité face à l’INDIFFERENCE générale qui incite les auteurs d’actes d’incivisme à recommencer sans cesse. C’est cette indifférence qui s’est manifestée ce jour où je me suis battu seul contre une bande de voleurs à la tire qui avaient tenté de me dérober mon portefeuille à la station Champs Elysées Clemenceau, (ils étaient 7) ; j’ai déploré que la seule personne qui me soit venue en aide dans un wagon rempli de gens valides et costauds, fut un ancien combattant se déplaçant avec des béquilles ! Et le COURAGE non d’un chien !
Que l’on cesse de tout attendre des pouvoirs publics et de la police ; il y a des choses qui peuvent se régler autrement.
N’oublions pas que le civisme c’est le respect des droits et obligations de la citoyenneté. Etre CITOYEN ce n’est pas un titre honorifique, cela se pratique. Quand on dit : « voter est un droit, c’est aussi un devoir civique », cela veut dire que les citoyens doivent s’IMPLIQUER dans la prise du pouvoir des affaires publiques, comme vous vous impliquez quand vous adhérez à une association pour l’amélioration des transports en commun, ou quand vous faites remarquer à un indélicat qu’il n’a pas à salir les lieux publics.
Avoir l’esprit civique c’est jouer un rôle dans la société pour faire changer les choses en s’exprimant. Le pire c’est l’abstention et l’indifférence. Cessons de toujours subir, et agissons !
Le CIVISME c’est l’affaire de TOUS !
Autres pages sur : civisme civilite transports commun
Lassé par la pub ? Créez un compte
salut, ben là moi je te dit chapeau!
le nombre est déjas trop grand pour changer la mentalité des incivililiser!
pour cela il faut une fois érradiquer beaucoup de nos loi qui les ont protéger!
et comme maintenant les jeunes qui furent habituer à cette mentalité, est arrivé en plein âge de travail!
il faudra attendre la génération prochaine ou la génération d'après pour que cela redevienne normale!
et celà ne m'étonne pas, de ton histoire de métro!
puisque il n'y a plus que les handicapé qui ont encore du civisme dans leur peau, eux ils savent ce que c'est de se trimballer avec un handicap!!
le nombre est déjas trop grand pour changer la mentalité des incivililiser!
pour cela il faut une fois érradiquer beaucoup de nos loi qui les ont protéger!
et comme maintenant les jeunes qui furent habituer à cette mentalité, est arrivé en plein âge de travail!
il faudra attendre la génération prochaine ou la génération d'après pour que cela redevienne normale!
et celà ne m'étonne pas, de ton histoire de métro!
puisque il n'y a plus que les handicapé qui ont encore du civisme dans leur peau, eux ils savent ce que c'est de se trimballer avec un handicap!!
je pense que ton combat est perdu d'avance ! le seul moyen de lutter contre ça est le rétablissement d'une éducation stricte, du respect des valeurs, et de sanctionner (sévèrement) les incivilités (c'est pas demain la veille) ! j'ai lu quelques extrait, c'est bien beau mais...tu irai réellement demander à des racailles par exemple de ne pas fumer, ou foutre les pieds sur les sièges, ou laisser la place à une vénérable mémé? :-o pas moi en tout cas ! :-? Pour moi les solutions sont au-dessus, maisavec les gouvernements que l'on a, on est bien mal barré ! :-x
Citation :
Nakah a écrit :
tu irai réellement demander à des racailles par exemple de ne pas fumer, ou foutre les pieds sur les sièges, ou laisser la place à une vénérable mémé? :-o pas moi en tout cas ! :-?
Je ne t'accablerai pas personnellement dans mon post, mais c'est en ne disant rien aux fauteurs de troubles que ceux-ci se pensent être en territoire conquis, et qu'ils peuvent agir à leur guise.
Le post d'origine rejoint un peu le thème de la violence gratuite, des agressions dans les transports, et les faits divers qui hélas trop souvent parsèment la presse.
La faute à qui? pas seulement à nos politiques. Facile de tout leur mettre sur le dos. Non, c'est également et surtout à nous, aux citoyens pleutres qui préfèrent se la fermer, plutôt que de réagir face à des golios qui agressent un personne âgée, violent une femme etc. Sans que personne ne bouge le petit doigt.
Et si la violence, rien ni personne ne pourra jamais l'éradiquer, peut-on espérer que le comportement révoltant de ces spectateurs faussement impassibles, mais assurément lâches, puisse évoluer un jour?
Certes, personne n'aimerait se retrouver comme ce policier en civil, lourdement molesté par 3 ados mineurs dans une rame de la RTM (Marseille), alors qu'il tentait d'intervenir en faveur d'une femme agressée par ces mêmes 3 ados. Là non plus, personne n'a levé le petit doigt pour porter secour ni à la femme, ni au flic.
Personne n'aime recevoir de coups. Oui, mais. Et si la personne agressée, c'était vous, n'aimeriez-vous pas que quelqu'un intervienne?..
Alors oui, ouvrons-les (nos yeux) et ouvrns-la (notre bouche). Ce n'est pas de la délation ou faire le jeu des flics, souvent peu appréciés, que d'intervenir lorsque l'on est témoin de l'incivisme.
Je crois que la lâcheté des Français provient des années noires, 1940-1945, où délation et collaboration allaient bon train. Sauf que là, les Français qui s'en sont rendus coupables le faisaient pour éviter de subir le joug de criminels.
Or de nos jours, c'est au contraire en nous taisant, que nous faisons le jeu des criminels.
j'ai habité Paris pendant plus de dix ans. Ca m'est arrivé plusieurs fois de faire remarquer à quelqu'un dans le métro que jeter par terre ses pochettes plastiques de CD ou son sachet de croissant, c'était pas terrible. Je n'ai jamais eu d'autre problème qu'un haussement d'épaule indifférent au pire, et au mieux, les gens obtempèrent, un peu génés.
J'ai aussi pris le train qui passe par Creil et qui transporte pas mal de jeunes de banlieue. Nous étions 5 ou 6 avec 4 jeunes dans un wagon non fumeur et ces jeunes là fumaient en écoutant de la musique à fond. Je me suis levée et je leur ai fait remarquer qu'à côté, il y avait un wagon fumeur et qu'ils pouvaient aller y fumer tranquillement en écoutant peut-être un peu moins fort leur musique. Ils m'ont dit ok et sont partis tranquillement à côté.
Morale de l'histoire : si on n'a pas le ton d'un "ayatollah", si on parle poliment et si on explique les problèmes, il y a toutes les chances d'être entendus.
Je précise qu'à l'époque des faits j'avais seulement 24 ans et que je ne mesure pas 1m90 pour 130 kgs...
Donc, oui, c'est le devoir de tout le monde d'exiger un respect des lieux communs et de la liberté de chacun!
J'ai aussi pris le train qui passe par Creil et qui transporte pas mal de jeunes de banlieue. Nous étions 5 ou 6 avec 4 jeunes dans un wagon non fumeur et ces jeunes là fumaient en écoutant de la musique à fond. Je me suis levée et je leur ai fait remarquer qu'à côté, il y avait un wagon fumeur et qu'ils pouvaient aller y fumer tranquillement en écoutant peut-être un peu moins fort leur musique. Ils m'ont dit ok et sont partis tranquillement à côté.
Morale de l'histoire : si on n'a pas le ton d'un "ayatollah", si on parle poliment et si on explique les problèmes, il y a toutes les chances d'être entendus.
Je précise qu'à l'époque des faits j'avais seulement 24 ans et que je ne mesure pas 1m90 pour 130 kgs...
Donc, oui, c'est le devoir de tout le monde d'exiger un respect des lieux communs et de la liberté de chacun!
Lassé par la pub ? Créez un compte